Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 5 janvier 2011

Formules magiques pour toutes circonstances

Formules magiques pour toutes circonstances 
d'après Les évangiles des quenouilles

d'Edouard Brasey


Editions Chêne


Présentation de l'éditeur

Spécialiste réputé du monde de la féerie, Édouard Brasey nous fait redécouvrir Les Évangiles des Quenouilles, traité de magie savoureux datant du XVe siècle. Composés de six journées, décomposées en courts chapitres, ces évangiles narrent des croyances et recettes magiques énoncées par de « sages doctoresses et inventeresses », réunies pour deviser et échanger des secrets « aussi vrais que les Évangiles ». Les proverbes et dictons du « maître enchanteur » Édouard Brasey se mêlent à merveille à ces croyances populaires dont l’écho résonne encore dans de nombreuses expressions actuelles.

Biographie de l'auteur

Écrivain et conteur, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, Édouard Brasey est un spécialiste réputé des univers merveilleux, des contes et des légendes. Il a publié récemment, aux éditions du Chêne, deux premiers volumes du Cabinet des fées. Il a reçu plusieurs prix, notamment le Prix Merlin 2009 pour son ouvrage Les Chants de la Walkyrie paru chez Belfond. Il anime fréquemment des spectacles de contes dans un salon de thé du quartier Mouffetard, à Paris, le Caramelle.



Avis de Domino

Que pouvaient bien se raconter, le soir à la veillée, les femmes qui se réunissaient pour filer ou tisser ? Des potins sans aucun doute mais elles échangeaient également des recettes aussi diverses que celles pour retenir un mari volage, faire de beaux enfants, éloigner les fantômes ou encore gagner au jeu de dés, en fait des recettes pour toutes les situations de la vie quotidienne.

Reprenant le style et les formulations désuètes de vieux recueils de sorcellerie, Formules magiques pour toutes circonstances est avant tout un formidable éclat de rire et une plongée dans l’univers féminin où les hommes sont loin d’avoir le beau rôle. Alternant aphorismes et recettes aux ingrédients aussi insolites que fiente de loup, sang de chauve-souris ou encore foie de colombe, ces formules magiques font se télescoper traditions païennes et chrétiennes, mélangeant sans complexe les Ave Maria et Pater Noster et des incantations maléfiques, le tout formant un joyeux cocktail pour le plus grand plaisir du lecteur. Ce petit recueil est l’ouvrage idéal à laisser traîner malicieusement sur la table basse du salon, fou rire garanti et soirée réussie, foi de dame Domino !

J'ai un ado mais je me soigne

J'ai un ado mais je me soigne
du Dr Olivier Revol

Editions : JC Lattès
Sortie le 15 septembre 2010



Présentation de l'éditeur :

Affalé dans un canapé, sa musique en perfusion dans chaque oreille, il est « crevé ». Ranger ses affaires est au-dessus de ses forces. Et d’ailleurs à quoi bon ?
« On ne peut plus rien lui dire », « Il ne quitte plus sa chambre », « Il veut tout arrêter, les cours, le sport », « Il menace de quitter la maison », « Elle n’avale plus rien. » Désemparés, les parents ont l’impression d’être confrontés à une porte verrouillée dont le code aurait changé.
L’adolescence n’est pas une maladie. Mais elle peut le devenir. Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-25 ans. Tous les ans environ, 40 000 ados tentent de mettre fin à leurs jours. Pour surmonter ce cap difficile, cette métamorphose de l’enfant à l’adulte qu’il est indispensable de réussir, chacun, parents, médecins et l’ado lui-même ont un rôle à jouer.
Pédopsychiatre, lui-même père de famille, « c’est tellement plus facile avec les enfants des autres !», le Dr Olivier Revol reçoit chaque jour des appels au secours de parents déboussolés face à une planète ado qui leur échappe. Au travers de sa propre expérience de père et de médecin, il livre ici les clés de la réconciliation entre deux générations, parfois en crise l’une et l’autre, pour que cette période de mutation ne soit que ce qu’elle est. Pas une maladie.


Avis de Domino

Si pour les parents, l’adolescence est une période synonyme de cauchemar où le charmant bambin se transforme en un inconnu énigmatique, pour l’ado elle est une période charnière où sorti de l’enfance mais resté aux portes de l’âge adulte, le jeune se cherche pris entre transformations physiques et bouleversements hormonaux. L’adolescence est pour les parents l’équivalent du monstre caché sous le lit, celui qui faisait hurler de terreur le jeune enfant au moment du coucher. Quel parent peut se vanter de n’avoir pas frémi à l’évocation de cette période délicate entre toutes ?

Qu’on y soit encore, qu’on en soit sorti ou encore pas entré, l’adolescence reste objet de fantasmes et source de nombreuses interrogations. L’ouvrage du Dr Olivier Revol, loin de prétendre apporter des solutions miracles éclaire de façon simple et précise les divers aspects de cette période. Sous forme d’évocations de cas rencontrés au cours de son activité de psychiatre ou de résumés de diverses études consacrées à cet âge, J’ai un ado... mais je me soigne vise avant tout à dédramatiser l’adolescence et à retisser les liens du dialogue parents-ado. Les déboires d’Olivier Revol en tant que parent d’ados apportent la note humoristique illustrant l’adage que nul n’est prophète en son pays car comme lui rappelle malicieusement un de ses enfants "Tu es peut-être psychiatre, mais tu n’es pas toujours psychologue … !" A la fois bien documenté et ludique, J’ai un ado... mais je me soigne est à mettre entre toutes les mains, histoire de rappeler aux parents qu’un jour eux-aussi furent ados et en proie aux mêmes affres…

Terreur de Dan Simmons

Terreur
de Dan Simmons

Éditions Pocket

Sortie le 7 octobre 2010
Format poche / 1042 pages / 11 €

Présentation de l'éditeur


Au milieu du XIXe siècle, deux navires de la Marine royale anglaise se retrouvent coupés du monde, pris au piège des angoissantes ténèbres arctiques. Vétéran de l’exploration polaire, l’orgueilleux Sir John Franklin était pourtant convaincu de réussir à découvrir le mythique passage du Nord-Ouest, et d’assurer ainsi à l’Empire britannique une domination totale des mers. Mais l’entreprise, mal préparée, tourne vite au désastre : les navires Erebus et Terror sont faits prisonniers des glaces et Sir John meurt dans des circonstances dramatiques. Son second, le valeureux capitaine Francis Crozier, hérite alors du commandement d’une expédition en péril. Isolé dans cet enfer blanc, l’équipage est en butte aux assauts incessants d’une mystérieuse créature qui transforme la vie à bord en cauchemar… Délaissant, comme il le fait parfois, la science-fiction, Dan Simmons offre ici sa propre relecture d’un tragique et célèbre fait divers et livre un monumental roman historique d’une intensité dramatique et d’un souffle exceptionnels.


Avis de MaLaYa

Deux navires, L’Erebus et le Terror partent pour découvrir le mythique passage du Nord-Ouest. Le voyage est long et ardu dans le froid arctique. Heureusement qu’ils ont un bon chargement de charbon pour se chauffer et de l’alcool à profusion pour aider à supporter la température qui peut descendre à plus de -50 degrés Celsius parfois. Mais tout ne se déroule pas comme ils l’avaient prévu. Les navires sont restés pris dans la banquise alors qu’elle aurait dû se rompre à l’été, certaines conserves sont avariées et quelque chose tue les hommes sur la glace. Une bête rôde dans les environs, elle est intelligente, rapide et plus imposante que les membres de l’équipage qui n’arrivent pas très bien à se défendre.

Pour commencer, vous devez être prévenu que ce livre n’est pas conseillé pour les froides soirées d’hiver, à moins d’être bien emmitouflé et près du feu, parce qu’avec ses températures arctiques, c’est loin d’être une lecture réchauffante. Bien des nuits, après avoir lu couché dans mon lit, le sommeil est venu difficilement parce que je ressentais un froid que mon cerveau avait enregistré au cours de ma lecture.

Deuxièmement, l’action est éparpillée et assez longue à se mettre en place. Il y a plusieurs bouts de la vie quotidienne des membres de l’équipage, qui se passe avant leur engagement pour cette mission, sont racontés au milieu du récit présent. Ces moments n’apportent pratiquement rien à la vie actuelle, ce qui fait qu’on aurait pu les supprimer sans problèmes. Aussi, de multiples enterrements sont relatés pour démontrer la grande perte d’hommes, mais ça en devient répétitif et un peu lassant. Décrire le premier dans les détails et ensuite seulement dire qu’on se préparait au suivant aurait suffit. Le tiers de ces 1042 pages aurait sûrement pu être coupé et l’histoire ne s’en serait probablement pas ressentie.

Ceci dit, les différents points de vue des personnages, que ce soit celui du capitaine, celui du chirurgien ou bien de quelqu’un d’autre sont présentés au fil des pages. L’auteur a fait un bon travail de recherche avant d’écrire son livre parce qu’il utilise beaucoup de vocabulaire marin. Il utilise les termes justes, comme s’il avait servi sur un bateau au cours de sa vie. Même si on ne s’y connait pas vraiment, on arrive tout de même à bien comprendre de quoi il s’agit.

En terminant, cette lecture ne m'a pas grandement emballée, mais je n'ai pas détesté non plus. Ce livre s'adresse particulièrement aux amateurs d'histoires navales et aussi de thriller. Donc, si le résumé vous attire, laissez-vous tenter et qui sait ce qui va se passer.


Le piège de glace blanche

L'Epée des ombres 
Tome 1 : Le piège de glace blanche
de J. V. Jones


Editions Orbit


Sortie le 23 février 2011
Format poche


Présentation de l'éditeur :

À 16 ans, Raif est un archer accompli. Sa vie bascule le jour où, de retour de chasse, il découvre que les hommes du clan, parmi lesquels son père, ont été horriblement massacrés. Ash est la fille adoptive de Penthero Iss, haut seigneur d'une forteresse, À 15 ans, elle est une très belle adolescente, mais digest hantée la nuit par des cauchemars de glace et de sang. Ensemble, Raif et Ash s'enfuiront sur les maleterres enneigées, poursuivis par les sbires de Penthero Iss..:


Avis de Phooka :

J.V Jones écrit de la fantasy classique, cela se confirme. Classique oui, mais avec beaucoup de talent ! Elle maitrise le genre avec un brio incontestable et franchement on se laisse emporter par cette histoire et par son récit avec énormément de plaisir. Classique donc par le fait que ce livre raconte la rencontre de nos deux futurs héros, en les suivant d'abord chacun de leur coté et en les amenant petit à petit à se rencontrer. Classique aussi par le monde médieval-like décrit dans le récit. Mais réussi car on s'attache énormément à ces personnages et on s'imprègne très vite du monde qui les entoure.

Ralf est un archer accompli et bientôt il sera suffisamment vieux pour faire partie des "hommes" de son clan. Pourtant son adresse à l'arc est un peu étrange,il est presque incapable de tirer sur une cible fixe, tandis qu'il ne rate jamais un gibier même quand il fait nuit noire. Il sent leur coeur...Alors qu'il rentre de la chasse avec son frère, il découvre leur campement pillé et tous les hommes qui l'occupaient tués...dont son père. A partir de ce moment là, sa vie va changer. Ralf n'a aucune confiance dans l'homme qui prendra la direction du clan et il va s'opposer à lui à tel point qu'il finira par devoir s'enfuir...

Ash, elle est un enfant trouvé. Bébé, elle a été abandonnée dans la neige devant une porte de la ville. Elle a été recueillie par Penthero Iss, le seigneur de la ville. Pour lui elle est sa "presque-fille", mais depuis quelque temps le seigneur Iss se comporte de plus en plus bizarrement. Ash n'est jamais sortie de la forteresse, elle n'a pas la moindre idée de la vie "en dehors", mais ce qu'elle sait c'est qu'elle doit fuir. Quelque chose d'étrange se passe dans la forteresse. Quelque chose d'obscur et de malsain...

Évidemment ces deux là sont fait pour se rencontrer et unir leurs forces. Comment ? Pourquoi ? Et bien je ne vous le dirais pas, à vous de le découvrir.

Ce qui me plait beaucoup, c'est l'écriture de J.V. Jones. Soyons honnête, un tome 1 d'une saga n'est jamais la partie la plus palpitante. Mais elle a le don du récit et d'emporter le lecteur avec elle dans ces contrées glacées (n'oubliez pas votre petite laine, on grelotte avec nos héros). Elle est incisive, percutante. Elle ne laisse pas les détails de coté, elle ne nous épargne pas la douleur et les difficultés. En bref, elle nous transporte avec sa plume et sincèrement j'attends énormément des volumes suivants !

Ce tome 1 est le début d'une longue saga et comme souvent il est essentiellement consacré à la présentation des héros et de leur monde. Du coup il peut y avoir des longueurs et la rencontre proprement dites de nos deux protagonistes ne se fait que très très tard (à peu près 100 pages avant la fin) alors que nous, lecteurs impatients, l'attendons depuis le début. Malgré tout J.V. Jones nous tient en haleine avec sa plume vive et percutante et jamais le lecteur ne s'ennuie. Le roman se dévore à pleine dents et avec plaisir et on en ne peut qu'anticiper avec plaisir les surprises que nous réserverons les tome suivants ! J'ai hâte !