Fin(s) du monde, les Artistes Fous Associés

Fin(s) du monde
de Collectif

Éditions Les Artistes Fous Associés

Broché / 346 pages / 9,90 €


Présentation de l'éditeur :

Prévue le 21 décembre 2012 (selon les Mayas ou Hollywood) ou pour dans 3 milliards d’années (selon les astrophysiciens) ; consécutive à un désastre écologique (toujours Hollywood) ou à la collision de notre galaxie avec sa voisine (toujours les astrophysiciens) ; qu’elle soit d’origine humaine ou d’intervention divine... la fin du Monde a toujours été au cœur de nos fantasmes et de nos peurs.
Pour perpétuer la tradition, Les Artistes Fous Associés vous invitent à découvrir dans ce recueil 20 récits d’Apocalypse illustrés. Épopée cosmique et bouffonne en rimes et en vers, odyssée hallucinatoire d’un dernier survivant sans cesse rêvant d’un hors du temps, recueil de fragments de vie étranges et menaçants dessinant la fin du monde façon puzzle, farce fellinienne sexuelle et féroce, et tant d’autres : venant des quatre coins de la francophonie, des auteurs et des illustrateurs débutants comme confirmés vous font partager leur imaginaire et une part de leur folie. Comme un baroud d’honneur face à l’anéantissement collectif.

L'avis de Lauryn :

Cette anthologie, publiée par les Artistes Fous Associés (voir présentation en fin de chronique) présente vingt textes sur le thème de la fin du monde. Un sujet traité maintes fois ces derniers temps et qui constitue donc un véritable challenge. Si certaines idées sont certes originales, le recueil manque malheureusement de constance au niveau de la qualité et de la taille des textes. En effet, dans ce type d'ouvrage, il est souvent préférable de prendre garde à ces deux éléments et, ici, ça n'est pas le cas. La qualité est très inégale et la taille des nouvelles varie de 1 à 95 pages, de quoi perturber le lecteur qui peut finir par se lasser et ne pas arriver au bout de l'aventure. C'est très dommage. Globalement, c'est donc une très grosse déception. Voyons les textes un par un.

Émancipation : l'histoire de l'unique survivant d'un cataclysme, calfeutré dans sa maison. Pas très originale, avec un style pas assez percutant pour ce thème.

Bibliophobia : l'histoire d'un adolescent qui tombe amoureux d'une gamine sous le joug du gourou d'une secte. Originale et décalée, avec un style plutôt agréable.

Ma fin du monde : très courte nouvelle sur un homme atteint d'un cancer. Beaucoup trop courte pour surprendre ou éveiller l'intérêt, l'effet recherché est complètement raté.

Canicule : un homme affronte de manière très personnelle la fin du monde annoncée sur fond de canicule. Certainement la nouvelle la mieux réussie, que ce soit au niveau de l'histoire ou du style.

De terre et de sang : nouvelle très particulière où la Terre est identifiée à une vieille femme mourante. On adhère difficilement à ce choix, tant les détails sur l'entourage et l'agonie de la femme sont nombreux et proches de la réalité. Du coup, le fait qu'il s'agisse de la Terre paraît vraiment trop incongru.

Clic ! : nouvelle d'une page, sans intérêt.

La prophétesse : une jeune femme prédit de nombreuses catastrophes, jusqu'à annoncer la fin du monde. L'idée réussit, à partir d'un choix simple, à être originale de par sa chute mais le style n'est pas très abouti, ni adapté au sujet.

Noxos : histoire très classique de survivants d'un cataclysme avec, malheureusement, un style très lourd et doté d'une typographie hallucinante qui nous donne envie de passer notre chemin. Une horreur !
Exemple : Je sors de la cuisine en courant / Le monde va basculer / le monde va basculer / C'est un des signes bon sang j'ai baissé ma garde / bruit de moteur qui se rapproche / trop tard pour ressortir quel con je me suis laissé piéger / monte en hauteur monte à l'étage...

Contrat : un démon propose un contrat très spécial à un homme. Idée intéressante, mais qui aurait mérité un traitement plus dynamique.

Je meurs comme j'ai vécu : une histoire de zombies très classique et sans surprises. Le style la rend toutefois agréable à lire.

Le carnaval de Cobalt : des extra-terrestres envahissent la Terre et, pour les vaincre, un homme met au point un sérum décuplant les facultés physiques humaines. L'histoire est malheureusement desservie par un style très approximatif, agrémenté d'encarts qui gâchent la lecture plus qu'autre chose. Une autre mise en page aurait certainement mieux convenu.

L'apocalypse selon le prince Jean : l'histoire de Jean Sarkozy, qui se croit le dernier survivant au monde. Le style n'est pas très agréable et la chute de la nouvelle est trop rapide pour donner l'effet souhaité. Dommage.

Youpi, on va tous mourir ! : la fin du monde est annoncée par les scientifiques et l'humanité décide de fêter ça dignement. Le thème est sympathique mais aurait nécessité un travail plus approfondi. On a l'impression que l'auteur a un peu bâclé son texte, sans compter une grosse incohérence qui gâche tout : non, on ne peut pas construire un building de plusieurs dizaines d'étages en dix jours.

Khao-Okh : nouvelle assez bizarre où l'homme constitue le bétail d'une race étrange. On a du mal à accrocher, certainement parce qu'il y manque de précieuses informations pour comprendre le fin mot de l'histoire.

Crises tentaculaires : un poème de 15 pages. Il faut aimer.

Le club de la fin du monde : un vacancier est capturé par des satanistes qui veulent le sacrifier à Satan. On a du mal à se plonger dans cette histoire particulière, certainement à cause d'un style peu travaillé et trop rapide.

Le gloublou : nouvelle d'une page bourrée d’onomatopées. Sans intérêt.

La fin d'un monde : la plus grosse nouvelle du recueil. L'équipage de l'ISS3 assiste à la chute d'une météorite sur la Terre et doit se rendre à l'évidence : ils sont les derniers survivants de l'humanité. L'idée est sympathique mais elle est trop longue. La raccourcir aurait permis un dynamisme plus intense, plus juste, tout en gardant le bénéfice de la chute.

 : petit texte de 2 pages servant de mot de la fin. Plutôt raté car trop bâclé.

Les Artistes Fous Associés : née par le biais d'internet et parue au journal officiel en juillet 2012, la toute jeune association loi 1901 Les Artistes Fous Associés a pour but de développer et de promouvoir l’édition physique et numérique de projets artistiques amateurs, principalement liés au Fantastique et à la Science-Fiction (mais pas que !). Première parution et première création d'envergure des Fous, le recueil "Fin(s) du Monde" propose ainsi une sélection de 20 récits d'Apocalypse, par des auteurs et illustrateurs d'horizon divers, débutants comme confirmés, venant des quatre coins de la francophonie.
Le site www.lesartistesfous.com permet également d'admirer les travaux des différents artistes de l'association, qu'ils soient graphistes, photographes ou musiciens.

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