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samedi 22 mai 2021

La prisonnière du temps de Kate Morton



La Prisonnière du temps
de Kate MORTON

Éditions Pocket

Sortie le 4 juin 2020
Format broché / 720 pages / 9,50 €


Présentation de l'éditeur :

" Mon vrai nom, personne ne s'en souvient. La vérité à propos de cet été-là, personne ne la connaît "

À l'été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s'installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l'histoire de l'art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d'Edward Radcliffe est brisée.

Plus d'un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l'ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d'une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d'une demeure au bord de l'eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L'inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l'entraînant sur les traces d'une passion d'un autre siècle, son enquête l'aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu'elle désire ?


L'avis de Nia :

C’est la première fois que je lis un Kate Morton, malgré sa notoriété. Après avoir mis je-ne-sais combien de ses titres dans ma Wish-List, j’ai décidé de sauter le pas avec La prisonnière du temps. Le pitch était très prometteur : un ancien drame survenu en 1862, dans un vieux manoir, une jeune femme et un diamant rare disparus dans de sombres circonstances, une muse, un peintre, et une jeune héroïne de notre époque qui va chercher à savoir ce qu’il s’est passé un siècle plus tôt. Il y a de quoi intriguer, et j’ai été happée par les premiers chapitres, cependant, j’en ressors un peu mitigée. Le roman est un pavé, comme je les aime, mais celui-ci a malheureusement beaucoup trop d’éléments et de détails qui, à mon sens, ne font que nous déstabiliser jusqu’à la lassitude (ce qui a été mon cas).

On suit, dans un premier temps, Elodie, jeune archiviste sur le point de se marier à un homme qui – sans spoiler – n’est clairement pas fait pour elle. On devine ce qui va se passer entre eux dès les premières pages, quand on se rend compte qu’elle s’intéresse autant à son propre mariage que moi au jeu de l’oie. Ce qui l’enthousiasme, elle, c’est une mystérieuse photo trouvée dans ses archives au sujet d’un peintre du XIXème siècle, Edward Radcliff, d’une muse dont personne n’a entendu parler, et d’une fiancée assassinée. Elodie va se lancer dans cette quête éperdue, tandis que nous, lecteurs, aurons droit à des chapitres sur divers personnages ; tellement de personnages qu’on s’y perd.

Par moments, j’ai dû m’interroger sur qui était qui, quand et pourquoi il devait jouer un rôle dans cet embrouillamini de destins entrecroisés. Pour ceux qui accrochent à ce style de narration, longue, minutieuse et détaillée, vous apprécierez, mais malheureusement quand je suis enfin arrivée à la révélation de fin, je ne me suis dit qu’une chose : “tout ça pour ça ?”. Dommage !

Je pense que je relirai du Kate Morton, un jour, par curiosité, mais La prisonnière du temps ne m’a vraiment pas convaincue.