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samedi 27 décembre 2014

Eutopia

Eutopia
de Jean-Marie Defossez

Éditions Seuil

Sortie le 6 novembre 2014
Format broché / 14 €


Présentation de l’éditeur :


Presque toute vie a disparu de la surface de la Terre. Seuls quelques milliers d'individus privilégiés, rendus immortels par les réincarnations successives, vivent encore à Eutopia. Dehors survivent aussi les HomGM, créés afin d'alimenter la cité en bléGM, seule source d'énergie encore disponible. Orian et Tiris s'apprêtent à reformer leur couple après une énième réincarnation. Mais un virus s'est glissé dans la tête d'Orian et le bonheur d'Eutopia lui semble soudain étrange, factice. Quand une femelle HomGM à l'air tout à fait humain, fait irruption dans l'appartement du couple, traquée par des robots C-Hérès décidés à l'abattre, c'est le déclic. Orian n'y comprend rien, mais il est sûr d'une chose : ces HomGM sont bien humains et ils ont besoin de son aide...

L'avis de Chani

Le roman se déroule dans un univers dystopique, après la quasi disparition de l’espèce humaine. Les survivants, réunis en Eutopia, survivent, génération après génération, grâce à la réincarnation. Privilégiés et insouciants, baignés dans un bonheur artificiel, ils ne se préoccupent pas des HomGM, des sauvages qui triment à l’extérieur de la cité, protégés qu’ils sont par les C-Hérès qui veillent à leur sécurité. Après une nouvelle réincarnation, Orian va être victime d’une ouverture de sa conscience et réaliser la facticité et la fragilité de son monde.

Fable humaniste et écologiste, Eutopia est un pavé assez indigeste de messages que l’auteur souhaite passer sur le respect de la vie d’autrui, les dangers de la manipulation des masses… L’intrigue en elle-même est cousue de fil blanc et assez peu intéressante au final, tandis que le propos est lourd, tant dans sa répétitivité que dans les procédés utilisés (rien que les méchants C-Hérès risquent de hérisser le poil à cause du manque de finesse de la dénomination et du stéréotype véhiculé). Le roman étant destiné à l’origine à un jeune public, je l’ai donné à Nimbus, 11 ans (et demi, il y tient) pour recueillir son avis, qui n’a guère été positif, plus proche de l’ennui que de l’engouement, il n’a pas souhaité aller au bout de sa lecture.

Plein d’intentions louables, Eutopia manque de dynamisme et de fluidité, deux qualités qui auraient peut-être pu créer l’adhésion au fond du roman. 

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