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lundi 24 janvier 2011

Le désir pour maître de Blythe Gifford

Le désir pour maître
de Blythe Gifford 


  ÉditionsHarlequin
Collection Les Historiques


Sortie 1er octobre 2010
Poche / 5,95 €


Présentation éditeur

Cambridge, 1387. Prise à son propre piège ! Depuis qu’elle est tombée sous le charme de Duncan, un séduisant et ténébreux professeur, Jane est en pleine confusion. Elle qui, en se déguisant en garçon, a réussi à déjouer l’interdiction faite aux filles de poursuivre des études, ne sait plus que faire ! Car si elle dévoile son identité, elle pourra dire adieu à ses rêves d’instruction et d’indépendance ; mais si elle persiste dans son jeu, Duncan continuera de la traiter comme un gamin farouche, et non comme la femme qu’il a révélée en elle…

A propos de l’auteur

Nourris de sa passion pour l’Histoire et de son goût pour le romanesque, les romans de Blythe Gifford sont à la fois intenses et vifs. Le désir pour maître, son premier roman publié dans la collection Les Historiques, nous plonge dans l’Angleterre envoûtante du XIVe siècle, une de ses périodes favorites.


Avis de Kamana

La couverture nous laisse envisager une romance chaude et croustillante, et rien qu’à la regarder nous nous jetterions dessus. L’histoire bien que riche et agréable ne reflète pas le contenant. Il y aura des passages sulfureux mais pas autant qu’on se l’imaginait.

Jane a du sang royal dans les veines, sa mère ayant été la maîtresse du roi. A la mort de celui-ci elles furent avec sa sœur rejetées de la cour, et la disgrâce jetée sur leur famille. Oyez, voici la catin du roi et ses bâtardes ! Ces paroles Jane les a entendu plus d’une fois, est-ce cela qui a fait d’elle une enfant différente des autres ?! Elle aime se travestir en homme et parcourir la campagne dans cet accoutrement, un véritable garçon manqué. Elle rêve de liberté, celle que seuls les hommes ont le droit d’avoir. Son beau-frère veut lui présenter un possible fiancé qu’elle ne désire pas rencontrer. Aussi le jour de l’accouchement de sa sœur, la panique la prend, ces choses de femmes elle n’en veut pas, n’y connait rien et risque de mal faire. Alors la jeune femme se sauve déguisée en homme et se prépare à son avenir : rentrer à l’université pour après intégrer la cour du roi en tant que conseiller. Hélas, le savoir est une affaire d’hommes et seuls ceux-ci sont acceptés dans les écoles. Une rencontre en chemin va changer la donne, Duncan maître et directeur d’un pensionnat accepte, non sans quelques réserves, de prendre le jeune John – Jane – sous son aile et va se faire un devoir de perfectionner son latin. Le latin ? Oui mais pas seulement…

La situation est cocasse ! Jane va évoluer comme elle l’a toujours voulu, entre hommes, libre de parler, de rire, de sortir, de boire dans une taverne. Elle va partager leurs opinions, leurs commentaires, certains crus pour les oreilles chastes d’une jeune femme. Mais qu’à cela ne tienne, elle les épiera et les copiera, non elle ne sera pas découverte. Hélas, elle qui se voyait déjà en homme de loi, le bras droit du roi, va découvrir sa véritable nature. Son déguisement d’homme va éveiller ce qu’elle renie, sa féminité. Tous ses sens vont bouillir au contact de Duncan qui bientôt verra pour la première fois non pas John mais Jane.
Notre cher maître quant à lui nous en aurions presque pitié. Dès sa rencontre avec le petit John, comme il aime à l’appeler, un instinct protecteur s’est emparé de lui. Et quand le jeune homme viendra vivre au pensionnat, Duncan aura même peur des émotions que suscitent en lui le gamin. Il aime les femmes que diable !
Le comique de la situation nous enchante et nous ne pouvons que plaindre ce maître en proie à des penchants qu’il n’ose ne serait-ce que penser. S’il savait ?!

L’auteur ne va s’attarder que sur les personnages de Jane et Duncan, disséquant leurs aspirations ainsi que leurs peurs. Lui est un être généreux, protecteur mais qui refuse tout épanchement sur sa vie, n’acceptant aucune aide. Jane va se révéler courageuse et audacieuse, luttant bec et ongles pour ce qu’elle veut, pour ce qu’elle croit être juste. Les deux-là, vont faire des étincelles aussi bien en dialogues, qu’au lit. Même si la trame ne tourne qu’autour d’eux, nous nous en formalisons pas grâce à un récit très fluide, drôle, agréable.

Non que nous en garderons un souvenir impérissable, cette romance vous fera quand même passer un sympathique moment.

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