Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 31 mai 2021

La Vie invisible d'Addie Larue de V.E. Schwab


 La Vie invisible d'Addie Larue
de V.E. Schwab

Éditions Lumen

Sortie le 3 juin 2021
Format broché / 696 pages / 17 €

 
Présentation de l'éditeur :

Une vie dont personne ne se souviendra... Une histoire que vous ne pourrez plus jamais oublier... Une nuit de 1714, dans un moment de désespoir, une jeune femme avide de liberté scelle un pacte avec le diable. Mais si elle obtient le droit de vivre éternellement, en échange, personne ne pourra jamais plus se rappeler ni son nom ni son visage. La voilà condamnée à traverser les âges comme un fantôme, incapable de raconter son histoire, aussitôt effacée de la mémoire de tous ceux qui croisent sa route. Ainsi commence une vie extraordinaire, faite de découvertes et d'aventures stupéfiantes, qui la mènent pendant plusieurs siècles de rencontres en rencontres, toujours éphémères, dans plusieurs pays d'Europe d'abord, puis dans le monde entier. Jusqu'au jour où elle pénètre dans une petite librairie à New York : et là, pour la première fois en trois cents ans, l'homme derrière le comptoir la reconnaît. 

L'avis de Tan :

Ce qui est étonnant, à relire la présentation après avoir dévoré le livre, c'est qu'elle résume les 200 premières pages... sur les 700 que compte l'ouvrage, et, en même temps, elle ne résume rien. Car ce qui fait la richesse et l'étrangeté de ce roman, ce n'est pas le résumé que l'on peut en faire, mais la façon dont on le vit intimement. L'histoire en elle-même est simple et très inspirée du mythe faustien : une jeune femme désespérée vend son âme à un démon et passe le reste de sa vie à tout faire pour reculer le moment où elle devra la lui céder. 200 pages, ça peut paraître beaucoup pour atteindre cette fameuse rencontre qui met véritablement l'histoire en route, mais elles sont aussi absolument nécessaires et se lisent même presque d'une traite.

V.E. Schwab a choisi de scinder la narration en deux et d'alterner sans arrêt entre passé et présent. Ce qui permet de découvrir comment Addie a appris progressivement à composer avec son nouveau mode de fonctionnement, et avec le recul, comment elle a réussi à se construire un semblant de vie dans les limites qui lui ont été données. Ce qui éprouve le plus le lecteur, ce n'est pas tant la vie précaire d'Addie, en particulier dans les premières années, c'est surtout l'absence totale de traces qu'elle laisse dans les esprits des gens qu'elle côtoie parfois pendant des mois. Pourtant, malgré cette solitude profonde dans un monde sur lequel elle n'a presque pas prise, elle continue de trouver des raisons de vivre, là où beaucoup d'entre nous auraient laissé tomber depuis longtemps. Ainsi, elle compense avec une soif intense de connaissances, une curiosité permanente et des histoires d'amour à sens unique qu'elle recommence en boucle jusqu'à atteindre la lassitude. Ses uniques compagnons au long cours sont la solitude et le démon, seul être à se souvenir d'elle et qui aime à le lui rappeler dès que possible. Presque tous les ans, à la même date anniversaire, comme un compte à rebours sans fin, leur ballet recommence, chacun essayant de mener la danse entre séduction, coups de colère et joutes verbales savoureuses.

Plus l'histoire avance et plus elle prend aux tripes et étreint le cœur. C'est à ça qu'ont servi toutes ces pages et tous ces va-et-vient dans le temps. À établir un rythme et à donner une tonalité, à apprendre à vraiment connaître le personnage d'Addie, à apprécier cette intelligence et cette force qui nourrissent ses pulsions de vie, à comprendre les rouages de la malédiction contre laquelle elle ne cesse de se battre en en débusquant la moindre faille. Mais il faut aussi toutes ces pages pour que la malédiction impose son poids sur le lecteur et le pénètre au plus profond de lui-même. Alors, quand la rencontre avec cet homme qui la reconnaît se produit, héroïne et lecteurs ont la tête qui tourne et retiennent leur souffle.

Ce qui tient ensuite le lecteur captif, c'est à la fois l'espoir né de cette histoire d'amour à la réciprocité salvatrice, mais aussi l'incertitude du sort réservé à Addie. Car cela a bien été établi à de multiples reprises : le démon sait être cruel et il saura toujours imaginer les pires manigances pour obtenir son âme. Le lecteur ne cessera alors, durant 500 pages, d'osciller entre l'espoir et l'inéluctabilité. Bien sûr, en étant attentif, il est possible de deviner une partie de la fin, d'anticiper la profondeur de l’œuvre que l'on tient entre les mains, mais est-ce la fin qui compte vraiment ? Ou est-ce le chemin que l'on a parcouru pour y arriver ? N'est-il pas plus important d'être surpris au détour d'une page par la poésie du moment, d'être émerveillé et de vivre des instants suspendus dans le temps ? Et que dire des questions profondément philosophiques et existentielles soulevées au fil des pages qui invitent à s'interroger sur le sens de la vie, sur ce qui compte vraiment, sur la mort (la sienne et celle des autres), l'identité, l'existence, le temps qui passe et ce que l'on en fait ?

Le livre ne séduira pas tous les lecteurs, car il demande d'adhérer à son ton lancinant et mélancolique, à sa lenteur et à la répétition des anniversaires, année après année, avec toujours la même demande à la clé : Cède-moi. Il demande d'apprendre à aimer des personnages qui ne se livrent pas en quelques lignes, mais en plusieurs dizaines de pages. Mais encore une fois, tout cela est nécessaire pour que chaque moment d'émerveillement saisisse, que chaque battement du cœur amoureux emballe et que l'espoir palpite. Si le livre vous parle, s'il vient vibrer sur les bonnes cordes en vous, alors il pourrait bien vous arracher quelques larmes à la fin. Ce fut dur de le refermer et de laisser repartir Addie, mais, paradoxalement, ce n'est pas une histoire qui appelle à être relue. La Vie invisible d'Addie Larue est une expérience de lecture unique, qui ne pourra pas être vécue une seconde fois aussi fortement, aussi vivement. Comme beaucoup de choses dans une vie.

Un mot rapide sur l'objet-livre tout de même, car il faut souligner le soin particulier apporté à l'édition française. Hormis la première de couverture qui présente un portrait de l'héroïne en noir et blanc, le livre est entièrement blanc. Rien sur le dos, rien sur la quatrième. Pas un mot n'y apparaît. Ce qui donne tout son relief à l'ouvrage est la jaquette en papier calque entièrement sombre, sauf là où elle vient se superposer au portrait. Le blanc rend alors visible le visage d'Addie par transparence et lui donne une aura fantomatique très à propos.

Mais j'aime l'idée d'être une idée ! dit-elle. Tu ne trouves pas que c'est quelque chose d'incroyable ? (p. 417)


mardi 25 mai 2021

Falaise fatale de Robert Thorogood



Falaise fatale
de Robert Thorogood

Éditions J'ai lu

Sortie le 5 mai 2021
Format poche / 316 pages / 14,90 €


Présentation de l'éditeur :

Célèbre pour sa beauté et sa vie délurée, le top-modèle Polly Carter s’est donné la mort en sautant d’une falaise, près de sa villa sur l’île de Sainte-Marie. Ses proches disent qu’elle n’aurait jamais pu se suicider.

En charge de l’affaire, l’inspecteur-chef Richard Poole en vient lui aussi à mettre en doute l’hypothèse d’un suicide.

Outre son combat contre la chaleur caribéenne, il doit faire face à de nombreux obstacles : des alibis en pagaille, autant de mobiles que de suspects, et, par-dessus tout, un événement majeur qui pourrait nuire à son enquête : sa mère vient lui rendre visite.

Voilà qui permettrait au meurtrier de filer à l’anglaise. Mais le so british inspecteur ne saurait admettre un tel affront à la Couronne !


Avis de Lauryn :

Dans ce second roman de Robert Thorogood, nous retrouvons le personnage de l’inspecteur Richard Poole, Anglais pur beurre perdu aux Caraïbes. Il n’aime toujours pas la chaleur, le soleil (mais persiste à conserver son costume sombre), les plats épicés, les alcools forts, les bestioles de l’île (et même la plupart de ses habitants), faire la fête… bref, rien de ce qu’il peut rencontrer à Sainte-Marie.

Heureusement pour lui, il aime son métier et le fait bien. Trop bien, même, du point de vue des différents suspects qui défilent sous ses yeux. Ici, l’affaire paraît complexe : Polly Carter, mannequin éloignée des podiums à cause d’une addiction à la drogue, est assassinée. Jusque-là, rien d’extraordinaire. Sauf qu’elle se trouvait au bord d’une falaise avec sa soeur jumelle paraplégique, qu’elle a crié à cette dernière son intention de se suicider avant de, semble-t-il, sauter dans le vide, alors que personne ne lui connaissait d’intentions suicidaires. Et, finalement, l’inspecteur Poole découvre qu’elle a été poussée. Comme toujours avec Robert Thorogood, chaque personne présente a un mobile de meurtre et leur histoire personnelle, en lien étroit avec la victime, donne des sueurs froides à l’inspecteur. Trafic de drogue, détournement de fonds, passé familial douloureux, adultère… il y a franchement de quoi le faire tourner en bourrique ! Sans compter une surprise de poids : sa mère est en visite sur l’île et lui annonce son divorce prochain.

L’enquête est bien menée, les différents éléments sont révélés de façon logique, sans temps mort ni perte de temps inutiles en digressions. Les soupçons du lecteur vont de l’un à l’autre des personnages, chacun étant un candidat tout à fait correct, et le final apporte son lot de surprises.

Les policiers sont toujours aussi sympathiques et les autres personnages bien étudiés et intéressants à suivre. Ils donnent aussi une profondeur à l’histoire, surtout la sœur jumelle de la victime.

Un bon roman policier, facile à lire et qui file vite, croyez-moi ! Je me suis juste posée une question. Je savais dès le début qui était l’assassin, car j’étais persuadée d’avoir vu l’épisode de Meurtres au Paradis correspondant. Or, en fouillant dans la liste des épisodes de la série, je n’ai pas réussi à remettre la main dessus… Bizarre !

lundi 24 mai 2021

Les sorties du mois de Juin 2021

   


On change un peu les règles avec cette nouvelle année : il n'y aura plus d'articles pour chaque éditeurs mais un seul article global qui reprend toutes les sorties de nos partenaires et celles qui nous font de l'œil. Vous êtes prêts ? Parce que vous risquez d'avoir un choc, vu la quantité !

2 - Out of Control de Victoria Arabadzic
2 - I Hate You More de Elizabeth O'Roark

9 - Never Leave Me Again, Tome 2 de Estelle C. Miccoli
9 - Be My Lover, Not My Boss de Alana Scott
9 - Notre petit jeu dangereux de Emily Blaine


1 - Sur ordre du Highlander de Johanna Lindsey  
1 - Noces Vikings de Aurore Dumas 
1 - Des noces à l'écossaise de Laura Black
1 - Un baron à son brasTome 4, Ashurst Hall de Kasey Michaels (réédition)


1 - Son rival pour amant de Michelle Smart, Un patron insupportable de Christine Rimmer, Un accusé trop séduisant de Rita Herron
1 - Deux nuits avec lui de Maisey Yates, Un impitoyable homme d'affaires de Janette Kenny
1 - Le secret du prince de Natalie Anderson, Séduite par un cow-boy de Janice Maynard


1 - Un envoûtant rendez-vous de Nora Roberts (réédition)
1 - Amours Irlandaises de Nora Roberts (réédition)
1 - Destins rebelles de Nora Roberts (réédition)


1 - L'amoureuse des Caraïbes de Rosanna Battigelli
1 - Rêves de mariage de Rebecca Winters 
1 - Un bébé entre amis de Kathy Douglass




2 - Le Secret de Briar's Hall, Une enquête de Loveday et Ryder, Tome 4 de Faith Martin
2 - L'Ordre, Gabriel Allon, Tome 20 de Daniel Silva
2 - L'autre femme de Mary Kubica
2 - L'impossible alliance, Une mission de Gabriel Allon, Tome 19 de Daniel Silva
2 - La deuxième mort de Marilyn de Lisa Jackson (réédition)
2 - Noire était la nuit, Une enquête des inspecteurs Ruben Montoya et Rick Bentz, Tome 3 de Lisa Jackson (réédition)
2 - Dans l'ombre du bayou, Une nouvelle enquête des inspecteurs Ruben Montoya et Rick Bentz, Tome 4 de Lisa Jackson (réédition)


2 - Ennemis (et plus si affinités) de Mia Sosa (réédition)
2 - Break the Rules de Victoria Arabadzic (réédition)
2 - Amour Amour de Krista Ritchie, Becca Ritchie (réédition)
2 - Ça a commencé comme ça de Angéla Morelli (réédition)




2 - La fille du pirateTourmentes, Tome 4 de Darlene Marshall 
2 - Le dernier amour du duc, Les Wilde, Tome 5 de Eloisa James
2 - Le retour du guerrier, Les MacAllister, Tome 6 de Kinley MacGregor
2 - Le murmure du vent de Jo Goodman


2 - Puritaine et catin, Les trois princes, Tome 1 de Elizabeth Hoyt (réédition)


2 - Il était une fois une princesse de Johanna Lindsey


9 - Les illusionnistes de Nora Roberts


9 - Evvie Drake repart de zéro de Linda Holmes

À ne pas manquer

2 - Cantique pour les étoiles de Simon Jimenez
2 - La part des anges de Bruno Combes (réédition)
2 - J'irai danser (si je veux) de Marie-Renée Lavoie (réédition)
2 - Dublin Street, Tome 1 de Samantha Young (réédition)
2 - Tessa ne fait rien comme les autres de Jill Mansell (réédition)
2 - Un été de folieDestiny Tome 1 de Toni Blake (réédition)



4 - Indésirable, Outcast season, Tome 1 de Rachel Caine
4 - Les souhaits d'une Furie, Bureau Fédéral de la Magie, Tome 2 de Annabel Chase 
4 - Un pion dans l'ombreDark Chess, Tome 1 de Lili Wild
4 - SecretsSurf on Love, Tome 2 de Lucie Mimi
25 - Stay away from me, Opposite, Tome 3 de Vickie Combers
25 - La marque du poison, Forthill, Tome 2 de Vanessa Altmeyer


2 - Batignolles Rhapsody de Maxime Gillio
30 - Eaux ancestrales de Steve Alten


Collection Infinity
9 - Magie noire et DaiquiriTori Dawson, Tome 2 de Annette Marie (numérique)
9 - Cœurs ennemisAffaire de cœur, Tome 4 de L.H. Cosway (numérique)
9 - Ne jamais sortir avec un sportifLes règles du jeu, Tome 1 de Natasha Madison (numérique)
14 - Opération récupération de Whitney G (papier)
14 - Tous les chemins mènent à Rome, Les enquêtes de Lexi Carmichael, Tome 3 de Julie Moffett (papier)
14 - Mariage (dés)agréable, Le club des tricoteuses anonymes, Tome 7 de Penny Reid (papier)
14 - Éternité, Sombres destinées, Tome 3 de Susan Illene (papier)
23 - Toujours se méfier du vampire qui dort, Alicia Smith, Tome 1 de Julie Saurel (numérique)
23 - Princesse élue, Académie Arbon, Tome 1 de Jaymin Eve, Tate James (numérique)
23 - Famine, Les quatre cavaliers, Tome 3 de Laura Thalassa (numérique)
23 - Âme de sorcière, Loren Ascott, Tome 3 de Florence Cochet (numérique)
28 - La vengeance du renardKit Davenport, Tome 1 de Tate James (papier)


MxM Bookmark
9 - Petits travaux et colocationUn foyer à construire, Tome 2 de Anyta Sunday (numérique)
9 - Se fondre dans la nuitLes Dragori, Tome 2 de Ben Alderson (numérique)
9 - De rage et de passion, Les chroniques de l'ombre, Tome 2 de F.V. Estyer (numérique)
14 - ÉtincellesDes Liens Indestructibles, Tome 3 de Jocelynn Drake (papier)
14 - À pas de loup, Going Wild, Tome 4 de Candice Ulrik (papier)
23 - Une loi Implicite, Les frères Steele, Tome 1 de Eden Finley (numérique)
23 - Comment courir avec les loups, Mad Creek, Tome 5 de Eli Easton et Mylène Régnier (numérique)
23 - Un meurtre du passé, Les enquêtes extra-lucide de Rain Christiansen, Tome 2
de S.E. Harmon (numérique)
23 - Comment rester en vie malgré les erreurs de son passé, Jackson et Leland, Tome 2 de Alice Winters et Clea Lenoir (numérique)
28 - Le Seigneur caché de Lisa Henry (papier)
28 - Souviens-toi de moiInoubliable, Tome 2 de Brooke Blaine (papier)

Reines-Beaux
16 - Moineau, Peseur d'âmes de Alex Wyck (numérique)
16 - Des bruits de pas dans le noir, Anthologie Mystère, Partie 2 de collectif (numérique)
21 - LiamLes hommes de Cardiff, Tome 3 de Violette Banks (papier)
21 - Son meilleur ennemiLa saison des amours, Tome 2 de Piper Vaughn, Avon Gale (papier)

Teen spirit
7 - Troisième année, Fallen Academy, Tome 3 de Leia Stone  (papier)
7 - Un parfum de printemps4 saisons, Tome 4 de Jay Bell (papier)
2 - La Prophétie de Glendower, Le cycle du corbeau, Tome 1 de Maggie Stiefvater  (numérique)
2 - Dans les bois, Les enquêtes de Charlie Schiffer, Tome 1 de Laura Lascarso (numérique)

Pemberley
2 - La parabole de la graine de moutarde de Lisa Henry (numérique)



18 - De l'autre côté des mots de Collectif, Ursula K. LE GUIN

Helios
18 -  Les Voltigeurs de Gy de Ursula K. Le Guin


3 - Mes coups seront mes mots de Yusef Salaam, Ibi Zoboi
3 - Ces liens qui nous séparent de Ann Brashares (réédition)
24 - Je serai vivante de Nastasia Rugani
17 - L’Amour en trois questions de Jennifer E. Smith



16 - Finn, Griffes, Tome 2 de Carrie Ann Ryan
16 - L'Amant repentiLa Confrérie de la dague noire, Tome 18 de J.R. Ward
16 - Deuil, Hybrides, Tome 14 de Laurann Dohner


Fantasy
2 - Les Ténèbres hurlantes, Le Dévoreur de soleil, Tome 2 de Christopher Ruocchio
2 - Le Chant noir, Raven Blade, Tome 2 de Anthony Ryan
2 - Le Linceul de l'éternité, Les Chroniques de Nicci, Tome 2 de Terry Goodkind (réédition)
2 - L'Appel du loup, Raven Blade, Tome 1 de Anthony Ryan (réédition) 
2 - Le Serment des GardiensLes Rois déchus, Tome 1 de Gail Z. Martin (réédition)

Historique
2 - Le Sang des rois, Les Enfants du Graal, Tome 2 de Peter Berling 
2 - La Conquête de l'Aigle, Les Aigles de l'Empire, Tome 2 de Simon Scarrow (réédition)

Thriller
2 - Le Règne glaciaire, Le Long Hiver, Tome 1 de A.G. Riddle
2 - L'Anomalie de Michael Rutger (réédition)

20 ans, 10 romans, 10 € : Sélection 2021 100% française
2 - Le Paris des merveilles - L'intégrale de Pierre Pevel (réédition)
2 - Wonderful de Calvo (réédition)
2 - Les chroniques des Feals - L'intégrale de Mathieu Gaborit (réédition)
2 - Hordes - L'intégrale de Laurent Genefort (réédition)
2 - Wul - romans et nouvelles de Stefan Wul (réédition)
2 - À vos souhaits de Fabrice Colin (réédition)
2 - Le roi squelette - L'intégrale de Serge Brussolo (réédition)
2 - Leïlan - L'intégrale de Magali Ségura (réédition)
2 - Orages mécaniques de Pierre Pelot (réédition)
2 - Ayesha - L'intégrale de Ange (réédition)


2 - L'Empire libéré, Les Faucons de Raverra, Tome 3 de Melissa Caruso (réédition)


2 - Saving Cara de Eireann Corrigan


Historique
2 - La Fille du Reich de Louise Fein

Suspense
2 - La Femme à l'étage de Rachel Hawkins
2 - Les Soeurs du mal de Alice Clark-Platts

Romans
2 - Nous sommes les étoiles de Rowan Coleman

Collector
2 - Comme une comédie romantique de Rachel Winters (réédition)
2 - Les Fabuleuses tribulations d'Arthur Pepper de Phaedra Patrick (réédition)
2 - Le Putain d'énorme livre du bonheur qui va tout déchirer de Anneliese Mackintosh (réédition)
2 - Ce qui reste à Vegas de Laura Ziepe (réédition)


9 - Even de Zidrou, Alexeï


3 - La Vie invisible d'Addie Larue de Victoria Schwab
3 - A Silent Voice de Yoshitoki Oima & Yoko Kurahashi 


2 - Les Filles de la chance de Charlotte Davis
2 - Meurtre et séduction, Les Enquêtes de Lady Rose, Tome 1 de M. C. Beaton
2 - Soupçons et préjugés, Les Enquêtes de Lady Rose, Tome 2 de M. C. Beaton
2 - Meurtres au paradis de Anne Glenconner
30 - Petits crimes entre voisins, Hamish Macbeth, Tome 9 de M. C. Beaton 
30 - Bourreau des coeursHamish Macbeth, Tome 10 de M. C. Beaton
30 - Dernière soirée entre filles de Catherine O'Connell



3 - Un signe d'elle de Stéphane Galas 
3 - Blind date de Joy Fielding (réédition)
3 - Pense à ceux que tu aimes de Heather Chavez (réédition)
10 - Ready player two de Ernest Cline
10 - La créature, Darkdeep, Tome 2 de Ally Condie, Brendan Reichs (réédition)
10 - La toute première fois de Cameron Lund (réédition)
10 - Les coups de coeur de Keiko Carter, Tome 1 de Florence Debbi Michiko (réédition)
10 - Les coups de coeur de Jenna Sakai, Tome 2 de Florence Debbi Michiko 


3 - Les JusticièresTome 1 de Gretchen McNeil
3 - La disparueFear street Tome 1 de R.L. Stine
3 - La forêt des ténèbresFear street Tome 2 de R.L. Stine
3 - Les deux châteauxN.E.O. - Tome 2 de Michel Bussi
10 - Et pourtant le bonheur est là de Enrico Galiano
10 - #Find the girl, Tome 1 de Lucy Connell
10 - Instant Karma de Marissa Meyer
10 - Apollon et Artémis, L'enfance des dieux, Tome 3 de Évelyne Brisou-Pellen
10 - Hermès, L'enfance des dieux, Tome 4 de Évelyne Brisou-Pellen
10 - Dent de SabreL'œil du dragon, Tome 3 de Mark Robson (réédition)
17 - Somebody Like You, Tome 1 de Estelle Maskame
17 - NILTome 1 de Lynne Matson (réédition)
17 - Les secrets de NilNILTome 2 de Lynne Matson (réédition)
17 - La colère de Nil, NIL, Tome 3 de Lynne Matson (réédition)


10 - Sauver Mina de Catherine Cuenca
17 - Tu ne me briseras pas de Camille Versi


Je réinventerai la pluie de Lily Haime



Je réinventerai la pluie
de Lily Haime

Éditions Bookmark

Sortie le 24 mai 2021
Format broché / 552 pages / 25 €


Présentation de l'éditeur :

« Si ton cœur est ailleurs, le verre se brisera. » 
Pour Iris, être souffleur de verre a toujours été aussi facile que respirer. Formé par les plus grands, il pousse cet artisanat jusqu'à l'excellence. Mais malgré son succès, il n'aspire qu'à rentrer à Monterey pour reprendre l'atelier de sa grand-mère. Loin des expositions, des interviews et de cette question : qu'est-ce qui l'inspire ? Il n'y répond d'ailleurs jamais. Il garde ce secret au fond de sa poche depuis qu'il a quitté la Californie à la fin du lycée. Aujourd'hui, il est temps de rentrer près de cette famille italienne qu'il chérit tant et de Maddox, son meilleur ami, un thanatopracteur féru de grandes littératures. C'est le moment de tourner la page, de jeter cette vieille chanson mal enregistrée sur un MP3. Iris a eu du temps pour se faire une raison. Il ne le reverra jamais, à Monterey encore moins que n'importe où dans le monde. 
Il y a bien longtemps que Monsieur Scott est parti, ce professeur de musique avec qui il passait de longues soirées. Il s'asseyait dans le coin d'une salle de classe, il l'écoutait jouer, il griffonnait sur ses cahiers des idées de sculptures. Les interdits s'effleurent sans jamais se briser. Mais que reste-t-il de ces sentiments défendus, lorsqu'on se retrouve huit ans plus tard ? Lorsque la personne qui vous a le plus blessé est soudain devant vous ? Lorsqu'on espère de nouveau réinventer cette pluie, comme la toute première fois ? 
D'un atelier de souffleur aux partitions que l'on écrit la rage au cœur, de Monsieur Scott à Liv, d'un désir illicite aux prémices de l'histoire d'une vie, Iris devra trouver la force de se battre pour une passion qui l'a détruit. Et emmener jusqu'aux portes de son passé le seul homme qu'il ait toujours aimé. 

« Il est chacun de mes cris, emprisonnés dans le verre. » 

#SouffleurDeVerre #Pianiste #SecondeChance #Famille #MM


L'avis de Tsuki :

Quand on commence un roman de Lily Haime, il est une chose qui est certaine : le lecteur n'en ressortira pas indemne... Eh bien ce titre ne fait pas exception. Connaissez-vous cette sensation d'être si plongé cœur et âme dans une lecture que chaque rebondissement, chaque événement, chaque moment de joie, de peine et de douleur se fracasse contre votre cœur mis à nu ? Voilà l'effet que me font les romans de l'auteure, sa plume est telle que vous prenez chaque mot en pleine poitrine, chaque émotion fait écho en vous. Et lorsque vous atteignez la dernière page, la dernière ligne, le dernier mot, le retour à la réalité se révèle fastidieux, tant vous refusez de quitter cet univers, ces personnages, cette justesse des mots et des sentiments. Si vous doutez encore qu'une lecture peut vous retourner la tête et le cœur, c'est que vous n'avez jamais lu un roman de Lily Haime. Ça ressemble à une déclaration, non ? J'assume. Enfin je crois, peut-être ne verra-t-elle jamais ces mots et je pourrais d'autant plus l'assumer...

Plongeons dans un univers artistique, et comme chacun le sait, un artiste ne se construit pas dans le monde des Bisounours. Un artiste se doit de vivre, de ressentir, d'aimer, dans la passion et la douleur pour pouvoir exprimer toute la puissance des émotions à travers son art. Ici, nous parlons de sculptures de verre et de musique, mais cela doit être la même chose pour l'écriture, la peinture, la danse, le théâtre... Mais revenons-en au sujet. Iris est un jeune souffleur réputé qui crée et expose de magnifiques œuvres à New York, il décide de revenir dans sa ville de naissance pour tourner la page sur son amour de jeunesse, Liv, musicien, et enfin avancer. Bien entendu les choses ne vont pas se dérouler comme prévu et il se prend son passé en pleine face quand, à peine revenu, il retrouve ledit amour en sortant d'un bar. Dit ainsi l'histoire apparaît comme classique, et le schéma l'est dans le fond, ce qui pourra surprendre le lecteur sera le choix du métier du héros, sa façon de voir les choses, et surtout la plume de Lily Haime et ce qu'elle transmet à travers ses mots. Il existe une telle tension entre les personnages, leur histoire, leur caractère, leurs peurs, doutes... Tout cela se mêle et crée un monde où la puissance du désir, la passion et la poésie des instants transcendent tout. La justesse des paroles choisies, dans le dialogue ou pour les chansons de Liv, m'a véritablement touchée en plein cœur.

Si l'on veut tout savoir de l'histoire entre Iris et Liv, les personnages secondaires sont tout aussi importants. Voyez ce roman comme une partition de musique (attention analogie de folie), chaque personnage est une note de musique, qui apporte un caractère doux, drôle, romantique, triste à l'histoire. Chaque note doit être en harmonie avec les autres, sinon la mélodie ne sera pas belle et il existe bien un personnage qui met en péril cette partition, une note dissonante, qui n'accroche pas, qui sonne faux. Chaque apparition, parole et émotion renvoyée par les personnages, principaux et secondaires, est une nouvelle portée à cette partition qu'est cette merveilleuse histoire.

En bref, à l'instar d'un morceau de musique, le lecteur passe par toutes sortes d'émotions égales à sa sensibilité propre. La force de l'auteure réside dans ses personnages qui toucheront ou non le lecteur, libre à chacun de se retrouver en l'un d'eux, de s'y attacher ou de le détester. Mais une chose est certaine, celui qui aura ce livre entre les mains ressentira forcément quelque chose de bon ou de mauvais, il est tout simplement impossible de rester de marbre. Coup de cœur ou agacement envers l'histoire et les personnages, personnellement j'ai fait mon choix.

samedi 22 mai 2021

La prisonnière du temps de Kate Morton



La Prisonnière du temps
de Kate MORTON

Éditions Pocket

Sortie le 4 juin 2020
Format broché / 720 pages / 9,50 €


Présentation de l'éditeur :

" Mon vrai nom, personne ne s'en souvient. La vérité à propos de cet été-là, personne ne la connaît "

À l'été 1862, un groupe de jeunes peintres proches des Préraphaélites, menés par le talentueux Edward Radcliffe, s'installe au Birchwood Manor, sur les rives de la Tamise. Là, inspiré par sa muse, la sulfureuse Lily avec qui il vit une passion ravageuse, Edward peint des toiles qui marqueront l'histoire de l'art. Mais à la fin de sa retraite, une femme a été tuée, une autre a disparu, un inestimable diamant a été dérobé, et la vie d'Edward Radcliffe est brisée.

Plus d'un siècle plus tard, Elodie Winslow, jeune archiviste à Londres fiancée à un golden-boy qui l'ennuie, découvre dans une vieille sacoche deux objets sans lien apparent : le portrait sépia d'une femme à la beauté saisissante en tenue victorienne, et un cahier de croquis contenant le dessin d'une demeure au bord de l'eau. Pourquoi le Birchwood Manor semble-t-il si familier à Elodie ? L'inconnue de la photo pourra-t-elle enfin livrer tous ses secrets ? Et si, en l'entraînant sur les traces d'une passion d'un autre siècle, son enquête l'aidait à percer le mystère de ses propres origines et à enfin mener la vie qu'elle désire ?


L'avis de Nia :

C’est la première fois que je lis un Kate Morton, malgré sa notoriété. Après avoir mis je-ne-sais combien de ses titres dans ma Wish-List, j’ai décidé de sauter le pas avec La prisonnière du temps. Le pitch était très prometteur : un ancien drame survenu en 1862, dans un vieux manoir, une jeune femme et un diamant rare disparus dans de sombres circonstances, une muse, un peintre, et une jeune héroïne de notre époque qui va chercher à savoir ce qu’il s’est passé un siècle plus tôt. Il y a de quoi intriguer, et j’ai été happée par les premiers chapitres, cependant, j’en ressors un peu mitigée. Le roman est un pavé, comme je les aime, mais celui-ci a malheureusement beaucoup trop d’éléments et de détails qui, à mon sens, ne font que nous déstabiliser jusqu’à la lassitude (ce qui a été mon cas).

On suit, dans un premier temps, Elodie, jeune archiviste sur le point de se marier à un homme qui – sans spoiler – n’est clairement pas fait pour elle. On devine ce qui va se passer entre eux dès les premières pages, quand on se rend compte qu’elle s’intéresse autant à son propre mariage que moi au jeu de l’oie. Ce qui l’enthousiasme, elle, c’est une mystérieuse photo trouvée dans ses archives au sujet d’un peintre du XIXème siècle, Edward Radcliff, d’une muse dont personne n’a entendu parler, et d’une fiancée assassinée. Elodie va se lancer dans cette quête éperdue, tandis que nous, lecteurs, aurons droit à des chapitres sur divers personnages ; tellement de personnages qu’on s’y perd.

Par moments, j’ai dû m’interroger sur qui était qui, quand et pourquoi il devait jouer un rôle dans cet embrouillamini de destins entrecroisés. Pour ceux qui accrochent à ce style de narration, longue, minutieuse et détaillée, vous apprécierez, mais malheureusement quand je suis enfin arrivée à la révélation de fin, je ne me suis dit qu’une chose : “tout ça pour ça ?”. Dommage !

Je pense que je relirai du Kate Morton, un jour, par curiosité, mais La prisonnière du temps ne m’a vraiment pas convaincue.

vendredi 21 mai 2021

Les sept Sœurs, Tome 4 : La Sœur à la perle de Lucinda Riley



Les sept Sœurs
Tome 4 : 
La Sœur à la perle
de Lucinda Riley

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 1er juillet 2020
Format poche / 768 pages / 
9,20 €


Présentation de l'éditeur :

À la mort de leur père, énigmatique milliardaire qui les a ramenées des quatre coins du monde et adoptées lorsqu’elles étaient bébés, Célaéno d’Aplièse et ses sœurs reçoivent chacune pour héritage un indice qui leur permettra de percer le mystère de leurs origines. Le sien conduira CeCe jusque dans la chaleur et la poussière rouge de l’Australie. Elle y croisera le destin de Kitty McBride qui, cent ans plus tôt, a abandonné sa vie bien rangée à Édimbourg pour chercher en terre inconnue le grain d’aventure dont elle avait toujours rêvé… ainsi qu’un amour qu’elle n’avait jamais imaginé. Pour CeCe, ce vaste et sauvage continent pourrait lui offrir ce qu’elle a toujours cru impossible : un sentiment d’appartenance et un foyer...

La Sœur à la perle est le quatrième tome de la série événement Les Sept Sœurs qui a conquis 20 millions de lecteurs dans le monde. À travers ses romans au souffle unique, peuplés de personnages inoubliables, liés par les drames et l’amour, Lucinda Riley a affirmé son immense talent, créant un genre littéraire à part entière.


L'avis de Nia : 

Quatrième tome de la grande saga de Lucinda Riley, nommée Les sept sœurs, on suit cette fois la très intrigante CeCe, qui a toujours démontré une certaine fragilité sous une façade de rigidité. Après que Star, dans le tome précédent, ait pris son envol en suivant la piste de ses origines, CeCe s’est sentie délaissée. C’est donc le cœur brisé par ce qu’elle considère comme un abandon qu’on va la suivre dans sa quête d’identité. Jusque-là, mon tome préféré a été le 3, bien que tous apportent un petit quelque chose à notre lecture qui la rend addictive. Je dirais que c’est la magie de Lucinda Riley. 

CeCe ne détrône pas l’histoire de Star, à mes yeux, mais le point de vue de Cece est intéressant car différent de ses autres sœurs. On comprend enfin pourquoi elle se cachait derrière Star, pourquoi elle s’est toujours montrée si indécise… On perçoit ses doutes, ses blessures… Il me semble que c’est la sœur la plus fragile – du moins comparée aux 4 premières – et pourtant, on va la voir gagner en maturité et en assurance au fil des pages grâce, notamment, à la découverte de son histoire de famille. 

Cette dernière va nous entraîner dans un passé où les aborigènes se battaient pour avoir une place auprès des “blancs”, lorsque le commerce de perles prenait de l’essor dans un monde après-guerre. Et au sein de ce milieu patriarche, on découvre la force de Kitty McBride, qui va, quant à elle, montrer ce qu’une femme est capable de faire, et redonner confiance à CeCe, même à travers le temps passé. 

J’ai encore une fois été conquise par la plume de Lucinda Riley, et je continuerai à recommander Les Sept sœurs tout en dévorant les tomes suivants.

jeudi 20 mai 2021

365 Jours, Tome 1 de Blanka Lipińska


 365 Jours, 
Tome 1 
de Blanka Lipińska

Éditions Hugo & Cie

Sortie le 6 mais 2021
Format broché / 360 pages / 17 €

 
Présentation de l'éditeur :

Don Massimo Torricelli est le chef d'une des plus puissantes familles mafieuses de Sicile.
Il y a plusieurs années, alors qu'on lui a tiré dessus, il se bat pour survivre, il a des visions d'une jeune femme. À peine sorti du coma, il fait réaliser des peintures du visage de cette femme qui l'obsède et qu'il n'a de cesse de trouver.
Laura Biel passe des vacances en Sicile avec son copain, Martin et des amis à l'occasion de son anniversaire. Depuis qu'elle est arrivée sur l'île, Laura a le sentiment étrange d'être observée, elle met cette sensation sur le compte de la fatigue et décide de profiter de ses vacances.
Malheureusement les relations entre Laura et Martin sont délétères. À tel point que Laura ne supportant plus l'attitude de Martin, quitte l'hôtel furieuse. Alors qu'elle déambule dans les rues du petit village sicilien, elle croise le chemin de Massimo.
Elle se réveille dans un lit inconnu, et se trouve devant celui qu'elle surnomme l'homme en noir. Il lui fait une proposition des plus étranges : rester avec lui pendant les 365 prochains jours, et si elle n'est pas tombée amoureuse de lui d'ici là, il la laissera partir. Massimo lui affirme qu'il ne fera jamais rien sans son consentement, qu'elle n'a rien à craindre de lui.
Laura est animée par des sentiments contradictoires, elle est à la fois extrêmement attirée par le beau Massimo, et hors d'elle d'être retenue contre son gré.

Une relation d'une sensualité dévorante va se nouer entre Laura la fougueuse et Massimo l'impétueux. Et ce n'est pas forcément celui que l'on imagine qui va mener la danse...

Un roman sexy et profondément romantique.


Trigger Warnings. Ce livre est déconseillé :
  • aux allergiques aux spoilers. Cet avis en contiendra, ainsi que des citations pour appuyer le propos ;
  • aux personnes indifférentes, voire allergiques, à la mode, à l’étalage de bling-bling non-stop et à la superficialité ++ ;
  • aux anciens alcooliques ou aux personnes susceptibles de faire un coma éthylique rien qu’en regardant des protagonistes écluser du champagne comme des puits sans fond ;
  • aux personnes qui savent qu’un non est un non, qu’un oui est un oui et que ce oui permet en réalité beaucoup de choses sans que cela soit problématique, et enfin qu’un non n’est pas un oui déguisé, sauf dans la tête de l’agresseur. Dans ce livre, le « non » de l’héroïne n’est pas entendu la plupart du temps ;
  • aux personnes ayant subi un viol ou une agression sexuelle ;
  • aux personnes victimes de violences conjugales. Si vous vous reconnaissez dans certaines situations du livre qui relèvent de l’abus au sein du couple (grille de référence ici), n’hésitez pas à vous rendre sur ce site pour trouver de l’aide.

L'avis de Tan :

À ma gauche, Dory, pardon, Laura. Polonaise d’1,65 m pour 50 kg soit un IMC de 18,4, donc maigre (souvenez-vous en quand elle compare un chibre à la taille de son poignet), qui aime le champagne rosé et boit au réveil pour faire passer son mal de tête, le luxe, qu’on lui offre des cadeaux très chers, s’admirer dans le miroir portant des vêtements de marque, le sexe décomplexé (le seul bon point sur son CV) et critiquer ce qu’elle juge être de mauvais goût. Elle a aussi une mémoire très sélective et ponctue ses phrases avec des « putain ».

À ma droite, Massimo, archétype de l’homme alpha, dit « L’homme en noir » (195 occurrences dans le livre), mafieux sicilien à la tête d’un empire mondial, riche, possédant des villas, maisons, appartements, hôtels, yachts, voitures dans toutes les villes de France et de Navarre, des comptes bancaires dans les paradis fiscaux et plein de vêtements pas noirs. Il est toujours prêt à menacer physiquement quelqu’un quand il s’emporte, y compris Laura.

D’un côté, nous avons une femme en vacances qui n’avait rien demandé et de l’autre, un homme à l’obsession maladive pour la femme de son rêve qui va utiliser tous les moyens à sa disposition pour obtenir ce qu’il veut. Et il veut Laura, et quand Massimo veut, Massimo retrouve une mentalité de gamin de 5 ans, pique une colère et devient menaçant. « Tu n’as toujours pas encore compris que j’obtiens toujours ce que je veux ? » et « – Tu seras à moi, je te le promets. Je te prendrai comme je veux, quand je veux et où je veux. », par exemple. Massimo a les traits de caractère d’un homme possessif et manipulateur qui souffle le chaud et le froid pour mieux déstabiliser sa victime. Il lui dit qu’il ne fera rien qu’elle ne désire, pour lui dire quelques pages plus loin qu’il ne contrôle rien, mais que c’est de sa faute à elle. (« – J’ai promis de ne rien te faire sans ton autorisation, mais je ne sais pas si je vais pouvoir me retenir, murmure-t-il en me regardant droit dans les yeux. ») En plus de menacer ses parents, il a tendu un piège à l’ex-petit ami pour le faire disparaître de l’équation et il a fait en sorte que ses amis rentrent en Pologne pour mieux l’isoler. Il lui invente même une histoire de toute pièce pour qu’elle n’ait pas l’obligation de retourner chez elle. Ne parlons même pas du fait qu’il a été récupérer toutes ses affaires en Pologne sans lui dire, qu’il a fait une enquête sur sa vie (mais est curieusement passé à côté de sa maladie de cœur), qu’il lui fait croire qu’il lui a mis un implant contraceptif dans son sommeil pour calmer une crise quand il éjacule en elle (la capote, c’est pour les faibles, surtout lors de la première fois), alors qu’elle a des problèmes cardiaques et qu’il le sait. Il lui implante surtout une puce GPS pour la suivre à la trace et estime que la mettre enceinte sans l’avertir sera le meilleur moyen de la faire rester auprès de lui.

Ouvrons les yeux un instant : ce degré de possessivité et de contrôle sur l’autre, c’est celui d’un homme maladivement jaloux qui considère la femme comme un objet que personne ne peut posséder sauf lui. C’est ce qui, aujourd’hui, est le mobile de beaucoup de féminicides : si l’homme ne peut pas avoir SA femme, qu’elle ose partir, alors personne d’autre ne l’aura. Et Laura se raccroche à ces moments où il est doux, où il s’excuse, où il la couvre de cadeaux, pour lui pardonner. S’il est violent, ce n’est pas de sa faute, il n’a rien connu d’autre, il est comme un petit garçon perdu. Ce qui place Laura dans le rôle de la sauveuse, en plus de celui de la mère. Et puis, il est tellement sexy qu’on lui donnerait le Bon Dieu sans confession, même quand il tue des gens. Un schéma tristement classique… vendu comme un sommet du romantisme.

Difficile d’atteindre la suspension d’incrédulité et de profiter de la soi-disant romance dans ces conditions.

Alors, certes, il serait facile de dire : mais c’est de la fiction, on a le droit de fantasmer comme on veut (surtout qu’imaginer être « forcée » à faire des choses que l’on n’ose s’autoriser soi-même est d’une banalité sans non dans la littérature érotique depuis toujours, mais c’est mis en scène avec plus ou moins de talent), ce n’est pas bien grave, rolalala faut se détendre. Et là-dessus, j’ai envie de dire : pas de problème, chacun est libre de faire ce qu’il veut de ses fesses et de ses petits doigts tant que ça engage des personnes majeures et consentantes. Ça s’appelle la consensualité et ça permet déjà beaucoup beaucoup de choses. D’ailleurs, si les deux personnages principaux avaient écouté leurs envies plutôt que de se chercher pour mieux se repousser pendant de longs chapitres, le livre aurait été beaucoup plus court et le sexe moins soumis à la coercition systématique avec des « non » et des « stop » qui ne sont jamais entendus. Le hic, c’est que tout le livre repose sur ce « non qui veut dire oui », et le fait qu’il soit lu et adulé par beaucoup de femmes entretient plus ou moins inconsciemment l’idée que c’est ce qu’elles recherchent réellement au fond d’elles-mêmes. Donc que le « non qui veut en fait dire oui » est toujours une excuse valable pour forcer les choses. Or, non. Pas dans l’extrême majorité des relations. Et dans les quelques cas particuliers, il y a toujours une entente à un moment entre les deux parties pour établir que le non ne sera pas pris en compte. Toujours. Sinon, il y a viol et agression sexuelle.

L’héroïne est donc retenue prisonnière contre son gré avec menaces proférées contre sa famille et un ultimatum fixé à 365 jours pour tomber amoureuse, ce qui arrive en fait à la moitié du livre. Il suffit que l’homme insiste (la couvre de cadeaux et soit prévenant le reste du temps) pour obtenir ce qu’il veut. De trop nombreuses scènes de sexe démarrent par de la colère, de l’énervement, des menaces de la part de Massimo et un non de Laura en retour, mais il insiste jusqu’à ce qu’elle finisse par céder (« Il va arriver à ses fins, que je sois d’accord ou pas. ») Ce schéma se reproduit à plusieurs reprises et comme elle finit toujours par éprouver du plaisir, voire par jouir, c’est qu’il a bien eu raison. Voilà le message. Les seules scènes qui fonctionnent à peu près d’un bout à l’autre sont celles où c’est Laura qui prend les devants. Le reste du temps, c’est l’homme qui impose ses envies jusqu’à ce que la partie adverse s’y plie.

Pour preuve, je vais me contenter de citer un extrait. Un seul.
Je sens que quelqu’un caresse mon clitoris. Je sens deux doigts me pénétrer. Dans un demi-sommeil, je suis un peu désorientée. Je ne sais pas ce qui se passe, si je suis dans la réalité ou si je rêve.
– Massimo ?
– Oui ?
– Qu’est-ce que tu fais ?
– Il faut que je te pénètre, sinon je vais devenir fou, dit-il en se collant contre moi de sorte que je sens sa superbe érection contre mes fesses.
– Je n’ai pas envie.
– Je sais, répond-il en me pénétrant.
Si vous ne voyez pas le souci, une lecture s’impose : Troubles dans le consentement d’Alexia Boucherie.

Au final, 365 jours n’est pas très bien écrit, pas correctement retravaillé par l’éditeur polonais, sinon il serait plus cohérent, moins répétitif et contiendrait moins d’erreurs factuelles, et pas correctement corrigé par l’éditeur français. Ce qui n’aide pas. Il ne mérite ni son étiquette de romance ni celle de dark romance, qui impliquerait un développement minimum de la psychologie des personnages et donc un travail de recherche. 365 jours est juste l’histoire fantasmée de l’alter ego de papier de l’autrice qui s’est mise en scène, elle ainsi que ses connaissances, dans un monde aussi dangereux que jouissif selon ses critères (alcool, culte du corps, luxe et luxure, argent). C’est surtout l’occasion pour elle d’écrire des scènes de sexe chaudes mâtinées de porno tout à fait dans l’air du temps et de surfer sur la vague tout en pensant réinventer le fil à couper le beurre. Hélas, en plus d’être problématique pour les raisons invoquées plus haut, c’est juste un mauvais livre qui est bien loin d’être aussi transgressif ou émancipateur que son autrice veut bien le faire croire. Encore une fois, il ne s’agit que d’un coup médiatique très rentable. Mais le sacrilège ultime, ce qui est définitivement le plus choquant, c’est qu’il y a une belle bibliothèque dans la villa de Massimo et que Laura n’y prend jamais un livre. Elle préfère lire les nouvelles du monde dans… Vogue. Ça, vraiment, ça ne passe pas.

Mon royaume pour la villa au bord de la mer de Massimo, mais sans Massimo, un transat, le soleil et un bon livre. Et une citronnade bien fraîche, parce que tout ce champagne m'a donné la gueule de bois.