Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

jeudi 10 novembre 2011

La création du maestro




La création du maestro
de Rhonda Leigh Jones

 

Éditions ADA

Sortie octobre 2011 au Québec
Format poche / pages 248 / 19,95 $


Présentation de l'éditeur :

Lorsqu’elle découvre un noble français, magnifique et arrogant, dans la cale du navire de son maître, la vampiresse Chloé de la Roche trouve le courage d’échapper à son créateur, le vampire pirate Gunnar. Pour permettre à Claudio du Fresne et son plus vieil ami d’échapper au sinistre pirate Gunnar, Chloé les transformera en vampires. Elle commencera alors à découvrir la noirceur du lien qui unit ces deux hommes. Or, il est déjà trop tard. Chloé se trouve prise entre Claudio, qui tente de lui apprendre l’amour, et son ami, qui voudrait qu’elle disparaisse pour avoir Claudio pour lui seul. Coincée entre deux forces, Chloé doit déterminer où se situe la ligne qui sépare plaisir et douleur, et si elle se sent prête à la traverser. Danger, intrigues et sensualité: avec La création du Maestro, l’exotisme vampirique atteint de nouveaux sommets.


Avis de Kamana

Ce roman est le deuxième opus de la trilogie Le Maestro écrite par Rhonda Leigh Jones. À travers ses œuvres, l'auteure, dont l'intérêt pour la mécanique du pouvoir est citée en quatrième de couverture, s'intéresse de très près aux jeux de domination-soumission en amour. Elle a choisi de faire évoluer ses personnages dans un monde vampirique, où la notion de morsure est synonyme de servitude.

Il est bon de noter que, tout comme le premier tome, ce livre est à mettre entre des mains expertes et adultes. Les scènes sexuelles et leur nature licencieuse sont très présentes en cours de lecture ainsi que le langage cru.

Le début, très prenant, est le point fort du roman. Nous y découvrons Chloé, pauvre hère que sa condition vampirique n'aide en rien, aux prises avec son créateur, Gunnar, un être plus que millénaire. Pour fuir et s'en sortir, et parce qu'elle tombe sous le charme du français, elle transforme Claudio et François en vampires. Cette bouée de sauvetage deviendra vite un autre piège dans lequel elle se laissera couler, dominer, en venant même à aimer être assujettie. Ainsi commence une épopée entre Italie et France, riche en plaisirs charnels en tous genres, dans toutes sortes de circonstances, mais aussi avec des partenaires multiples masculins et/ou féminins.

Nous sommes pris entre deux eaux, ballotant incrédules, tantôt sous une plume prenante, tantôt indécise et complexe. Certains passages nous accrochent et nous donnent envie de poursuivre le chemin. Mais parfois, l'auteure part sur des voies qui nous laissent perplexes ! Non tant par le côté sexuel, mais aussi sur le déroulement de l'histoire elle-même. On se doute que pour comprendre la nature perverse de Claudio il faille chercher toutes les blessures de sa vie, mais là où le récit aurait pu être fluide, une lourdeur vient empâter le tout. C'est assez difficile à expliquer...

Pour les amateurs de livres vampiriques, il y une notion qui en fera crisser des canines plus d'un ! Chloé est la créatrice de Claudio et François, mais dès le début, elle sera dominée par les deux, allant jusqu'à se laisser fesser devant témoins. Hors, dans tout roman de ce genre, l'ascendant qu'à le créateur sur son infant est indéniable. Ce fait est donc très troublant.

Autre particularité de cette condition vampirique, encore une fois, tout comme dans le tome précédent, nous n'en saurons pas plus sur ces êtres sanguinaires. On pourrait croire que le grand âge de Gunnar lui confère des pouvoirs extraordinaires, mais non, rien. D'ailleurs, même notre trio de vampires n'a pas l'air d'avoir tant d'aptitudes que ça. Encore une fois, ne lisez pas ce roman si vous recherchez juste un livre sur nos amis aux dents longues. Vous ne serez pas comblés du tout.

Cet ouvrage est entièrement dédié à l'obéissance et à la domination. Ici, la soumission est axée sur le sexe, sur les punitions qui sont parfois dégradantes et les mises en situations choquantes. Cette histoire montre que certaines personnes finissent par aimer, voire être demandeuses de ce genre de contexte. Leur épanouissement passe par ce jeu, qui dans ce roman prend des proportions "salaces".

Nous tirons tout de même notre chapeau à l'auteure qui a osé traiter d'un tel sujet. Reste à savoir comment sera abordé le dernier tome et sur qui ou dans quelle époque nous amènera l'auteure.




Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire