Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

samedi 26 janvier 2013

Les Trois Grâces, Tome 1 : Par la grâce de Sa Majesté de Jennifer Blake


Les Trois Grâces
Tome 1 : Par la grâce de Sa Majesté
de Jennifer Blake

Éditions J'ai Lu pour Elle
Collection Aventures & Passions

Sortie le 16 janvier 2013
Poche / 352 pages / 6,60€


Présentation de l'éditeur :

1486, Angleterre.
Au plus grand désespoir de lady Isabel Milton, sa main a été offerte à sir Braesford. Bientôt, ce dernier réclamera ses droits d'époux, or Isabel redoute ce qu'il en adviendra. Car en dépit de sa jeunesse et de sa bravoure, Braedsford ne pourra lutter conte la malédiction qui pèse sur sa fiancée...


Avis de Jm-les-livres :

Isabel Milton rêve d'être libre d'agir comme elle le souhaite. Oui mais voilà, elle vit au 15ème siècle et est sous l'autorité du fils de son beau-père, du bon vouloir du roi Henri VII et très bientôt, de la volonté de Randall Braesford, son futur mari. Pour les protéger, ses sœurs et elle, de la cupidité de son "beau-frère" qui les auraient mariées avec le premier venu pour peu qu'il soit intéressant pour ses affaires, Isabel a inventé une malédiction qui prédit que tout homme qui souhaite les épouser sans amour y risquera sa vie. Jusqu'ici, la peur et les circonstances de l'époque (guerre, famine, maladie) ont permis aux jeunes femmes de tenir à l'écart les prétendants. Mais le roi a décidé de récompenser son ami Braesford en lui offrant une épouse. Le récit commence donc avec l'arrivée d'Isabel au manoir de Randall. Dès le début, effrayée et obstinée dans sa quête de liberté, elle tente de repousser le mariage et surtout la nuit de noces. Mais Randall reste inflexible. Et alors que le mariage se prépare, le demi-frère de Randall arrive avec les gardes du roi pour l'emmener à Westminster où il doit répondre d'une accusation de meurtre d'enfant. Isabel se croit alors sauvée de ce mariage, jusqu'à ce que le roi ordonne qu'il ait lieu le lendemain. Et ce qu'elle craignait tant est finalement arrivé. Mais nous sommes à la cour, le lieu où les intrigues et les complots se déroulent tous les jours, même les jours de mariage. Et ce mari qu'elle a rejeté devient une cause qu'elle est prête à défendre contre tous.

Jennifer Blake maîtrise son sujet : l'époque et les us et coutumes nous sont présentés avec beaucoup de détails et de précision. Les personnages ressemblent à l'image qu'on peut se faire des gens de l'époque à la cour des rois. Le style de tournures de phrase dont se sert l'auteur renforce cette immersion dans le passé. Cette romance nous rappelle certaines anciennes romances où ce style était utilisé et qui, par rapport aux nouvelles parutions, nous sembleraient vieillottes. Cependant, ce n'est pas le cas. L'auteur nous dépeint des personnages intéressants et pas du tout "coincés" dans leur époque. Elle nous entraîne dans une suite d'aventures qui s'enchaînent rapidement et on se surprend à vouloir connaître le dénouement de l'affaire.

Si vous recherchez un récit où l'intrigue est mise en avant et où la romance est au second plan, Par la grâce de Sa Majesté est un livre pour vous. Si vous êtes plus intéressé par la romance, vous risquez d'être un peu déçu. Même si les péripéties s'enchaînent et que l'histoire avance rapidement, il est regrettable que l'auteur n'ait pas plus développé les sentiments des personnages principaux. Entre Isabel et Randall, nulle séduction ou évocation de sentiments. Isabel craint sa future vie de femme mariée et Randall est juste impatient de partager son lit. Alors, même si on ne s'attend pas à des déclarations enflammées, il est dommage que ces deux héros ne soient pas plus charismatiques et romantiques. Car c'est bien ce que l'on souhaite trouver quand on ouvre un livre de romance historique.



6,27 EUR
Achat Fnac

jeudi 24 janvier 2013

80 notes de jaune de Vina Jackson


80 notes de jaune
de Vina Jackson

Édition Milady Romance
Collection Romantica

Sortie le 25 janvier 2013
Broché / 445 pages / 15,90€

Présentation de l'éditeur :

Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique. Elle passe ses après-midi à interpréter Vivaldi dans le métro londonien. Quand son instrument est détruit, elle reçoit le message d’un admirateur secret.
Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé.
Dominik et Summer se jettent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante. La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance…


L'avis de Christy :

Devant ce nouveau roman à l'illustration mystérieuse, au titre donnant une impression de déjà-vu, à la présentation annonçant subtilement que l'histoire traitera « encore » de relations sexuelles particulières, le lecteur pourrait facilement craindre d'être tombé sur une copie plus ou moins pâle des best-sellers ayant inondé nos librairies depuis quelques mois, mais... il aurait tort.
80 notes de jaune est, contrairement à d'autres romans pourtant plébiscités et très largement encensés un peu partout sur la planète, un véritable petit bijou littéraire du genre.
Cependant, il est utile, et même indispensable, de savoir que nous ne sommes pas devant une romance érotique ordinaire. Les scènes détaillées et l'ambiance générale du roman vont entraîner le lecteur dans l'univers BDSM, le vrai, avec ses codes, ses exigences et ses attentes. Il est donc préférable, si vous êtes trop sensible ou si vous avez une approche plutôt traditionnelle de la sexualité, d'en rester à des titres gentiment abordables en terme d'évocations visuelles comme le très médiatisé (et pourtant bien médiocre en comparaison) Fifty Shades of Grey.

Vina Jackson est le pseudonyme de deux auteurs faisant « équipe » pour la première fois et, en lisant ce roman où les deux personnages principaux nous offrent tour à tour leur façon de voir les choses, on parvient à voir les subtilités entre l'un et l'autre.
Les interventions de Summer, violoniste passionnée, se font en mode omniscient et celles de Dominik, professeur universitaire au charisme troublant, en mode narratif. Cependant, nous apprécierons que les auteurs ne soient pas tombés dans la facilité en se contentant de décrire les mêmes choses. La qualité du récit est indéniable et si le dialogue est parfois cru et la trame dérangeante pour le néophyte, tout colle à la situation du moment et sert l'histoire.

L'histoire, parlons-en, justement. Summer vit à Londres dans un petit appartement sous-loué et joue du violon dans le métro en espérant gagner de quoi subsister car les petits boulots ne lui apportent pas la fortune. Elle a un petit ami au début du roman, Darren, un homme présenté comme tiré à quatre épingles et peu enclin à assouvir les désirs sexuels puissants qu'éprouve la jeune femme. Pour Summer, la musique est un fil conducteur exacerbant ses désirs et échauffant ses pulsions. Elle est très demandeuse et Darren, pas du tout. D'ailleurs, il pense sincèrement que la jeune femme a un vrai problème de santé pour agir comme ça.
Summer se produit en public avec son violon rafistolé qu'elle traîne depuis des années et c'est dans le métro que, sans le savoir encore, sa vie va basculer dans un univers dont elle était très loin d'imaginer franchir le seuil un jour. Dominik vient d'entrer dans son sillage, elle le fascine quasi instantanément et il décide de la revoir. Seulement, quand il retourne dans le métro le lendemain, elle n'est pas là. Ce n'est qu'un peu plus tard, en lisant un article mentionnant une bagarre dans le métro durant laquelle une violoniste avait été malmenée, qu'il fait le rapprochement avec la jeune femme. Dès lors, il n'a qu'une idée en tête : la voir jouer pour lui... mais sous certaines conditions.

Toute la force et la qualité de ce roman résident dans l'approche maîtrisée du sujet et dès les premiers chapitres, ce qui va inéluctablement unir les deux personnages ne fait aucun doute. Les flash-back de Dominik nous mettent également sur la voie. Il a eu de nombreuses relations, mais l'une d'elles, quelques années plus tôt, lui a fait vivre une expérience unique, lui faisant prendre conscience que le plaisir pouvait être contrôlé, guidé, orienté, décidé. Une expérience qui l'a irrémédiablement changé.
Summer fait ce même type de découverte en acceptant de suivre son amie Charlotte dans un lieu très particulier. Pour elle aussi, l'expérience sera décisive et la poussera, par-delà ses propres convictions, à retrouver ces sensations grâce auxquelles elle est parvenue à s'évader totalement, à atteindre un seuil de plaisir différent, à s'épanouir dans le sens entier du terme.

L'imprégnation du lecteur dans l'univers BDSM sans fard de ce roman se fait crescendo. Nous sommes en présence d'un véritable scénario du genre. Ici, les auteurs ne s'arrêtent pas à trois malheureuses fessées et l'héroïne ne s'enfuit pas en courant devant la pseudo-perversité de son compagnon. Non, dans 80 notes de jaune, Summer assume chacun de ses actes, Dominik l'entraîne vers un terrain à part sans jamais rien exiger d'elle, même si son discours tend à faire croire le contraire. Tout est fait dans le respect de l'autre et avec l'optique de satisfaire les deux parties.
L'intervention d'un personnage secondaire vient mettre en évidence les codes du genre trop souvent bâclés par les auteurs se prêtant à l'exercice. Certes, cet individu évolue dans le milieu SM, mais il est évident que pour lui, ce n'est qu'un jeu, un rôle qu'il se donne, visant à glorifier son égo en soumettant de façon singulièrement pénible les « esclaves » qu'il a sous sa coupe.

Pour terminer, si ce roman n'a rien de romantique à première vue, il n'est pas non plus dénué de sentiments et le premier d'entre eux est le respect mutuel que s'accordent Dominik et Summer. Ils souhaitent tous deux satisfaire l'autre et se soucient des réactions qu'ils peuvent avoir. Dans le dernier quart de ce premier tome, les choses prennent une tournure réellement angoissante et là encore, les sentiments sont bien présents. Inquiétude, crainte, besoin de savoir l'autre en sécurité... et différentes petites choses bien précises qui démontrent que s'il ne s'agit pas encore d'amour, il y a bel et bien une évolution des sentiments.

En refermant le livre, nous sommes à la fois troublés et perplexes. Où tout cela peut-il mener ? Comment une telle relation peut-elle évoluer ? Et si évolution il y a, de quelle nature sera-t-elle ?
En tout cas, s'il y a une leçon à retenir en lisant ce bouquin, c'est qu'on ne s’improvise pas auteur du genre. Les auteurs de 80 notes de jaune savent de quoi ils parlent et ça fait toute la différence.

Le second tome de cette série captivante et addictive est déjà annoncé. Le rendez-vous est donc pris. J'y serai.

En Rage de Toi d'Adeline Dias



En Rage de Toi
d'Adeline Dias

Valentina Editions
Collection Victoria by Valentina

Sortie le 10 Septembre 2012
Format broché / 176 pages / 9,90 €



Présentation de l'éditeur :

Dans une rue proche de la Grande Place de Lille, un nouveau café vient  d’ouvrir  ses portes : le Marylin. Son gérant, Josselin, espère pouvoir y refaire sa vie tranquillement, essayant de mettre de côté un passé douloureux. Mais c’est sans compter sur un petit geste du destin. Elle est belle, brune et surtout pressée. Lui, il a juste eu le malheur de la bousculer dans la rue. C’est leur première rencontre, mais pas la dernière… Juliette vient d’entrer dans la vie de Josselin. Ils ne le savent pas encore mais cette rencontre va bouleverser leur vie.

L'avis de Christy :

Juliette est une jeune femme active, travaillant comme secrétaire pour un patron exigeant et peu scrupuleux sur les débordements d'horaire. Sous pression pour ainsi dire en permanence, Juliette est facilement irritable, une véritable pile électrique.
C'est au sein d'un groupe d'amis musiciens que Juliette trouve un peu de paix dans l'exercice de sa passion : le violon.
Sa rencontre avec Josselin, tout juste arrivé en ville pour tâcher de surmonter le drame de sa vie, va ajouter bien des reliefs à la vie déjà franchement mouvementée de Juliette. En effet, s'il est plutôt peinard et cultive l'ambiance « carpe diem » dans sa vie, Josselin éprouve très vite des sentiments aussi puissants que contradictoires à l'encontre de la jeune femme. Quant à Juliette, qui a jugé cet homme au premier regard comme étant un pitoyable dragueur, elle va rapidement comprendre que, s'ils sont incapables de discuter sans s'envoyer des piques, leur attirance est réciproque et ne demande qu'à s'épanouir.

Cette mignonne romance débute lentement, en installant le décor, les personnages et l'ambiance générale. Josselin prend les commandes du Marylin, un bar/café situé à Lille. Il est célibataire, a une réputation de séducteur, mais on ressent clairement chez lui une fêlure douloureuse minant ses pensées et ses actes malgré une attitude sincèrement enjouée.
Juliette est le genre de nanas chez qui il vaut mieux s'abstenir de chercher la petite bête. Elle est lunatique, quasi cyclotomique et bénéficie du caractère mordant allant de paire. Sa première rencontre avec Josselin est percutante, dans le sens littéral du terme, et ne sera que le début d'une longue série de « ne-me-touche-pas-prends-moi-dans-tes-bras-dégage-je-t-aime » pouvant conduire le lecteur à lever les yeux au ciel.

Cependant, En rage de toi ne raconte pas seulement les aventures mouvementées de deux jeunes gens conscients de s'aimer, mais ignorant comment s'apprivoiser. Ce roman aborde aussi la tolérance et l'acceptation des couples homosexuels, le rapport de chacun face au décès d'un proche et la reconstruction de soi, l'adaptation parfois difficile de tout être issu de l'adoption.

Adeline Dias a construit son roman en deux grandes parties. La première nous amène à faire connaissance avec son univers, les lieux, les gens, les buts et désirs de chacun. Dans la seconde moitié de l'ouvrage, le rythme s'accélère notablement et les événements harponnent de façon plus efficace les lecteurs n'ayant pas été emballés dès les premiers chapitres. Nous suivons alors les déboires de Juliette et Josselin, comprenons mieux pourquoi l'un comme l'autre sont aussi réfractaires à l'engagement et, surtout, nous nous inquiétons sincèrement pour cette jeune femme qui a su si bien nous exaspérer durant le premier tiers du livre et pour qui, soudain, tout bascule.

L'écriture est fluide et sans fioriture superflue. Cependant, nous pourrons parfois remarquer quelques lourdeurs de construction et autres petites maladresses ou coquilles qui gêneront peut-être certains lecteurs pointilleux, mais rappelons que En rage de toi n'est que le second roman d'Adeline Dias et que le style de l'auteur ne peut que s'enrichir et nous surprendre agréablement au fil des romans qu'elle offrira à ses lecteurs.

Mention spéciale au graphisme de la couverture, particulièrement réussi.

Achat Kindle et epub ci-dessous.


4,99 EUR
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dimanche 20 janvier 2013

Un torse dans les rochers


Un torse dans les rochers
de Helen Tursten

Éditions J'ai lu
Collection Policier

Sortie le 06 juin 2012
Poche / 512 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur :


La manchette du Göteborgs-Posten est claire : "Le corps de la victime d'un meurtre a été retrouvé démembré près d'un lieude baignade." L'enquête du commissaire principal Irene Huss s'annonce particulièrement éprouvante. Le tatouage de la victime la conduit au Danemark où un crime similaire a été commis des années plus tôt. Le corps de la fille d'une amie d'Irene est découvert, atrocement mutilé. Bientôt un quatrième selon le même rituel. Pourquoi Irene se sent-elle comptable de ces assassinats ? Sa seule conviction est que le meurtrier n'est pas loin.

Avis de Chani

Une découverte macabre sur la plage, un tatouage en guise de seul indice, des marques de sévices horribles sur le corps… La nouvelle enquête confiée à l’inspecteur Irène Huss s’annonce compliquée et glauque à souhaits. D’autant que, rapidement, les cadavres se multiplient sur son chemin, avec leur lot de mutilations et d’horreurs.

Ce qui frappe en premier dans Un torse dans les rochers, c’est le côté, hélas, très visuel de la narration. Le lecteur est de fait plongé dans l’horreur et l’enquête d’Irène Huss devient la sienne, lui aussi étant pressé de mettre fin à ce carnage. Pour contrebalancer le côté gore du roman, l’auteur prend soin de ménager des pauses en décrivant les scènes de la vie quotidienne de la policière, histoire de reprendre un peu pied dans la normalité avant de s’enfoncer encore davantage dans l’enquête. À titre personnel, j’ai trouvé que ces passages étaient superflus et coupaient le rythme, même si je peux comprendre leur utilité. L’auteur a le sens du détail, que ce soit pour les futilités du quotidien ou pour décrire les mutilations des cadavres, ce qui tourne parfois au gore dans le second cas, il vaut mieux être prévenu.
L’intrigue est, elle, très bien menée. Helene Tursten brouille les pistes et mène le lecteur par le bout du nez jusqu’au dénouement final, inattendu pour ma part, ce qui m’a ravie. La narration est nerveuse et sert le propos, le rythme de l’enquête haletant et les pages s’enchaînent jusqu’à découvrir l’identité du coupable.
Un torse dans les rochers est un thriller efficace qui séduira les amateurs de thrillers, pour peu que vous ayez le cœur bien accroché.

Charley Davidson, Tome 3 : Troisième Tombe Tout Droit de Darynda Jones


Charley Davidson 
Tome 3 : Troisième Tombe Tout Droit
de Darynda Jones

Éditions Milady
Collection BIT-LIT

Sortie le 7 décembre 2012
Poche / 432 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

Charley, la plus délurée des faucheuses, est de retour ! Mais elle boit des quantités astronomiques de café pour rester éveillée. Sans quoi, elle n'échappe pas à la vision terrifiante qui s'impose à elle dès qu'elle ferme les yeux : Reyes, le fils de Satan qu'elle a emprisonné pour l'éternité. Pourra-t-elle retrouver une personne disparue, apaiser son père grincheux et affronter un gang de motards sanguinaires alors que le fils du Diable refuse de renoncer à la séduire et à se venger d'elle ?



7,79 EUR
Achat Fnac


Avis de Jm-les-livres :

Charley Davidson revient pour de nouvelles aventures et encore une fois, elle va aller chatouiller les mauvaises personnes.

À commencer par Reyes Farrows, Dieu de la sexitude et fils de S., qui n'est pas content de ce que Charley lui a fait à la fin du tome 2. Pour se venger, il vient lui donner de multiples orgasmes dès qu'elle ferme les yeux. La pauvre, quelle torture ! Charley et Reyes sont liés et involontairement attirés l'un par l'autre. Alors quand Charley s'endort, Reyes se retrouve contre son gré près d'elle et ils ne peuvent s'empêcher de se sauter dessus. Pour éviter que cela n'arrive Charley a décidé d'arrêter de dormir et consomme donc des litres de café et se jette à corps perdu dans le travail, au risque de s'endormir n'importe où, n'importe quand (comme au volant par exemple). Lorsque son non-ami détective privé Garrett Swopes lui envoie une affaire de disparition, Charley saute dessus. La femme d'un médecin a disparu et le mari est prêt à payer cher pour que Charley la retrouve. Sauf qu'après leur entretien, elle est convaincue que c'est lui le coupable. Elle enquête donc dans le passé du bon docteur pour découvrir quelques squelettes bien dissimulés dans ses placards.
Et alors qu'elle se croit à l'abri de Reyes et de son corps merveilleux (sans parler de tout le reste qu'il a de merveilleux), ce dernier décide de faire un coup d'éclat et pousse Charley à suivre quelques pistes pour être sûr qu'une personne de son passé est bien morte. Sauf qu'elle ne s'imagine pas ce à quoi elle s'expose, ni ne prend conscience de ce qu'elle risque à le faire.

Il est très difficile de vous parler de ce tome sans vous donner trop de détails. Sachez que Charley reste fidèle à elle-même... mais en pire (à cause du manque de sommeil ou de l'abus de caféine). Reyes nous montre une nouvelle fois les deux facettes de sa personnalité fascinante et on s'interroge sur laquelle est la plus proche du vrai Reyes. Est-ce qu'il est cet homme qui protège Charley ou celui qui serait prêt à tuer pour obtenir ce qu'il veut ? Les hommes de la vie de Charley continuent à vouloir la protéger malgré elle et son père va même jusqu'à lui demander de changer de métier (ce qui nous permet de rire des propositions de métiers possible que font Charley et Cookie).
On a là encore un tome bourré d'humour, même si, comme dans le précédent, on se rend compte que sous cette déconnade se cache une jeune femme sensible. Le fait qu'elle ne soit (presque) qu'entourée d'hommes l'oblige à montrer une façade solide, mais lorsqu'elle est trahie par ceux qu'elle aime ou qu'elle souhaite les protéger, on retrouve une héroïne plus humaine et plus touchante. Comme le dit Reyes, ses amis et sa famille sont la faiblesse de Charley et c'est ce qui nous la rend si attachante. Elle aurait juste pu être une bonne détective avec un humour irrésistible et une probabilité de chance incroyable de se faire tirer dessus ou torturer mais voilà, quand le masque de clown tombe, on aperçoit la petite fille qui veut croire aveuglement en ceux qu'elle aime et qui ne peut pas imaginer être manipulée par eux. Darynda Jones réussit à nous livrer un personnage haut en couleur qui nous réserve encore de nombreuses surprises, et nous sommes impatients de les lire.

Charley Davidson, Tome 2 : Deuxieme Tombe Sur la Gauche de Darynda Jones


Charley Davidson 
Tome 2 : Deuxieme Tombe Sur la Gauche
de Darynda Jones

Éditions Milady
Collection BIT-LIT

Sortie le 24 août 2012
Poche / 8,20€


Présentation de l'éditeur :

Charley, détective privée et faucheuse, et Cookie, sa meilleure amie/réceptionniste, se lancent à la recherche d’une jeune femme, disparue depuis le meurtre d’une camarade de lycée. Pendant ce temps, Reyes – le fils de Satan ! – est sorti de son corps physique pour hanter Charley afin d’empêcher des démons de s’emparer de la jeune femme et d’accéder au ciel par son biais. Mais Charley pourra-t-elle supporter ses nuits ardentes avec Reyes et ses journées à cent à l’heure sur la piste d’une femme disparue ? 



7,79 EUR
Achat Fnac



Avis de Jm-les-livres :

Charley est une héroïne merveilleuse : détective hors pair, aimant à embrouilles et faucheuse lumineuse à l'humour irrésistible. Bon retour dans la vie mouvementée de Charlotte Davidson !

Ce tome démarre au quart de tour puisque Charley doit faire face dès les premières lignes à une attaque de vêtements perpétuée par sa meilleure amie / secrétaire / assistante / esclave, Cookie Kowalski, à une heure tout à fait indécente. Après avoir survécu et une fois réveillée, Charley apprend qu'une ancienne amie de Cookie, Mimi Jacobs, lui a envoyé un sms angoissé où elle lui demande son aide et de la rejoindre quelque part. Mais lorsque nos Batman et Robin féminines arrivent sur place, il n'y a aucune trace de Mimi. Il faudra que notre détective préférée aille fouiller dans le passé de la disparue pour pouvoir résoudre cette enquête.

En parallèle, Charley tente de retrouver le corps de son amant, le fils de S., qui a miraculeusement disparu. Sauf que le sexy / brûlant / torride Reyes ne veut pas être retrouvé, et surtout pas par Charley. Notre faucheuse adorée va devoir être très persuasive si elle veut le faire céder. La chanceuse.
Elle doit également découvrir qui est le défunt qui squatte le coffre de la voiture de Cookie. Pas le temps de se tourner les pouces.
Ajoutez à ces enquêtes des personnes aux trousses de Charley qui veulent (au choix) la torturer / la tuer, des remarques hilarantes, une Cookie dans une forme olympique, des cachotteries faites par les hommes de sa vie et de nouvelles capacités pour Charley plutôt utiles. Secouez le tout et vous obtiendrez un deuxième tome explosif, qui démarre sur les chapeaux de roues et qui ne ralentit que dans les dernières pages. Nous n'avons pas vraiment le temps de souffler tellement on est happé dans cette suite de péripéties. On se demande même comment on va pouvoir tenir jusqu'à la fin. Réponse : grâce aux remarques désopilantes de Charley et son entourage.

Charley est une héroïne vraiment attachante qui n'hésite pas à se moquer d'elle-même et qui est prête à tout pour protéger et sauver ceux qu'elle aime, même contre leur gré.
On referme ce livre avec à l'esprit les dernières blagues que nous avons lues, les incertitudes quant à la relation de Charley et Reyes (l'auteur a promis de nous torturer un moment avec eux) et de nouvelles questions par rapport à Charley et ses pouvoirs. Que nous réservent les prochains tomes ? Charley et Reyes ont-ils un avenir ensemble possible ? La belle-mère de Charley va-t-elle s'étouffer avec sa salive et mourir asphyxiée ? Tout est possible avec Darynda Jones et c'est pourquoi nous sommes tellement impatients de lire la suite.

samedi 19 janvier 2013

Partenaires de sang, Tome 1 : Éveillée de Maria Amini


Partenaires de sang
Tome 1 : Éveillée
de Maria Amini

Valentina Editions
Collection Bit-lit & Urban

Sortie le 6 août 2012
Format broché / 355 pages / 17,50 €

Sortie le 11 décembre 2012
Format eBook / 6,99€



Présentation de l'éditeur :

« Ma soif enfin apaisée, je m'écartai de son cadavre et observai mon reflet dans l'eau. Mes yeux étaient d'un noir d'encre et des veines noires étaient apparues sur mon visage et mes bras. »
Victoria, 16 ans, se voit obligée de quitter sa famille adoptive pour retrouver ses parents biologiques afin de s’éveiller à sa véritable nature. La nourriture humaine n’a plus de goût, seul le sang l’attire irrésistiblement.
Alors que le monde des vampires s’ouvre à elle, elle se trouve confrontée à un terrible fléau qui touche les animaux et met en danger la population.
Tout comme Victoria, découvrez les nouvelles règles du vampirisme. Celles des Partenaires de Sang.




Avis de Jm-les-livres :

Victoria est une adolescente comme les autres : elle va au lycée, a des amies. Sauf qu'elle a été adoptée et que le jour de ses 16 ans, elle doit quitter sa campagne pour rejoindre Paris et vivre avec ses parents biologiques (nous ne reviendrons pas sur la rencontre entre Victoria et ces derniers, ni sur la facilité avec laquelle elle accepte le fait qu'ils sont ses parents). Là, elle doit fréquenter un nouveau lycée et se faire de nouveaux amis en plein milieu d'année scolaire. Mais assez rapidement, certaines révélations sur la véritable nature de Victoria (elle est un vampire, tout comme son père) nous ouvrent les portes d'un monde fantastique caché derrière cette vie presque banale. Au fil des aventures que va connaître la jeune fille, de nouvelles créatures vont nous être présentées et enrichir la galerie de personnages créés par l'auteur. Maria Amini nous propose de bonnes idées pour ce premier tome et des protagonistes qui ont tous l'air très intéressants. Cependant, il est regrettable que l'univers de l'auteur ne soit pas plus riche d'un point de vue "historique" et en descriptions. Si les vampires existent depuis plusieurs centaines d'années, on s'attendrait à trouver un peu plus d'informations sur eux et pas simplement "il y a les gentils vampires et les méchants vampires". De plus, il est dommage que cette "société" vampirique ne soit pas un peu plus structurée, cela aurait surement enrichi l'univers de l'auteur et rendu l'histoire un peu plus passionnante. 

Ce livre manque peut-être d'un travail de "construction" préalable pour que l'ambiance générale ne nous donne pas cette impression superficielle. On remarque cela dans plusieurs points du livre, notamment chez les personnages. Victoria manque cruellement d'épaisseur et tout au long du récit on est surpris par ses réactions ou par ses remarques pas vraiment pertinentes. Certes c'est une adolescente, ce qui peut expliquer certains de ses actes, mais c'est aussi un personnage auquel il est très difficile de s'identifier ou de s'attacher. Alors qu'elle doit sauver le garçon qu'elle aime, on se demande à un moment s'il ne lui est pas totalement sorti de l'esprit tellement elle y pense peu. Alors oui, elle a d'autres problèmes à régler que son sauvetage, mais quand même. Pour un jeune homme qui est censé être une tentation constante pour la jeune fille, elle se passe plutôt bien de lui pendant plusieurs chapitres. 
Le style de l'auteur ainsi que certains choix de temps des verbes rendent la lecture laborieuse. Ce récit manque peut-être de maturité et de travail préparatoire. Certains passages sont trop rapides et pas assez développés (par exemple le voyage en Amazonie), d'autres pas vraiment passionnants (la visite de Paris de l'héroïne et son extase devant certaines boutiques, mais pas celles auxquelles on pourrait penser). L'auteur a voulu trop nous en montrer en même temps, ce qui nous empêche de vraiment apprécier ce qu'elle nous offre et donne un rendu condensé et fouillis. Nous espérons que le tome 2 sera un peu plus maîtrisé et que l'auteur aura toujours autant d'aventures à faire vivre à ses personnages.

En conclusion, de bonnes idées de départ, une envie présente de l'auteur de nous embarquer dans son univers mais un manque visible (ou lisible) au niveau de la construction du récit et du travail en amont. Dommage.

mercredi 16 janvier 2013

D'amour et de neige de Kimberly Cates


D'amour et de neige

de Kimberly Cates

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Sortie 1er décembre 2012
Format poche / 416 pages / 6,40 €


Présentation de l'éditeur :

C’était forcément écrit quelque part : Rowena devait venir s’installer à Whitewater, petite ville enfouie sous un épais manteau de neige. C’est là qu’elle devait ouvrir son animalerie – sa fierté ! Et c’est aussi là qu’elle devait faire la connaissance de Cash Lawless. D’un charme fou, père célibataire de deux adorables fillettes, Cash est assurément l’homme de ses rêves. Pourtant, dès leur rencontre, il ne semble voir en Rowena qu’une enquiquineuse, décidée à lui faire adopter un de ses pensionnaires. Du moins, au début. Car bientôt, les circonstances vont les rapprocher…

L'avis de Christy :

Rowena, la petite trentaine, vient de s'installer à Whitewater, dans l'Illinois. Elle a tout plaqué : son ancien boulot, son petit ami, ses sœurs... Pourquoi ? Parce que sa grand-tante lui a nourri l'esprit d'histoires fantaisistes et que la jeune femme croit désormais que la magie existe et que son prince charmant est là, dans cette ville au charme insolite. En tout cas, c'est ce que lui avait assuré sa grand-tante peu avant de rendre son dernier soupir.
Forte d'un caractère foncièrement optimiste, d'une allure de gitane au grand cœur et propriétaire d'une animalerie où, dit-on, elle exerce son fabuleux pouvoir sur les petites bêtes qu'elle bichonne, Rowena est considérée comme une originale, une rêveuse, voire une folle.
Ce soir-là, elle se rend au bureau du shérif où Clancy, son terre-neuve, vient d'être embarqué après avoir malencontreusement saccagé le salon de thé d'une brave dame. Rowena ne se démonte pas, il y a forcément une explication, son chien est une pâte, elle va payer la caution de son compagnon à quatre pattes, rembourser ladite dame et tout sera terminé.
Oui, mais non... Cash Lawless, l'adjoint du shérif, s'oppose vivement à la libération de l'animal qu'il qualifie de dangereux et compte bien l'emmener auprès des services vétérinaires pour le faire euthanasier. C'est ainsi que tout commence, et dès lors, Cash n'aura de cesse d'éviter cette pétillante jeune femme lui rappelant que, bien qu'il soit un homme avec des besoins spécifiques, il n'a pas de temps pour ce genre de choses. Quant à Rowena, lors de cette rencontre franchement réfrigérante, elle n'imagine pas encore avec quelle force ni avec quelle rapidité, sa gentille petite vie va finalement prendre le chemin que lui avait indiqué sa grand-tante.

Cette romance contemporaine est un petit bijou qui entraîne le lecteur à la suite de l'héroïne vers ce destin auquel elle ne pourra pas échapper. Tous les ingrédients sont là : un village pittoresque, une ambiance charmante, des personnages fouillés et attachants, de l'humour par touches savamment disposées, des émotions souvent intenses et bien sûr, des sentiments sincères, beaux et forts auxquels se mêlent une pointe de difficulté pas toujours facile à gérer pour donner à l'histoire tout son réalisme.
L'auteur a su nous offrir une romance loin des clichés basiques. Ici, si le héros est certes grand, fort et viril, mais il est aussi profondément meurtri, miné par la culpabilité et si triste qu'on en a de la peine pour lui. Cash travaille dans la police, est divorcé et père de deux filles. Le drame de sa vie s'est produit deux ans plus tôt, lors d'un accident de voiture ayant coûté ses jambes à sa plus jeune fille alors âgée de 3 ans.
Dès lors, il fera tout pour elle, allant jusqu'à endosser tous les rôles pour l'aider à guérir, au dépend de l'affection dont il a besoin, au détriment de la relation privilégiée établie avec sa fille aînée avant l'accident, mais aussi en occultant certains appels muets de ses filles qui réclament leur mère.
Rowena tombera sous le charme de cette famille, de cet homme aux allures rudes dont elle perçoit pourtant le besoin immense de se confier, de se libérer d'un fardeau trop lourd pour lui, de s'autoriser à lâcher prise. Elle décidera que son chien, avec tous ses défauts, peut aider ces êtres au passé brisé. La jeune femme sera irrémédiablement touchée par la détresse de Charlie, la fille aînée de Cash. Convaincue que le pire peut arriver demain, la petite fille a tout prévu pour survivre à la fin du monde. Quant à Mac, l'espiègle fillette clouée dans un fauteuil roulant dont le rêve le plus cher est de devenir danseuse, elle est loin d'être la petite chose fragile que son père imagine.

Tout le long de ce roman d'un peu plus de quatre cents pages, l'auteur nous fait passer par toutes les émotions. De nombreuses scènes nous feront rire, d'autres nous toucheront ou nous changeront, d'autres encore nous bouleverseront. En fermant ce livre, le sourire aux lèvres, nous regrettons presque que l'histoire soit déjà terminée, que l'auteur ne nous ait pas donné quelques miettes de plus, juste de quoi nous faire rêver encore un peu. La magie existe bel et bien, pourvu que Whitewater ne soit pas la seule ville sur cette planète où l'on puisse la trouver.



6,08 EUR
Achat Fnac


Passion inattendue à Manhattan d'Abby Gaines


Passion inattendue à Manhattan
d'Abby Gaines

Éditions Harlequin
Collection Prelud'

Sortie le 1er janvier 2013
Format poche / 288 pages / 6,10 €


Présentation de l'éditeur :

La débrouille, les fins de mois difficiles qui ont marqué son enfance, Rachel Frye n’en veut plus dans sa vie de jeune femme moderne ! Elle est fière de sa réussite professionnelle et ne doute pas d’être sur le point de devenir associée dans l’agence de pub où elle travaille. Aussi est-elle stupéfaite que sa hiérarchie la soumette d’abord à… un test. Un test, alors qu’elle a déjà largement fait ses preuves ? Et Rachel n’est pas au bout de ses surprises : pour concurrent, elle aura celui que tous surnomment « le Requin » : Garrett Calder — arrogant, mais aussi tellement brillant, et tellement sexy… Pour ne pas céder à la tentation de se laisser croquer, il va falloir que Rachel garde la tête froide !


Avis de Jm-les-livres :

Rachel Frye travaille dans une agence publicitaire où elle espère bientôt devenir associée, a un petit-ami et habite, pour une fois depuis longtemps, dans la même région que ses parents et sa soeur (qui ont souvent eu la bougeotte). Sa vie est en train de devenir merveilleuse... enfin presque. Car en une minute (enfin plusieurs fois une minute), sa vie sous contrôle s'envole. Et tout ça à cause de son collègue, Garrett Calder. Cet homme froid et insensible a non seulement fait fuir son petit-ami, mais il a également décidé de tenter sa chance dans la compétition interne pour devenir associé lui aussi. Et en plus il a le culot d'essayer de lui faire perdre la tête avec des baisers !

Rachel est une jeune femme qui aime contrôler les situations qu'elle vit et les gens qui l'entourent. Elle a réussi à monter les échelons au sein de son entreprise sans diplôme et grâce à son investissement et à sa volonté. Elle est pointilleuse dans son travail pour éviter qu'un détail ne vienne tout bouleverser. Elle préfère la sécurité à l'originalité dans sa vie privée comme dans sa vie professionnelle. Jusqu'à ce que Garrett vienne mettre son nez dans ses affaires et décide de tout retourner pour obliger Rachel à sortir de sa zone de confort et la pousser à devenir téméraire.
Cet homme désinvolte et qui refuse tout lien avec les autres, chamboule totalement la vie de Rachel et ce en quoi elle croyait. Sauf qu'il ne pensait pas qu'elle viendrait faire pareil dans sa vie à lui. Il fuit les contacts avec sa famille, et surtout sa belle-mère, il est en conflit constant avec son père par rapport à son choix de carrière et n'est jamais resté très longtemps dans une entreprise car il refuse de s'engager sur le long terme. Il est l'exact opposé de Rachel, qui elle essaye de retenir les gens autour d'elle. Et comme le dit si bien l'expression "les opposés s'attirent", Rachel et Garrett sont très attirés l'un par l'autre, même si la majeure partie du temps, ils se chamaillent et s'agacent mutuellement.

Abby Gaines n'est pas une débutante en matière de romance contemporaine et une fois encore elle nous livre des héros attachants, amusants et complexes. On peut dire que Rachel et Garrett sont deux êtres blessés par la vie (ou plutôt par les actions de leur famille respective) et qui ont été obligés de se protéger pour pouvoir continuer à avancer. Cependant, pour avoir une chance d'être ensemble, ils vont devoir baisser leur garde et accepter de se mettre en danger en se dévoilant. Et les voir s'apprivoiser l'un l'autre est vraiment très réjouissant. Regarder Rachel essayant d'aider Garrett à aller vers les autres, alors qu'il est en compétition avec elle et qu'il est plus que douée pour la taquiner et la mettre en danger est amusant. On sait, et Rachel aussi d'ailleurs, qu'elle va se faire rembarrer par Garrett mais on aime la voir lui tendre la main dans l'espoir qu'il va finir par la prendre. Un excellent moment passé avec ces deux-là et un nouveau Prélud' qui réalise toutes ses promesses.

mardi 15 janvier 2013

Les Mémoires du Dernier Cycle, Tome 1 : Selena Rosa - La marche vers l'inconnu


Les Mémoires du Dernier Cycle
Tome 1 : Selena Rosa - La marche vers l'inconnu
de Westley D. Northman


Éditions Valentina

Sortie le 13 février 2012
Format broché / 396 pages / Prix 18,90 €
Format e-book / Prix 7,99 €


Présentation de l'éditeur :

Tout a commencé par une mort… celle de ma mère.

À cet instant, par le plus grand des hasards, la vérité m'est apparue. Je suis le fruit défendu de l'amour d'une sorcière et d'un vampire. Je suis Selena Rosa.
Avec l'aide de mes sœurs sorcières, j'ai appris l'art de la Magie. Grâce à l'appui de mes ancêtres, je suis prête à entrer dans le monde des vampires.
Celui de mon père.

Dans ma quête pour le retrouver, j'ai rencontré l'amitié, l'amour, le danger et les rouages mystérieux de la Couronne de l'Ombre, royauté vampire.
Au cœur d'une révolte vieille de plusieurs siècles pour remettre sur le trône une Reine vampire exilée, ce n'est bientôt plus ma vie qui est en jeu… mais celle du monde.

C'est l'histoire de la dernière des Rosa, c'est l'histoire de ma vie.


Avis de Chani

Selena Rosa est une jeune et brillante étudiante en psychologie. Alors que sa vie se déroulait dans la plus grande normalité, le brusque décès de sa mère va remettre en cause l’essence même de son existence. La jeune femme découvre que sa mère était en réalité une sorcière ayant tourné le dos à son coven, et qu’elle est de fait la dernière représentante de la puissante lignée des Rosa. Mais les surprises ne s’arrêtent pas là puisqu’elle apprend par la même occasion que son père biologique n’est pas l’homme qui l’a élevée, mais un vampire. À compter de cet instant, Selena va partir à la recherche de ses origines, et bien sûr de son père.

L’histoire en elle-même n’est pas novatrice, la découverte par une jeune femme ordinaire de capacités hors du commun et sa quête initiatique de ce qu’elle est vraiment, mais ceci aurait pu être un agréable moment si la narration n’avait pas été aussi poussive. Malgré un enthousiasme indéniable et une flagrante envie de bien faire, la mayonnaise ne prend pas. Le style de l’auteur ne m’a pas plu : outre des dialogues non maîtrisés, il manque de maturité, hésitant entre une naïveté touchante, des passages grandiloquents ou versant dans le pathos, et un côté très scolaire qui manque de personnalité. Ce défaut de cohérence est assez déroutant lors de la lecture, mais il faut garder en tête qu’il s’agit du premier livre d’un jeune auteur. Il faut ajouter à cela pas mal de longueurs : l’auteur développe une mythologie très dense qu’il a à cœur d’expliquer à son lecteur, mais à vouloir expliquer chaque élément (sur parfois 8 pages !), il finit par le lasser, lui donnant l’impression d’assister à un cours magistral. D’autant que, pour la bonne compréhension de l’histoire, nul besoin de connaître la formation des différents covens par le menu, ou le détail de l’histoire d’Isabel par exemple. Encore une fois, cette envie de bien faire dessert l’intrigue en alourdissant le rythme. Paradoxalement, sur certains éléments Westley D. Northman cède à la facilité en expédiant quelques points comme les sentiments de la jeune femme face au deuil, l’acceptation de sa nature, son amitié instantanée avec Raïza… La jeune Selena se trouve dans une situation plutôt perturbante mais l’accepte sans sourciller. Le personnage est une Mary Sue, et personnellement j’ai grincé des dents face à ses superpouvoirs, sa puissance, sa beauté... D’autant que ce manque de nuances est très présent au fil du récit, chacune de ses actions étant l’occasion de vanter une nouvelle fois ses talents. D’une manière générale la psychologie des personnages reste très superficielle, bien que l’on sente l’envie qu’a l’auteur de positiver leur caractère, ce qui ne marche pas à cause du manque de profondeur. Tous ces petits défauts mis bout à bout font de ce premier tome des Mémoires du dernier cycle une lecture assez fastidieuse où l’ennui le dispute à la perplexité. Si je loue bien volontiers les efforts de l’auteur et le cœur qu’il a mis dans son livre, je pense que le résultat n’est pas à la hauteur de son investissement personnel, et c’est vraiment dommage.

samedi 12 janvier 2013

Les Aventures d'Anita Blake, Tueuse de vampires Tome 16 : Sang Noir

Anita Blake,Tome 16 : Sang Noir
de Laurell K. Hamilton
Éditions Bragelonne
Collection : BIT-LIT

Grand Format / 408 pages /  Prix 23 €

 
Présentation de l'éditeur :

Le loup-garou Jason Schuyler a besoin d'Anita Blake -pas en tant que chasseuse de vampires, de marshall fédéral ou de nécromancienne mais en tant qu'amie. Il veut faire semblant pour quelques jours seulement d'être un jeune homme normal qui a une relation normale avec une jolie femme qui l'aime, afin de dire au revoir à son père mourant. Ça ne devrait pas être dur de cacher leurs identités pour quelques jours dans la ville natale de Jason.

Pourtant, Anita devait s'y attendre.

Marmée Noir, mère de tous les vampires, choisit ce week-end pour se manifester. Elle a réussi à couper la connexion entre Anita et Jean-Claude, laissant ce dernier dans l'incapacité de sentir ce qui se passe. Dangereuse même dans son sommeil, ensevelie dans l'obscurité depuis un millier d'années quelque part en Europe, Marmée Noir est attirée par le pouvoir. Elle a déjà attaqué Anita par le passé, mais jamais de cette manière. En Anita, elle pressent l'existence de ce dont elle a besoin pour faire trembler ses ennemis...


Avis de Molina

Un seizième tome dans la lignée des précédents.

Depuis le tome 10, les fans de la série se divisent en deux catégories : ceux qui apprécient les changements apportés par l'auteure et ceux pour qui ce n'est pas le cas. Cette fois encore, les uns apprécieront Sang Noir, les autres non.
Ce nouvel opus présente les mêmes défauts/qualités (selon le point de vue) que ses prédécesseurs : beaucoup de scènes de sexe très détaillées, une absence d'intrigue policière digne de ce nom, la non-exploitation des capacités de base d'Anita (elle est quand même nécromancienne, même si l'auteure semble vouloir nous le faire oublier) et une vie sentimentale et sexuelle des plus compliquées.

Personnellement, je suis dans le clan des fans qui sont déçus par la tournure prise par Anita Blake depuis 5-6 tomes. Sang noir reste donc assez caricatural de mon point de vue.
L'intrigue est plus là pour justifier des scènes de sexe à gogo que pour passionner le lecteur, et si on retire ces passages, le livre se trouve amputé d'environ deux tiers de ses pages.
Même la présence de Jason (pourtant le plus à même de relever le niveau vu sa tendance à obliger Anita à se remettre en question) nous laisse sur notre faim. Là encore, trop de sexe et rien pour contrebalancer la tendance.

L'auteure profite même de ce nouvel opus (pourtant pas des plus longs) pour ajouter encore du monde dans le harem de notre exécutrice préférée. Certains y verront l'accroissement de ses nouveaux pouvoirs et d'autres seulement une occasion de plus pour ajouter une orgie et une embrouille avec Richard.

Côté émotions, eh bien la déception est aussi là. Pourtant le contexte était bien posé pour que des révélations (qui sont un peu là quand même, ne soyons pas mesquins) et des scènes intenses soient au menu. Mais comme dernièrement, tout s'est perdu au profit des relations sexuelles.

Vous l'aurez compris, Sang noir est dans la continuité de la série. Les fans d'intrigues policières ou de politique vampirique/lycanthropique seront déçus mais les amateurs et amatrices de romances érotiques seront ravis.

samedi 5 janvier 2013

Enfants des éléments, tome 1 : Les chevaucheurs de foudre

Enfants des éléments
Tome 1 : Les chevaucheurs de foudre
Agathe Roulot

Éditions Valentina

Sortie le 10 septembre 2012
Format broché / 280 pages / Prix 15,50 €
Format e-book / Prix 6,99 €


Présentation de l'éditeur :

Sandy Stormrider.

Elle a tout juste sept ans lorsque ses parents disparaissent sans laisser de traces. Dix ans plus tard, victime de plusieurs mois de cauchemars lors des nuits de pleine lune, elle se découvre un don… hors du commun.

Mais loin de la réjouir, ce pouvoir ne lui attire que des ennuis : elle met en danger sa propre famille, dont son cousin Louis. Elle devient la cible d’une secte de fanatiques religieux, les Phénix Noirs, qui traque sans relâche tous les Chevaucheurs de Foudre depuis le Moyen-âge…

Sandy devra à tout prix contrôler ses dons au risque de perdre ce qu’il lui reste.

L'avis de Liloulala :

Bien que couverture et résumé soient des plus alléchants, cette lecture se révèle être une véritable déception pour ce premier livre de la jeune auteure Agathe Roulot.

L’idée de base est intéressante : la vie n’est pas simple pour Sandy, 17 ans, qui découvre un beau matin qu’elle possède un don bien particulier et électrisant ! La jeune fille va devoir composer avec ses nouveaux pouvoirs et l’avalanche de catastrophes qu’ils entrainent.

Idée intéressante, donc, mais très peu approfondie. Le prologue en lui-même en est un exemple frappant : brouillon, incohérent, les quelques premières pages du livre annoncent la couleur et laissent entrevoir le joyeux fouillis qui va suivre.

Difficile de s’immerger dans l’histoire tant certaines tournures de phrases et passages descriptifs sont laborieux et répétitifs. Les journées semblent très longues dans la vie de la jeune Sandy et le lecteur assiste, impuissant, à la liste complète de chacun de ses mouvements : de l’ouverture à la fermeture successive de sa fenêtre, au récurage de la gazinière.

Certains dialogues frisent le comique, n’apportant rien d’intéressant, si ce n’est quelques lignes de plus. Le lecteur est alors de plus en plus perplexe au fil de sa lecture : « mais pourquoi écrit-elle cela ?! »

Il faut noter et déplorer aussi la présence de nombreuses coquilles, répétitions et parfois, quelques soucis de concordance des temps. La plume de l’auteure gagnerait à acquérir plus de maturité et à bénéficier de relectures.
L’univers, quant à lui, n’est pas vraiment enchanteur ; certes, l’histoire se passe à notre époque, mais lorsque l’on met en scène des chevaucheurs de foudre, le lecteur s’attend à un peu plus d’étincelles et un peu moins de quotidien.

Point positif, les personnages évitent les stéréotypes, Louis et Amélie, les cousins et Damien, le jeune pompier, sont sympathiques et enjoués. Seule Sandy peut parfois être agaçante, elle semble puérile et immature pour ses 17 ans et ce, à de nombreuses reprises, ou tout simplement, pas vraiment concernée. Bien que sa personnalité puisse être crispante, elle n’en reste pas moins bien décrite.
Les « méchants », les Phénix Noirs, sont déterminés à exterminer Sandy, par n’importe quel moyen. Ils sont inquiétants à souhait et parfaitement bien amenés durant tout le long de l’intrigue même si, là aussi, certains dialogues prêtent plus aux éclats de rires qu’aux frissons.

Indéniablement, l’histoire de Sandy intrigue, bien qu’elle soit desservie par certains choix de l’auteure, il y a là de bonne idées qui méritent d’être retravaillées et approfondies.

Dark-Hunters Tome 12 : Acheron de Sherrilyn Kenyon

Dark-Hunters
Tome 12 : Acheron

de Sherrilyn Kenyon

Éditions J'ai Lu

Collection Crépucule

Sortie le 7 novembre 2012
Broché / 12 €


Présentation de l'éditeur : 

Il est le plus redoutable des Chasseurs de la Nuit. Doué de pouvoirs inouïs qui font de lui le chef incontesté, Acheron poursuit depuis des siècles son implacable mission : exterminer les Démons. Lui qui a subi les sévices les plus horribles refuse de livrer à quiconque son âme torturée ; pourtant une femme saura en trouver le chemin lorsque, une fois le passé dévoilé, la guerre ultime s'engagera entre les forces du Mal et l'humanité tout entière... Le livre le plus attendu de la série, consacré au personnage exceptionnel Acheron.

Avis d'Elaura :

Voici enfin le tome dédié à Acheron, le chef énigmatique des Dark-Hunters, que l'on a appris à connaître mais surtout à aimer tout le long des 11 opus précédents.
Ce tome est dense (800 pages), et comprend deux parties bien distinctes : la première, raconte le long calvaire de notre héros depuis sa naissance. Une lecture qui peut s'avérer pénible, tant les sévices dont il a fait l'objet sont difficiles à lire. Pourtant, il est indispensable de bien connaître sa vie d'humain pour comprendre l'Acheron d'aujourd'hui. Nous sommes bousculés, souvent choqués, dérangés et très peinés car l'auteure ne lésine devant rien et nous livre, brut de décoffrage, cette vie qui ne fut que souffrance.
La seconde partie apporte une bouffée d'oxygène, nous permettant enfin de voir le dieu et le guerrier impitoyable tomber amoureux. Son histoire avec Tory est pleine de tendresse, non dénuée d'humour, comme sait si bien le faire l'auteure quand il s'avère nécessaire de relâcher la pression. C'est donc avec le sourire que nous refermons ce gros roman, même si la fin nous laisse plus que perplexes sur l'avenir incertain de nos guerriers.

Un livre bouleversant, dur, qui vous hante longtemps après lecture, mais qui est un bel hommage à notre héros si particulier.

vendredi 4 janvier 2013

Abandonnées au pied de l'autel Tome 1 : Le mariage de la saison de Laura Lee Guhrke

Abandonnées au pied de l'autel
Tome 1 : Le mariage de la saison

de Laura Lee Guhrke

Éditions J'ai Lu
Collection Aventures & Passions

Sortie le 16 janvier 2013
Poche / pages / 6,60€


Présentation de l'éditeur :

Si Beatrix aimait tendrement son fiancé William, la folle passion de ce dernier pour l’Égypte était plus qu’envahissante. À tel point qu’elle lui avait demandé de choisir : les pyramides ou elle ! Et s’était vue abandonnée juste avant le mariage. Six ans plus tard, William est de retour. Seulement voilà, Beatrix se marie dans quelques semaines.



Avis d'Elaura :

Quel plaisir de retrouver Laura Lee Guhrke ! Après les fabuleuses Jeunes filles en fleurs, J'ai Lu nous offre le premier tome de la série spin-off de cette même saga, ne soyez donc pas étonnés de retrouver certains personnages de manière épisodique.
L'histoire prend place au début du 20ème siècle, dans une Angleterre où l'aristocratie est sur le déclin bien que ses membres tentent de se raccrocher aux quelques branches qui ont survécu à la forte industrialisation du pays. Cependant, une autre passion monopolise les aristocrates en mal d'aventures, l’Égyptologie. C'est le cas de notre jeune duc William, qui a préféré fouiller des tombes à Thèbes plutôt que de vivre une vie paisible et ennuyeuse aux côtés de sa fiancée.
Pourtant, son retour au pays six ans plus tard ravivera les vieilles douleurs et l'obligera de nouveau à choisir entre l'amour de sa vie et sa passion pour l'archéologie.

Un début de série plus que réussi pour cette très jolie histoire peu conventionnelle mais touchante, entre deux êtres que tout oppose sauf peut-être l'amour qu'ils se portent l'un à l'autre.
Mais il est bien connu que pour former un couple et être heureux en ménage, l'amour ne suffit pas. Des centres d’intérêts communs et surtout une idée commune du mariage et de la vie de famille peut avoir son importance. Or, nos deux tourtereaux ne sont pas d'accord.
D'un côté William est un passionné, qui n'a pas hésité à quitter son pays et son duché pour partir en terre inconnue, laissant derrière lui une fiancée qui a refusé de le suivre, et ses responsabilités de duc qu'il a toujours rejetées en bloc. De l'autre, Béatrix est une jeune femme étouffée par les conventions, élevée par un père tyrannique qui ne lui laissait aucunes libertés de peur qu'elle prenne son envol. Elle ne rêve que d'un mariage avec un homme de son rang, tempéré, calme, l'amour n'étant qu'une option à partir du moment où sa sécurité et celle de ses futurs enfants est assurée.

Autant vous dire que leurs retrouvailles ne seront pas de tout repos, mais comme toujours, la plume particulière de l'auteur en fait un moment savoureux, passionnel et surtout, profondément humain. Les personnages secondaires piquent notre curiosité, surtout la très délurée Julia, cousine de Béatrix, et le très réservé Aidan duc de Trathen, héros du tome 2 Le scandale de l'année à paraître le 6 mars prochain. Leur histoire nous promet d'être très... sulfureuse.

Une saga à suivre de très près, assurément !

mercredi 2 janvier 2013

La dernière larme de Fatou Ndong



La dernière larme
de Fatou Ndong

Éditions Valentina

Sortie le 2 avril 2012
Format broché / 228 pages / Prix 13,50 €
Format e-book / 200 pages / Prix 5,99 €



Présentation de l'éditeur :

Ces êtres étranges nous ressemblent. Leurs différences ? Ils ont le sang froid, vivent la nuit et se nourrissent de sang humain.
Ce sont des vampires… et ils vivent au nez et à la barbe des Hommes depuis la nuit des temps, dans l’attente de pouvoir sortir de l’ombre.
Selon la légende, le sacrifice des quatre enfants de la prophétie permettra le retour de la reine Adonia. Trois sont déjà morts. Kali est la dernière encore en vie.
Mais la jeune femme ignore tout de ce monde là. Pourtant, une étrange marque en forme de larme est lovée sur sa poitrine.
Le maître de l’Odyssée, chef des vampires, envoie Ethan pour retrouver le dernier enfant de la prophétie afin de le sacrifier.
Et si tout ne se déroulait pas comme prévu ?​

L'avis de Rory :

Une présentation alléchante, une bien jolie couverture : le premier roman de Fatou Ndong nous met dans de bonnes dispositions d’entrée de jeu. Malheureusement, le soufflé retombe un peu ; on ressort de la lecture avec un avis très mitigé.

L’intrigue est basée sur une bonne idée : une prophétie centrée sur quatre enfants, parmi lesquels il n’y a de nos jours qu’un seul survivant, Kali, notre héroïne, dernier rempart contre la suprématie vampirique. On retrouve dans le roman cette partie du résumé qui nous a plu ou tenté à la lecture de la quatrième de couverture. Cependant, la façon dont on apprend les choses ne sous satisfait pas entièrement. De manière générale, l’auteure dessine une rapide esquisse des évènements du passé dans un premier temps, et les explications viennent plus tard — sans doute pour préserver le suspense, et on le comprend — mais nous laissent souvent assez dubitatifs. Ces développements ou justifications nous font en fait l’effet de « l’exception qui confirme la règle ». De même, au cours de notre lecture, on se demande souvent « Pourquoi ? Comment ? » et certaines de nos interrogations ne trouvent malheureusement pas de réponse. Il semble y avoir beaucoup de non-dits. Il est vrai que le lecteur aime parfois voler de ses propres ailes mais, passé un moment, il préfère qu’on le prenne par la main.

Pour continuer sur la trame, le temps est une notion que l’on a beaucoup de mal à appréhender dans ce roman. Premièrement, les transitions nous semblent assez abruptes et ne mentionnent quasiment jamais combien de temps il s’est écoulé depuis le passage précédent. On suppose donc naturellement qu’il s’agit de la période la plus courte possible compte tenu du contexte. Ce n’est pas forcément gênant tout le temps, mais cela reste assez déroutant. Deuxièmement (et c’est sûrement lié avec le point précédent), pour nous tout va très vite — notamment, Kali tombe amoureuse extrêmement rapidement — mais pour les protagonistes, ces périodes de quelques jours semblent leur faire l’effet de quelques mois (par exemple : « tellement longtemps » sera utilisé pour qualifier une période d’une semaine).

Malgré tout, il y a une bonne partie du roman — les deux quarts du milieu environ — où l’on a assez envie de continuer, de voir où va nous mener l’intrigue. Certains retournements de situation, quand ils paraissent logiques, sont assez bien vus. On est content de voir que l’auteure n’a pas choisi la solution de facilité en ce qui concerne les opposants des vampires. Cependant, en arrivant à la fin du roman, on trouve un motif qui se répète un peu trop souvent, à savoir : Kali se met dans le pétrin, elle est sauvée au dernier moment.

On peut ajouter à ce ressenti sur la fin une impression d’incohérence dans le récit, qui concerne plus particulièrement le passé d’Ethan. C’est cette même impression qui nous contrarie de temps à autres au cours du roman au sujet d’évènements divers et variés. Le fait qu’un astre rouge — qui se révèle être le soleil qui se voile — remplace la lune et ne se couche plus, mais qu’il fasse malgré tout nuit la moitié du temps (comme en temps normal), est un exemple. La façon dont la reine Adonia perd le pouvoir dans le passé peut déranger également.

Passons à l’univers. Il ne nous apparaît pas très détaillé mais l’on comprend que l’histoire se déroule dans notre monde actuel auquel une composante « surnaturelle » a été ajoutée, comme pour tout roman de Bit-Lit ou de Romance Paranormale. Kali vit à Chicago et, on l’apprend très vite, le quartier général des vampires se situe en Grèce. Cette originalité est bienvenue. De manière générale, les descriptions des édifices, des demeures, lorsqu’il y en a, sont plaisantes. Cependant, on pourra noter plusieurs détails non surnaturels qui nous paraîtrons déplacés (par exemple, le fait que l’on nous parle d’une « mer » à Chicago, qui possède certes des plages mais qui bordent le Lac Michigan et non une étendue d’eau salée). 

Les personnages sont assez variés. Chez notre héroïne, Kali, on appréciera une lucidité et une bonne analyse des évènements, un comportement mature et des réflexions intelligentes dans le milieu du roman. En revanche, on pourra lui reprocher le fait qu’elle fasse erreur sur erreur plus on se rapproche du dénouement, et qu’elle ne semble rien faire si ce n’est attendre qu’on vienne la sauver (ce qui ne manque pas d’arriver à chaque fois) — on comprend bien que, étant humaine, son pouvoir est limité, mais tout de même. Son addiction pour le personnage principal masculin est également susceptible de nous irriter. Ce dernier nous apparaîtra comme mystérieux et digne d’intérêt. Malgré tout, leur amour nous dépasse un peu, de par la rapidité de sa formation et par son caractère très (trop ?) intense.

Parmi les personnages secondaires, on trouvera notamment le Maître et la Maîtresse de l’Odyssée. On se pose beaucoup de questions sur eux, leur origine et leur légitimité, sans trouver de réponses. Il y a aussi un personnage masculin secondaire qui éprouvera pour Kali une affection dont on ne comprend pas l’origine, puisqu’il semble la connaître encore moins bien que notre héros.

Le style de Fatou Ndong est fluide, plaisant, et présente assez peu de maladresses. Le vocabulaire est varié et adapté malgré quelques termes employés à mauvais escient — quelques coquilles subsistent, notamment au niveau de la conjugaison. Le schéma narratif est agréable et nous étonnera parfois par son inventivité.

Pour conclure, disons qu’une fois que l’on a décelé un ou deux éléments qui nous chagrinent, on ne peut s’empêcher de prêter plus d’attention que nécessaire à tous les détails de la suite de l’histoire. On ressort donc de la lecture avec un sentiment mitigé ; il y a du potentiel mais certains éléments clés de l’intrigue font blocage. Il est difficile d’en dire plus sans « spoiler » le futur lecteur. On notera tout de même qu’il existera une suite à ce roman à la frontière entre Urban Fantasy et Romance Paranormale, un tome 2 qui, on l’espère, saura peut-être répondre à nos interrogations.

Achat version papier.

Ci-dessous formats Kindle et epub.



5,99 EUR
Achat Fnac

Le Puits des Mémoires, tome 2 : Le Fils de la lune

Le Puits des Mémoires
Tome 2 : Le Fils de la lune

de Gabriel Katz

Éditions Scrinéo

Sortie le 18 octobre 2012
Format Broché / 400 pages /16,90€


Présentation de l'éditeur :
Fuyant le royaume d’Helion où leur tête est mise à prix, Nils, Karib et Olen s’embarquent pour Woltan, sur les traces de leur identité. Pourquoi ont-ils assassiné le plus puissant roi du monde ? Dans leur quête de la vérité, les personnages s’étoffent. Leur amitié récente mais vitale devient une arme pour conquérir ce royaume fascinant et colossal, aux frontières des terres barbares. Mais leurs poursuivants n’ont pas abandonné la traque...

Pour les fugitifs sans mémoire, c’est l’heure des révélations, et de la plongée dans le grand nord, où leur vie ne tient qu’à un fil.

L’auteur

Gabriel Katz a écrit « dans l’ombre » plus de 30 livres signés par des auteurs bien connus du grand public. Passionné de fantastique, de jeux et d’univers virtuels, il signe ici sa première trilogie.

Avis de Biscotte

Nous retrouvons nos héros directement là où nous les avions laissés. C'est avec un très grand plaisir et une certaine impatience que nous replongeons dans l'univers de Gabriel Katz.

Nos trois héros se dirigent vers les terres du nord à la recherche de leur identité. Ils espèrent que quelqu'un, croisé au hasard, les reconnaitra. C'est avec cette idée en tête qu'ils continuent d'enquêter sur eux-même. En parallèle nous suivons les méchants et en apprenons un peu plus sur qui ils sont. D'ailleurs ces derniers se rapprochent de plus en plus de nos trois héros. Les cavaliers de cristal deviennent incontrôlables et font montre d'une férocité grandissante.

Si le premier tome était déjà très bon, ce second tome est encore meilleur. L'intrigue avance grandement, les héros nous font passer du rires aux larmes et les méchants sont encore plus méchants. Que de bons ingrédients pour cette suite. Ce n'est pas spoiler que de vous dire qu'il va vous falloir un peu de temps pour vous remettre de la fin de ce tome 2.

Démoniaque, tome 2 : L’appel des ombres

Démoniaque
Tome 2 : L’appel des ombres

de Marjorie M. Liu

Éditions J'ai Lu
Collection Darklight

Sortie le 20 juin 2012
Format broché / Prix 8,90 €


Présentation de l'éditeur : 

Maxine Kiss cherche à découvrir l'identité de celui qui a tenté de l'assassiner. Mais pour cela, la chasseuse de démons doit accepter de perdre le contrôle...

Avis de Biscotte


Quand nous avons refermé le premier tome nous sommes restés sur une impression d’inachevé. La tête pleine de questions sans réponses à cause d'une histoire survolée. Ce tome 2 est dans la continuité du premier.

Maxine est un personnage intéressant et intriguant mais aucunement attachant. Malgré l'écriture à la première personne, on a l’impression de la suivre l’héroïne de manière détachée. . Comme si nous étions cameraman, l'important c'est de la suivre. Cette sensation de "survole" s’étend à tous les éléments du livre, que ce soit l’univers, les personnages ou les évènements, tout parait encore trop brouillon.

Malgré quelques explications, nous ne sommes pas tout à fait sûrs de comprendre tout ce qu’il se passe, les quelques incohérences n’aidant pas. Par exemple, Maxine est censée être une personne quasi anonyme dont l’origine et les pouvoirs sont cachés, mais au final chaque nouveau personnage la connait mieux qu’elle-même.

Le résumé court et accrocheur nous montre que l’histoire est basée sur une très bonne idée. Malheureusement, on a tellement de mal à se plonger dans l’histoire qu’il faut forcer la lecture pour terminer ce tome (tout comme le précédent). L’impression de survoler l’histoire nous donne envie de sauter quelques lignes, voire quelques paragraphes, afin de faire accélérer les choses. 

Cette vie derrière nous, Walking Dead Tome 2


Cette vie derrière nous
Walkind Dead, Tome 2

de Charlie Adlard et Robert Kirkman

Editions : Delcourt

Sortie le 30 mai 2007
Broché / 133 Pages / 13,65 €


Présentation de l'éditeur :

Regroupés autour de Rick, les survivants s’organisent et gèrent au mieux les tensions naissantes au sein de leur petite communauté. Chaque journée écoulée est une victoire sur l’horreur qui les entoure. Rick, devenu leur leader par la force des choses, doit à présent trouver le moyen de survivre un jour, une semaine, un mois de plus. Et cette survie ne se fera qu’au prix de lourds sacrifices…

L'avis de Lila :

Ce second tome est la suite directe du premier. On y retrouve les personnages déboussolés par les derniers événements. Si jusque là ils se serraient les coudes pour survivre aux rôdeurs, il doivent désormais faire face à une prise de conscience : les vivants peuvent être bien plus dangereux.
Ce tome signe la fin de l'innocence. Celle de Carl, tout petit garçon qui a été forcé de tuer pour sauver son père, celle de Rick qui doit prendre la tête du groupe, celle de Lori qui apprend une nouvelle malvenue, celle de tous les autres également, qui doivent se remettre en route si tôt leurs proches enterrés et accepter que n'importe lequel d'entre eux peut perdre la tête à tout moment et devenir une menace.

Décidés à quitter enfin leur campement de fortune, les personnages s'entassent dans le van de Dale et reprennent la route à la recherche d'un abri, mais surtout de nourriture. Les événements s'enchaînent encore à toute vitesse, mais l'auteur prend le temps de s'attarder sur quelques discussions ou scènes, nous permettant d'en apprendre plus sur chacun des protagonistes et de bien prendre toute la mesure de ce qu'ils vivent au quotidien. Les couples se forment, des personnages décèdent, se disputent, d'autres rejoignent le groupe. Ils affrontent la faim, la peur du lendemain, la nostalgie des jours meilleurs, l'angoisse quotidienne qui ne leur laisse pas un seul moment de répit. Et chaque fois qu'ils croient trouver enfin un abri sûr, rien ne se passe comme prévu.

Les rôdeurs sont partout et surtout là où on ne les attend pas. On se sent rapidement oppressé pendant la lecture, on ne sait jamais quand ils vont attaquer, ni qui y perdra la vie. Aucune grosse ficelle ni effet de suspense facile, tout repose sur l'ambiance, sombre, tragique, angoissante. Même lors des brèves accalmies on se dépêche de tourner les pages, inquiets de ce qui pourrait arriver ensuite.

Ce tome 2 est un pur régal, il se dévore en quelques heures et donne une furieuse envie d'avoir tous les opus suivant sous la main, pour les enchaîner sans interruption. 




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