La trilogie Fire after Dark Tome 1 : L'Étreinte de la nuit de Sadie Matthews

La trilogie Fire after Dark
Tome 1 : L'Étreinte de la nuit
de Sadie Matthews

Édition Milady Romance
Collection Romantica

Sortie le 19 avril 2013
Broché / 400 pages / 15,90€


Présentation de l'éditeur :


Diplômée en histoire de l'art, Elizabeth Villiers jongle entre son boulot de serveuse et les gardes d'enfants. Quand elle se rend compte que son compagnon la trompe, Beth est anéantie. Sa tante Celia, qui vit dans les beaux quartiers de Londres, lui propose alors de venir s'occuper de son chat pendant cinq semaines. La jeune femme tombe aussitôt sous le charme de son voisin d'en face, Dominic. Cet homme charismatique va l'entraîner là où l'amour et le sexe ne connaissent pas de bornes.

L'avis de Lila :

Depuis le succès de 50 shades of Grey, il ne se passe plus un mois sans qu’un éditeur sorte une nouvelle romance érotique évoquant de près ou de loin le sexe à la sauce SM. Et dire que toutes sont de bonnes romances érotiques, voire même de bons romans, est assez loin de la réalité.
D’emblée, L’Étreinte de la nuit dénote au milieu des nombreux autres titres sortis récemment. On pouvait s'attendre au pire, et c'est finalement une très bonne surprise. Pour commencer, l’auteur possède une vraie plume : elle sait manier les mots et décrire les émotions. On prend plaisir à suivre Beth dans sa découverte de Londres et de cette nouvelle vie qui s'offre à elle. Même s’il y aurait à redire dans certaines de ses décisions ou réactions (notamment la façon dont elle confie ses expériences sexuelles à son patron, rencontré 2 minutes avant) l’héroïne sonne finalement assez vrai.

Dominic est plus difficile à cerner. Sans être désagréable, il peine plus à attirer la sympathie. Il est très bien dans le rôle du héros, mais il manque d’un brin de charisme, et vers la fin il devient même un peu agaçant. Ce personnage n’a pas grand-chose d’original pour se démarquer de ses concurrents : sexy, ténébreux, bon amant, dominateur et riche. Rien de neuf donc, si ce n’est un détail : il ne semble pas cacher de terribles secrets ou de traumatismes insurmontables, l'auteur nous épargne les clichés habituels du genre, et ça, c’est plutôt appréciable (et reposant pour une fois).

La romance démarre tranquillement, contrairement à beaucoup de ses consœurs Sadie Matthews n’a pas peur de prendre son temps et ne cherche pas à caser des scènes de sexe à tout prix. Il faut d’ailleurs lire près de la moitié du roman avant que les personnages ne rentrent enfin dans le vif du sujet. Ici les choses vont plus loin que la petite fessée à la papa habituelle ; l’auteur connaît son sujet et nous plonge en même temps que Beth dans la découverte des pratiques sado-masochistes. Cependant, les limites sont parfois dépassées et certaines scènes sont alors… douloureuses (et pas comme elles le devraient). D'ailleurs, et alors que cette romance érotique fait la part belle au BDSM, paradoxalement on se demande si l’auteur voulait décrire ça comme une pratique sexuelle à part entière ou comme une déviance, tant les personnages semblent subir la situation plus que la contrôler et la désirer, malgré leurs beaux discours.

On retrouve aussi quelques clichés propres aux romances érotiques, comme l'amour au premier regard, l'incontournable « sexe dressé fièrement », l’héroïne qui pousse un petit cri en découvrant la verge imposante de monsieur, les orgasmes à tout va, les pleurs pour pas grand-chose et les disputes pour faire avancer l’histoire (qui se déroule sur une période vraiment courte).

Malgré ses défauts, l’ensemble se lit bien, l'auteur a une jolie plume et l'histoire ne manque pas de sensualité. Sans être une lecture indispensable, ce roman a le mérite de proposer une intrigue qui, sans être originale, tient la route. On ne peut pas en dire autant de tous les romans de ce genre sortis dernièrement. On passe un bon moment, on est curieux de connaître la suite, et c’est finalement ça l’important.

Avis de notre partenaire Evenusia sur Les Chroniques d'Evenusia.


15,11 EUR
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