Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

jeudi 21 janvier 2021

L’incivilité des fantômes de River Solomon



L'incivilité des fantômes
de Rivers Solomon

Éditions J'ai lu

Sortie le 26 août 2020
Format poche / 480 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur :

La Terre est devenue si inhabitable que les humains ont dû la quitter à bord d'un vaisseau-monde en quête d'un nouveau foyer, qu'ils n'atteindront qu'au terme d'un voyage millénaire. Plusieurs générations se sont écoulées depuis le départ, et le passé est devenu mythologie, le futur, une fable. Parce qu'Aster est noire, elle est reléguée dans les cales du vaisseau et se voit confier, comme à ses congénères, les tâches les plus ingrates. L'hostilité et la violence des riches Blancs lui pèsent chaque jour un peu plus. Lorsque l'un d'eux se met à la persécuter, elle sait que son destin est scellé. Car elle ne baissera plus jamais les yeux.

Avis de Cassiopée :

Cela fait plus de 300 ans que les humains ont quitté une Terre en ruine et inhabitable, ils vivent désormais sur un vaisseau spatial en quête d’une nouvelle planète pouvant les accueillir.
Sur ce vaisseau la discrimination fait rage, et les castes sociales se mesurent en fonction du pont sur lequel vous vivez et de votre couleur de peau. Nous suivons Aster, jeune femme à la peau noire, vivant sur les bas-ponts. Héroïne incroyable de par son intelligence et sa différence, elle nous entraîne dans un monde régressif, qui fait froid dans le dos. 

L’histoire est passionnante et le lecteur est entraîné dans cet univers futuriste dramatique. Action, drame, politique, flashback, on ne s'ennuie pas une seconde au cours de la lecture. Mais la vraie force de ce récit est Aster. Aster est la voix principale de ce roman. C’est un personnage attachant, passionnant, brillant. Sa voix, sa façon de penser et d’aborder les choses de manière très littérale donnent un ton apaisant au récit. Un ton inébranlable, un ton qui défie le monde. C’est une héroïne comme on en voit rarement, mais assurément, elle restera dans les mémoires par son exceptionnalité. 

Le roman se lit tout seul, et l’auteur, à travers ses écrits, parle de racisme, de politique, d’autisme, de transgenre, d’écologie, de famille, d’amour... Jamais elle ne met des mots dessus et pourtant on ne peut pas les rater. C’est très bien écrit et très bien abordé. Et cela prend encore un sens plus profond quand on sait que l’auteur, River Solomon, se définit comme transgenre et non binaire. 

Ce livre bouleverse et transporte le lecteur dans un univers qui fait écho à notre passé et notre présent mais, espérons-le, pas à notre futur.





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire