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samedi 25 avril 2020

Altered Carbon, tome 1 : Carbone Modifié de Richard Morgan


Altered Carbon, 
Tome 1 : Carbone Modifié 
de Richard Morgan 

Éditions Bragelonne

Réédition le 11 mars 2020 
Broché / 544 pages / 17,90 € 


Présentation de l’éditeur :

Au 26e siècle, l’humanité s’est répandue à travers la galaxie, emportant ses religions et ses conflits raciaux dans la froide arène de l’espace. Tandis que ces tensions font rage et que de sales petites guerres éclatent tous les quatre matins, le Protectorat des Nations unies maintient une poigne de fer sur les nouveaux mondes, avec l’aide de ses troupes de choc d’élite : les Corps Diplomatiques.

En outre, la technologie a apporté ce que la religion ne pouvait garantir ; quand votre conscience peut être stockée dans une pile corticale et téléchargée dans un nouveau corps, même la mort n’est plus qu’un dérangement mineur. Tant que vous pouvez vous offrir un nouveau corps…

L’ex-Corps Diplomatique Takeshi Kovacs avait déjà été tué, avant ; c’étaient les risques du métier, mais sa dernière mort en date a été particulièrement brutale. Injecté à travers des années-lumière, ré-enveloppé dans un corps à San Francisco, sur la Vieille Terre, et balancé au centre d’une conspiration vicieuse (même selon les critères d’une société qui a oublié la valeur d’une vie humaine), il réalise bientôt que la cartouche qui a troué sa poitrine sur Harlan n’était que le début de ses problèmes…

Un riche magnat demande à Takeshi de l’aider à élucider sa propre mort. La police a conclu à un suicide. Mais pourquoi se serait-il suicidé alors qu’il sauvegardait son esprit tous les jours, certain de revenir parmi les vivants ?



Avis de Lauryn :

J’ai lu Altered Carbon juste après Thin Air, du même auteur. Mauvaise idée. Très mauvaise idée. Seize ans séparent les deux romans (Thin Air est le plus récent) et, outre l’énorme différence de style, ce qui m’a tout de suite choquée, c’est la similitude entre les deux héros. Anciens membres des forces spéciales, modifiés grâce aux progrès de la science, ils ont les mêmes rapports avec la violence et les femmes, le même caractère, les mêmes défauts… bref, tout ce qui change, c’est le nom, et le fait que dans Altered Carbon, l’homme meurt rarement de manière définitive, grâce à l’enveloppement. C’est tout.

Alors, certes, j’aurais pu passer à côté de cette similitude si d’autres n’étaient pas venues s’y greffer : la femme flic qui va influencer le héros, l’enquête qu’il est obligé de mener sinon, gare à son matricule, et un univers où les côtés négatifs sont nombreux, sans aspects positifs. Sans compter, bien entendu, la manie de l’auteur de décrire ce même univers de manière brouillonne, sans entrer dans les détails, même lorsqu’il raconte un souvenir du héros. Le lecteur est vite submergé et, selon moi, ce n’est pas cela qui rend un univers riche. C’est juste désagréable lorsqu’il faut chercher de quoi il est en train de parler. L’ensemble est un foutoir assez monumental, sans compter que l’histoire est assez simple, mais qu’elle s’étale en longueur avec des complications parfois difficiles à assimiler.

Ce défaut est accentué par le style, beaucoup moins mûr et mal travaillé que dans Thin Air. J’ai parfois décroché, comme dans le récit de souvenirs, car j’avais l’impression de ne pas vraiment comprendre ce que j’étais en train de lire. L’auteur se montre parfois si brouillon qu’il m’a perdue, notamment à la fin : dommage, car il s’agit de la résolution de l’affaire, et je me suis aperçue que des éléments d’explications manquaient, justement à cause de tout ce fatras livré au lecteur en dépit du bon sens. Je n’ai donc pas apprécié de me sentir en dehors du récit à cause de cela, et j’avoue que les dialogues entre les personnages ne m’ont pas aidée à apprécier l’ensemble. Ils disent tous “ouais” à tour de bras. Quel que soit leur caractère, quel que soit leur âge, quel que soit leur niveau social, quel que soit le type de phrase. “Ouais”. Encore, encore, et encore (c’est chiant les répétitions, hein ?). Bien entendu, cette linéarité dans la manière de s’exprimer des personnages n’aide pas à leur donner un caractère bien marqué. D’ailleurs, à bien y réfléchir, ils se ressemblent tous, sauf que certains sont dans le camp des gentils, et pas les autres. Le seul qui sort du lot, c’est une IA, à peine exploitée dans le roman.

Bref, je suis complètement passée à côté de ce roman, et c’est bien dommage car l’idée de départ me plaisait beaucoup. J’ai eu de la peine à le finir, et je ne lirai pas la suite.


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