Maudite de C. Sizel



Maudite
de C. Sizel

Éditions Plume Blanche

Sortie le 31 janvier 2022
Format broché / 325 pages / 18 €


Présentation de l'éditeur :

La cité de Lyalès vit au rythme de la magie. Elle alimente le quotidien de ses habitants pour les soins, la cuisine, les déplacements… Nihile, Elisa est insensible à la magie. Dans ce monde où ses perspectives d’avenir sont bien limitées, elle trouve le bonheur auprès de Nathanaël, un Maître décrypteur. Cependant, la mort brutale de ce dernier plonge la jeune femme dans une profonde détresse car la voilà désormais réceptacle d’un démon millénaire qui rêve de détruire la ville et tous ses habitants.

L'avis de Tsuki :


Découvert grâce à la masse critique “mauvais genre” de Babelio, je n’avais que peu de doute sur le fait d’apprécier ce texte. Les éditions Plume Blanche apportent un soin particulier à choisir et publier des romans de qualité ; celui-ci ne fait pas exception. L’objet-livre est très beau ; la mise en page, l'illustration de première de couverture et celle présente au début de chaque chapitre donnent déjà envie de se plonger dedans.

C’est un texte qui se lit très vite, tant nous avons envie de découvrir ce qui va se passer pour Elisa et la ville de Lyalès. La jeune femme de 20 ans est dépourvue de magie dans un monde où celle-ci est essentielle pour absolument tout : manger, se chauffer, s’habiller, paraître, travailler, se déplacer… C’est une situation difficile dont elle s'accommode facilement grâce à son travail chez Nathanaël, un décrypteur reconnu. Mais tout ceci est bouleversé quand son mentor meurt, elle se retrouve malgré elle mêlée à une histoire de malédiction et de possession démoniaque qui menace la sécurité et la survie de la ville. C’est alors qu’elle rencontre Adryan, un comte excentrique, spécialiste dans la magie démoniaque qui fera ce qu’il peut pour aider Elisa. À savoir si c’est par compassion ou par curiosité et calcul, les choses restent floues.

J’ai aimé découvrir cette histoire de malédiction, dans un monde où la magie est la norme, le contexte est différent, l’opposé de ce que l’on peut lire habituellement. À Lyalès, tout n’est que paraître, il ne faut montrer aucune faiblesse, aucun sentiment, aucun faux pli dans la tenue, aucune blessure. Au milieu de cet univers aseptisé et politisé à l’extrême, Elisa est vue comme une “extra-terrestre”, elle qui n’a pas de pouvoirs et surtout ne perçoit pas la magie, elle voit les personnes qui l’entourent comme elles sont, elle perçoit donc leurs faiblesses, mais ne s’y attarde pas. C’est intéressant de voir Adryan et Margaret, sa gouvernante, tentés de s’adapter à sa particularité. Souvent la gardienne du comte oublie, ou s’en moque complètement, mais son “maître” est là pour la rappeler à l’ordre et lui rappeler son rôle.

Tout n’est que complots et politique, j’ai parfois eu du mal à suivre, mais j’ai trouvé cela très intéressant. Je me suis également parfois perdue dans les familles, leur lien avec le Démon et ce qu’ils attendent des héritiers de la malédiction, il faut être concentré pour ne pas perdre le fil si l’on ne veut pas se retrouver noyé au milieu de tout cela.

En bref, un roman qui sort des sentiers du genre, le monde s’inverse, le côté politique est très présent, mais on se consacre surtout à Elisa, la malédiction et comment en sortir avec le moins de dégâts possible. Je vous recommande de découvrir ce texte qui est riche et recherché !


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