Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 24 janvier 2011

Mortels petits secrets, tome 1 de Laurie Faria Stolarz

Mortels petits secrets, tome 1
de Laurie Faria Stolarz


Editions Albin Michel 

Collection Wiz

Sortie le 5 janvier 2011
Grand Format / Prix 13,50€


Présentation éditeur


Camelia échappe de peu à un accident de voiture : elle est sauvée par Ben, un mystérieux garçon qui disparaît avant qu’elle ait pu le remercier. Depuis, Camelia ne cesse de penser à lui, et à l’étrange sensation ressentie quand il l’a touchée. Pourtant, lorsqu’elle le revoit au lycée, Ben l’évite. La rumeur dit qu’il aurait tué son ex-petite amie. De son côté, Camélia reçoit des lettres de menaces. Pourquoi ne peut-elle résister à son attirance pour Ben ? Peut-elle vraiment lui faire confiance ?

Un roman impossible à lâcher, où tous les personnages sont des coupables potentiels !

Avis de Chani
Le roman s’ouvre sur Camélia, l’héroïne, qui voit la voiture de sa meilleure amie lui foncer dessus. Pétrifiée par la peur, elle ne bouge pas et se dit que son amie va finir par freiner ou l’éviter. Heureusement, un inconnu surgit de nulle part, et pousse Camélia sur le côté, lui sauvant la vie, puis disparaît…
Elle ne le retrouvera que plusieurs mois plus tard, lors d’un cours de biologie…
Dès les premières pages, une forte impression de déjà-vu, et nombre d’entre vous voient ce que je veux dire.
Heureusement, les ressemblances s’arrêtent là, l’histoire et la nature des personnages n’ont rien à voir avec le roman auquel on peut penser au départ.

On retrouve les codes propres aux livres « young adult », avec une Camélia très sage et lisse, une copine un peu barrée, un copain décalé et gentil looser, et un beau héros mystérieux et tourmenté. Les personnages manquent un peu de relief, on ne les connaît qu’en surface, et du coup on a du mal à s’identifier. Dans le même esprit, les sentiments éprouvés par Camélia au fil de ses découvertes sont décrits, mais ne prennent pas vie, du coup le lecteur aura un peu de mal à prendre partie pour elle. Cela dit, cet opus étant le premier de la série, et ayant la lourde tâche de planter le décor, ces petits défauts seront sûrement gommés par la suite.
La construction du livre est en revanche très sympa, une narration classique à la première personne par Camélia, avec entre deux chapitres des extraits de journal intime de l’admirateur secret de la jeune fille, plutôt agréables au départ, puis franchement inquiétants.
Le style de Laurie Faria Stolarz est fluide, léger, elle donne un coup de projecteur sur chaque personnage, semant le doute sur sa culpabilité possible, et invitant le lecteur à trouver le bon avant qu’il ne soit trop tard.

« Mortels petits secrets » est un thriller agréable à lire, parfait pour un moment de détente entre deux livres plus ardus, et devrait se bonifier par la suite.

L'inconnue du bal de Brenda Joyce

L'inconnue du bal
de Brenda Joyce

Éditions Harlequin
Collection Les Historiques

 352 Pages
Sortie le 1er août 2007


Présentation de l'éditeur

Irlande, 1812.
Depuis toujours, Elizabeth Fitzgerald est amoureuse du duc de Warenne. Aussi est-elle stupéfaite et ravie quand il lui donne rendez-vous lors d’un bal masqué. Mais un imprévu l’empêche de s’y rendre, et c’est sa ravissante sœur Anna qui, grisée par le champagne, tombe dans les bras du duc. Neuf mois plus tard naît un bébé qu’Elizabeth, au mépris du scandale, prétend être le sien pour sauver la réputation de sa sœur, fiancée à un autre...

Avis de Kamana

Accrochez-vous les filles ! Voilà une romance régence à couper le souffle.
Brenda Joyce touche la perfection avec ce roman, nous collant à notre fauteuil, scotchées par l’émotion, le souffle coupé par la tension…

Les éditions Harlequin vont devoir se pencher sur une réédition de ce roman mais aussi de la série sur la famille Warenne à l’époque Régence, car les tomes sont quasi introuvables et en parler avec tant d’enthousiasme, sachant que les lectrices ne pourront s’y pencher, est frustrant !

L’inconnue du bal est le premier roman de l’auteure à être édité dans la collection Historique.
La trame va se centrer sur Lizzie et Tyler mais de nombreux personnages seront très présents.
Au départ trois sœurs toutes très différentes : Anna l’ainée, la plus belle, la plus courtisée, frivole et insatiable quand il s’agit d’hommes. Georgie la cadette, sérieuse, indépendante, studieuse, la plus réfléchie. Et enfin Elizabeth, la benjamine, la rondelette, réservée, timide, conciliatrice de la maison, adorant les livres et les vikings, qui rêve du prince charmant et d’une générosité étonnante, donnant sans rien attendre en retour.
Lizzie va tomber amoureuse à l’âge de dix ans de Tyler, fils ainé du duc de Warenne de huit ans son ainé, lorsque celui-ci la sauve de la noyade lors d’un pique-nique. Bien des années après, son preux chevalier va encore la sauver d’une mort certaine dans la rue. Lizzie se sent défaillir dans les bras de son bien aimé surtout qu'il va lui témoigner de l'intérêt. Quelque temps plus tard, quand la duchesse de Warenne donne son bal masqué annuel, Tyler va courtiser Lizzie et lui donner rendez-vous dans les jardins à minuit. Mais hélas, Anna va lui demander d’échanger sa robe qu’elle a tâchée et ainsi pouvoir rester pour être courtisée par l’homme qu’elle désire épouser. Elizabeth toujours magnanime accepte et rentre chez elle non sans une énorme déception, reverra-t-elle jamais Tyler.
Ce qui arriva forcément nous nous en doutons, Anna est tombé dans les bras de Tyler et apprend ensuite qu’elle est enceinte. Elle l’annonce à sa benjamine mais sans lui donner l’identité du père de peur de lui briser le coeur. Lizzie, bonne âme, voit l’avenir de son ainée ruiné ainsi que la réputation de sa famille, vu qu’elle est fiancée et que le mariage aura lieu quelque temps après l’accouchement. Dès lors elle va tout entreprendre pour dissimuler la grossesse d’Anna et sauver les apparences. Entre mensonges et secrets, le chemin va être long… Semé d’embuches… Souffrance…

On va s’arrêter là pour l’histoire si riche, si complète. Les surprises il y en aura. Des émotions vous en ressentirez, tout un panel ! Brenda Joyce nous offre ici une somptueuse histoire digne des plus grandes romances d’amour.
Les protagonistes vont être détaillés scrupuleusement, qu’ils soient principaux ou secondaires l’auteure s’attardera sur chacun d’eux, notamment Georgie qui accompagnera longtemps sa petite sœur. Alors oui certains personnages restent sur leurs acquis trop longtemps mais il est vrai aussi que l’époque, les enjeux politiques, et l’étiquette jugulent les envies, stigmatisent les comportements qui dévient du bon goût, de la bienséance. Tyler va longtemps rester sous le joug de l’autorité parentale d’un côté, tout en défiant de l’autre la société dans ses actions envers Lizzie. Son attitude égoïste est assez énervante ce qui amène la jeune femme à des agissements tout aussi troublants mais nous savons bien que là où la passion passe les choses qui pourraient être simples ne le sont jamais ! Lizzie va faire preuve d'une générosité sans bornes, acceptant la tête haute mais le cœur fêlé toutes les conséquences de ses mensonges, un engrenage terrible s'est mis en route et nul ne sait comment il va se terminer.
Les décors sont peut-être la partie la moins détaillée mais après tout, avec la richesse de la trame et les rebondissements, nous oublions vite ce manquement et nous nous focalisons essentiellement sur les personnages.
L’écriture de Brenda Joyce est un délice mais qu’on ne dégustera pas, qu’on dévorera forcément. Une fois ce livre ouvert attendez-vous à tout un éventail d’émotions et même si on devine certains événements la plume de l’auteure effacera tout et vous vous laisserez juste porter par la beauté de la romance et du parcours que Lizzie et Tyler devront accomplir pour trouver enfin le bonheur.

Pour finir il faut vous prévenir qu’en ouvrant ce livre vous ne trouverez aucun repos et ce, même avec le mot fin ! Pendant quelques heures, vous resterez anéanties par la puissance des sentiments qui s’y jouent. Bonne lecture !

Le désir pour maître de Blythe Gifford

Le désir pour maître
de Blythe Gifford 


  ÉditionsHarlequin
Collection Les Historiques


Sortie 1er octobre 2010
Poche / 5,95 €


Présentation éditeur

Cambridge, 1387. Prise à son propre piège ! Depuis qu’elle est tombée sous le charme de Duncan, un séduisant et ténébreux professeur, Jane est en pleine confusion. Elle qui, en se déguisant en garçon, a réussi à déjouer l’interdiction faite aux filles de poursuivre des études, ne sait plus que faire ! Car si elle dévoile son identité, elle pourra dire adieu à ses rêves d’instruction et d’indépendance ; mais si elle persiste dans son jeu, Duncan continuera de la traiter comme un gamin farouche, et non comme la femme qu’il a révélée en elle…

A propos de l’auteur

Nourris de sa passion pour l’Histoire et de son goût pour le romanesque, les romans de Blythe Gifford sont à la fois intenses et vifs. Le désir pour maître, son premier roman publié dans la collection Les Historiques, nous plonge dans l’Angleterre envoûtante du XIVe siècle, une de ses périodes favorites.


Avis de Kamana

La couverture nous laisse envisager une romance chaude et croustillante, et rien qu’à la regarder nous nous jetterions dessus. L’histoire bien que riche et agréable ne reflète pas le contenant. Il y aura des passages sulfureux mais pas autant qu’on se l’imaginait.

Jane a du sang royal dans les veines, sa mère ayant été la maîtresse du roi. A la mort de celui-ci elles furent avec sa sœur rejetées de la cour, et la disgrâce jetée sur leur famille. Oyez, voici la catin du roi et ses bâtardes ! Ces paroles Jane les a entendu plus d’une fois, est-ce cela qui a fait d’elle une enfant différente des autres ?! Elle aime se travestir en homme et parcourir la campagne dans cet accoutrement, un véritable garçon manqué. Elle rêve de liberté, celle que seuls les hommes ont le droit d’avoir. Son beau-frère veut lui présenter un possible fiancé qu’elle ne désire pas rencontrer. Aussi le jour de l’accouchement de sa sœur, la panique la prend, ces choses de femmes elle n’en veut pas, n’y connait rien et risque de mal faire. Alors la jeune femme se sauve déguisée en homme et se prépare à son avenir : rentrer à l’université pour après intégrer la cour du roi en tant que conseiller. Hélas, le savoir est une affaire d’hommes et seuls ceux-ci sont acceptés dans les écoles. Une rencontre en chemin va changer la donne, Duncan maître et directeur d’un pensionnat accepte, non sans quelques réserves, de prendre le jeune John – Jane – sous son aile et va se faire un devoir de perfectionner son latin. Le latin ? Oui mais pas seulement…

La situation est cocasse ! Jane va évoluer comme elle l’a toujours voulu, entre hommes, libre de parler, de rire, de sortir, de boire dans une taverne. Elle va partager leurs opinions, leurs commentaires, certains crus pour les oreilles chastes d’une jeune femme. Mais qu’à cela ne tienne, elle les épiera et les copiera, non elle ne sera pas découverte. Hélas, elle qui se voyait déjà en homme de loi, le bras droit du roi, va découvrir sa véritable nature. Son déguisement d’homme va éveiller ce qu’elle renie, sa féminité. Tous ses sens vont bouillir au contact de Duncan qui bientôt verra pour la première fois non pas John mais Jane.
Notre cher maître quant à lui nous en aurions presque pitié. Dès sa rencontre avec le petit John, comme il aime à l’appeler, un instinct protecteur s’est emparé de lui. Et quand le jeune homme viendra vivre au pensionnat, Duncan aura même peur des émotions que suscitent en lui le gamin. Il aime les femmes que diable !
Le comique de la situation nous enchante et nous ne pouvons que plaindre ce maître en proie à des penchants qu’il n’ose ne serait-ce que penser. S’il savait ?!

L’auteur ne va s’attarder que sur les personnages de Jane et Duncan, disséquant leurs aspirations ainsi que leurs peurs. Lui est un être généreux, protecteur mais qui refuse tout épanchement sur sa vie, n’acceptant aucune aide. Jane va se révéler courageuse et audacieuse, luttant bec et ongles pour ce qu’elle veut, pour ce qu’elle croit être juste. Les deux-là, vont faire des étincelles aussi bien en dialogues, qu’au lit. Même si la trame ne tourne qu’autour d’eux, nous nous en formalisons pas grâce à un récit très fluide, drôle, agréable.

Non que nous en garderons un souvenir impérissable, cette romance vous fera quand même passer un sympathique moment.

Ultime Espoir de Meredith Duran

Ultime Espoir
de Meredith Duran

Édition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 1er septembre 2010


Présentation de l'éditeur :


Le vicomte Sanburne est l’un des hommes les plus appréciés de Londres grâce à son charme. Mais Lydia Boyce n’a aucune envie d’être séduite. Quand la dernière escapade de Sanburne menace de ruiner sa famille, elle se jure de traiter cette affaire elle-même. Elle n’a certainement pas besoin de l’aide de ce dilettante trop beau pour être honnête dont le principal but dans la vie est de vivre scandaleusement.

Mais le charme lumineux de Sanburne cache un esprit plus affûté et une histoire plus sombre que l’on pourrait croire. Il surprend Lydia en dépassant son apparence froide et composée pour découvrir la femme qui vibre en elle... Mais alors qu’elle le suit dans un monde d’intrigue, elle découvre que le plus grand danger réside dans les buts secrets du coeur de Sanburne.


Avis de Kamana

Une histoire sombre et belle à la fois !

Au-delà de la simple romance où il n’est question que d’amour, ce livre se tourne essentiellement vers une quête de vérité, de confiance. L’auteur ne va pas s’attarder sur d’autres personnages que les deux principaux, les détaillant scrupuleusement, sondant leur âme. Leurs moindres pensées vont être décortiquées, analysées. Cette étude approfondie, cette introspection individuelle des rancœurs, des regrets de Lord James Sanburne combleront aisément le fait que le livre ne s’attarde pas sur les décors ou autres protagonistes.

Les démons du passé viennent ternir le présent et Lord Sanburne ne cessera de culpabiliser sur le sort qui s’est acharné sur sa sœur quelques années auparavant, rejetant toute sa haine, son mépris sur son père. Ainsi il a décidé de faire tout l’inverse de ce que ce dernier attend de lui. Cette rivalité va le détruire petit à petit, l’entraînant dans les méandres de l’opium, de l’alcool. Il se complaît dans ses malheurs, plus faciles à surmonter que le pardon de soi et l’ouverture aux autres. La rencontre explosive avec Lydia va bouleverser son sort. Elle vaincra ses défenses une à une mais sans le vouloir, le seul fait de sa présence avec son caractère confiant et obstiné va interpeller James.

Alors que son père, archéologue travaille en Égypte, c’est elle, la vieille fille studieuse qui cherche des fonds pour qu’il puisse continuer ses recherches. Alors qu’elle touche au but, un scandale risque d’éclater sur un trafic de faux dont, il semblerait, que son père en soit à l’origine. Lydia a une confiance aveugle en son père, mais Lord Saburne avec sa rancœur va semer le doute. Pour balayer ce sentiment confus de l’esprit de la jeune femme, ils vont s’allier pour enquêter. Une recherche dans les quartiers sombres de la ville mais aussi dans les recoins obscurs de leur âme. Lydia et James accepteront-ils les découvertes qu’ils vont faire ? Et arriveront-ils à pardonner ?

Une histoire superbe, dans un décor ténébreux qui ravira les amoureux de romance historique.


Le bal des ombres de Deborah Hale

Le bal des ombres
de Deborah Hale


Éditions: Harlequin
Collection: Les Historiques


Format Poche / 344 pages


Présentation de l'éditeur

Angleterre 1817. La vie de Lord Lucius Daventry, un séduisant aristocrate, bascule à Waterloo quand une balle le blesse grièvement au visage. Abandonné par sa fiancée, il cache sa disgrâce derrière un masque et se claquemure dans son château... jusqu'au jour où son grand-père mourant l'implore d'épouser Angéla, une jeune personne qu'il tient en haute estime. Lucius se résigne alors à rencontrer l'intéressée, et, lors d'une brève et orageuse entrevue dans la pénombre d'un salon, lui annonce abruptement sa décision : tous deux vont se fiancer - et rompre sitôt le vieil homme décédé...

Avis de Kamana

Entre le moment où le baron Lucius Daventry demande sa main à Angela et celui où leur relation doit se finir, bien des choses vont se passer, changeant la donne du deal de départ. En effet, même si les fiançailles ne sont que fictives, pour satisfaire un mourant – qui l’ignore car seul les tourtereaux et les médecins sont au courant de cette fin proche – les sentiments vont venir s’immiscer, d’abord tendres puis fulgurants, bouleversant la jeune femme.

Lord Lucifer, ainsi que l’appellent les gens est le sujet de bien des discussions sur le fait qu’il s’enferme, ne vive que la nuit. D’ailleurs nombreux sont ceux à lui prêter quelconque activité satanique ! Ne prenant pas compte de ces on-dit, Angela va braver sa peur et découvrir tous les secrets de Lucius. Pour obtenir son amour, Angela va se brûler les ailes, montrant ses sentiments profonds puis, clamant haut et fort son émoi, tentant vainement que l’engagement pris devienne réel.
Lui défiguré, cachant son hideux visage sous un masque, tombe irrésistiblement sous le charme, mais ses démons l’effrayent et la peur de faire souffrir Angela prendra le pas sur ses émotions. Ne voulant ni pitié, ni apitoiement, il ferme son cœur, se cache aussi bien derrière son masque de cuir autant que derrière un mur d’indifférence feinte. Car nulle ne pourrait l’aimer avec cette monstruosité comme visage, lui dont on disait qu’il était le plus bel homme d’Angleterre.

L’auteure joue de sa plume pour nous amener à aimer nos tourtereaux. La trame certes ne recèle aucun secret, aucune énigme, ni suspense mais l’écriture émouvante nous happe et nous emmène au cœur de cette belle historie d’amour. Les personnages sont profonds, sincères, riches, qu’ils soient du premier plan ou secondaires, nous ferons la connaissance de plusieurs d’entre eux, comme le vicaire qu’on va prendre en pitié, le pauvre ! Le résumé laissait présager un décor sombre mais il n’en est rien. Certes l’auteur ne s’arrête que peu sur l’environnement mais pour mieux s’attarder sur la personnalité des acteurs de cette histoire.

Non qu’elle soit une romance incontournable, vous trouverez ici juste le bonheur de voir comment l’amour combat les préjugés et amène la beauté dans les yeux de ceux qui regardent plus loin que les apparences.

Les Carsington Tome 1 : Irrésistible Mirabel de Loretta Chase

Les Carsington
Tome 1 : Irrésistible Mirabel
de Loretta Chase

Editions J'ai Lu
Collection Aventure & Passions



Présentation de l'éditeur

Le comte de Hargate s'arrache les cheveux. Son fils Alistair est un dandy qui, non content d'être toujours célibataire à vingt-neuf ans, dilapide sans vergogne l'argent familial. Pire, c'est un véritable cœur d'artichaut, avec un net penchant pour les grisettes qui se font une joie de le plumer. Excédé, le comte lance un ultimatum à son fils : il a six mois pour trouver une épouse convenable ! C'est-à-dire une riche héritière. C'est là qu'entre en scène Mirabel Oldridge, si étourdissante de beauté qu'Alistair en tombe amoureux au premier regard. Hélas, la réciproque est loin d'être vraie, et Mlle Oldridge ne tarde pas à le considérer comme son ennemi personnel. Décidément, Alistair n'est pas au bout de ses peines... 

Avis Kamana

Loretta Chase signe ici encore incontestablement une perle de la romance !

Irrésistible Mirabel, est le premier tome de la saga des Carsington et il faut avouer que ce petit bijou nous laisse présager des suites toutes aussi brillantes et alléchantes. C’est une œuvre riche et complète que nous tenons dans nos mains. L’auteure sait manier le verbe à la perfection. Le récit se déroule sans heurts, tout en finesse. La beauté des dialogues en fait un roman délicieux. En effet, chaque phrase, chaque mot est employé à bon escient.
Les joutes verbales sont exquises et les discussions pleines de sous-entendus sont tout simplement à savourer. Loretta Chase soigne particulièrement son récit avec un vocabulaire tout à fait approprié pour l’époque. Que du bonheur !

Côté personnages, là aussi nous ne sommes pas en restes. Mirabel Oldridge est une femme, certes pure mais qui à trente et un ne se laisse pas démonter. C’est elle qui régente tout le domaine, son père étant depuis la mort de son épouse plongé dans la biologie, s’intéressant plus aux plantes qu’à la vie au sein de la propriété.
Alistair, fils de comte, et héros de la guerre de Waterloo semble perplexe par la nature anticonformiste de Mirabel, s’épanouissant dans ce trou qu’est le Derbyshire et qui en plus s’habille comme un épouvantail. Ce dandy, accroc à l’apparence ne comprend pas son attirance pour cette femme si différente de celles qu’il courtise habituellement. Ce contraste enrichi la beauté de 'histoire nous donnant des situations ou échanges comiques.
D’autres aspects plus centrés sur le passé d’Alistair à Waterloo vont venir agrémenter le récit, s’emboitant à merveille dans la trame, nous le rendant encore plus sympathique, plus touchant.

Le contexte de leur rencontre est original, ce qui encore une fois vient illuminer l’histoire. Alistair souhaite en effet convaincre le père de Mirabel de lui céder quelques hectares pour qu’un canal puisse y être creusé. Avec l’accord de la famille Oldridge, la plus importante du Derbyshire, il espère acquérir l’acceptation des autres propriétaires pour la construction du dit canal et ainsi renflouer par la-même ses comptes et trouver épouse.

Entre son amour pour la fougueuse Mirabel ou la loyauté vis-à-vis de son partenaire, Alisatair va devoir creuser ses méninges pour trouver un compromis.

N’hésitez surtout pas, et foncez tête la première dans ce roman magnifique et drôle.

La Fausse Duchesse de Barbara Cartland


La Fausse Duchesse
de Barbara Cartland

Editions J'ai Lu
180 pages / 5 euros


Présentation de l'éditeur:


Orpheline, Areta a été recueillie par son oncle et sa tante.
Hélas, au château, elle est traitée comme Cendrillon ! Un jour, Areta entrevoit une chance d'échapper à cette vie de recluse. Le duc de Kerncliffe a demandé la main de sa cousine Millicent. Or celle-ci aime un autre homme. Profitant de leur grande ressemblance, Areta lui propose de prendre sa place à l'église. Ainsi, elle pourra s'enfuir de chez son oncle, et Millicent épousera l'élu de son cœur. La manœuvre réussit.
Mais Areta n'est-elle pas tombée de Charybde en Scylla? Maintenant, il lui faut affronter la colère du duc...


Avis de Douxxx

Il y a de ces histoires qui sont universelles et qui malgré les siècles gardent leur splendeur du tout début. Si, si !! Quelle jeune fille n'a jamais rêvé, enfant, de devenir une princesse, prendre la place d'Aurore, la Belle au bois dormant, de Belle, de Blanche-Neige ou encore de Cendrillon ? Les studios Disney ont d'ailleurs su renforcer ce désir. Souvenez-vous, vous alliez dans l'armoire de votre maman prendre une jolie robe, en cachette bien sûr, une touche de maquillage, qui vous faisait ressembler à un camion volé, et vous vous entraîniez à saluer vos sujets et à chanter avec application la chanson des souris de Cendrillon en rêvant au beau prince qui saurait un jour vous trouver.

En parlant de Cendrillon, Areta Hurts, l'héroïne de ce roman de Barbara Cartland "La Fausse Duchesse", en a toutes les caractéristiques. Son histoire commence pourtant à merveille, ses parents s'aimèrent au premier regard, le coup de foudre, mais les circonstances firent qu'ils ne purent se marier qu'après la naissance de leur fille, vouant cette dernière au statut peu enviable de bâtarde. Qu'à cela ne tienne, cela ne change en rien l'amour que lui portent ses parents durant des années. Après la mort de ses parents Areta est recueillie par un oncle qui l'oblige à vivre en recluse. Triste à fendre l'âme, Areta est résignée et va vivre aux côtés de sa cousine Millicent, l'unique personne éclairant un tant soit peu ses jours. Malheureusement Millicent, fille de duc, doit se marier... au duc de Kerncliff !! Millicent est désespérée car son prince charmant, elle l'a déjà trouvé et se refuse à épouser qui que ce soit d'autre... Areta lui propose alors un arrangement : elle prendra sa place au bras du duc. Ne leur a-t-on pas répété combien elles se ressemblaient ? Et c'est la promesse d'un futur libre.... enfin, l'espère-t-elle !

Cartland, Cartland... On se pose toujours le même et éternelle question lorsque l'on ouvre un de ses romans : guimauve ou chocolat ? Joyau ou toc ? Bref c'est avec scepticisme et retenue que nous entrons à pas comptés dans l'histoire.
Point favorable, nous entrons dans l'histoire, non pas comme à l'accoutumée avec le point de vue d'un des protagonistes, mais à travers le regard d'un personnage externe à l'histoire. Durant les premières lignes du roman nous suivons les pas de la célèbre reine Victoria connue de l'Histoire, et instigatrice des évènements futurs.
Areta est une héroïne comme sait les faire Barbara Cartland, sa marque de fabrique. Une jeune femme éprise de liberté, d'indépendance, prête à tout, dans les limites de la décence, et assez ingénieuse compte-tenu des évènements. En résumé, rien d'étonnant.
Le personnage masculin, soit le duc de Kerncliff, quant à lui, est un personnage fade, antipathique, voir effacé. On ne le voit que peu, et pour le peu qu'on le voit on a envie de lui donner une bonne paire de claques en le secouant et lui hurlant de se réveiller et d'agir !! Monsieur ne daigne s'intéresser à la femme qui, il ne le sait pas, ne deviendra pas sa femme, celle-ci n'étant tout bonnement pas digne d'intérêt.
L'histoire est vue, revue et re-revue. Une jeune fille prend la place d'une connaissance pour l'épargner d'une morne vie et pour lui permettre de vivre avec l'amour de sa vie. Certains auteurs savent revoir l'histoire en lui donnant une nouvelle facette qui attise la curiosité du lecteur... Dans ce roman, on nous sert juste une rediffusion et de plus, tout se passe comme prévu et trop bien pour y croire. Et bien sûr en deux pages le héros est follement amoureux de l'héroïne et inversement, rajoutant une couche à l'irréalité de l'affaire.
Cela paraissait prometteur mais les évènements ne sont que survolés, sans entrer vraiment dans le vif du sujet.

Pour conclure, l'histoire est intéressante, mais à approfondir, on s'attend à mieux à la lecture de la quatrième de couverture. Si vous aimez le chocolat fourré à la guimauve, ce livre peut vous plaire. Mais pour les lecteurs avides d'intensité et d'aventures, il faut attendre un autre coche.

Si je reste de Gayle Forman

Si je reste
de Gayle Forman

Edition Pocket

Sortie le 19 août 2010

Format poche / 192 pages / 6,30 €


Présentation de l'éditeur :


Une merveilleuse histoire d'amour.
Victime d'un accident de voiture, Mia flotte entre la vie et la mort. Partir ? Rester ? Que choisir maintenant que rien ne sera plus comme avant… ?

Avis de Chani

Depuis le temps que j’en entendais parler, il fallait bien que je finisse par m’intéresser à « Si je reste » de Gayle Forman.

C’est un jour comme tant d’autres, sauf qu’en raison de la neige les écoles sont fermées. Le papa de Mia, enseignant, et les enfants restant à la maison, la maman décide de prendre sa journée aussi. Et puis finalement les intempéries ne sont pas aussi terribles qu’annoncé. Alors la famille de Mia prend la voiture pour se rendre chez des amis. Comme quoi parfois le destin prend des chemins détournés… Entre discussions futiles et rires, l’impensable se produit et leur voiture est percutée par une camionnette. Suite au choc, l’esprit de Mia semble détaché de son corps. Il contemple la scène de l’accident et voit son père, tué sur le coup, qui a toujours sa pipe dans la poche de sa chemise, sa mère qui n’a pas survécu. Et puis son propre corps, brisé, plié selon un angle improbable… Pas le temps de savoir ce qui est arrivé à son frère, les secours l’emportent, elle se retrouve dans l’ambulance, puis l’hélicoptère, puis à l’hôpital. De ce qu’elle entend, elle comprend qu’elle est très gravement blessée, mais il semble que son frère soit toujours en vie.
C’est dans ce même hôpital, tandis qu’elle est plongée dans le coma, que l’esprit de Mia va devoir décider de son avenir. Partir, rejoindre ses parents, ou rester, choisir de se battre.

Entre souvenirs et paroles de proches qui se relayent à son chevet, on apprend à connaître Mia et sa famille, leur vie, simple mais remplie d’amour, où la musique tient une place essentielle. Le drame qui les touche n’en paraît que plus injuste. Au fil de sa réflexion, les pièces du puzzle vont prendre place pour amener la jeune fille à prendre sa décision, car au final, comme le dit une infirmière, ce ne sont ni les médecins, ni le matériel médical qui la ramènera à la vie, mais bien Mia, seule à décider de son sort.

Un joli roman jamais mièvre, tout en émotion et pudeur. Je pense pourtant qu’il manque un peu de profondeur dans l’émotion, un petit je-ne-sais-quoi qui l’aurait rendu bouleversant, comme l’est ce passage page 120 et suivantes qui a formé une boule dans ma gorge. Dommage qu’il n’y ait pas la même intensité tout du long.


Baiser d'adieu


Baiser d'adieu
de Allan Guthrie

Éditions Le Masque

Sortie le 15 septembre 2010
Format broché / 351 pages / 
19,30 €


Présentation de l'éditeur :

À Edimbourg, lorsqu’on a besoin d’emprunter de l’argent, on va trouver Cooper. Et si on ne rembourse pas à temps, on reçoit la visite de Joe Hope et de sa batte de base-ball. Mais maintenant, c’est au tour de Joe d’avoir des problèmes : sa fille adolescente a été retrouvée morte. Un suicide, à première vue, mais il a ses doutes sur la question. Puis sa femme alcoolique est assassinée. Et il est arrêté pour meurtre. Seulement, pour une fois, Joe est innocent, et apparemment la victime d’un coup monté. Aidé par un avocat commis d’office mais généreux, et de quelques camarades qui comptent parmi les vrais durs de durs du pays - dont une prostituée au grand cœur - Joe va essayer de découvrir qui l’a mis dans ce mauvais pas, et de se faire justice. À sa manière.


Chronique d'Ataensic :


Dans la capitale écossaise, Joe Hope travaille à coups de batte de baseball pour son ami Cooper, lui-même prêteur sur gages. La vie de Joe est bouleversée lorsqu’il apprend que sa fille unique s’est suicidée. Bien décidé à comprendre et venger la mort de Gemma, Joe s’envole pour les îles Orkney où il compte régler son compte à Adam Wright, le cousin de sa femme sensé veiller sur sa fille. Cependant tout ne se déroule pas comme prévu puisqu’à peine arrivé, il est mis en examen pour le meurtre de Ruth, sa femme qu’il n’a pas revue depuis la veille…



Baiser d’adieu est sombre, le langage y est cru et la violence omniprésente, et pourtant on ne peut s’empêcher d’éprouver une certaine curiosité pour les personnages si atypiques d’Allan Guhtrie. Ces derniers sont entiers, profondément humains et surtout marqués par la vie, ils se dévoilent au fil du roman à la manière d’amis qu’on apprendrait à connaître, ils nous surprennent et brisent nos idées reçues.



Baiser d’adieu est aussi une réussite dans le sens où l’auteur pousse le lecteur à douter de tout et de tout le monde. La résolution de l’intrigue apparaît comme facilement identifiable, très vite on devine qui est le coupable et ce qui s’est réellement passé. On peut penser qu’il s’agit là d’un coup délibéré de l’auteur, car en effet lorsque Joe se met à penser comme nous les lecteurs, on se sent subitement beaucoup plus proche du personnage alors qu’auparavant il pouvait nous paraître un peu étranger au vu de sa façon de se comporter. On le sent plus intelligent et plus sensible, il nous incite à le suivre et le voir prendre sa revanche.



Précisons également que cette facilité à découvrir la machination qui pèse contre Joe n’enlève en rien l’impatience qu’on éprouve à la lecture de ce roman noir. La hâte nous saisit et nous garde scotchés jusqu’à l’affrontement final, celui où l’on voit avec satisfaction nos soupçons s’avérer exacts.



La tristesse, la noirceur de l’âme humaine et la brutalité portent le livre d’un bout à l’autre mais pas seulement parce qu’au milieu de toutes ces choses laides, la confiance, l’amour d’un père pour sa fille et même l’amitié ont aussi leur place.



Un agréable moment de lecture et un livre que je recommande à tous ceux qui n’ont pas peur de se prendre quelques coups.