Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 28 août 2013

The hollow series Tome 3 : Hidden de Jessica Verday


The hollow series
Tome 3 : Hidden
de Jessica Verday 

Éditions J'ai Lu
Collection Semi-Poche Imaginaire

Sortie le 21 août 2013
Broché / . pages / 15 €


Présentation de l'éditeur :

 Abbey et Caspian sont liés l'un à l'autre mais certains en ont décidé autrement. Pour vivre pleinement son amour, la jeune fille est prête à sacrifier sa vie.


L'avis de Christy

Attention, présence de spoilers des tomes précédents.

Nous avions laissé Abbey, à la fin du tome 2, devant une réalité à laquelle elle n'avait pas songé. Le nom de l'assassin de Kristen est révélé. Vincent n'en a pourtant pas fini avec elle et, désormais, sa mission a changé. Cependant, il plane encore un mystère sur les raisons de la présence des quatre Revenants auprès d'Abbey alors qu'un seul est censé lui permettre de passer de l'autre côté pour compléter Caspian, leur accordant ainsi une existence commune et éternelle.

Dans ce troisième volet, qui reprend l'histoire là où nous avait laissés l'auteur à la fin du tome précédent, nous sommes transportés au cœur de l'aventure. Rebondissements et coups de théâtre ponctuent les chapitres, nous plongeant tour à tour dans l'angoisse, l'expectative, le doute et l'horreur. Mais nous vivrons aussi des émois sincères, touchants, troublants. Des émotions teintées d'appréhension puisque Abbey comme Caspian sont conscients que le temps leur est compté.

Les réponses aux questions disséminées depuis le tome 1 nous sont dévoilées dans cet opus. Certaines étaient prévisibles, d'autres surprendront, mais toutes servent le récit comme des évidences amenées au bon moment.

Jessica Verday, dont la plume est décidément très agréable, achève sa trilogie en beauté. Ce livre est sans conteste le plus riche des trois, il nous tient en haleine du début à la fin. Le final est juste somptueux, servi dans les dernières pages, comme une récompense à l'attente fébrile du lecteur.

 

Le bouquin du petit coin Tome 5 de Monsieur B

Le bouquin du petit coin
Tome 5
de Monsieur B

Éditions Hugo et Compagnie

Sortie le 22 août 2013
Format Broché / 288 pages / 14,99 €


Présentation de l'éditeur :

Cette cinquième édition du Bouquin du petit coin reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès des quatre premières : de la culture amusante, des faits surprenants, des énigmes bizarres, des aventures insolites, des jeux rigolos, des histoires drôles...

Tout ce qui est nécessaire et indispensable pour ne plus s'ennuyer aux toilettes, et même plus, s'y instruire en s'amusant.

288 pages entièrement inédites, ludiques et colorées, mises en images par l'inimitable Monsieur B qui raviront toute la famille, sauf peut-être ceux qui attendent de l'autre côté de la porte...

Avis de Jm-les-livres :

Il paraîtrait que l'on passe en moyenne presque trois ans de notre vie aux toilettes ! Il est donc très important de ne pas "perdre" ce temps en futilités, comme celle de regarder les marques sur les murs. Voilà un bon moyen pour remplacer les mots fléchés et autres sudoku qui nous occupent durant ce bref moment : Le bouquin du petit coin. Comme son nom l'indique, il peut être lu quand vous êtes bien installé sur le trône. Le problème est que l'on risque de rallonger le temps de passage dans ce lieu, car en 2 minutes (moyenne entre les hommes et les femmes), on a pas le temps de lire suffisamment de pages. On s'expose donc à des risques d'occupation prolongée pouvant créer des embouteillages. Et là c'est le drame dans les ménages.

D'informations historiques en blagues courtes, le Bouquin du petit coin est un bon moment de détente et de culture. On apprend de nouvelles choses (comme à quoi sert vraiment l'huile dans l'eau des pâtes) et on révise nos connaissances. De quoi briller en société et vous donner une bonne excuse pour aller aux toilettes. Un livre à mettre entre toutes les mains, avec précautions d'emploi pour les familles nombreuses à un seul WC.



14,24 EUR
Achat Fnac

Maîtres et Seigneurs, Tome 1 : Le maître de mon coeur de Karin Tabke

Maîtres et Seigneurs, 
Tome 1 : Le maître de mon coeur
de Karin Tabke

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 28 août 2013
Format poche / 7,40 €

Présentation de l'éditeur :


1066. Rohan du Luc, dit La lame noire, assiège le fief de Rossmoore. Au nom du roi Guillaume, il réclame les terres, les habitants... et la fille du château, qui a vaillamment tenté de résister à l'assaut. Quelle pitié Isabel peut-elle attendre d'un mercenaire qui a survécu au pire dans les geôles sarrasines ? Tel David devant Goliath, elle ose cependant lui tenir tête. Amusé, Rohan promet de ne pas la violenter. Il est son maître désormais, il saura la soumettre. L'orgueilleuse se rebelle. Pourtant ce n'est pas son innocence qu'elle doit bientôt protéger, mais bel et bien son cœur...

Avis de Jm-les-livres :

Un récit qui n'est pas sans rappeler d'anciennes parutions J'ai lu où il était question de conquêtes normandes et d'oppositions saxonnes. Rohan du Luc arrive avec ses hommes à Rossmoore pour prendre possession du domaine au nom du nouveau roi Guillaume. Mais sur place, il doit faire face à Isabel, la fille du maître des lieux, bien décidée à protéger ses terres et ses gens. Entre eux deux, une lutte va s'engager pour gagner la liberté de Rossmoore, de ses habitants mais aussi d'Isabel.

Dans ce livre, nous retrouvons avec plaisir le genre de trames développées par d'autres auteurs, comme Brenda Joyce dans Le fier conquérant, Penelope Williamson dans Le dragon noir ou encore Kathleen Woodiwiss dans Le loup et la colombe. Un chevalier Normand vient pour réclamer le domaine qu'une jeune Saxonne occupe en l'absence d'un membre masculin de sa famille. Le fier et fort guerrier contre la fragile jeune fille qui refuse de céder devant l'envahisseur. Jusqu'à ce que le désir s'en mêle. Rien de nouveau ici à part peut-être le groupe d'amis du héros, huit hommes qui ont connu l'enfer dans une prison maure en Espagne et qui ont été liés par un serment de sang. Ce point permet à l'auteur de justifier l'amitié quasi-fraternelle entre ces hommes et de nous offrir plusieurs tomes de cette série. Tout le reste du récit est déjà vu, mais ce n'est pas gênant en soi puisque la plume de l'auteur nous entraîne dans une histoire intéressante, un peu sensuelle et qui paraît crédible. Karin Tabke fait doucement monter la tension entre Rohan et Isabel et ce n'est qu'à la moitié du livre qu'ils cèdent enfin l'un à l'autre. Dès le début, ils se tournent autour tout en refusant de capituler, jusqu'à ce que le désir soit trop fort. Un détail qui peut surprendre ou déranger est la brutalité de certaines scènes, sans qu'elles soient gores. Faisant partie de la nouvelle génération d'auteurs de romance historique, l'auteur n'a pas peur de nous parler de certains sévices pratiqués en temps de guerre et à cette époque. Elle n'entre pas dans les détails non plus mais certaines personnes pourraient en être incommodées.

Au final, une belle romance historique au temps de la conquête normande (rare de nos jours) avec quelques petits défauts mais qui ne nous empêchent pas de passer un agréable moment et d'attendre la suite de la série.




7,03 EUR
Achat Fnac

Avant, quand y'avait pas l'école de Vincent Malone, André Bouchard



Avant, quand y'avait pas l'école

de Vincent Malone, André Bouchard


Éditions Seuil Jeunesse
Collection Album

Sortie le 22 août 2013
Relié / 48 pages / 18 €

Présentation de l'éditeur :

Quand papa était petit y avait des dinosaures, d’accord. Et quand y avait des dinosaures il n’y avait pas d’école, à priori. Et donc, que se passait-il, avant, quand y avait pas l’école ?
Avant quand y’avait pas l’école, les fusées et la technologie en général c’était au petit bonheur la chance. La connaissance se transmettait de génération en génération grâce au système dit du « bouche à oreille », (à l’époque on disait « Bouchekipue à oreillesale »), quand il pleuvait on disait que c’était Dieu qui faisait pipi, et l’orage, boum, Dieu qui pète ! Bref tout le monde était bête comme ses pieds…
Dans ce livre on retrouve tout l’humour des phrases de Vincent Malone, merveilleusement mises en scène par son acolyte en préhistoire, André Bouchard.

Avis de Jm-les-livres :

Après Quand papa était petit y avait des dinosaures, on retrouve l'association Vincent Malone - André Bouchard pour de nouvelles aventures au temps de la préhistoire. 

Les deux compères reprennent ce qui avait fonctionné dans le premier livre et inventent de nouvelles scènes sorties tout droit de leurs esprits... de grands enfants. À chaque page un dessin et un texte nous expliquent "c'était comment avant quand y avait pas l'école", parce qu'il faut dire qu'il y a quelques différences par rapport à ce que l'on connaît. C'est drôle, bien pensé et pas si loin de notre école à nous (sans les monstres griffus bien sûr). On se moque gentiment de la réalité, de la perception des jeunes enfants par rapport à l'âge de leurs parents (ils ont forcément connu la préhistoire nan ?) et de ce qu'on apprend à l'école. Les dessins sont rigolos et feront rire petits et grands. Ajoutez à cela les petites remarques un brin décalées, divers anachronismes et vous obtenez la recette d'un grand succès. On en redemanderait bien encore un peu d'ailleurs. 

Un livre à offrir aux enfants autour de vous (et à leurs parents préhistoriques) pour qu'ils puissent découvrir la vérité sur Avant quand y avait pas l'école. Préparez-vous aux questions vexantes du genre "c'était comme ça à ton époque ?".




17,10 EUR
Achat Fnac

Questions à Cassie Alexander, auteur d’Emergency, Tome 1 : Morsure nocturne


EMERGENCY Morsure Nocturne 
Questions à Cassie Alexander, auteur d’Emergency, Tome 1 : Morsure nocturne


I - LE CONCEPT

1 – Pourquoi avez-vous écrit une série d’urban fantasy ? Qu’est-ce qui vous a inspiré cet univers ?

En vérité, Morsure nocturne est le 10ème roman que j’écris (les neuf premiers n’étaient pas publiables, ils ont surtout fait office d’un entraînement fastidieux).

J’ai fait une pause dans l’écriture pendant mes années d’école d’infirmières. Lorsque j’ai décroché mon premier poste, j’ai songé qu’il faudrait que je recommence à écrire, mais je n’avais aucune idée de sujet. Je me sentais vraiment dépassée par les responsabilités qu’impliquait ce nouveau job. Devenir infirmière est vraiment difficile. On connaît à peine ce qu’on est censés savoir – et ce qu’on a conscience d’ignorer fait encore plus flipper (du moins si l’on est un tant soit peu judicieux).

Je ne pensais pas être apte à écrire sur mon environnement professionnel... jusqu’à ce qu’une nuit, l’un de mes patients ne cherche à tout prix à quitter son lit, manquant arracher sa sonde d’intubation. J’ai tenté à maintes reprises de téléphoner au médecin, du moins lorsque je n’étais pas auprès de mon patient pour stabiliser son état, et quand ce dernier a daigné me rappeler, il n’a même pas prescrit un autre traitement. Ma responsable m’a alors expliqué que c’était un grand classique, car personne ne croyait jamais l’équipe de nuit. Ça m’a rendue folle ! La première chose que j’ai pensée a été : « Puisque c’est comme ça, tu vas finir dans un bouquin », et la série Emergency est née.

2 – Qu’est-ce qui vous a poussée à tenter d’être publiée ?
J’avais déjà tenté ma chance auprès d’éditeurs avant Emergency, mais aucun de mes livres n’avait été retenu. À l’époque, cela m’a blessée, mais j’écrivais très vite, et peu à peu, j’ai pu voir mon style évoluer. Savoir que je m’améliorais m’a permis de faire face aux lettres de refus. Lorsque j’ai terminé Emergency, j’ai su que s’il y en avait un à vendre, c’était celui-ci, et j’y suis arrivée !

3 – Vous avez créé un univers extrêmement riche et différent de ce à quoi les lecteurs sont habitués. Vous présentez certains aspects d’un point de vue médical (par exemple, le processus pour devenir un vampire). Aviez-vous une bonne connaissance des différentes exploitations du mythe du vampire ou du loup-garou avant d’écrire Emergency ?
Je suis plutôt calée sur tout ce qui concerne la mythologie surnaturelle et ses différentes reprises. Même si je n’ai pas lu des tonnes de livres d’urban fantasy, je suis une fan inconditionnelle de films d’horreur, ce qui m’a permis de combler aisément certaines lacunes.

II - LE LIVRE

4 – Parlez-nous de votre héroïne : est-elle humaine ou dispose-t-elle de certains pouvoirs ?
Edie Spence est uniquement humaine – ce que j’aime chez elle car cela la rend plus facile à « narrer ».

5 – Savez-vous combien de tomes la série comportera ? Le personnage principal sera-t-il toujours Edie Spence ?
Elle sera toujours l’héroïne et les livres seront toujours à la 1ère personne, racontée de son point de vue. À l’heure actuelle, cinq tomes sont prévus aux États-Unis, mais j’aimerais en écrire neuf.

6 – Avez-vous rencontré des difficultés dans l’écriture de cet ouvrage ? Si oui, lesquelles ?
Pas plus de problèmes que ceux rencontrés par n’importe quel auteur : les moments de doute et les questions du genre « Dites-moi pourquoi je pensais qu’écrire ça était une bonne idée déjà ? » – c’est ainsi qu’un passage qui devait tenir en 30 000 signes se retrouve à en faire 70 000 ;)


7 – Combien de temps avez-vous mis à écrire ce tome ?

Cela m’a pris un an pour écrire Morsure nocturne, et six mois pour chaque tome suivant. 


8 – Est-il difficile de se faire publier à l’étranger (en France en particulier) ?
Pour ma part, je n’ai pas rencontré de grandes difficultés : Emergency va paraître en Allemagne et en République Tchèque, et je suis vraiment ravie de recevoir des mails de fans d’autres pays ! Je n’arrive pas à croire que des gens venant du monde entier puissent me lire. Chaque fois, je me fais cette réflexion étrange : des lecteurs d’autres pays vont découvrir mes scènes de sexe... mais je réussis à oublier cette idée bizarre et à poursuivre.

9 – Vos personnages sont-ils inspirés de personnes réelles ?
Partiellement. J’ai construit le personnage de Gina à partir de la personnalité d’une collègue, qui est une infirmière épatante. Meaty, quant à elle, est basée sur l’une de mes responsables très expérimentée, et également incroyable.

10 – Vous êtes-vous inspirée de faits réels ?
Oh oui. Parfois trop ! De temps en temps, je suis capable de m’endormir sur des scènes médicales à rallonge, et de m’appesantir comme une geek sur des détails d’infirmière. C’est après, quand je reprends mon brouillon, que je me demande en quoi tout cela fait avancer l’intrigue... et malheureusement, je coupe la majeure partie de ces digressions !

III - A PROPOS DE VOUS

 Vous utilisez beaucoup de vocabulaire médical en raison de votre métier : êtes-vous toujours infirmière ? Pourquoi cette vocation ? Comment parvenez vous à concilier votre emploi et l’écriture de vos romans ?
Je suis toujours infirmière et je travaille à temps partiel de nuit, trois soirs par semaine. J’ai commencé à faire ce métier parce que je voulais un travail à temps partiel avec une bonne couverture sociale (un point dont il faut particulièrement se soucier aux Etats- Unis) et qui serait assez bien rémunéré pour m’accorder du temps pour écrire.
J’ai toujours su que je voulais être écrivain, infirmière était un bon moyen de parvenir à mes fins.
Par la suite, il s’est avéré que j’ai beaucoup apprécié ce métier, et maintenant que je l’exerce depuis 5 ans et je m’en sors plutôt bien. Je ne pense pas changer de métier !
Mes supérieurs sont plutôt cool et me laissent du temps libre pour écrire si je le demande, mon travail est très flexible et tous mes collègues savent que j’écris. Parfois ils me racontent des histoires qu’ils espèrent retrouver dans mes futurs romans ! Alors heureusement tout cela s’harmonise bien.

 Êtes vous une grande lectrice ? Quel type de livre préférez-vous ? Quel est votre roman de vampire préféré ?

J’aime lire des choses qui me donnent l’impression de m’évader.

Mon livre préféré parmi tous est The Stars My destination (Terminus, les étoiles), d’Alfred Bester, mais j’aime aussi John dies at the End de David Wong, et House of Leaves (La maison des feuilles) de Mark Z. Danielewski.


Ma série d’urban fantasy préférée est Night Watch de Sergei Lukyanenko, c’est un génie.

 Quel est votre créature surnaturelle préférée ?
Ma créature surnaturelle préférée – c’est une question difficile ! J’aime les créatures bizarres qui n’attirent pas forcément l’attention de prime abord, comme le Manananggal (Note de J’ai lu : sorte de chauve souris originaire des Philippines, avec l’apparence d’une femme belle et âgée, dont le torse serait capable de se détacher et de voler grâce à des ailes membraneuses selon http://www.paranormal-encyclopedie.com )
J’ai aussi trèèès envie d’écrire à propos d’une licorne un de ces jours  

 Quels sont vos projets pour le futur ?
En ce moment je travaille sur Bloodshifted, le 5e tome de la série Edie Spence. Après cela j’aimerais faire une pause pour travailler sur des projets annexes, et par la suite, avec un peu de chance, continuer la série Emergency !

IV – Pour conclure

 Pour vous, quelle dimension est la plus importante dans un roman ?
Je pense que la construction des personnages est la chose la plus importante. Si vous avez un bon personnage avec une forte personnalité, vous pourrez plus facilement l’inclure dans des scènes d’action, de romance ou de suspense dans le même livre.

 Emergency sort en France le 28 août 2013, avez-vous un message pour les fans français ?
J’ai hâte que vous lisiez tous les aventures d’Edie ! N’hésitez pas à me laisser un message sur y4writer@gmail.com, merci! 

mardi 27 août 2013

La fiancée offerte de Julie Garwood



La fiancée offerte

de Julie Garwood

Édition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Réédition le 3 avril 2013
Poche / 378 pages / 6,95€


Présentation de l'éditeur :

La cour de  Guillaume Le Conquérant. 
Une femme s'avance, entièrement vêtue de blanc, ses cheveux dénoués ondoyant sur ses épaules. C'est lady Nicholaa, la fière captive saxonne. Le roi a promis sa main au vainqueur du tournoi. Soudain, un cri perçant déchire le silence. Nicholaa se retourne. Une petite fille hurle de terreur : le bas de sa robe vient de prendre feu ! La belle Saxonne se précipite, prend l'enfant dans ses bras, éteignant les flammes de ses mains nues. Devant l'assemblée pétrifiée, le roi annonce : " - J'avais autorisé mes chevaliers à combattre pour votre main. Votre courage m'a fait changer d'avis : c'est vous qui aurez le choix. " Royce ! Voilà l'occasion idéale de se venger de ses humiliations... et de ses caresses un peu trop osées.

 L'avis de Lila :

Sur le papier, cette romance historique possède de nombreux atouts pour séduire : une héroïne au caractère bien trempé, un héros ténébreux et des joutes verbales passionnantes. Mais ce qui promettait des heures de lecture agréables ne fonctionne finalement pas vraiment.

Nicholaa avait tout du personnage féminin fort, piquant et insolent, mais elle se montre assez vite inconstante, immature et capricieuse. Quant à la force de caractère, elle passe trop de temps à paniquer, s’évanouir ou pleurer pour être longtemps crédible dans ce rôle. Elle manque malheureusement de profondeur et de psychologie, et quand elle tente de se comporter intelligemment, ça tombe un peu à plat.
Même problème pour Royce : on devine dès les premières pages qu’il est en fait très gentil et fou amoureux de Nicholaa. Il est cependant plus sympathique que celle-ci et il a bien du courage de la supporter comme il le fait, surtout quand elle s’enferre dans ses mensonges. Leur couple fonctionne bien cela dit, et on a droit à des scènes tendres et romantiques à souhait.

Dès les premières pages, il n'y a pas vraiment de suspense concernant ces deux-là, ce qui n’est pas inhabituel, certes. Mais on s’attache difficilement à eux, ce qui finit par conduire à l’ennui là où d’autres romances pourtant prévisibles réussissent à captiver le lecteur d’un bout à l’autre.

L’histoire n’est pas dénuée d’intérêt, mais alors que de nombreux événements se succèdent, on a finalement l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose. La moitié des scènes pourraient être supprimée sans que ça n’enlève rien à l’histoire. De plus, les chapitres sont curieusement très longs et quasiment pas découpés. On change de scène et de décor d'une ligne à l'autre sans que ce soit marqué ne serait-ce que par un saut de ligne. On lit donc des blocs de textes qui font parfois une vingtaine de pages et où plusieurs scènes se succèdent, sans aucune coupure pour souffler. Le rythme s’en trouve alourdi, chaque nouveau chapitre ou paragraphe semblant sans fin. Et vu leur longueur, on ne risque pas le « dernier paragraphe avant de dormir » sachant que celui-ci pourrait prendre un (trop) long moment à lire.

Malgré ces défauts, le livre n’est pas complètement mauvais. Les plus romantiques apprécieront certainement cette histoire au rythme lent et aux personnages un peu vieillots, où les sentiments et la noblesse de cœur sont bien représentés.


Mon rêve d'Amérique : Journal de Reïzel, 1914-1915

Mon rêve d'Amérique : 
Journal de Reïzel, 1914-1915
de Yaël Hassan

Éditions Gallimard Jeunesse
Série : Mon Histoire

Sortie le 26 avril 2013
Broché / 144 pages / 9,50 €


Présentation de l'éditeur :

1914. Reïzel est tout excitée : enfin, le départ pour l'Amérique ! Avec sa mère, elle quitte leur petit village russe pour rejoindre son père et ses deux frères, installés à New York. Après les préparatifs du voyage et un long périple en bateau, elles doivent encore subir l'examen d'entrée à Ellis Island avant d'être admise sur le territoire américain.

L'avis de Lila :

Ce journal fictif est tenu par Reïzel, jeune fille juive qui, à la veille de la Première Guerre Mondiale, s’apprête à embarquer sur un bateau pour aller vivre en Amérique. À travers son récit, la jeune fille raconte ses peurs, ses espoirs, ses attentes et les événements qui font son quotidien.
De l’arrivée à Ellis Island jusqu’à son changement de prénom, en passant par les retrouvailles avec sa famille déjà installée en Amérique, on s’attache à Reïzel et on suit avec intérêt son histoire.
Comme beaucoup d’autres personnes à cette époque, Reïzel et sa mère rejoignent l’Amérique dans l’espoir d’une nouvelle vie qui saura les combler de nombreuses façons : travail, argent, réussite sociale, avenir. Malgré les désillusions et la dureté de la réalité, la jeune fille ne perd pas courage ni espoir et se donne les moyens de réussir dans ce nouveau pays prometteur.

Un livre très agréable à lire, qui offre un aperçu juste et réaliste de la situation décrite, notamment grâce aux nombreux personnages qui entourent Reïzel et qui vivent chacun ce changement de vie d’une façon différente. L’héroïne est attachante et parfois même touchante, elle rend la lecture très plaisante.



9,03 EUR
Achat Fnac

Pisteur, Livre 1, Partie 1 d'Orson Scott Card


Pisteur
Livre 1, Partie 1
d'Orson Scott Card

Éditions J'ai Lu
Collection imaginaire

Sortie le 24 août 2013
Broché / 314 pages / 14 €



Présentation de l'éditeur :

Rigg sait garder les secrets, le sien en particulier : il est un pisteur, capable de traquer n’importe qui en suivant des traces que lui seul perçoit.

À la disparition de son père, le garçon est stupéfié de découvrir que ce dernier lui cachait bon nombre de choses : des informations sur son passé, son identité, son destin. Alors qu’il mesure toutes les perspectives qu’offre son étrange talent, son existence tout entière va prendre une nouvelle tournure…

Avis de Lauryn :

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la quatrième de couverture ne rend pas vraiment justice au contenu du livre. Un peu trop abrégée, elle aurait méritée d'être plus explicite pour donner au lecteur une meilleure vision de l'histoire, sans pour autant la spoiler.

Sur une planète inconnue, Rigg vit une existence bien réglée aux côtés de son père, un individu singulier qui s'échine à lui enseigner de nombreuses choses que le jeune garçon ne trouve pas forcément utiles. Ce père énigmatique tient aussi à ce qu'il cache un étrange pouvoir : celui de voir les traces laissées par les êtres vivants sur les routes qu'ils empruntent et, ce, quelle que soit l'époque. Ce don de pisteur, Rigg l'utilise volontiers pour son métier de chasseur de peaux, mais pas plus. Le jour où son père meurt dans un accident, le jeune garçon voit son univers s'écrouler. Il se croit seul au monde, jusqu'à ce qu'il découvre le testament de son père, une simple lettre lui demandant de rejoindre sa sœur à la capitale, le tout accompagné de pierres précieuses. Rigg obéit et prend la route avec Umbo, un ami d'enfance, lui aussi doté d'un pouvoir particulier. Mais les jeunes garçons, qui n'ont jamais quitté les environs de leur village, se heurtent rapidement à de nombreuses difficultés. Lorsque Rigg est capturé, accusé d'un crime passible de la peine de mort, la situation échappe définitivement à leur contrôle.
L'histoire des deux jeunes gens est entrecoupée de courts passages, en début de chapitre, racontant le voyage interstellaire de Ram Odin, pilote chargé de sauver l'humanité grâce à un vaisseau de colonisation.
Si les aventures des garçons sont agréables à lire, les pérégrinations de Ram le sont moins. Racontées sous forme de dialogue avec un sacrifiable, elles peuvent vite donner mal au crâne. En effet, elles exposent avant tout des problèmes de physique fondamentale sur le voyage dans le temps et, malheureusement, les propos de l'auteur ne sont pas toujours très clairs. On a parfois du mal à suivre sa logique et à comprendre son raisonnement. Du coup, on ressort de ces passages avec le sentiment d'avoir raté une information importante puisqu'il est évident que la planète où vivent les héros à un rapport direct avec la mission du pilote. À côté de cela, les ennuis de Rigg, qui se découvre un passé et un destin, sont beaucoup plus dynamiques et plaisants. Ils suffisent heureusement à donner un véritable intérêt à l'histoire, mais le fait est que l'on aurait bien aimé mieux comprendre la problématique qui s'impose à Ram. À cause de cela, je ne pense pas que ce roman soit une lecture adaptée à un jeune public qui passerait à côté de toute une partie de l'intrigue.

Fidèle à son habitude, Orson Scott Card dépeint des personnages aux caractères différents sans se lancer dans des descriptions à rallonge. Son truc, ce sont les dialogues. Il passe par eux pour donner vie aux héros, ce qui peut paraître parfois insuffisant pour se faire une idée précise de chacun (au niveau du physique, par exemple). Ici, j'ai d'ailleurs trouvé que Miche, le tavernier qui va aider les deux garçons, est mieux décrit que ces derniers. Tout dépend du goût des lecteurs, bien sûr, mais ceux qui apprécient de bien visualiser les personnages pourraient être un peu déçus.

Le style de l'auteur est toujours aussi précis, tourné vers le fond du récit plutôt que vers les descriptions. S'il est agréable à lire, il manque parfois de dynamisme, surtout dans les scènes d'action, justement parce qu'il raconte tout de la même manière. Les passages scientifiques souffrent aussi de ce manque de tonicité, les propos n'étant pas écrits de façon très claire. On finit par s'embrouiller.

Pisteur est un roman de science-fiction sympathique, teinté d'une petite touche de fantastique, qui se laisse lire avec plaisir. À l'origine, il a été publié en un seul volume mais J'ai Lu a décidé de le scinder en deux parties. La suivante devrait sortir au mois d'octobre.



lundi 26 août 2013

Alpha et Oméga Tome 3 : Jeu de piste de Patricia Briggs


Alpha et Oméga
Tome 3 : Jeu de piste
de Patricia Briggs

Editions Milady

Sortie le 28 septembre 2012
Poche / 360 pages / 7,10 €


Présentation de l'éditeur :

Depuis que les loups ont révélé leur existence, c’est sur Charles, l’exécuteur du Marrok, que repose la responsabilité de discipliner les meutes des États-Unis. Bien qu’il endosse ce rôle avec stoïcisme, sa compagne, Anna, devine la violence qui le ronge de l’intérieur. Détourné provisoirement de sa fonction de bourreau, Charles devient un héros malgré lui pour aider le FBI à traquer un dangereux tueur en série. Un tortionnaire qui considère les loups-garous comme des proies de premier choix...


L'avis d'Elaura :

Un troisième tome qui prouve encore une fois, même si ce n’est pas nécessaire, que Patricia Briggs est vraiment la reine incontestée de l’Urban Fantasy. Dans la continuité du sixième opus de la série princeps Mercy Thompson, Jeu de Piste est non seulement un excellent roman de Bit-lit, mais il se paie le luxe de s’envelopper d’une aura de polar rondement bien mené, ne laissant rien au hasard : psychologie des personnages, intrigues palpitantes, questionnements sur les véritables intentions des protagonistes et crimes particulièrement vicieux. 

Nous retrouvons bien évidemment notre couple phare, Charles et Anna, qui doivent affronter cette fois-ci des ennemis pour le moins inattendus. Sans parler du poids de la fonction principale de Charles qui commence à le ronger de l’intérieur. Être l’exécuteur du Marrok n’est pas sans conséquences et Charles a bien du mal à mener de front sa vie de couple et sa mission. 
Aider le FBI dans une enquête pour divers meurtres était une bonne idée, mais plutôt risquée. L’auteure a eu l’intelligence de ne pas tomber dans les travers du genre, restant fidèle à la trame de la série et surtout son univers, d’ailleurs, celui-ci est toujours aussi passionnant.

Nos héros ont évolué fort positivement, même Charles qui, malgré sa violence contenue, nous étonne au fil des tomes. Quant à Anna, la louve craintive des débuts laisse place à une femme forte et déterminée, consciente de son pouvoir et surtout enfin à sa place. Le couple fonctionne toujours aussi bien et l’auteure nous étonne même en nous offrant une scène particulièrement sensuelle, chose plutôt rare chez elle.

Encore une fois, Patricia Briggs nous donne un plaisir fou, et arriver à la fin du livre est une torture. Dès la dernière ligne, le manque se fait sentir, on en veut encore.


La trilogie Fire after Dark Tome 1 : L'Étreinte de la nuit de Sadie Matthews

La trilogie Fire after Dark
Tome 1 : L'Étreinte de la nuit
de Sadie Matthews

Édition Milady Romance
Collection Romantica

Sortie le 19 avril 2013
Broché / 400 pages / 15,90€


Présentation de l'éditeur :


Diplômée en histoire de l'art, Elizabeth Villiers jongle entre son boulot de serveuse et les gardes d'enfants. Quand elle se rend compte que son compagnon la trompe, Beth est anéantie. Sa tante Celia, qui vit dans les beaux quartiers de Londres, lui propose alors de venir s'occuper de son chat pendant cinq semaines. La jeune femme tombe aussitôt sous le charme de son voisin d'en face, Dominic. Cet homme charismatique va l'entraîner là où l'amour et le sexe ne connaissent pas de bornes.

L'avis de Lila :

Depuis le succès de 50 shades of Grey, il ne se passe plus un mois sans qu’un éditeur sorte une nouvelle romance érotique évoquant de près ou de loin le sexe à la sauce SM. Et dire que toutes sont de bonnes romances érotiques, voire même de bons romans, est assez loin de la réalité.
D’emblée, L’Étreinte de la nuit dénote au milieu des nombreux autres titres sortis récemment. On pouvait s'attendre au pire, et c'est finalement une très bonne surprise. Pour commencer, l’auteur possède une vraie plume : elle sait manier les mots et décrire les émotions. On prend plaisir à suivre Beth dans sa découverte de Londres et de cette nouvelle vie qui s'offre à elle. Même s’il y aurait à redire dans certaines de ses décisions ou réactions (notamment la façon dont elle confie ses expériences sexuelles à son patron, rencontré 2 minutes avant) l’héroïne sonne finalement assez vrai.

Dominic est plus difficile à cerner. Sans être désagréable, il peine plus à attirer la sympathie. Il est très bien dans le rôle du héros, mais il manque d’un brin de charisme, et vers la fin il devient même un peu agaçant. Ce personnage n’a pas grand-chose d’original pour se démarquer de ses concurrents : sexy, ténébreux, bon amant, dominateur et riche. Rien de neuf donc, si ce n’est un détail : il ne semble pas cacher de terribles secrets ou de traumatismes insurmontables, l'auteur nous épargne les clichés habituels du genre, et ça, c’est plutôt appréciable (et reposant pour une fois).

La romance démarre tranquillement, contrairement à beaucoup de ses consœurs Sadie Matthews n’a pas peur de prendre son temps et ne cherche pas à caser des scènes de sexe à tout prix. Il faut d’ailleurs lire près de la moitié du roman avant que les personnages ne rentrent enfin dans le vif du sujet. Ici les choses vont plus loin que la petite fessée à la papa habituelle ; l’auteur connaît son sujet et nous plonge en même temps que Beth dans la découverte des pratiques sado-masochistes. Cependant, les limites sont parfois dépassées et certaines scènes sont alors… douloureuses (et pas comme elles le devraient). D'ailleurs, et alors que cette romance érotique fait la part belle au BDSM, paradoxalement on se demande si l’auteur voulait décrire ça comme une pratique sexuelle à part entière ou comme une déviance, tant les personnages semblent subir la situation plus que la contrôler et la désirer, malgré leurs beaux discours.

On retrouve aussi quelques clichés propres aux romances érotiques, comme l'amour au premier regard, l'incontournable « sexe dressé fièrement », l’héroïne qui pousse un petit cri en découvrant la verge imposante de monsieur, les orgasmes à tout va, les pleurs pour pas grand-chose et les disputes pour faire avancer l’histoire (qui se déroule sur une période vraiment courte).

Malgré ses défauts, l’ensemble se lit bien, l'auteur a une jolie plume et l'histoire ne manque pas de sensualité. Sans être une lecture indispensable, ce roman a le mérite de proposer une intrigue qui, sans être originale, tient la route. On ne peut pas en dire autant de tous les romans de ce genre sortis dernièrement. On passe un bon moment, on est curieux de connaître la suite, et c’est finalement ça l’important.

Avis de notre partenaire Evenusia sur Les Chroniques d'Evenusia.


15,11 EUR
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samedi 24 août 2013

Mon alphabet zinzin des animaux du zoo de France Quatromme, Arianna Tamburini




Mon alphabet zinzin des animaux du zoo

de France Quatromme, Arianna Tamburini

Éditions de la Martinière Jeunesse
Collection Livre-objet

Sortie le 29 août 2013
Format Broché / 96 pages / 17,90€

Présentation de l'éditeur :

Un outil pédagogique et ludique de grande valeur, tant pour l'école que pour la maison !
Sérieux et original, ce coffret est un trésor pour les enfants qui entament leur apprentissage de la lecture, tout en douceur.

Ce coffret contient un abécédaire (broché), un livre d'activités (piqûres métal), un jeu de memory avec toutes les lettres de l'alphabet (sur des petites cartes en carton), et un poster rigolo de l'alphabet.



Avis de Jm-les-livres :

Voilà un coffret bien complet à offrir à un enfant qui commence l'apprentissage de l'alphabet. À partir d'une petite histoire qui suit les aventures de Felicie le petit lutin pendant qu'il remplace Roger, le gardien du zoo, nous découvrons des animaux rigolos. De A à Z, ils font leurs pitreries et on découvre avec eux les lettres et les sons. 

Une fois l'histoire lue, l'enfant peut s'amuser avec le jeu memory où chaque lettre reprend un animal vu dans le livre. Grâce au grand poster, il peut réviser son alphabet et l'afficher dans sa chambre pour y jeter un œil de temps en temps. Et pour continuer à apprendre de façon ludique, le livret d'activités est très sympathique : une activité par lettre, à faire petit à petit et avec l'enfant. L'ensemble des éléments qui composent ce coffret est coloré, bien illustré et amusant. Un moyen drôle et original d'apprendre à connaître les lettres et pour se préparer à la lecture.


vendredi 23 août 2013

Sous son charme de Tracy Kelleher


Sous son charme
de Tracy Kelleher

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Sortie le 1er août 2013
Format poche / 288 pages / 6,10 €

Présentation de l'éditeur :

Impossible… Une fille sérieuse, érudite et accomplie comme elle ne peut pas être en train de tomber sous le charme d’un ancien cancre et bad boy notoire ! Et pourtant,… En dépit de tout bon sens, Penelope doit bien reconnaître que lorsqu’elle se trouve en présence de Nicholas Rheinardt, son ex-camarade de classe aujourd’hui devenu un célèbre présentateur de télévision, elle perd toute maîtrise d’elle-même… Des émotions qu’elle doit faire taire à tout prix. Car comment garder contenance et réussir à travailler avec lui sur le projet d’émission qu’il lui propose, si le moindre de ses regards allume le feu en elle ?

Avis de Jm-les-livres :

Une romance contemporaine originale par sa façon d'être traitée mais qui ne nous marquera pas plus que cela.

Contrairement à d'habitude, cette romance a pour narrateur le héros, Nick Rheinardt, baroudeur et présentateur d'une émission culinaire et de voyages. Suite à la demande de son ancienne université (où il n'a passé qu'un an et sans avoir son diplôme), Nick se retrouve à devoir préparer une émission sur le lieu et à écrire un discours pour la remise de diplôme des dernières années. Il espère retrouver ses anciens camarades, aller à des fêtes où la bière coule à flots et retourner dans les anciens restaurants qu'il a fréquentés étudiant pour son émission. Sauf que tout ne se passe pas vraiment comme prévu. Il rencontre la soeur d'un ancien ami, qui travaille à la bibliothèque du campus, et tombe sous son charme. Il se voit aussi contraint de s'occuper de sa fille, qu'il n'a presque jamais côtoyée, le temps d'un week-end prolongé. Obligé de jongler avec plusieurs éléments en même temps, d'assumer des responsabilités dont il n'a pas vraiment envie et essayer de séduire une jeune femme légèrement asociale, Nick n'est pas sûr de survivre à ce week-end.

Le personnage le plus intéressant est Pénélope, la bibliothécaire. Sa personnalité assez étrange constitue tout l'intérêt du livre. Le héros est par moments sympathique et à d'autres franchement nul. Ayant vécu toute sa vie en égoïste, on a du mal à croire qu'en quelques jours à peine, il puisse devenir un meilleur père et un petit copain modèle. Le personnage à tout du baroudeur qui ne se fixe pas et qui change de nana comme de chemise. L'auteur nous fait suivre aussi plusieurs personnages secondaires ce qui nous empêche de nous concentrer vraiment sur le couple principal. Sachez également que ce livre peut être lu indépendamment, mais qu'il suit Le défi de Lilah, paru en juin. 

Au final, cette histoire est sympathique mais sans plus, vite lue et vite oubliée. Des personnages intéressants mais pas assez poussés, ce qui gâche un peu l'effet recherché par l'auteur. Pas indispensable.




5,80 EUR
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Il était une fois, Tome 3 : La princesse au petit pois d'Eloisa James


Il était une fois
Tome 3 : La princesse au petit pois
d'Eloisa James

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 21 août 2013
Poche / 6,60 €

Présentation de l'éditeur :

Par une nuit d'orage, Olivia Lytton frappe à la porte du duc de Sconce après que sa calèche a versé dans le fossé. Sublime apparition : ses longs cheveux dénoués ruissellent, sa robe trempée souligne des courbes somptueuses. Ébloui, Quin ne peut s'empêcher de lui voler un baiser. Lui le mathématicien de génie imperméable aux émotions s'embrase soudain pour cette femme au franc-parler déconcertant et au langage fleuri. Aurait-il enfin trouvé sa duchesse ? Mais n’est-il pas déjà fiancé ? À la sœur d’Olivia, très précisément ?

Avis de Jm-les-livres :

Après Cendrillon et la Belle et la Bête, Eloisa James revisite le conte de la Princesse au petit pois. Comme dans les tomes précédents, on ne fait qu'effleurer l'histoire d'origine mais ce n'est vraiment pas ce que l'on recherche. En ouvrant ce livre, on espère juste qu'on va retrouver la plume si amusante de l'auteur, ses personnages d'exception et une jolie romance. Pari réussi avec ce troisième opus, l'auteur nous séduit une nouvelle fois.

Lady Olivia Lytton sait depuis sa naissance qu'elle va épouser le futur duc de Canterwick. Son destin est tout tracé et l'éducation qu'elle a reçue n'a eu pour seul but que de la préparer à son rôle. Sauf qu'Olivia n'a pas la nature docile et respectable d'une duchesse. Elle se moque des préceptes édictés par sa mère, est bien trop spirituelle et grimpe même parfois aux arbres. Contrairement à sa sœur Georgiana, qui, elle, ferait une parfaite duchesse. Cette dernière est d'ailleurs sélectionnée par la duchesse douairière de Sconce pour un test visant à désigner la future épouse de son fils. Olivia l'accompagne comme chaperon et leur arrivée n'est pas sans rappeler un certain conte.

Olivia est une jeune femme intelligente, qui use des bons mots comme des armes. Elle sait qu'elle se doit d'obéir à ses parents et s'est résolue à épouser ce duc, un peu attardé, et à lui faire des enfants. Cependant, lors de son séjour, sa volonté va être mise à rude épreuve. Le duc de Sconce, Quin, est un scientifique qui ne comprend pas grand chose aux sentiments (les siens comme ceux des autres). Il sait qu'il est très attiré par Olivia mais, lui aussi se sent obligé de suivre la volonté de sa mère. La présence de prétendantes va lui faire ouvrir les yeux. Leurs échanges sont passionnés, drôles, touchants. On est ravis d'assister à tout cela, on rit, on a même un petit pincement au cœur à certains moments. Eloisa James nous montre encore une fois l'étendue de son talent et nous donne envie de connaître la suite. En espérant qu'elle a encore de nombreux autres contes à nous faire redécouvrir.



6,61 EUR
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mercredi 21 août 2013

Dublin Street, Tome 1 de Samantha Young


Dublin Street, Tome 1
de Samantha Young

Éditions J'ai Lu
Collection Semi-poche

Sortie le 10 juillet 2013
Format semi-poche / 13 €


Présentation de l'éditeur : 

Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d’Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Son frère en revanche… Beau comme un dieu mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s’installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique...


Avis de Jm-les-livres :

Si ce livre reprend certains détails vus ailleurs, il réussit à nous embarquer sans aucun problème. Les personnages attachants et complexes, l'environnement envoûtant et bien écrit, font qu'on ne s'ennuie pas une minute et qu'on tourne les pages avec avidité.

Depuis quelques temps, les éditeurs nous proposent le même genre d'histoire de romance contemporaine : un riche homme d'affaires qui tombe sous le charme d'une jeune femme sans expérience. Ici, si nous avons bien l'homme d'affaires, l'héroïne est plus complexe. Jocelyn, surnommée Joss, est une jeune femme traumatisée par son passé. Orpheline à l'âge de 14 ans, elle a survécu en tenant les gens et ses souvenirs douloureux à l'écart. Contrairement aux autres héroïnes que l'on a pu croiser, elle n'est pas sans expérience et c'est assez agréable de voir une jeune femme de plus de 20 ans qui a déjà connu les hommes et qui sait ce qu'elle peut en attendre. On se sent plus proche de ce genre de femme que de l'innocente qui sort juste de l'adolescence. En face d'elle, nous avons Braden Carmichael (qui doit très certainement avoir des ancêtres highlanders virils à souhait), un homme séduisant, sûr de lui et de son charme. Dès leur première rencontre, ils sont attirés l'un par l'autre de manière quasi électrostatique. Pendant une bonne partie du livre, ils vont se tourner autour sans que Joss n'ose passer à l'action. Elle fuit tellement les relations qu'elle redoute celle qu'elle pourrait avoir avec Braden. Un accord entre eux réussira à la faire changer d'avis et dès lors, entraînera un changement profond dans sa vie.

Dans ce genre d'histoire, il n'est pas rare qu'à certains moments, l'héroïne devienne très pénible. Soit elle agit comme une girouette, soit elle pique des crises incompréhensibles. Joss n'est pas de ce genre. Ses réactions sont cohérentes par rapport à ce qu'elle a vécu, on comprend ce qu'elle ressent et pourquoi elle réagit comme elle le fait. On souffre même pour elle tant sa peine nous touche. Braden est quant à lui un héros parfait et ce, grâce à ses imperfections. Son côté surprotecteur et possessif, qui serait étouffant avec d'autres, est très agréable. Il comprend que Joss ne va pas bien, il comprend ses doutes et ses peines mais parfois, il ne sait plus comment faire pour la garder. Malgré ça, il ne l'abandonne pas et c'est ce qu'il y a de plus beau chez lui. Il est très difficile de ne pas succomber à cet homme.

Une romance contemporaine qui ne va pas révolutionner le genre, mais qui va vous remuer les tripes comme aucune autre. C'est une romance qui va certainement vous toucher, vous émouvoir et vous embarquer sans que vous vous en rendiez compte. La plume de l'auteur est agréable et suffisamment bonne pour vous faire oublier que vous lisez un livre. Vous ne lisez pas, vous vivez cette histoire et c'est merveilleux.


mardi 20 août 2013

Emergency, Tome 1 : Morsure nocturne de Cassie Alexander

Emergency
Tome 1 : Morsure nocturne

de Cassie Alexander

Éditions J'ai Lu
Collection Darklight

Sortie le 28 août 2013
Poche / 8,90€



Présentation de l'éditeur : 

Bienvenue dans l’aile secrète de l’hôpital du comté

“Pour sauver mon frère de la drogue, j’ai accepté la proposition d’embauche de l’Hôpital du Comté.
L’école d’infirmières m’avait préparée à beaucoup de choses (Brûler des cadavres ? Aucun problème ! Découper des membres ? Du gâteau) sauf au
service Y4 : une aile secrète de l’hôpital accueillant tous les patients surnaturels possibles et imaginables... et les embrouilles qui vont avec !”


L'avis de Chani

Quand l’urban fantasy s’installe dans un hôpital, c’est Edie Spence qui vous prend en charge dans le service Y4, un service très particulier puisque les patients sont des créatures surnaturelles. Edie est, elle, bien humaine, pas préparée pour deux sous à rencontrer des vampires ou des dragons, mais que voulez-vous, il faut bien travailler pour vivre. L’infirmière ferme donc les yeux sur les particularités des malades qu’elle doit soigner. Mais, hélas, quand on commence à fréquenter des surnaturels, les ennuis ne sont jamais loin, et Edie va rapidement s’en rendre compte…

Cette nouvelle série parue chez J’ai lu brille clairement par son originalité. Prenant pour cadre un service de nuit dans un hôpital, murs blancs et lumière blafarde, le ton est donné, Morsure nocturne ne mise pas sur le côté drôle de l’urban fantasy, mais plutôt sur son aspect sombre et inquiétant. Et ça fonctionne. L’ambiance est assez angoissante et quand les ennuis commencent, elle renforce le malaise du lecteur. L’intrigue est quant à elle parfois difficile à suivre, car un peu décousue. Certaines scènes arrivent sans que le lecteur ne comprennent ni le pourquoi du comment, ni l’intérêt par rapport à la trame principale. D’autant que le style de Cassie Alexander est assez inégal, oscillant entre fluidité et humour noir à certains moments, puis chaotique à d’autres. Un autre point gênant, le background aurait mérité d’être davantage expliqué et exploité, le lecteur se pose beaucoup de questions et n’aura pas de réponses sur le mystérieux service Y4 ou la place des surnaturels dans la société. Peut-être le tome suivant donnera-t-il un éclairage bienvenu sur ces points. Ces défauts auraient pu être estompés par des personnages forts, mais de ce côté-là le bât blesse aussi. Edie n’est pas particulièrement attachante, elle donne plus l’impression de subir les évènements que d’en être actrice. D’un côté, ça change des héroïnes survitaminées dotées de plus de pouvoirs que les X-Men réunis, mais là, l’infirmière manque de charisme et ne retient guère l’attention. La concernant, il y a un autre point qui m’a perturbée, c’est son choix en matière de partenaire amoureux : il est clair que je ne peux m’identifier. Du tout.

Ce premier tome d’Emergency renferme beaucoup de bonnes idées et d’originalité, mais peine à convaincre avec son intrigue qui manque parfois de cohérence et des personnages sans grande envergure. Reste à voir ce que la suite réservera avant de se faire une opinion définitive sur cette série.

jeudi 15 août 2013

Comment conquérir son épouse ? d'Ashley March

Comment conquérir son épouse ?
d'Ashley March

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 10 juillet 2013
Format poche / 6,60 €


Présentation de l'éditeur :

La trahison appelle la vengeance. Philip, duc de Rutherford, s'est fait volé sa fiancée par son meilleur ami. Fou de rage, il décide d’utiliser la sœur de ce dernier, Charlotte. Il l’épouse, puis lui avoue froidement qu'il la méprise et qu'elle croupira désormais à la campagne. Il n'avait pas prévu la riposte : Charlotte prend d'assaut Londres où sa conduite scandaleuse jette bientôt l'opprobre sur le nom des Rutherford. Elle veut contraindre au divorce Philip qui s'y refuse catégoriquement. Car, contre toute attente, son épouse rebelle lui a harponné le cœur...

Avis de Jm-les-livres :

Ce livre laisse un sentiment mitigé. Dès les premières pages, on a beaucoup de mal à s'attacher aux personnages et à ce qui leur arrive.

Philip, duc de Rutherford a décidé de reconquérir sa femme, qu'il a séduite et épousée pour se venger de son meilleur ami. Ce dernier lui avait volé sa fiancée, avant de l'abandonner. Après son mariage avec Charlotte, Philip lui avait tout avoué, lui brisant ainsi le cœur, avant de l'abandonner à la campagne. Mais Charlotte a choisi de vivre sa vie librement en devenant la coqueluche des hommes de Londres et en enchaînant les amants. Après trois ans, Philip a compris qu'il aimait sa femme et a préparé un plan pour qu'elle l'aime à nouveau. C'est ici que débute le récit.

Il est assez perturbant de comprendre et d'aimer Charlotte, cette femme adultère, et Philip, cet homme froid et insensible. On nous présente tellement de femmes pures et fidèles que lorsque l'on tombe sur une femme qui est plus légère, on a du mal à accepter son attitude et on la juge assez durement. Et c'est ce qui coince dans notre ressenti par rapport à sa situation. C'est assez injuste parce que le héros n'est pas plus blanc qu'elle (voire pire). Tout au long de la lecture, on ressent comme une distance entre nous et eux, et si la deuxième partie du livre est plus intéressante, elle ne permet pas de réviser notre jugement. On apprend de nouvelles informations sur les personnages qui les montrent sous un meilleur jour, mais il est malheureusement trop tard. Cela ne suffit pas à nous emballer. Les stratagèmes mis en place par Philip sont agaçants et le fait qu'on le perçoive plus comme un manipulateur que comme un homme amoureux de sa femme y est pour beaucoup. C'est seulement dans les dernières pages qu'il s'ouvre vraiment et offre de jolis moments. Pas suffisant pour sauver l'impression générale de ce livre.

Au final, une romance historique qui ne séduit pas et des personnages qui ne nous touchent pas plus que ça. Dommage car l'idée était séduisante.



6,27 EUR
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Anges Déchus, Tome 2 : Addiction de J.R. Ward

Anges Déchus
Tome 2 : Addiction
de J.R. Ward

Éditions Milady
Collection Bit-Lit

Sortie le 25 janvier 2013
Poche / 504 pages / 8,20€


Présentation de l'éditeur :

7 péchés capitaux, 7 âmes.

Jim Heron est capable du pire comme du meilleur. Ce qui lui vaut d’être choisi par les forces du bien et du mal pour décider du destin des Hommes. Sept âmes dans la balance, sept âmes à sauver ou à damner.
Sa deuxième mission : Isaac Rothe, un ancien membre des commandos comme lui. Traqué par Matthias, leur ancien chef, Isaac vit de petits combats clandestins et mène une vie de fugitif jusqu’au jour où il est accusé de meurtre. Jeté en prison, il doit s’en remettre à sa sublime avocate : Grier Childe, pour laquelle il ressent une attirance immédiate. L’heure n’est pas à la romance, pourtant son passé tumultueux mettant en danger non seulement sa vie, mais son âme, l’amour pourrait s’avérer l’arme ultime contre le mal.

Avis de Jm-les-livres :

Cette série est un peu éloignée de l'intrigue de la Confrérie de la Dague Noire, même si on retrouve tout à fait le style percutant de Ward et ses héros gonflés à la testostérone.

Dans ce deuxième tome, Jim décide d'aller sauver la vie d'un ancien camarade de la XOps que son ex-patron Matthias lui avait demandé d'éliminer. L'homme est en cavale, mais il a besoin d'argent et il participe à des combats clandestins. Embarqué par la police, il rencontre Grier, l'avocate qu'on lui a assignée d'office. Même s'il sait qu'il ne peut pas l'avoir à cause du danger dans sa vie, il ne peut s'empêcher de la désirer.

Cette série est vraiment originale dans son genre. Plus noire que ce qu'on a déjà pu lire de l'auteur. La tension est très présente et on s'interroge sur la fin de l'histoire. Les personnages sont intéressants et J.R Ward sait doser les informations qu'elle nous donne sur chacun. Elle n'est d'ailleurs pas tendre avec eux, elle les brutalise, même si c'est pour le bien de son intrigue. C'est dur et sombre, mais on ne peut s'empêcher de tourner les pages pour connaître le dénouement. Alors qu'on peut penser que Jim, ce héros désigné pour sauver le destin de l'humanité, est le personnage principal, on suit à chaque tome un couple différent. Chaque personnage masculin est un condensé de testostérone et un homme du genre efficace (et définitif). Le dernier quart du livre fait monter la tension et on espère que tout va bien finir. Mais si autrefois l'auteur avait pu céder à la facilité, dans cette série il n'en est rien. C'est assez froid et brutal, autant pour les personnages que pour les lecteurs. Même si c'est de la romance paranormale, dans ce tome, elle est reléguée au second plan, ce qui nous permet de vraiment nous concentrer sur l'intrigue et sa résolution.

Un deuxième tome plus intrigant que le premier et qui nous fait nous interroger sur l'issue de cette bataille entre le bien et le mal. Et un excellent exemple du talent d'écrivain de Ward.



7,79 EUR
Achat Fnac