Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

vendredi 13 janvier 2012

Maman, papa, les frites et moi... de Leila Rasheed


Maman, papa, les frites et moi...
de Leila Rasheed


Editions Bayard Jeunesse
Collection estampille


Paru le 1er septembre 2011
Format poche / 188 pages


Présentation de l'éditeur :

"Cher journal, j'habite avec ma mère un immense hôtel particulier. Nous avons un amour de vieille gouvernante appelée Mme Dovey, qui m'adore et passe son temps à me cuisiner des gâteaux. J'ai une immense piscine avec mon logo incrusté dans le carrelage du fond. J'ai sept dressings dans lesquels je peux tenir debout. Et puis j'ai des skis flambant neufs, deux poneys, un Jacuzzi. J'ai deux coiffeuses identiques avec le même set de maquillage et les mêmes bijoux, au cas où une amie viendrait s'amuser avec moi. Bref, voilà ! Ma vie est formidable. Je vais me coucher, maintenant. PS : Bonne nuit, mon cher journal. J'espère vraiment qu'on sera amis. Il m'arrive souvent de me sentir un peu seule." Une petite fille qui s'ennuie, une maman très occupée, un papa qui réapparaît après de longues années d'absence, un roman qui parle de la vie, de l'amour et des frites.


Avis de Chani

Bathsheba Clarice de Trop, rêve sa vie à l’image de celle de l’héroïne des romans de sa maman. Elle se voit tour à tour aventurière, espionne, ou sauvant le monde, quand elle n’est pas occupée à faire du shopping avec ses amies ou son petit ami Brad, 16 ans. Elle est la star de son lycée, adulée par tous les élèves.
Dans la vraie vie, Bathsheba est une riche petite fille de 10 ans, élevée par sa gouvernante, qui s’enferme dans ses rêves pour oublier que sa mère lui préfère sa carrière et n’est jamais là, qu’elle n’a jamais connu son père et qu’elle n’a pas d’ami.
Confondant le rêve et la réalité, la petite fille va être brutalement ramenée sur terre et confrontée à bien des déconvenues, qui s’avèreront plutôt positives au final.

Maman, papa, les frites et moi, destiné à un jeune public (à partir de 10 ans), est une très bonne surprise.
Le lecteur fait connaissance avec Batsheba, petite fille imbue de sa personne, gonflée de suffisance et détestable tant elle est égocentrique. Et peu à peu son image se fissure pour laisser apparaître une petite fille finalement fragile, souffrant de l’indifférence de sa mère, et préférant s’identifier au personnage des romans imaginés par cette dernière plutôt que de se frotter à la réalité. C’est ainsi qu’on passe d’une profonde antipathie à son égard, à une grande tendresse.
Mais heureusement, il s’agit d’un livre pour enfants, et comme souvent dans les livres pour enfants, les choses s’arrangent. Le papa de la fillette va refaire surface, et après des retrouvailles chaotiques, va finir par révolutionner et mettre de la couleur dans sa vie.

Personnellement j’ai bien aimé cette petite histoire sur la valeur des choses simples et de l’amour. Je l’ai ensuite soumise à ma lectrice test âgée de 10 ans (pile la cible du roman), qui l’a à son tour validée ; ce livre a fait l’unanimité !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire