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mercredi 28 février 2018

Confessions d'un automate mangeur d'opium de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin


Confessions d'un automate mangeur d'opium
de Mathieu Gaborit et Fabrice Colin

Éditions Bragelonne

Réédition le 14 février 2018
Format poche / 412 pages / 9,90 €


Présentation de l'éditeur :

Paris, 1889.
Un monde en transition, où les fiacres côtoient les tours vertigineuses des usines. Une ville brumeuse envahie par les aéroscaphes, d’étranges machines volantes qui quadrillent le ciel, et des nuées d’automates cuivrés... C’est dans cet univers révolutionné par l’éther, la substance verte aux propriétés miraculeuses, que la comédienne Margaret Saunders doit résoudre le mystère de la mort de sa meilleure amie, tombée d’un aérocar en plein vol. Sur la piste d’un créateur de robots dément, Margo, secondée par Théo, médecin dans un asile d’aliénés, va découvrir au péril de sa vie les dangers cachés de l’envoûtante vapeur.


Avis de Lauryn :

Ce roman steampunk, écrit à quatre mains, est paru pour la première fois en 1999 aux éditions Mnémos. Bragelonne a décidé de le rééditer afin de nous faire (re)découvrir l'un des premiers romans français du genre. Nous suivons, dans un Paris dominé par l’Éther et les machines, les péripéties de Margaret, actrice de théâtre, et de son frère Théo, aliéniste. La meilleure amie de Margaret est décédée, et cette dernière refuse de croire à la thèse du suicide avancée par les autorités. Décidée à tirer les choses au clair, elle se précipite tête baissée dans une enquête dont elle ignore les répercussions, entraînant avec elle son frère trop désireux de lui épargner des ennuis. Très vite, l'implication des machines et de l’Éther ne fait aucun doute et nos deux héros comprennent que leur vie est en danger.
L'histoire est écrite du point de vue des deux protagonistes, à raison d'un chapitre alterné pour chacun. Au début, c'est un peu perturbant, mais le lecteur s'habitue vite et apprécie d'avoir les pensées des héros en direct, sans intermédiaire. Le style de l'ensemble se veut très XIXème siècle, mais il amène une certaine lourdeur que le manque de descriptions du Paris à la sauce steampunk et l'absence d'empathie générée par les héros rendent, au final, désagréable. L'intrigue aurait certainement méritée plus de profondeur, avec un méchant qui occupe une place somme toute légère et dont la destinée prête un peu à sourire. L'automate mangeur d'opium, lui aussi, est juste effleuré, tant le lecteur a l'impression qu'il est ici pour servir de prétexte à l'histoire, alors que le début du roman laissait espérer un véritable développement de son personnage. J'ai presque eu le sentiment qu'à un moment du récit, les deux auteurs ont brusquement changé leur fusil d'épaule et éprouvé le besoin d'abréger leur roman. Cela donne un sentiment d'inachevé très décevant. D'ailleurs, il était prévu, à l'origine, une série qui, visiblement, n'a jamais vu le jour. C'est dommage car l'univers semblait attrayant, avec de très nombreuses possibilités, tant au niveau des intrigues que de la découverte de ce monde particulier.

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