Qui es-tu, belle captive ? de Kathleen E. Woodiwiss

Qui es-tu, belle captive ?
de Kathleen Woodiwiss

Édition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 6 octobre 2010


Présentation de l'éditeur :

Certes, Maxim Seymour est marquis, séduisant, valeureux. Il n'en est pas moins traître et assassin. Voilà l'avis d'Elise sur celui que l'on destinait à sa cousine. Quelle chance pour la douce Arabella d'avoir échappé à si déshonorante union ! Demain, dans le château du marquis exilé, elle épousera son rival : belle revanche... Ivre de jalousie, Maxim en décide autrement : il fait enlever Arabella ! Mais quand, de retour dans ses terres du Nord, il tend les bras à sa chère captive... C'est une redoutable sauvageonne qu'il découvre : Elise ! Elise... Un caractère farouche et une haine solide pour l'homme qui la séquestre. Maxim rêvait d'Arabella-la-douce. Qui est donc cette furie qui l'écrase de son mépris ? Et voilà que l'hiver les condamne au huis clos...

Chronique de Scende :

Qui es-tu belle captive présente une lecture tout à fait sympathique pour un roman classé romance médiévale. Divertissant de par son idylle mais également grâce aux joutes verbales des deux personnages principaux, la romance prend en profondeur au fil des pages.

Le roman commence sur une triste anecdote sur l’enfance d’Elise. Après la disparition de son père, elle rejoint son oncle qui accepte de l’héberger. Le jour du mariage de sa cousine Arabella, Elise rencontre l’ancien fiancé de cette dernière, que tous pensaient mort, suite à une haute trahison.
Ce dernier, fort amoureux d’Arabella, se décide à l’enlever à son mari et organise l’affaire au plus vite, ordonnant à ses serviteurs de la prendre pour lui. Malheureusement, ils se trompent et se retrouvent avec l’indomptable Elise. Celle-ci traverse de nombreuses mésaventures avant de rencontrer son ravisseur : le déshonoré Lord Maxim Seymour.
Ne pouvant retourner en Angleterre, après la méprise du gentilhomme, Elise est contrainte de rester dans son triste château. Furieuse contre lui, elle ne lui épargne aucune joute ni aucune action vengeresse. Toutefois, malgré leur mésentente, confinés dans le glacial château, les deux protagonistes vont peu à peu apprendre à se connaître…

Les personnages se regroupent en un triangle amoureux entre Nicholas, le capitaine de la Hans qui embarque Elise sur son navire pour l’amener au Lord Seymour, et ce dernier, qui, à force de vivre avec la jeune femme, s’éprend d’amour pour elle.
Toutefois, ces sentiments mettent un peu de temps à se développer et Elise encourage le capitaine dans un premier temps. Il se révèle être un homme qui aime étaler son argent ou a trop en faire pour impressionner sa belle. C’est un grand ami du Lord Seymour et leur amitié sans faille est de longue date.
Maxim Seymour, quant à lui, reste lui-même face à la demoiselle, et si cette dernière l’horripile dès son arrivée, il ne tarde pas à changer d’opinion. C’est un personnage loyal et simple qui fait tout son possible pour plaire à Elise.
Enfin, dernier personnage de ce triangle amoureux, Elise est certainement celui qui présente le caractère le plus développé. D’une nature forte, elle n’hésite pas à se venger de son enlèvement sur Maxim, que ce soit verbalement ou sous forme d’actes. Malgré son rôle de captive, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, et s’en est même à se demander qui est le captif ? Elise, ou son ravisseur, coincé dans ce sombre château avec une belle demoiselle en furie ?

Toutefois, le roman ne présente pas simplement une histoire à l’eau de rose, l’auteur nous plonge dans une intrigue qui touche l’Europe, entre les agissements de la reine d’Angleterre et ses opposants. Chaque personnage tente de tirer quelque bénéfice de ce contexte houleux : Elise en recherchant son père et le marquis Seymour en voulant regagner son titre, sa richesse et son honneur, alliant jusqu’à s’allier aux plus coquins.

Le roman présente un vocabulaire plutôt actuel qui m’a surprise dans les pages, mais je m’y suis rapidement faite. Cela aide pour une lecture fluide et agréable. Si les descriptions permettent au lecteur de se situer dans le contexte géographique, les dialogues égaient le récit et l’humour est fort plaisant.
Qui es-tu belle captive fait donc partie de ces histoires dans lesquelles il fait bon s’égarer…
(le livre, une couette, une cheminée et un bol de marshmallow !)

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