Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 30 octobre 2012

Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires

Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires
de Seth Grahame-Smith 

Réédition par J'ai lu

Sortie le 11 juillet 2012
Format poche / Prix 6,90 €


Présentation de l'éditeur

Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis d’Amérique est connu pour avoir sauvé l’Union et libéré des millions d’esclaves des chaînes de l’oppression, mais son combat contre les vampires est resté dans l’ombre jusqu’à ce que Grahame-Smith mette la main sur son journal secret. Il est la première personne à avoir posé ses yeux sur ce journal depuis plus de 140 ans. A l’aide des notes du président défunt, l’auteur écrit une grande biographie, reconstruisant la vraie vie du plus grand leader américain, révélant aussi l’histoire secrète de la Guerre civile et le rôle des vampires aux États-Unis.


Avis de Biscotte

Le livre est une (fausse) biographie d’Abraham Lincoln. Partant du journal secret du 16 ème président des États-Unis, l’auteur, qui s’est vu confier ledit journal par un personnage mystérieux, nous raconte l’histoire secrète de Lincoln, qui est confronté dès son plus jeune âge à des vampires. La première partie nous raconte la jeunesse d’Abraham et les drames qui le pousseront à devenir chasseur de vampires. La deuxième partie se focalise sur ces chasses au mort-vivant à travers plusieurs états et sur la découverte du lien entre l’esclavage et les vampires. La dernière partie parle essentiellement de la vie politique du président Lincoln, de sa lutte contre l’esclavage qui mènera à la guerre de Sécession et surtout aux véritables tenants et aboutissants de cette guerre qui ne se déroule pas vraiment comme le racontent les livres d’histoire.

Les deux premières parties sont assez orientées action et se permettent plus de choses, sans doute car ce sont les périodes de sa vie les moins « documentées » et laissant donc plus de liberté à l’auteur pour y intégrer du fantastique. La dernière partie tourne un peu trop à une succession d’évènements historiques avec une légère couche vampirique, mais les fans de conspirations y trouveront leur compte.

Le texte alterne entre récits et citations (que cela soit du journal secret de Lincoln ou bien de répliques bien réelles), renforçant le côté biographique, ce qui est une très bonne idée assez bien exploitée. De plus le texte est émaillé de photographies d’époque, parfois retouchées, ce qui renforce encore ce côté biographie.

Abraham Lincoln, chasseur de vampire est un livre agréable à lire. On y suit un personnage familier (même si le public français ne voue pas un véritable culte à l’homme comme c’est le cas aux États-Unis) qu’on découvre sous un nouveau jour. On se laisse emporter par cette improbable histoire de vengeance tellement c’est visuel et efficace. Imaginez le futur président, qui était un véritable géant, chasser le vampire, armé de sa fidèle hache qu’il manie avec force et précision, c’est très cinématographique et exaltant. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien qu’un film en a été tiré.

Au final, un livre qui se laisse rapidement lire mais qui vous fera passer de bons moments.

vendredi 26 octobre 2012

Les Gardiens de l'Eternité Tome 7 : Tane d'Alexandra Ivy


Les Gardiens de l'Eternité
Tome 7 : Tane
d'Alexandra Ivy

Éditions Milady
Collection BIT LIT

Sortie le 26 octobre 2012
Format Broché / Prix 8,70€

Présentation de l'éditeur :

Tane est un Charon. Son rôle : traquer et tuer les parias vampires. Sa nouvelle mission : capturer Laylah, mi-humaine mi-djinn. Un jeu d’enfant selon lui. Il n’avait pas prévu que la fragilité de la jeune femme le toucherait en plein cœur. Mais avant de la séduire, il devra lui sauver la vie : de dangereux ennemis approchent, bien décidés à éliminer Laylah. Car elle est le dernier rempart pour empêcher une guerre sans précédent.

L'avis d'Aerin :

Attraper une jeune demoiselle mi-humaine mi-djinn et l’amener aux Oracles n’est pas une tâche très difficile à réaliser pour Tane, le charon. Il est craint dans le monde entier et sa présence n’est généralement pas de bon augure. Son rôle est de traquer et tuer les vampires renégats. Cependant, Laylah, mi-humaine mi-djinn, se révélera pleine de surprises. Attachée à ses valeurs et ses principes, elle ne reculera devant rien, et encore moins devant Tane, pour les défendre. Touché par la jeune femme, Tane décide de la protéger contre les ennemis qui se rapprochent toujours un peu plus pour éliminer Laylah. Tane réussira-t-il à assurer la sécurité de la demoiselle ? Pourquoi certaines personnes veulent-elles éliminer Laylah qui n’a pourtant fait de mal à personne ? Une histoire d’amour va-t-elle naître entre Tane et Laylah ?

C’est sans surprise que l’on découvre que ce tome est dédié à Tane. À la fin du sixième livre, les vampires sont sans nouvelles de Tane. Celui-ci est occupé à traquer la jeune Laylah. Alexandra Ivy nous propose une histoire d’amour riche en émotions et aventures. On se rend compte au fil des pages qu’une mère est capable de tout pour protéger son enfant, en allant jusqu’à endurer des souffrances sans fin pour le sauver. La psychologie des personnages est bien recherchée. Ils ont chacun leurs valeurs, leurs principes et un caractère bien trempé. Les Faes font également une apparition dans ce livre ce qui met un peu de piment à la lecture car nul ne sait de quoi ils sont capables.

Le seul bémol que l’on peut relever, c’est le fait que l’héroïne est sous le charme de son poursuivant dès la seconde où elle pose les yeux sur lui. Même si elle ne le montre pas et fait tout le contraire pour que son assaillant ne sache pas la vérité. Cependant, beaucoup de romances paranormales sont écrites selon ce schéma : « Tu es séduisant – Je n’accepte pas que je sois attirée par toi – Je fais tout pour que tu croies que je ne t’apprécie pas même si on a couché ensemble – Finalement, je craque – Je t’aime – Tout est beau dans le meilleur des mondes ». Mais cela n’engage que moi.

Malgré ce schéma répétitif, j’ai beaucoup apprécié ce tome. Le caractère bien trempé de Laylah et ses piques dirigées contre Tane m’ont fait sourire plus d’une fois. Les apparitions de Levet me font toujours aussi chaud au cœur. Je me réjouis de lire le tome 8, consacré lui à Ariyal, le Sylvermyst et Jaelyn, la guerrière.

mercredi 24 octobre 2012

Ô Nation sans pudeur

Ô Nation sans pudeur
de Philip K. Dick


Editions J'ai Lu

Paru le 15 février 2012
415 pages / 16,90 €


Présentation de l'éditeur

1949. La République populaire de Chine tout juste proclamée invite les compagnies étrangères installées sur son territoire à plier bagage. Trois Américains choisis au hasard par leur employeur, Verne Tildon, Barbara Mahler et Carl Fitter, demeurent sur place pour remettre officiellement les clés du complexe industriel déserté à ses nouveaux propriétaires. Commencent alors pour eux trois des vacances improvisées, que le soleil écrasant et l'oisiveté ont tôt fait de transformer en huis clos étouffant où les cœurs et les tempéraments s'échauffent.

Avis de Tan
 
Dans l'esprit du grand public, Philip K. Dick est bien volontiers rattaché au genre science-fiction ; la faute aux adaptations cinématographiques de certaines de ses œuvres à forte visibilité (Total Recall, Minority Report et Blade Runner en tête). Pourtant, il est bien loin de s'être restreint à ce domaine, comme en témoigne son premier livre : Ô Nation sans pudeur. Jusqu'alors inédit en France, et n'ayant également été publié que très tard aux USA, c'est une belle occasion de découvrir les premiers pas d'un auteur à un tournant de sa vie au travers d'une œuvre déjà emplie de certaines thématiques récurrentes qui hanteront le reste de son travail.

Chine. 1949. L'usine américaine a fermé, les ouvriers et les dirigeants sont partis. Le site a cessé de vivre. C'est dans ce lieu qui semble hors du temps et où règnent le calme et le silence que deux hommes et une femme vont être contraints et forcés d'attendre l'arrivée des Chinois pour leur remettre les clés. En premier abord, difficile de savoir où l'histoire va porter les personnages et le lecteur. Un non-dit entre Verne et Barbara sous-tend le récit dès le début et semble conduire tout droit à un drame. Et le jeune et encore très innocent Carl pourrait bien avoir un rôle clé dans ce dénouement.

Ce qui peut rendre cette lecture un peu déroutante voire rébarbative pour certains, c'est l'attention minutieuse apportée par l'auteur à la description des pensées des personnages. Tout est livré dans le détail : Verne qui s'interroge à plusieurs reprises sur ce que peut bien penser Barbara, Carl qui est en quête de la pièce manquante à sa vie qu'il n'arrive pas encore à définir lui-même... Le calme ambiant semble particulièrement propice à l'introspection et chacun va s'y livrer, ouvrant en grand une fenêtre sur sa psyché. Pourtant, ils n'ont tous eu que des vies très ordinaires jusqu'à présent, des vies vécues par des milliers d'autres. Rien ne fait d'eux des êtres hors du commun, et comme ils évoluent en vase clos, quasiment aucune interférence du monde extérieur ne vient pimenter les choses. Par moment, cette unité de temps et de lieu donne même l'impression d'assister à une pièce de théâtre où les protagonistes dialoguent et monologuent sur le sens à donner à leur vie d'aujourd'hui alors qu'ils se remémorent leur passé. Mais, au-delà de la banalité apparente de leurs existences, transparaissent malgré tout beaucoup d'idées chargées d'un symbolisme fort qui dépassent les personnages et interpellent le lecteur réceptif. Ce qui peut suffire à justifier la lecture de ce roman qui n'est sans doute pas le plus passionnant de Philip K. Dick, mais qui se lit néanmoins presque étonnamment avec un certain plaisir.

PS : Chère Barbara, le moule à gaufres que tu cherches p248 est chez le directeur, p210.

dimanche 14 octobre 2012

Les frères Fuentes, Tome 3 : Irrésistible fusion de Simone Elkeles

Les frères Fuentes
Tome 3 : Irrésistible fusion
de Simone Elkeles

Éditions de la Martinière Jeunesse

Sortie le 6 septembre 2012
Format broché / Prix 13,90 €


Présentation de l'éditeur :


Contrairement à Alex et Carlos, Luis, le plus jeune des frères Fuentes, s’est toujours tenu à l’écart des gangs. Il rêve de faire des études et de quitter les quartiers défavorisés de Fairfield. Nikki Cruz est une jeune fille sage qui s'est promis de ne jamais sortir avec un garçon des quartiers populaires. Pourtant, quand elle rencontre Luis au mariage d’Alex, elle sent ses certitudes vaciller... D'autant plus que Luis semble décidé à la séduire ! Mais Chuy Soto, le chef des Latino Blood, ne compte pas laisser un frère Fuentes échapper à son gang. Et quand il révèle à Luis des secrets concernant sa famille, celui-ci remet en cause tous ses projets d’avenir...Ses sentiments pour Nikki seront-ils assez forts pour l'éloigner de la violence des gangs ?



Avis de Chani

Dernier des frères Fuentes, c’est Luis qui est à l’honneur dans Irrésistible fusion. Le benjamin de la famille a toujours été épargné par les histoires de gang dans lesquelles ont trempé ses frères, il croit en son avenir, a de l’ambition et se donne les moyens d’y arriver. Il va tomber sous le charme de la jolie Nikki, d’origine mexicaine, dont les parents ont fait le choix de l’intégration (comme ils le disent) et qui vit du bon côté de Fairfield. Et bien évidemment, cette dernière va tout faire pour ne pas tomber dans ses filets…

Certains seront nostalgiques en refermant ce livre, moi je suis plutôt contente que ça s’arrête. Si le premier opus avait été un vrai coup de cœur, à force de tirer sur les même ficelles et de nous resservir la même soupe légèrement modifiée et réchauffée, Simone Elkeles finirait presque par me lasser. C’est pour ça que le fait que ce troisième tome clôture la saga me parait plutôt une bonne idée. Alors oui, c’est choupi, c’est trognounouchet à souhait, mais c’est en gros la même trame que les deux tomes précédents, donc si vous les avez aimés, Irrésistible fusion vous comblera sans aucun doute. Pour ma part, j’aimerais que l’auteur se renouvelle un peu pour ses prochaines parutions, sinon je vais m’ennuyer ferme…

Hate list de Jennifer S.H. Brown

Hate list
de Jennifer S.H. Brown


Editions Albin Michel

Sortie le 1 février 2012
Format Broché / Prix 15,00€


Présentation de l'éditeur

Lorsque Valérie franchit le seuil du lycée, elle sait que rien ne sera plus jamais pareil. Cinq mois plus tôt, Nick, son petit ami, a ouvert le feu dans la cafétéria de l’école, tuant une dizaine d’élèves avant de se suicider. Des élèves agaçants, pénibles et arrogants qui figuraient sur la liste que Valérie et Nick ont tenue pour se défouler. Pourquoi ce qui n’était qu’un jeu est devenu un drame ? Comment va-t-on accueillir son retour au lycée ? Est-elle aussi coupable que Nick ?


Avis de Chani
Cinq mois plus tôt, Valérie a assisté à la fusillade provoquée par son petit ami Nick, qui s’est soldée par le suicide de ce dernier, et par une balle dans la jambe de la jeune fille. Considérée moins comme une victime que comme une complice du tireur à cause de leur lien et de leur « liste de la haine » où ils avaient consigné les noms des élèves qu’ils détestaient et qui, selon eux, méritaient de mourir, la jeune fille va malgré tout retourner au lycée et affronter le regard et le jugement des autres. Victime ou coupable, elle va devoir assumer ses actes, mais aussi ceux de Nick, pour espérer pouvoir reprendre le cours de sa vie.
Bon, alors accrochez-vous, Hate list n’est pas un roman facile, le thème est lourd et le traitement poignant sans toutefois verser dans le pathos. Comment se reconstruire après avoir été au centre d’un tel événement, surtout si vous êtes jugée coupable par tous, y compris votre propre famille qui vous regarde avec horreur au moment où vous avez le plus besoin de son soutien ? Parce que le pire dans ce livre, c’est bien ça. Autant la méfiance, le dégoût des lycéens à l’égard de la jeune fille est prévisible et normal, autant la façon dont elle se retrouve seule parmi les siens est juste révoltante. Heureusement, Valérie est suivie par un psychiatre, le docteur Hieler, sinon je pense que le roman aurait rapidement pris une autre tournure. Et puis, Hate list c’est aussi une réflexion sur cette violence muette entre ados, où une parole, un regard peut vous condamner à être exclu, raillé pendant toute votre scolarité et vous faire perdre les pédales, amenant un adolescent à venir régler ses problèmes avec une arme à feu. Ensuite il y a la prise de conscience des autres, élèves ou parents, qui, une fois passée l’étape du jugement et de la condamnation du couple commencent à comprendre, regretter, pour ensuite pardonner (ou pas). Hate list est un livre dense qui amène à réfléchir sur nos propres comportements, en laissant l’espoir que changer peut être possible. Si on le veut.

samedi 13 octobre 2012

Avec vue sur le Pacifique de Kathleen O'Brien

Avec vue sur le Pacifiquede Kathleen O'Brien

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Sortie le 1er septembre 2012
Poche / 288 pages / Prix 5,90 €


Présentation de l'éditeur :

Dans la station balnéaire huppée où Allison travaille, l’arrivée de Red Malone fait forte impression. Que vient faire cet étranger, jeune et séduisant, au milieu des tranquilles et riches retraités de Windsor Beach ? Allie ne tarde pas à le découvrir : surprise ! c’est pour elle que Red Malone est venu. Encore plus étonnant, il est venu lui offrir une fortune. De quoi réaliser son rêve : ouvrir son propre restaurant … avec vue sur le Pacifique. Mais le « cadeau » de Red est assorti d’une condition. Une condition en rapport avec le père du bébé qu’Allison élève seule…



Avis de Jm-les-livres :

Tout d’abord, pour resituer un peu l’histoire et ses personnages, sachez que ce livre est le deuxième tome d'une série spin-off de Kathleen O’Brien. La saga d’origine, intitulée Diamond Legacy, a été écrite à 4 mains et comprend les tomes suivants : Le secret des Carson de Tara Taylor Quinn (Sue et Rick), Secrets d’été de Kathleen O’Brien (Belle et Matt), Le bouquet de la mariée de Karina Bliss (Philippa et Joe) et Dans le plus grand secret de Janice Kay Johnson (Daniel et Rebecca). Cette série a pour fil conducteur la disparition d'un collier de diamants et sert surtout à dévoiler le secret qui concerne toutes les familles présentées dans chacun des tomes.

Le tome de la saga originale parlait donc de Matt Malone et de Belle. Le premier tome de la série spin-off qui nous intéresse, paru en juin dernier sous le titre Une passion citron vert, nous présentait l’histoire de David Gerard (ami de la famille Malone) et Kitty. Ce deuxième tome a pour héros Redmond, le benjamin Malone, et Allison. Cette dernière a eu un enfant avec le meilleur ami de Red, Victor, alors que celui-ci était toujours marié. Atteint d’un cancer, Victor fait promettre sur son lit de mort à Red d’aller trouver Allison et de lui proposer de l’argent en échange de son silence sur l’existence de son fils illégitime. Pas vraiment d’accord avec sa promesse, Red décide de le faire quand même pour celui qu’il considère comme son mentor et son père de substitution. Cependant, Allison, que Red considérait comme une personne vénale, refuse le chèque qu’il lui donne. Sa fierté l’empêche d’accepter. Red, tiraillé entre son amitié pour la famille de Victor et par l’affection qu’il découvre pour Allison et son fils, tente de gérer au mieux ses émotions et sa vie.

Voilà encore une fois un exemple de ce que Harlequin fait le mieux : nous embrouiller dans ses publications. Ce deuxième tome de la série met l’accent sur Red et Allison et nous offre une histoire un peu trop légère, pas assez aboutie. Le rythme n’est pas suffisamment fluide pour retenir notre intérêt et les personnages, qui sont parfois attachants, sont abordés de manière caricaturale. Red a, dès le départ, des préjugés sur Allison et ne doute pas qu’elle acceptera la proposition qu’il va lui faire, même s'il trouve que l'offre n'est pas correcte. Allison est assez têtue mais elle essaye désespérément de s'en sortir et de réussir à ouvrir son restaurant. Tout au long du récit, on voit les sentiments des protagonistes se mettre en place mais on a un peu de mal à être convaincu. Allison et Red ne peuvent pas être ensemble pour tout un tas de raisons mais finalement tout se finit bien et on se demande si les obstacles évoqués n’étaient pas en fait les protagonistes. Tous les deux sont un peu sur leurs gardes avec le sexe opposé, mais leur attirance et leur affection mutuelles les poussent l'un vers l'autre (avec l'aide de certaines personnes de leur entourage). Certains personnages secondaires sont très agaçants, d'autres plus intéressants, mais il manque un petit quelque chose pour que l'histoire nous touche vraiment. Cette romance n'est clairement pas la meilleure de l'auteur. On ressort de cette lecture un peu déçu et pas vraiment emballé. Peut-être que le dernier tome sur Colby, le dernier frère Malone, sera meilleur.

Insaisissable, Tome 1 : Ne me touche pas

Insaisissable
Tome 1 : Ne me touche pas
de Tahereh Mafi

Éditions Michel Lafon
Collection Jeunesse

Sortie le 4 octobre 2012
Format broché / 380 pages / 16,95 €


Présentation de l'éditeur :

JE SUIS MAUDITE
J’AI UN DON

JE SUIS UN MONSTRE

JE SUIS PLUS FORTE QU’UN HOMME

MON TOUCHER EST MORTEL

MON TOUCHER EST POUVOIR

JE VEUX QU’IL ME TOUCHE

IL NE DOIT PAS M’APPROCHER

JE SUIS LEUR ARME
JE ME VENGERAI

L'avis de Lila :

L'histoire est racontée par Juliette, enfermée dans ce qui s'apparente à un asile depuis trois ans et qui n'a pas eu de contact avec un autre humain depuis 264 jours. Totalement repliée sur elle-même, traumatisée par les événements de son passé et légèrement névrosée, elle est assurément une héroïne atypique. Son histoire l'est tout autant.
Le roman pourrait être découpé en plusieurs parties, et si Juliette est toujours celle qui raconte les événements, la façon dont elle s'exprime évolue en même temps que l'histoire. Dans les premiers chapitres, elle est seule, isolée, elle se parle à elle-même, repense à son passé, à sa famille. Quand Adam entre en scène, c'est alors son trouble et ses peurs qui prennent le pas. Elle oscille en permanence entre l'envie d'être aimée, touchée, et la terreur de ce qui en découlerait. Lorsque d'autres personnages prennent part à l'histoire et que les événements s'enchaînent, la façon dont s'exprime Juliette perd en hésitation et en introspection pour s'affirmer et être dans l'action. On suit donc une réelle évolution dans la psychologie de Juliette et les premiers chapitres sont racontés d'une façon totalement différente des derniers.

Juliette est une héroïne attachante, qui bouleverse par son passé et son avidité à vivre, à être aimée, tout en désespérant de ne jamais connaître cette sensation. Le texte est émaillé de passages rayés, de ces mots que Juliette n'ose pas penser, elle s'auto-censure en permanence, comme pour se protéger. On note d'ailleurs qu'à mesure qu'elle s'ouvre au monde et aux autres, les rayures se raréfient. Elle possède cette poésie et ce lyrisme propre à ceux qui rêvent les sentiments plus qu'ils n'ont l'occasion de les vivre. Certains passages sont d'une beauté saisissante et émouvante, et on peut saluer le travail du traducteur à ce sujet.

L'histoire est prenante. Les premières pages sont centrées sur Juliette, son isolement, sa malédiction, et on se demande réellement où l'auteur veut nous emmener. Difficile d'anticiper la suite. Ce n'est véritablement que lorsque Juliette est sortie de sa cellule que l'histoire débute. Les pages se tournent vite, on a envie de savoir, de comprendre comment une jeune fille de 17 ans en apparence si douce peut se retrouver enfermée dans un asile, rejetée par ses parents et totalement privée d'amour ou d'affection depuis toujours.

Certains événements semblent un peu trop simples, certains parleront de facilités de la part de l'auteur, mais il faudra attendre le tome 2 pour savoir si tout n'est qu'un heureux hasard ou si l'histoire a été construite volontairement comme ça pour ménager le suspense. La fin nous laisse un peu déstabilisé, certaines questions restent en attente et de nouveaux personnages font leur apparition. Tout semble à ce moment-là trop beau, trop simple, comparé au chemin parcouru. L'évolution de Juliette transparaît dans sa façon de s'exprimer et dans ses décisions, la fin est donc diamétralement opposée au début du roman. Juliette perd ainsi en lyrisme et gagne en assurance, certains apprécieront, d'autres s'en plaindront.

Insaisissable est un roman différent, parfois dur, parfois touchant, et qui prend aux tripes dès lors qu'on rentre dans l'histoire. Un joli coup de cœur.


jeudi 11 octobre 2012

Crossfire, Tome 1 : Dévoile-Moi

Crossfire
Tome 1 : Dévoile-Moi
de Sylvia Day

Éditions J'ai lu

Sortie le 7 novembre 2012
Semi-poche / 416 pages / Prix 13 €


Présentation de l'éditeur :


Elle vient d'arriver à New York, il est businessman. Elle est jeune, il est riche et sexy.
Elle est séduite, il la désire. Ils se donnent rendez-vous. Et se revoient. Régulièrement.
Elle est marquée par son passé, il dissimule des secrets.
Une relation tumultueuse et sensuelle faite de plaisir assumé et d'une grande liberté.


L'avis de Lila :

Eva est à l'aube d'une nouvelle vie. Elle vient d'emménager à New York avec son meilleur ami, Cary, qui est mannequin, et elle a été recrutée par une agence de pub qui se situe dans le CrossFire, un immense building. C'est sur place qu'elle rencontre Gideon Cross, le grand maître des lieux, milliardaire beau comme un Dieu et homme à femmes qui semble sous le charme d'Eva. Ni une, ni deux, Gideon, qui a l'habitude d'avoir ce qu'il veut, quand il le veut et d'un simple claquement de doigts, propose à Eva de faire la bête à deux dos, sans autre entrée en matière. Bien que très refroidie par cette demande on ne peut moins romantique, Eva finira par laisser sa chance à Gideon, et une passion torride commencera, à laquelle des sentiments profonds finiront évidemment par se mêler.

Ce roman fait la part belle aux clichés en tous genres : le meilleur ami est évidemment attiré par les hommes (enfin, histoire de varier un peu, ici il est bi), Eva ne peut pas articuler plus de deux mots dès lors que Gideon apparaît et celui-ci est une caricature (au premier abord) du mâle alpha par excellence qui allie beauté, charme, richesse et don pour distribuer des orgasmes à la pelle. Et pourtant, l'auteur s'éloigne assez rapidement des grosses ficelles du genre pour nous proposer des personnages à la psychologie fouillée.
C'est notamment le cas de Gideon, qui sous ses allures de super héros cache des zones d'ombre qui tour à tour nous intriguent ou nous angoissent. Gideon est obsessionnel et possessif, jusqu'à l'asphyxie. Il fait des efforts honorables pour se retenir, mais ce besoin de tout contrôler ajouté à cette violence qu'on sent enfouie en lui, fait qu'on ne serait pas surpris pendant la lecture de le voir se transformer soudain en Patrick Batemane qui se mettrait à courir nu après Eva armé d'une tronçonneuse, façon American Psycho. Heureusement, ça n'arrive pas.
Ce personnage est absolument divin. Il plaît d'abord pour tout ce qu'il représente, mais au fur et à mesure que la façade s'effrite et que les failles apparaissent, on se prend d'affection pour lui, on a envie de le cajoler et de le rassurer, et on en oublierait presque ses prouesses exceptionnelles au lit. Presque.

Quant à Eva, elle sort aussi des sentiers battus. Elle jongle entre un passé difficile, une mère étouffante et un amant possessif. Elle agace parfois par ses nombreuses crises, sa jalousie et son manque de confiance en elle, qui donnent lieu à des situations assez surréalistes (comme proposer à l'homme qu'elle fréquente depuis quatre jours de bien vouloir suivre une thérapie de couple avec elle). Ce personnage est malgré tout touchant et on l'apprécie, même si les disputes successives qu'elle provoque énervent sur la longueur. Heureusement, Gideon n'est pas orgueilleux et n'a pas de problème d'égo, il arrive donc toujours à réparer les pots cassés (par Eva).

On est bien dans une romance érotique, et l'érotisme est présent dans des proportions importantes tout au long du récit. Ceci dit, l'histoire d'amour obsessionnelle et passionnée entre les deux héros prend également beaucoup de place, pour un dosage quasiment parfait. Ce roman se lit d'une traite et séduira sans aucun doute, tout autant les adeptes du genre que celles qui veulent se lancer. Bien sûr, la sexualité y est présentée de façon crue, et Gideon fera rougir les plus pudiques par ses propos, mais c'est bon, ça fait du bien et on en redemande rapidement.

L'attente jusqu'au tome 2 va être longue, très longue.

Candy Pop de Lauren Laverne


Candy Pop
En route pour la gloire
de Lauren Laverne

Éditions Gallimard
Collection Jeunesse

Sortie le 23 mai 2012
Format broché / 350 pages / Prix 14,00 €


Présentation de l'éditeur :

Candy est catastrophée : comme si sa vie n’était pas assez déprimante, sa mère va épouser un type ringard. Aidée de sa meilleure amie, l’adolescente concocte un plan génial :

1. Empêcher le mariage de sa mère avec le président des loosers
2. Connaitre la gloire avec son groupe de rock
3. Savoir enfin qui est son père

4. Enrôler un ange gardien… vraiment très spécial.


Avis de Scende


Difficile de rentrer dans l’histoire de Lauren Laverne. Non pas que Candy ne soit pas un personnage attachant, bien au contraire, mais on trouve encore une fois l'histoire d’une adolescente qui cherche son heure de gloire. Toutefois, petit à petit, au fil des pages tournées, et lues – bien sûr – on apprend à apprécier à sa juste valeur la jeune Candy, qui ne rêve pas uniquement de grandeur auprès de son groupe de musique, Les Boulets, mais également de trouver sa place au sein de sa famille, et pour cela, trouver l’identité de son père.

Et si la lecture m’a semblé laborieuse dans les premières pages, c’est sans doute déjà dû au peu de cas que j’ai fait de la couverture du roman qui n’est vraiment pas jolie, et ne me donnait pas envie d’en savoir plus. Et je pense que ce point joue particulièrement.

Toutefois, le style de l’auteur est très bon pour un premier roman. Elle nous présente des personnages attachants, des phrases rigolotes, et des sentiments parfois plus qu’émouvants. Un bon cocktail pour en faire un roman léger mais agréable. Notre héroïne est un peu perdue dans tout ce fatras mais peu importe, elle reste « cool » et c’est le principal.
Clarence est également un personnage hors normes dont le but est de guider Candy vers son heure de gloire, et il y arrive très bien.

Mêlant magie et musique avec brio, Lauren Laverne nous offre au final une bonne lecture. Et bien qu’une trilogie semble être prévue, cet opus peut se lire comme un livre unique, avec une vraie fin et point d’attente ici pour connaître la suite des aventures de Candy et des Boulets. Malgré tout, ce sera avec plaisir que j’ouvrirai les livres suivants !

lundi 8 octobre 2012

Trinity Harbor Tome 2 : Un été à Trinity de Sherryl Woods


Trinity Harbor
Tome 2 : Un été à Trinity
de Sherryl Woods

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Réédition du 1er octobre 2012
Format poche / 320 pages / Prix 5,90 €


Présentation de l'éditeur :

Stop ! Jenna en a plus qu’assez de jouer les secrétaires pour son père, riche promoteur de Baltimore. Alors, elle se lance un défi. Mais, pour réussir, il lui faut impérativement obtenir le soutien de Bobby Spencer, l’homme d’affaires influent sans lequel rien ne se fait à Trinity Harbor. Celui qui commande à la pluie et au soleil, ou presque. Celui qui, aussi, exaspère Jenna en ignorant royalement ses innombrables appels ! Comment attirer enfin l’attention de cet homme ? Soudain, une idée germe dans l’esprit de Jenna ! Avec un peu de chance, elle vient de trouver un moyen efficace de provoquer une rencontre avec l’inaccessible Bobby. Efficace, mais totalement fou…



Avis de Jm-les-livres :

Après avoir suivi Daisy Spencer et Walker Ames, nous découvrons le second frère de la famille : Bobby Spencer, chef cuisinier possédant son propre restaurant et propriétaire de la marina et des rives qui bordent la rivière Potomac qui traverse la ville. Bobby Spencer souhaite offrir à sa ville une vraie promenade pour que petits et grands puissent passer de vrais moments de bonheur au bord de l’eau.

Jenna Pennington Kennedy souhaite, elle, faire ses preuves auprès de son père et ses frères promoteurs et leur montrer qu’elle est aussi capable qu’eux de maîtriser ce métier et qu’elle mérite mieux que de tenir l’accueil de leur entreprise à Baltimore. Et elle est bien décidée à signer un contrat avec Bobby pour réaliser son idée de promenade.
Mais voilà, Bobby ne veut pas d’une débutante et encore moins d’une femme. Pas parce qu’elle serait moins compétente qu’un homme mais parce qu’il fuit les représentantes du sexe opposé depuis que sa fiancée l’a laissé tomber pour son meilleur ami. Seulement, dès les premiers instants en sa compagnie, Bobby est attiré par cette femme volontaire mais fragile qui, après avoir envahi son jardin, décide d’envahir sa ville. Et quand les étincelles entre eux commencent à fuser, ça devient presque impossible de lui résister.

Voilà une romance sympathique. Bobby et Jenna sont deux êtres déçus (et passablement refroidis) par l’amour après leur passé sentimental douloureux et chaotique. Et tous les deux, sans en avoir vraiment conscience, sont prêts à tenter l’aventure. Cependant les circonstances (la possibilité d’une signature de contrat entre eux, la fille de Jenna et une découverte au milieu du livre) font qu’ils craignent de se jeter à l’eau. Mais le désir est parfois plus fort que la raison. Et on est heureux de voir que tout le monde à Trinity se ligue pour les pousser l’un vers l’autre.
Malgré quelques petites faiblesses sur la vraisemblance de certains passages, l’ensemble reste crédible et on tourne les pages avec hâte pour connaître le dénouement de leur histoire. Jenna est un personnage attachant et on peut voir l’évolution de son caractère tout au long du livre. Au début peu sûre d’elle, elle devient déterminée et n’est pas prête à lâcher le morceau jusqu’à ce qu’elle ait obtenu ce qu’elle veut (Bobby ou le projet, ça c’est une autre question). Bobby est dès le début sous son charme mais tente tout de même de se raisonner. Tentative bien inutile quand à chaque pas (ou presque) qu’il fait, il se retrouve nez à nez avec le sujet de sa tentation.

Il ne restera plus que le dernier, et pas le moindre, membre de la fratrie Spencer à découvrir et il arrive le mois prochain dans Retrouvailles à Trinity. En espérant que le père, King Spencer, finira lui aussi par trouver l’amour.

dimanche 7 octobre 2012

Maeve Regan, tome 2 : Dent pour dent - Marika Gallman


Maeve Regan
Tome 2 : Dent pour dent
de Marika Gallman

Éditions Milady
Collection Bit-lit

Paru le 28 septembre 2012
Format poche / 480 pages / 7,60€

Présentation de l'éditeur :

Avant, ma vie était facile. Mais ça, c’était avant.
J’ai fui tous ceux que j’aimais pour les protéger et, depuis, j’ai l’impression de tourner en rond.
Pour retrouver une vie normale, il va falloir que je mette la main sur mon père et sur mon frère, ces vampires psychopathes qui cherchent à me faire la peau. Jusque-là, j’ai fait chou blanc, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Bien sûr, les pouvoirs exceptionnels que je possède devraient m’être utiles pour mener à bien ma mission.Il y a juste un tout petit problème : je ne sais toujours pas m’en servir. Heureusement, je vais trouver de l’aide là où je n’en attendais pas. Si seulement les emmerdes pouvaient se tenir à distance, cette fois…

Avis de Choukette 

Après l’excellent premier tome, Rage de dents, que nous avait offert Marika Gallman, on attendait ce Dent pour dent avec une grande impatience. Et avec ce nouveau tome, l'auteur parvient à combler toutes nos espérances !

On retrouve notre héroïne 8 mois après la fin du premier tome. Elle fait désormais cavalier seul et a toujours pour unique but de mettre la main sur son frère, Connor, et de l’éliminer pour tout ce qu’il lui a fait, à elle ou à ses proches.

Le début de ce deuxième tome est bien plus sombre que l’ambiance qu’on avait connue dans Rage de dents. Ici, pas d’humour, pas de scènes cocasses, on découvre une Maeve déprimée au possible qui se noie dans l’alcool pour oublier sa solitude et le fait qu’en 8 mois, elle n’a pas avancé d’un poil dans ses recherches. L’action ne manque cependant pas, et on a droit dès le début à un combat digne de Maeve et de l’enseignement qu’elle a reçu de Lukas. Combat qui attire inévitablement l’attention sur elle et lui fait rencontrer le personnage qu’elle cherchait depuis un moment : Barney. Je ne vous en dis pas plus à son propos, simplement que c’est un personnage qu’on apprécie forcément, avec son humour et ses conseils toujours avisés.
La machine se met alors en marche et Maeve, entourée de ses acolytes, approche peu à peu de son but, même si elle devra passer au travers de nombreux obstacles pour arriver à ses fins.

Dans ce tome, vous pourrez savourer l’humour que Marika sait si bien manier et qui était un gros point fort du premier opus, l’action et les combats très présents et prenants, les révélations et rebondissements présents tout au long du livre, mais aussi de nouveaux personnages qui donnent un renouveau à l’histoire et apportent un petit plus qui accroche encore davantage l’attention du lecteur. Les personnages rencontrés dans le premier tome sont également de la partie, pour notre plus grand bonheur. Maeve n’a, de son côté, rien perdu de son peps ni de ses réponses cinglantes, et on apprécie toujours autant ses répliques acérées et ses réflexions internes.

"Il ne semblait toujours pas s'être offusqué du ton que j'employais. Emmerdeur. Je détestais quand les gens n'avaient pas la politesse de s'énerver en symbiose avec moi."

"- Tu es tellement humaine, dit-il.
- Va chier, répondis-je très poliment."

Une fois le livre entamé, vous ne pourrez plus vous arrêter. Avec Maeve, on en veut toujours plus et quand la dernière page est tournée, on reste en suspens et on se dit que l’auteur n’a pas pu nous faire ça, non, c’est impossible ! Vous l’aurez donc compris, la fin est insoutenable et amène tout un tas de réflexions dans la tête du lecteur quant à la suite des évènements. Y’a pas à dire, Marika sait comment captiver son lecteur, le rendre accro et faire qu’il en redemande. Nul besoin de préciser que nous attendrons le tome 3 avec une impatience encore plus grande !

mercredi 3 octobre 2012

En classe avec Anne Franck


En classe avec Anne Franck
de Theo Coster


Editions JC Lattès
Collection Essais et documents

Sortie le 15 février 2012
250 pages / 18 €


Présentation de l'éditeur :

En 1941, Theo Coster fait partie du groupe de vingt-huit enfants Juifs inscrits au lycée juif d'Amsterdam. Anne Frank est, elle aussi, du nombre. A travers cet émouvant récit choral, Theo Coster et cinq autres élèves nous livrent leurs impressions et souvenirs d'Anne. Mais ce livre est bien plus qu'un simple portrait de cette courageuse jeune fille. Parmi ses amis d'enfance, Albert Gomes de Mesquita s'est caché dans plus de dix villes à travers l'Europe ; Hannah Goslar, qui a connu les horreurs de Bergen-Belsen, a revu Anne quelques jours seulement avant sa mort. Ils ont chacun une histoire remarquable de survie à partager.


Avis de Scende


Sur fond de Seconde Guerre mondiale, et avec les faits qu'on lui connaît, En classe avec Anne Franck regroupe les témoignages des anciens camarades de classe de la célèbre juive, témoignages recueillis par l'auteur, ayant été lui-même à l'école avec elle.
La jeune fille a vécu une partie de cette époque dans la clandestinité, de même que Theo Coster.
Ces points communs, leur enfance, sont autant de moments partagés par d'autres Juifs qui témoignent ici de leur vécu en ces temps difficiles.

Chaque protagoniste aura son temps de parole dans ce recueil et abordera des instants de vie et d'histoire de manière si personnelle que ce n'en est plus qu'émouvant.

Le style de l'auteur est direct, et il nous livre avec objectivité ces fragments de vies qu'ont partagé avec nous ces témoins. Quelques répétitions sont présentes, mais rien qui n'entache le texte et les recherches faites par l'auteur : Anne nous apparaît sous un angle nouveau et bien différent de ce que nous connaissions d'elle.

Un livre à recommander pour ceux qui auront aimé Le journal d'Anne Franck, et qui s'intéressent donc à cette sombre époque.

Dernier cri avant l'oubli


Dernier Cri avant l'oubli
de Kate Brady


Editions J'ai lu pour elle
Collection Frissons

Sortie le 4 avril 2012
436 pages / 6,60 €



Présentation de l'éditeur :

Arlington, Virginie - Neil Sheridan, ancien agent du FBI, enquête sur une série de meurtres qui lui rappelle étrangement un cold case. Voilà bientôt sept ans que Beth Denison tente de refaire sa vie avec sa fille et d'oublier cette nuit tragique pendant laquelle elle est parvenue à échapper à un serial killer. Mais un jour, un appel anonyme la rappelle à l'ordre, Bankes est sorti de prison et revient pour achever son oeuvre.


Avis de Scende


Découverte du genre avec Dernier cri avant l’oubli et quelle découverte ! La collection « Frissons » de J’ai Lu nous offre ici un thriller réaliste et palpitant à souhait !

Chevy Banks tue des femmes. Mais l’une d’elles à bouleversé ses plans d’un soir, et depuis il n’a de cesse de la traquer. Après de nombreuses années de prison, il n’a qu’une obsession : tuer Beth, mais pas n’importe comment. Il va fignoler sa mise en scène, prendre son temps et l’approcher. Et si Beth est terrorisée, elle garde un courage immense pour protéger sa fille du tueur.

Ce thriller palpitant est un bijou de littérature pour la néophyte que je suis. Loin d’aimer le genre, je me suis plongée avec réticence dans cette lecture pour finalement en ressortir ravie. L’histoire poignante s’implante dans l’esprit et on ne fait que penser à l’intrigue. Difficile de décrocher de sa lecture !

Un avis très positif pour le roman de Kate Brady, notamment grâce à ses personnages attachants et forts. Chevy tout d’abord, totalement abîmé par une mère et une enfance hors normes. Particulièrement intelligent, il a deux passions : sa petite sœur Jenny et écouter les hurlements enregistrés de ses victimes. Un tueur haut en couleurs, donc.

Beth, notre héroïne, est terrifiée mais elle garde son self-control pour protéger sa fille. Hors de question pour elle de se laisser aller au désespoir et mettre en danger la petite Abby. Femme forte mais sensible, on la voit à tour de rôle sûre d’elle, secrète, terrifiée…

Et enfin Nick. Tourmenté également, Nick est un ex-agent du FBI qui aide son meilleur ami sur l’enquête des meurtres de Chevy. Câlin, viril, protecteur et attaché aux enfants, il fait office d’homme idéal mais lui aussi cache de graves blessures en rapport avec notre tueur.

En somme, on a ici des personnages troublés mais structurés, qui donnent une profondeur et une justesse au récit. Un thriller bien pensé et prenant : un plaisir de lecture !

lundi 1 octobre 2012

Trinity Harbor, Tome 1 : Refuge à Trinity de Sherryl Woods

Trinity Harbor
Tome 1 : Refuge à Trinity
de Sherryl Woods

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Réédition du 1er septembre 2012
Format poche / 384 pages / Prix 4,48 €


Présentation de l'éditeur :

On jase sur son célibat ? On jase sur la drôle de famille qu’elle forme avec Tommy, petit orphelin de dix ans qu’on lui a confié ? Daisy s’en fiche. Elle adore Tommy et, en tant que fille d’un homme puissant, elle a l’habitude qu’on critique ses faits et gestes. Mais La situation se complique encore quand la « famille » s’agrandit : contre toute attente, on a retrouvé l’oncle de Tommy, un certain Walker Ames, qui vit à Washington. Assez vite, ses fréquentes visites attirent l’attention des bonnes âmes de Trinity… et cette fois, Daisy ne peut pas nier qu’elles n’ont pas tout à fait tort de se poser des questions — car Walker est décidément très séduisant…




Avis de Jm-les-livres :

Lorsque Daisy Spencer, fille du plus riche notable de Trinity Harbor, découvre le petit Tommy Flanagan dans son garage en train d’essayer de lui voler sa voiture, elle décide d’accueillir chez elle le jeune orphelin. En tout cas le temps que les services sociaux de la ville trouvent s’il lui reste de la famille. Même si secrètement elle rêve que Tommy demeure pour toujours avec elle car il est peut-être bien sa seule chance d’avoir un enfant à elle. Une chose est sûre, c’est que sa famille, son père King Spencer et ses deux frères Bobby et Tucker, ne voit pas cette histoire d’un très bon œil.

Walker Ames est inspecteur de police à Washington. Père de deux enfants qu’il ne voit que deux semaines par an et qui vivent avec son ex-femme, il n’a pas la vie idéale pour s’occuper de ce neveu qui apparaît de nulle part. Son ex-femme lui ayant répété de nombreuses fois quel père déplorable il est pour ses propres fils, Walker ne se sent pas capable de pouvoir prendre soin de Tommy. C’est sans compter sur la détermination de Frances Jackson qui est en charge du dossier de Tommy et qui va obliger Daisy et Walker à trouver une solution à cette situation. Pour laisser une chance à Tommy et à Walker de se connaître, ils décident donc que ce dernier viendra passer tous les week-ends à Trinity pour se rapprocher du garçon et, pour plus tard, pouvoir s’occuper de lui. Mais le rapprochement se fait également entre Daisy et Walker et tous les deux vont devoir contenir leurs ardeurs pour le bien du petit Tommy. Surtout quand certaines personnes bien pensantes trouvent la situation scandaleuse et commencent à s’attaquer à la réputation de la jeune femme.

Voilà une romance contemporaine très simple : une petite ville côtière de province, une jeune femme fragilisée par une ancienne histoire d’amour et un homme pas assez bien pour elle. Sherryl Woods dépeint ici tout le charme d’une petite bourgade du Sud avec ses bons (paysage idyllique, rythme de vie plus paisible) et ses mauvais côtés (commérages dignes d’une autre époque). Même si l’histoire sent le déjà-vu, on se laisse prendre par les évènements et les sentiments des personnages. Et tous, que ce soit le trio vedette (Tommy, Daisy et Walker) ou les personnages secondaires, nous emmènent dans leur petite vie pas si paisible que ça. On peut voir les sentiments des uns et des autres évoluer doucement et on se prend d’affection pour chacun d’entre eux. Pour conclure, cette romance n’est pas digne des meilleures romances contemporaines qu'on a déjà pu lire mais elle nous fait passer un bon moment et nous donne envie de lire le tome 2 qui arrive très bientôt.