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mardi 5 avril 2011

Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti de Judy Blundell


Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti
de Judy Blundell

Editions Gallimard Jeunesse

Sortie le 3 février 2011
Poche / 336 pages / 6,70 €


Présentation de l'éditeur :

Installée précipitamment en Floride avec sa mère et son beau-père, un ancien GI, la jeune Evie tombe amoureuse de l'énigmatique Peter. Sa vie bascule lorsqu'elle découvre qu'elle est entourée de mensonges... Toute en nuances, cette intrigue policière dans une ambiance euphorique propre à l'époque fait la part belle au difficile passage à l'âge adulte.


Avis de Chani

Nous sommes en 1947. Evie vit à Brooklyn avec sa mère et son beau-père Joe, ancien soldat reconverti dans la vente d’électroménager. Après un mystérieux coup de téléphone, Joe décide d’emmener sa famille passer quelques jours de vacances en Floride, à Palm Beach. 

Les voilà arrivés à l’hôtel Mirage, quasi désert car la période touristique n’est pas encore commencée. Dans la chaleur moite et étouffante de ce mois de septembre, Evie va voir sa vie complètement bouleversée.

Après un début assez lent qui installe merveilleusement bien le lecteur dans l’ambiance de cet hôtel fantôme sous une chaleur accablante, l’intrigue se met en place. Les personnages sont attachants et plus complexes qu’ils n’y paraissaient au départ, et de doutes en rebondissements on ne peut plus lâcher le livre. Le dénouement est assez ouvert, et chacun sera libre de se mettre à la place d’Evie et d’écrire la fin de son histoire telle qu’il le souhaite, et j’aime assez cette idée.

Dans cette ambiance d’après guerre où tout redevient possible et où le futur ne peut que promettre des jours meilleurs, « Ce que j’ai vu et pourquoi j’ai menti » c’est d’abord un livre sur le passage à l’âge adulte, avec son lot de désillusions et de douleur.

C’est aussi un roman qui aborde les sujets sensibles et tabous de cette Amérique victorieuse, porteuse de tant d’espoirs et ayant en même temps un côté obscur portant la marque du mensonge et du racisme. 

Judy Blundell propose un roman fort et envoutant, qui malgré l’impression de douceur et d’optimisme du départ vous laissera à la fin un petit arrière goût d’amertume.




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