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mercredi 28 août 2013

Questions à Cassie Alexander, auteur d’Emergency, Tome 1 : Morsure nocturne


EMERGENCY Morsure Nocturne 
Questions à Cassie Alexander, auteur d’Emergency, Tome 1 : Morsure nocturne


I - LE CONCEPT

1 – Pourquoi avez-vous écrit une série d’urban fantasy ? Qu’est-ce qui vous a inspiré cet univers ?

En vérité, Morsure nocturne est le 10ème roman que j’écris (les neuf premiers n’étaient pas publiables, ils ont surtout fait office d’un entraînement fastidieux).

J’ai fait une pause dans l’écriture pendant mes années d’école d’infirmières. Lorsque j’ai décroché mon premier poste, j’ai songé qu’il faudrait que je recommence à écrire, mais je n’avais aucune idée de sujet. Je me sentais vraiment dépassée par les responsabilités qu’impliquait ce nouveau job. Devenir infirmière est vraiment difficile. On connaît à peine ce qu’on est censés savoir – et ce qu’on a conscience d’ignorer fait encore plus flipper (du moins si l’on est un tant soit peu judicieux).

Je ne pensais pas être apte à écrire sur mon environnement professionnel... jusqu’à ce qu’une nuit, l’un de mes patients ne cherche à tout prix à quitter son lit, manquant arracher sa sonde d’intubation. J’ai tenté à maintes reprises de téléphoner au médecin, du moins lorsque je n’étais pas auprès de mon patient pour stabiliser son état, et quand ce dernier a daigné me rappeler, il n’a même pas prescrit un autre traitement. Ma responsable m’a alors expliqué que c’était un grand classique, car personne ne croyait jamais l’équipe de nuit. Ça m’a rendue folle ! La première chose que j’ai pensée a été : « Puisque c’est comme ça, tu vas finir dans un bouquin », et la série Emergency est née.

2 – Qu’est-ce qui vous a poussée à tenter d’être publiée ?
J’avais déjà tenté ma chance auprès d’éditeurs avant Emergency, mais aucun de mes livres n’avait été retenu. À l’époque, cela m’a blessée, mais j’écrivais très vite, et peu à peu, j’ai pu voir mon style évoluer. Savoir que je m’améliorais m’a permis de faire face aux lettres de refus. Lorsque j’ai terminé Emergency, j’ai su que s’il y en avait un à vendre, c’était celui-ci, et j’y suis arrivée !

3 – Vous avez créé un univers extrêmement riche et différent de ce à quoi les lecteurs sont habitués. Vous présentez certains aspects d’un point de vue médical (par exemple, le processus pour devenir un vampire). Aviez-vous une bonne connaissance des différentes exploitations du mythe du vampire ou du loup-garou avant d’écrire Emergency ?
Je suis plutôt calée sur tout ce qui concerne la mythologie surnaturelle et ses différentes reprises. Même si je n’ai pas lu des tonnes de livres d’urban fantasy, je suis une fan inconditionnelle de films d’horreur, ce qui m’a permis de combler aisément certaines lacunes.

II - LE LIVRE

4 – Parlez-nous de votre héroïne : est-elle humaine ou dispose-t-elle de certains pouvoirs ?
Edie Spence est uniquement humaine – ce que j’aime chez elle car cela la rend plus facile à « narrer ».

5 – Savez-vous combien de tomes la série comportera ? Le personnage principal sera-t-il toujours Edie Spence ?
Elle sera toujours l’héroïne et les livres seront toujours à la 1ère personne, racontée de son point de vue. À l’heure actuelle, cinq tomes sont prévus aux États-Unis, mais j’aimerais en écrire neuf.

6 – Avez-vous rencontré des difficultés dans l’écriture de cet ouvrage ? Si oui, lesquelles ?
Pas plus de problèmes que ceux rencontrés par n’importe quel auteur : les moments de doute et les questions du genre « Dites-moi pourquoi je pensais qu’écrire ça était une bonne idée déjà ? » – c’est ainsi qu’un passage qui devait tenir en 30 000 signes se retrouve à en faire 70 000 ;)


7 – Combien de temps avez-vous mis à écrire ce tome ?

Cela m’a pris un an pour écrire Morsure nocturne, et six mois pour chaque tome suivant. 


8 – Est-il difficile de se faire publier à l’étranger (en France en particulier) ?
Pour ma part, je n’ai pas rencontré de grandes difficultés : Emergency va paraître en Allemagne et en République Tchèque, et je suis vraiment ravie de recevoir des mails de fans d’autres pays ! Je n’arrive pas à croire que des gens venant du monde entier puissent me lire. Chaque fois, je me fais cette réflexion étrange : des lecteurs d’autres pays vont découvrir mes scènes de sexe... mais je réussis à oublier cette idée bizarre et à poursuivre.

9 – Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?
Partiellement. J’ai construit le personnage de Gina à partir de la personnalité d’une collègue, qui est une infirmière épatante. Meaty, quant à elle, est basée sur l’une de mes responsables très expérimentée, et également incroyable.

10 – Vous êtes-vous inspirée de faits réels ?
Oh oui. Parfois trop ! De temps en temps, je suis capable de m’endormir sur des scènes médicales à rallonge, et de m’appesantir comme une geek sur des détails d’infirmière. C’est après, quand je reprends mon brouillon, que je me demande en quoi tout cela fait avancer l’intrigue... et malheureusement, je coupe la majeure partie de ces digressions !

III - A PROPOS DE VOUS

 Vous utilisez beaucoup de vocabulaire médical en raison de votre métier : êtes-vous toujours infirmière ? Pourquoi cette vocation ? Comment parvenez vous à concilier votre emploi et l’écriture de vos romans ?
Je suis toujours infirmière et je travaille à temps partiel de nuit, trois soirs par semaine. J’ai commencé à faire ce métier parce que je voulais un travail à temps partiel avec une bonne couverture sociale (un point dont il faut particulièrement se soucier aux Etats- Unis) et qui serait assez bien rémunéré pour m’accorder du temps pour écrire.
J’ai toujours su que je voulais être écrivain, infirmière était un bon moyen de parvenir à mes fins.
Par la suite, il s’est avéré que j’ai beaucoup apprécié ce métier, et maintenant que je l’exerce depuis 5 ans et je m’en sors plutôt bien. Je ne pense pas changer de métier !
Mes supérieurs sont plutôt cool et me laissent du temps libre pour écrire si je le demande, mon travail est très flexible et tous mes collègues savent que j’écris. Parfois ils me racontent des histoires qu’ils espèrent retrouver dans mes futurs romans ! Alors heureusement tout cela s’harmonise bien.

 Êtes vous une grande lectrice ? Quel type de livre préférez-vous ? Quel est votre roman de vampire préféré ?

J’aime lire des choses qui me donnent l’impression de m’évader.

Mon livre préféré parmi tous est The Stars My destination (Terminus, les étoiles), d’Alfred Bester, mais j’aime aussi John dies at the End de David Wong, et House of Leaves (La maison des feuilles) de Mark Z. Danielewski.


Ma série d’urban fantasy préférée est Night Watch de Sergei Lukyanenko, c’est un génie.

 Quel est votre créature surnaturelle préférée ?
Ma créature surnaturelle préférée – c’est une question difficile ! J’aime les créatures bizarres qui n’attirent pas forcément l’attention de prime abord, comme le Manananggal (Note de J’ai lu : sorte de chauve souris originaire des Philippines, avec l’apparence d’une femme belle et âgée, dont le torse serait capable de se détacher et de voler grâce à des ailes membraneuses selon http://www.paranormal-encyclopedie.com )
J’ai aussi trèèès envie d’écrire à propos d’une licorne un de ces jours  

 Quels sont vos projets pour le futur ?
En ce moment je travaille sur Bloodshifted, le 5e tome de la série Edie Spence. Après cela j’aimerais faire une pause pour travailler sur des projets annexes, et par la suite, avec un peu de chance, continuer la série Emergency !

IV – Pour conclure

 Pour vous, quelle dimension est la plus importante dans un roman ?
Je pense que la construction des personnages est la chose la plus importante. Si vous avez un bon personnage avec une forte personnalité, vous pourrez plus facilement l’inclure dans des scènes d’action, de romance ou de suspense dans le même livre.

 Emergency sort en France le 28 août 2013, avez-vous un message pour les fans français ?
J’ai hâte que vous lisiez tous les aventures d’Edie ! N’hésitez pas à me laisser un message sur y4writer@gmail.com, merci! 

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