Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

vendredi 27 avril 2012

Riley Jenson, Tome 6 : Baiser Fatal de Keri Arthur

Riley Jenson
Tome 6 : Baiser Fatal
de Keri Arthur

Éditions Milady

Sortie le 02 décembre 2011
Format Poche / 416 Pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

Riley Jenson traque le mal d'une manière très personnelle. Son dernier cas : un tueur en série qui s'attaque aux prostituées de la haute société. L'affaire prend une tournure inquiétante quand un deuxième meurtrier commence lui aussi à semer des corps mutilés. Riley est assez douée pour attraper deux assassins d'un coup, mais voilà que l'un d'eux s'attaque à un proche de la jeune fille et qu'un vampire réapparaît dans sa vie. Son nom est Quinn et c'est le seul homme sur lequel Riley n'a absolument aucun contrôle...

L'avis de Lila :

Déjà le sixième tome des aventures de Riley Jenson, et que de chemin parcouru ! La recette reste inchangée, Riley mène l'enquête tout en gérant des histoires de cœur pas toujours très joyeuses. Action et émotions sont une fois de plus au rendez-vous.

Deux mois après avoir été quittée par Kellen, celui qu'elle pensait être l'homme de sa vie, Riley essaie de garder la tête haute tout en s'investissant pleinement dans son emploi de gardienne. Malheureuse, blessée et fragilisée, elle a momentanément fait une croix sur sa vie sexuelle et préfère se focaliser sur ses nouveaux pouvoirs et son frère, Rohan. Ce nouveau tome est plus intimiste, Riley continue d'évoluer dans sa vie professionnelle, mais surtout dans sa vie de femme et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle est devenue très différente de la Riley des premiers tomes. Aucun nouvel élément ne fait ici son apparition, l'histoire est centrée sur Riley et son frère, leur travail au Directoire et l'enquête en cours. La jeune louve ne se découvre aucun nouveau pouvoir, elle apprend simplement à développer et maîtriser ceux acquis précédemment.

Ce tome signe également le retour de Quinn. Ce détail est mentionné directement dans la présentation de l'éditeur, mais il faudra se montrer patiente car il n'arrive pas avant la moitié du roman et si l'on n'avait pas été prévenu, on ne l'aurait pas attendu, car rien dans l'histoire ne laisse présager ce retour avant qu'il ne soit face à Riley. Sur ce point, on peut saluer l'auteure qui n'a pas cherché à rendre les retrouvailles étranges ou fantastiques, pas de suspense à rallonge ou de retournement de situation grotesque, juste un homme et une femme au passé complexe, qui s'aiment encore et se retrouvent face l'un à l'autre par le plus grand des hasards. On n'en dira pas plus sur la suite des événements.

Beaucoup d'émotions dans ce nouvel opus qui oscille entre bonnes surprises et drames. Les fans de Rohan, Liander, Kade et Quinn seront ravis, ils sont tous très présents dans ce tome. Riley est toujours aussi attachante et les enquêtes qu'elle mène, passionnantes. Vivement la suite, vraiment.

mercredi 25 avril 2012

Clair-Obscur, Tome 1 : Innocence de Kelley Armstrong

Clair-Obscur
Tome 1 : Innocence
de Kelley Armstrong

Editions Castelmore
Collection Bit-Lit

Sortie le 13 avril 2012
Format Broché / Prix 14,90€
Présentation de l'éditeur :

Maya Delaney aime la nature : les bois qui entourent sa maison sont comme un sanctuaire et sur sa hanche, la jeune fille a une tache de naissance qui ressemble à l'empreinte d'une patte de puma. Autant de signes que Maya ne pourrait pas vivre ailleurs. Jusqu'au jour où des événements étranges bousculent la vie des habitants de Salmon Creek. Daniel, le meilleur ami de Maya, a de mauvais pressentiments à propos de certaines personnes, comme Rafe, un adolescent qui vient d'arriver en ville. Quel secret cache-t-il ? Et pourquoi Maya l'intéresse-t-elle tant ?
Avis de Biscotte :

Le livre commence par la mort de la meilleure amie de Maya. Il est quand même étrange que la capitaine du club de natation meure par noyade. Cela met tout de suite le ton. Maya est une jeune fille dynamique qui aime la nature. Elle vie dans la forêt avec ses parents adoptifs car son père est garde forestier. Elle s'occupe des animaux blessés avant de les relâcher. Elle vis dans un trou perdu du Canada, les autres villes sont très loin.

Ce premier tome possède tous les défauts des débuts de série. L'intrigue est longue à se mettre en place et les répétitions ne donnent pas un rythme mais au contraire alourdissent la lecture. On notera aussi que LE secret (car il y en a toujours un et qu'ici on le devine rapidement) est dévoilé très tard (trop tard) et dès qu'il y a un peu d'action, le livre est terminé.

Cependant l'univers est plaisant et les personnages sont nombreux et très charismatiques. Il n'est pas possible de lire uniquement le premier tome car la fin pose beaucoup trop de questions pour pouvoir en rester là. Celles-ci annoncent d'ailleurs une suite pleine de suspens, d'action et de rebondissements.

En conclusion c'est un premier tome qui pose l'univers. Mais la fin nous interpelle et nous attendons la suite avec impatience. C'est une série jeunesse qui peut paraître très similaire aux autres séries du genre mais elle a le potentiel pour être plus que ça.

Riley Jenson, Tome 5 : Sombre Etreinte de Keri Arthur

Riley Jenson
Tome 5 : Sombre Etreinte
de Keri Arthur

Éditions Milady

Sortie le 8 juillet 2011
Format Poche / 352 pages / 7 €

Présentation de l'éditeur :

Au moment même où Riley pensait voir sa vie reprendre son cours normal, le destin lui met de nouveau des bâtons dans les roues. L'Alpha de la meute qui l'a rejetée, exige son aide pour retrouver sa petite-fille disparue. Riley aimerait pouvoir refuser, mais ce serait alors la vie de sa mère qui serait en danger. Et comme si ça ne suffisait pas, elle doit mener l'enquête sur une série de meurtres barbares.

L'avis de Lila :

Nous retrouvons Riley en vacances sur une île paradisiaque, quelques semaines après les événements du tome 4. Alors que la jeune femme devrait profiter d'un repos bien mérité, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle s'ennuie ferme. Loin de son frère, qu'elle considère comme sa meute, et seule à boire des cocktails sur la plage, elle aspire bien malgré elle à reprendre le travail et sa routine mouvementée. C'est ce moment que choisi le chef de son ancienne meute pour apparaître et la contraindre à accepter une mission pour lui.

Ce nouveau tome des aventures de Riley fait une fois de plus la part belle à l'action. La jolie louve se retrouve rapidement à courir d'un point à l'autre, esquivant les balles en argent, les pièges et autres joyeusetés que ne manquent pas de placer sur son chemin des êtres plus dangereux les uns que les autres. Mais l'auteure n'oublie pas de glisser ça et là des moments plus calmes, propices à la réflexion et l'introspection. Plus sombre et mature que les précédents tomes, ce nouvel opus n'épargne pas Riley, autant physiquement que moralement.

On en apprend plus sur Riley, sa vie dans son ancienne meute et les raisons qui l'ont rendue si méfiante envers les hommes et l'amour. Son histoire avec Kellen devient plus sérieuse, profitant de l'absence de Quinn pour s'épanouir. Mais tout n'est pas si simple et même si elle pense avoir rencontré l'homme de sa vie avec Kellen, Riley n'arrive pas pour autant à oublier totalement Quinn, nous permettant ainsi de retrouver tout au long du récit des pensées le concernant, et aidant (un peu) à faire oublier son absence. C'est une bonne idée de la part de l'auteure, les sentiments de Riley n'en paraissent que plus crédibles et cohérents, même si proposer un roman sans Quinn, vu le succès du vampire auprès des lectrices, était une vraie prise de risque. Le roman est assez bon pour faire passer la pilule, même si on espère évidement le retrouver très vite.

Le sexe est encore et toujours présent dans ce tome, mais Riley, si elle y pense toujours autant, ne se laisse plus aller si facilement à ses instincts de louve, les scènes véritablement torrides sont donc plus rares, confirmant une fois de plus que l'auteure n'a pas basé sa saga sur ce seul point, contrairement à ce que de nombreux lecteurs pensaient après lecture du tout premier opus.

Pour conclure, ce roman est excellent et devrait ravir les adeptes de la belle louve. Il laisse espérer de prochains tomes tout aussi captivants. Riley a encore de beaux jours devant elle, et on ne peut que s'en réjouir.


Kate Daniels, Tome 1 : Morsure magique de Ilona Andrews


Kate Daniels, 
Tome 1 : Morsure magique 
de Ilona Andrews

Éditions Milady
Collection : Bit-Lit

Sortie 18 novembre 2011
Format Poche / 320 pages 


Présentation de l'éditeur

À Atlanta deux réalités s'opposent : celle de la technologie et celle de la magie. Pendant une vague magique, les mages sauvages lancent leurs sorts et des monstres apparaissent, les armes à feu refusent de fonctionner et les voitures ne démarrent plus. Puis la vague se retire aussi vite qu'elle est venue en laissant derrière elle toutes sortes de problèmes paranormaux. Nous vivons une époque dangereuse. Mais dans le cas contraire, je serais au chômage. Quand les gens ont des ennuis qui relèvent de l'occulte et que la police ne veut ou ne peut pas régler, on fait appel aux mercenaires de la magie comme moi. Mais quand un nécromancien anéantit la seule famille qui me reste, je n'attends plus les ordres et je dégaine mon sabre. 


Avant Propos de Kamana

Voici mon avis sur le tome 1 de la série Kate Daniels. Il s'agit d'une relecture de la première édition et donc je ne sais pas si le roman a été retravaillé au niveau de la traduction. Une chose est certaine, la couverture est nettement plus belle et attirante que la version précédente qui était grossière au niveau du design, mal finie, bâclée !


Avis de Kamana

Loin de l'univers dit bit-lit que l'on connaît, cette série a la particularité d'être originale et captivante !

Ilona Andrews nous emmène dans un monde futuriste où la technologie telle qu'on la connait cède par vagues sa place à la magie. Celle-ci, quand elle surgit, tend l'univers et de ce fait détruit les structures. Ainsi les grands immeubles ou les grands édifices sont devenus des tas de pierres. Atlanta, celle de notre époque, est donc une ville en ruine par endroits. Pour expliquer le phénomène prenons un exemple : une ampoule électrique fonctionne sous la tech mais dès qu'un vague magique survient ce sont les lampes faes qui prennent le relais. C'est comme ça pour tout, de la voiture au téléphone ! Pas étonnant de voir des chevaux comme moyens de locomotion ou des voitures étranges se déplacer selon les différentes forces en cours.

C'est dans cet univers atypique que nous suivons Kate Daniels, mercenaire qui à la suite de la mort de son tuteur et seule famille, devient émissaire de l'Ordre pour enquêter sur ce meurtre glauque et incompréhensible. Greg avait un pouvoir immense et était Chevalier Divin de l'Ordre, organisation humaine qui offre son aide à quiconque la demande.  Impossible donc pour le moment de savoir qui aurait eu la force et l'occasion de commettre un tel acte, surtout que le cadavre d'un non-mort se trouvait aussi sur le lieu du crime. Il apparaitraît aussi que des disparitions, voire des morts, aient eu lieu chez les changeformes et les vampires. Kate se retrouve donc obligée de rendre visite au Peuple et à la Meute, lieux plus que dangereux si elle veut en savoir plus.

Voilà une jeune femme intéressante que nous présente Ilona Andrews. Kate Daniels est assez énigmatique et cache une nature mystérieuse. Il semble qu'elle ait accès à une forme de pouvoir rare et puissant. Peut-être à cause de cela, elle a un caractère de cochon avec un humour plutôt noir et ce, en toute occasion. Apprendre à fermer son clapet est chose difficile pour elle qui n'accepte pas l'autorité et encore moins quand celle-ci vient d'un gros chat ! Enfin... félin oui, mais chat non ! Car Curran, Seigneur des changeformes tend plus vers le lion que vers un petit minou. Un roi de la jungle démesurément grand, à l'aura puissante et aux pouvoirs à ne jamais remettre en question. La rencontre est plutôt explosive et dénuée de tout sentiment ou tension sexuelle. Chose plutôt rare dans la bit-lit mais fort agréable pour une fois.

Comme pour beaucoup d'héroïnes du genre, notre Kate est très demandée par toutes les forces en jeu. Ainsi, en plus de la Meute, le Peuple avec son chef Nataraja et son bras droit Ghastek, nécromanciens dirigeants les vampires, tous s'intéressent de très près à elle comme attirés par son pouvoir et ce qu'elle cache. Chacun à sa façon la pousse à bout pour qu'elle sorte de ses gonds et démontre sa puissance. C'est sans connaître Kate qui ne se laisse pas avoir.

Les vampires ici sont loin d'être des beautés à la force attractive irrésistible ! En fait, tout l'univers de Ilona Andrews est aux antipodes de ce qu'on connaît et cela, justement, en fait une très bonne série bit-lit. Il faut s'armer de patience et dépasser les cinquante premières pages pour vraiment apprécier ce livre. Les points négatifs de ce premier tome sont les trop nombreuses coquilles présentes tout le long du roman. Je ne connais pas la version originale, mais il semble que sa traduction ne soit pas à la hauteur de celle-ci. Heureusement l'intrigue et la plume de l'auteur arrivent à nous élever au-dessus de toutes ces erreurs textuelles.

Une série à découvrir pour avoir une autre vue de la littérature dite bit-lit !


Delirium, Livre 1 de Lauren Olivier

Delirium, Livre 1 
De Lauren Olivier

Éditions Hachette
Collection Black Moon

Sortie le 1er mars 2012
Pages 456
Prix 16€ 


Présentation de l'éditeur

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme la pire des maladies. Un monde où tous les jeunes subissent à leur majorité une opération du cerveau pour être immunisés. À quelques mois de ses dix-huit ans, Lena aspire presque à subir à son tour le Protocole car depuis toujours amour rime pour elle avec souffrance et danger. Jusqu’à ce qu’une rencontre inattendue fasse tout basculer. Avant, tout était simple, tout était organisé. Mais est-ce vraiment vivre que de laisser la société tout prévoir pour vous ? Vos amis, vos amours et votre avenir ? Imaginez qu’on vous prive de tout sentiment. Que la liberté ne soit plus qu’un vieux souvenir dénué de sens. Jusqu’où iriez-vous pour garder le droit d’aimer ? Plongez dans l’inoubliable trilogie DELIRIUM.


Avis de Kamana

La dystopie a le vent en poupe en ce moment et ce, pour la plus grande joie de ses lecteurs. Avec Delirium, point de déception en vue. Ce livre est une pure merveille du genre. Un roman ciblé Young Adult et qui ravira même les plus grands.

Dans ce futur, au cœur de la ville de Portland, aux États- Unis, l’amour est un sentiment prohibé. L’amor deliria nervosa est le maux de toutes les exactions commises par le passé.

L’amour rend fou, l’amour empêche l’esprit de voir objectivement, l’amour est donc interdit et éradiquée par un traitement radical : vers l’âge de dix-huit ans tous les jeunes subissent le Protocole, opération qui annihilera tout sentiment quel qu’il soit. Ainsi, une fois traitées les personnes se verront attribuer un compagnon qui leur convient et seront heureux pour toujours. Enfin, c’est eux qui le disent...

Cette histoire est superbement bien écrite et très prenante. Le rythme ne faiblit à aucun moment même si on ne peut dire qu’il y a beaucoup de suspense au départ. Celui-ci arrivera crescendo.

En fait, nous suivons surtout le changement de point de vue de Lena. Au départ, elle était très enthousiaste et impatiente de subir son Protocole, prête à être délivrée de ces émotions qui emballent son cœur et qu’elle ne maîtrise pas. La rencontre avec l’énigmatique Alex mais aussi la découverte d’une facette cachée de sa meilleure amie la bouleverseront au point qu’elle regardera différemment sa ville, son monde, son entourage.
Avec ce roman, Lauren Olivier nous touche, nous émeut profondément. La force des émotions est exacerbée par la notion d’interdit. De ce fait, tout est plus fortement ressentit. Chaque transgression des règles par les personnages nous tient en haleine, faisant affoler notre rythme cardiaque.

On est comme suspendu par moments, en apnée face à certaines situations, le souffle coupé attendant le dénouement. Devant l’aveuglement de cette population sur les bienfaits de l’amour, dont nous ne pourrions imaginer vivre sans, la colère nous submerge.

Ce livre vous fera ressentir tout un panel d’émotions si fortes que pour attaquer le deuxième opus, qui est déjà disponible, une pause semble nécessaire.

Au-delà de l’amour qui, on se doute, pointera le bout de son nez à un moment ou à un autre, un enjeu bien plus grand stagne en fond. L’emballage style papier cadeau doré de ce monde est d’autant plus brillant qu’il doit cacher toute une part de laideur en dessous. On voit venir une trame plus profonde avec des intrigues économiques et politiques importantes.

Un premier tome littéralement superbe et émotionnellement intense à lire sana attendre pour tous les amateurs de dystopie !


mardi 24 avril 2012

Les oiseaux noirs


Les oiseaux noirs
de Faustina Fiore

Éditions Casterman

Sortie le 5 avril 2012
Format broché / 175 pages / 12,00 €


Présentation de l'éditeur :


"Ils arrivent ! Ils arrivent !" 
Une masse sombre qu'on voit poindre à l'horizon, des ailes qui s'affolent et des becs qui s'entrechoquent, des griffes féroces grattant aux portes et brisant les fenêtres... Que chacun se barricade : ce sont les oiseaux noirs qui viennent faire leur récolte d'âmes.

Avis d'Asmodée

Destiné à un jeune public novice en matière de fantastique et de suspense, Les oiseaux noirs se présente comme un roman à la lecture aisée, peut-être un peu trop rapide à parcourir. Le début de l'histoire se veut laconique, voire sombre, mais se fait porteur d'espoir au fil des chapitres. Un village est assailli régulièrement par des hardes de volatiles noirs et sinistres, réputés pour voler l'âme de leurs victimes. Bern, le cousin et meilleur ami d'Arno trouve la mort suite à une chute dans un ravin, au cours d'un raid des oiseaux de mauvais augure. Arno, âgé de treize ans, se sent dès lors responsable du triste sort du défunt. 

Une légende colporte que la malédiction des oiseaux noirs aurait pour origine un vieil homme vivant dans une montagne. Rongé par la culpabilité, Arno décide d'entreprendre seul le voyage en quête du mystérieux personnage, afin que la malédiction cesse d'accabler son village. En chemin, le garçon rencontre Clara, la fille d'une guérisseuse, et du bébé sur lequel veille cette dernière. Le lecteur découvrira en cours d'aventure le passé de l'inconnue âgé de dix-sept ans, ses secrets ainsi que les sentiments pudiques qui se nouent entre elle, Arno et le bébé. 

L'intrigue des plus convenue va à l'essentiel, restant à la portée des jeunes lecteurs. La trame du récit ne s'égare à aucun moment. Cependant, Arno et Clara sont des personnages ayant peu de consistance. Leurs réactions sont sans réelle surprise, bien que la nature des sentiments qui les anime soit humaine et touchante par nombre d'aspects. Les rebondissements qui surviennent ponctuellement permettent d'aborder des thèmes sensibles. Ont peut même qualifier ceux-ci de grave, pour une œuvre destinée à un public qui attend peut-être davantage d'entrain et d'aventure pour pouvoir réellement accrocher à l'histoire. Les oiseaux noirs fait office de texte joliment écrit. La plume de l'auteure est empreinte d'intelligence, tout en restant accessible aux jeunes lecteurs à la recherche d'un roman comportant du mystère et revanchisme certaines valeurs morales.


Étrange créature

Étrange créature
de Ruth Rendell

Éditions du Masque

Sortie le 22 février 2012
Format Poche / 256 Pages / 6,20 €


Présentation de l'éditeur :

Quand on la retrouve assassinée, Rhoda Comfrey a tout l'air d'une prostituée : maquillage outrancier, vêtements aguicheurs, escarpins vernis rouges et beaucoup trop d'argent dans son sac à main. Mais, en plus d'être franchement âgée pour le rôle, l'autopsie va bientôt révéler une particularité qui ne laisse plus planer de doute : elle est vierge ! Pourquoi alors un tel accoutrement et surtout, d'où provient cet argent ? Trafic de drogue ? Espionnage ? En dehors de son âge et de son nom, l'inspecteur Wexford ne sait rien de la victime. Impossible de découvrir ne serait-ce que son adresse... Une victime honnête ne brouillerait pas les pistes à ce point.


L'avis de Lila :

Le corps d'une femme est retrouvé dans un petit village anglais, mettant dans l'embarras les inspecteurs Wexford et Burden. En effet, alors que l'identité de la victime ne fait aucun doute puisque sa famille habite à proximité de l'endroit où elle a été découverte, il demeure pourtant impossible de découvrir son adresse et d'en apprendre plus sur l'existence qu'elle menait à Londres depuis de nombreuses années. Et par conséquent, n'ayant aucun indice sur la vie de la victime, trouver le mobile de son assassinat et l’identité du coupable est bien compliqué.

Cette enquête policière est fort plaisante. Écrite dans les années 70, elle est dépourvue des nombreux artifices qui sont devenu monnaie courante dans les romans policiers plus récents. Ainsi, on ne verra pas ici de course poursuite endiablée, de retournements de situation à chaque nouveau chapitre ou de tueur machiavélique aux desseins tordus. Les inspecteurs mènent leur enquête calmement, étudiant chaque indice avec attention et rencontrant une galerie de témoins pour le moins fantasque.

On pourrait croire que ce roman est ennuyeux et pourtant ce n'est pas le cas. L'enquête est prenante et l'on a vraiment envie de connaître le fin mot de l'histoire. Les pages se tournent rapidement et le style de l'auteur est particulièrement agréable, lui aussi épuré des artifices et des ficelles que l'on trouve désormais dans tous les romans de ce genre. Les personnages sont travaillés, leur psychologie fouillée et ils sont parfaitement crédibles et humains. En fond, on découvre également les prémisses d'une révolution féministe en marche qui saura trouver écho autant dans le lectorat masculin que féminin.

Un roman captivant, intelligent et honnête, qui constitue une lecture agréable et reposante.


La Geste d'Alban, Tome 1 : L'enfant Monstre

La Geste d'Alban
Tome 1 : L'enfant Monstre
de Jean-Luc Marcastel

Éditions Nouvel Angle 
Collection Matagot

Sortie le 20 octobre 2011
Format Broché / 447 pages / 15,00€


Présentation de l'éditeur :

"Les Maljours s'achèvent, un soleil timide caresse les terres d'Oc blessées par le cataclysme. Les hommes luttent contre les Malebestes dans un combat sans merci. C'est en cet âge sombre que naît Alban, un enfant difforme, touché par le souffle maudit de la Brèche du Diable. Rejeté par les siens, il va, toujours masqué, pour dissimuler son visage aux autres hommes. Son nom restera pourtant, dans tous les coeurs, synonyme de courage et de vaillance. Dans son périple émaillé d'épreuves, il rencontrera l'amitié, l'amour, et marquera le monde au sceau de sa grandeur. Viens à moi la nuit ! Et vous les flammes, laissez-vous dompter... Aidez-moi à conter... la geste d'Alban."


L'avis de Lila :

Ce roman raconte les aventures d'Alban. Celui-ci est un jeune homme aux nombreuses qualités et qui serait le parfait successeur de son père en tant que seigneur de Tournemire, s'il n'était pas ce qu'on appelle un brècheux. Alors que sa mère était enceinte, elle s'est rendue trop près de La Brèche, cette zone dangereuse qui laisse son empreinte diabolique sur tous ceux qui s'en approchent. Alban doit ainsi cacher son visage déformé depuis toujours, autant pour se préserver des moqueries qu'éviter d'effrayer les gens. Malmené, moqué et rejeté, il mène une existence solitaire malgré son rang. Mais des événements vont survenir et Alban devra faire face à son destin.

Très bien écrit, dans un style à la fois fluide et soigné, qui fait usage d'un vocabulaire soutenu et cohérent avec l'époque où se déroulent les aventures d'Alban, ce roman est plaisant à lire et difficile à lâcher une fois entamé. Les personnages sont présentés avec soin, chacun obéissant à ses propres desseins et laissant planer le doute sur ses intentions véritables. Alban est un héros atypique, avec son visage ravagé et sa sensibilité à fleur de peau, et pourtant, la magie opère, et même très bien, puisqu'on se prend rapidement d'affection pour lui. L'auteur n'a pas cherché à le rendre parfait et c'est tant mieux. Ainsi, ses réactions et décisions, si elles ne sont pas forcément celles qu'on aurait espérées, sont cohérentes et compréhensibles. Autour de lui, les personnes sont également toutes en nuances, même si l'on croise quelques êtres véritablement mauvais.

Ce premier tome prend son temps pour planter le décor, le contexte et présenter chaque personnage avec le soin qu'il mérite. Ainsi, certains pourront déplorer un léger manque d'action. Cela n'est pourtant pas gênant puisque la lecture est rapide, le rythme entraînant et qu'il appelle à sa suite le second opus, qui lui devrait être beaucoup plus mouvementé. Et l'envie de lire la suite des aventures d'Alban est grande lorsque se tourne la dernière page.
Il faut également noter que c'est un très bel ouvrage, l'éditeur a fait un joli travail sur l'objet. En plus de l'histoire à proprement parlé, on trouvera de magnifiques illustrations des personnages, un lexique très bien pensé et d'autres surprises tout aussi plaisantes et agréables à parcourir.

Ce roman est vraiment plaisant, tant dans son esthétique que dans son contenu, une réussite sur tous les plans et un beau cadeau pour le lecteur.


Les Soupirs de Londres, tome 3 : Marquise des Ténèbres


Les Soupirs de Londres, tome 3
Marquise des Ténèbres
de Ambre Dubois

Les Éditions du Petit Caveau

Sortie le 15 février 2012
Format Broché / 270 Pages / 17,90 €



Présentation de l'éditeur :

Quand les cadavres se relèvent d’entre les morts, Stella Hunyadi, la vampire hongroise exilée à Londres, se doit de mener l’enquête.Elle est loin d’imaginer que derrière cette histoire de meurtre et de sorcellerie, c’est tout un passé qui resurgir. En parcourant les sous-sols de l’effroyable Tour de Londres, entre jeux de pouvoir, séductions et manipulations, la belle immortelle aura fort à faire pour découvrir les liens tragiques qui nouent les vampires de la capitale…

Le troisième tome des Soupirs de Londres ouvre une fenêtre sur le passé des vampires londoniens. Des murmures de l’Ecosse aux ombres de la Tour de Londres, la roue de la destinée tourne inexorablement pour ces immortels torturés et puissants…


L'avis de Lila :

Ce roman est le troisième tome de la série Les Soupirs de Londres. Malgré tout, il peut se lire indépendamment, les personnages et les actions étant suffisamment cohérents et explicités pour permettre de situer les uns et les autres sans la moindre difficulté.

Stella est une vampire hongroise, exilée à Londres sous la tutelle d'un Prince vampire aux intentions pour le moins ambiguës. Obéissant aux ordres de celui-ci, elle se retrouve à mener l'enquête sur l'apparition soudaine de zombies dans la ville, fait inquiétant et très étrange. Forcée de collaborer en partie avec Drake, ce vampire qui l'attire et l'exaspère tout à la fois, elle aura fort à faire pour garder la tête froide et comprendre les buts des uns et des autres. Manipulée, utilisée et peut-être même trahie, Stella va rencontrer bien des embûches dans sa quête de vérité.

Les personnages sont soignés, chacun possédant ses qualités et ses défauts, ses forces et ses faiblesses. Il est particulièrement plaisant de se promener dans les rues de Londres aux côtés de Stella, le décor et le contexte étant eux aussi très soignés. Quant à la plume de l'auteure, il s'en dégage un certain sentiment de maîtrise, elle semble savoir exactement où elle va, et de ce fait, nous entraîne dans son sillage avec facilité. Les tournures sont belles, le langage employé par les personnages agréable et cohérent, et de son côté, la narration à la première personne est également gérée de main d'orfèvre. Avec ce roman, Ambre Dubois ne fait pas mentir les nombreux compliments déjà reçus sur sa prose, ils semblent amplement mérités.

Une intrigue solide, des personnages charismatiques et une écriture stylisée et soignée, la liste des qualités de cet ouvrage semble sans fin. Un bémol cependant, il en fallait bien un, les quelques fautes présentes tout au long du roman. Sans que ce ne soit véritablement gênant, elles viennent entacher un quasi sans faute et c'est vraiment dommage. Cependant, cela n'altère en rien la qualité du récit.

Cette série réussit à présenter sa vision des vampires sans aller dans un renouveau grotesque et peu crédible, comme c'est malheureusement de plus en plus souvent le cas, en s'accrochant aux fondamentaux du mythe pour les dépoussiérer avec une subtilité bienvenue. Ambre Dubois est assurément une auteure à suivre.


lundi 23 avril 2012

Skeleton Creek, Tome 4 : Le corbeau de Patrick Carman


Skeleton Creek 
Tome 4 : Le corbeau
de Patrick Carman

Éditions : Bayard Jeunesse


Paru le : 16 février 2012
Format Broché / 14,20€ / 220 pages


Présentation de l'éditeur :

Sarah et moi sommes sur le point de percer le mystère de notre petite ville et de mettre la main sur le troisième trésor du Crâne, la société secrète qui y complote depuis des siècles. J'ai en ma possession un second rébus : le Rébus du Corbeau. Je dois le décrypter pour que Sarah, en rentrant de son stage de cinéma, puisse visiter les quatre lieux hantés qu'il désigne. J'en tremble. L'imaginer seule dans ces lieux m'effraie. Savoir que le fantôme de Joe Bush la suit partout où elle va me terrifie. Mais ce n'est rien comparé à l'idée que le Corbeau m'espionne. Le Corbeau est un membre du Crâne. C'est même le plus dangereux. Je l'ai vu dans les bois, armé de sa hache, et je suis convaincu qu'il est prêt à tout pour nous empêcher d'aller au bout de notre quête. Pourtant, je suis obligé de rester là, de tenir mon journal, d'attendre que Sarah m'envoie ses vidéos. Tout a commencé ici, tout se finira ici, à Skeleton Creek.
Lisez mon journal. Regardez les vidéos. Menez l'enquête.

L'avis de Chani
Dernier tome des aventures de Ryan et Sarah, Le corbeau reprend bien évidemment les ingrédients qui ont fait le succès de la série. Le livre est censé être le journal de Ryan, et chaque évènement important de l’enquête est illustré par une vidéo consultable sur http://sarahfincher.com grâce aux mots de passe fournis.

L’histoire redémarre là où elle s’était achevée dans le tome précédent. Ryan a découvert l’identité du Corbeau, et depuis se sent menacé, épié, et on ne parle pas là de la pression des journalistes. Sarah est, quant à elle, sur la route pour revenir en ville, et va pouvoir ajuster son périple en fonction des lieux indiqués par le rébus du corbeau.

L’histoire commence assez lentement, notamment à cause des parties de pêche que l’auteur va nous détailler et qui n’ont pas grand intérêt, à moins d’en être passionné. Et ce manque de rythme va perdurer jusqu’à la fin. Contrairement à ses prédécesseurs, ce tome de Skeleton Creek est moins haletant, les vidéos font moins frissonner, et j’ai trouvé l’histoire plus simple, la résolution des énigmes plus facile. Malgré tout, l’histoire reste plaisante à suivre, et la fin est vraiment une bonne surprise, et rien que pour ça, ce serait dommage de passer à côté…

vendredi 20 avril 2012

Métamorphose en bord de ciel de Mathias Malzieu

Métamorphose en bord de ciel
de Mathias Malzieu

Edition Flammarion 

Sortie le 16 mars 2011 
Edition illustrée : 23,50 €
Edition simple : 17,50 €


Présentation de l'éditeur 

Cloudman est sans conteste le plus mauvais cascadeur du monde. Ses performances de voltige involontairement comiques lui valent des jours heureux. Jusqu’à ce qu’un médecin le soignant pour une énième fracture décèle chez lui une maladie incurable.Commence alors pour Tom un long séjour hospitalier pour tenter de venir à bout de ce qu’il appelle « la Betterave ».
Lors d’une de ses déambulations nocturnes dans les couloirs de l’hôpital, cet homme qui a toujours rêvé de dévorer les nuages rencontre une étrange créature, mi-femme mi-oiseau, qui lui propose le pacte suivant : « Je peux vous transformer en oiseau, ce qui vous sauverait, mais cela ne sera pas sans conséquences. Pour déclencher votre métamorphose vous devrez faire l’amour avec moi. De cette union naîtra peut-être un enfant. Un risque à accepter. »
Dans la tradition de ces contes pour grands enfants, Mathias Malzieu nous raconte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux. Ce faisant il nous livre une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour.

Site officiel : http://www.metamorphoseenborddeciel.com/


Avis d'Asmodée

Il est des œuvres qui ne s'apprivoisent pas de la même façon que d'autres romans. Les histoires de Mathias Malzieu font partie de cette catégorie. Métamorphose en bord de ciel revêt des airs de récit en pure allégorie. On y découvre Tom Cloudman, le plus piètre cascadeur au monde, car il n'a jamais su atterrir. Pourtant, il adore la sensation de l'envol précédent les chutes inéluctables de ses numéros. Showman invétéré, quadrillant les villages à bord d'un cercueil roulant, ce curieux personnage sèmera les graines du rêve et du fantasque dans son sillage, avant que le cancer ne finisse par le clouer dans une chambre d'hôpital.

Une immobilisation prémisse d'une dernière heure proche, ou d'une nouvelle vie ? Telle est la question qui se pose aussi bien au lecteur qu'au cascadeur. Ce dernier fait la rencontre d'Endorphine, une étrange jeune femme-oiseau qui va lui proposer un pacte faustien. L'enjeu : que cet homme qui a toujours rêvé de voler voit son existence éclore sous un nouveau jour, si bien sûr il accepte d'embrasser les conditions du marché.

Surprenant et d'une poésie absolue, romantique aussi bien que touchant, Métamorphose en bord de ciel met à contribution l'imaginaire du lecteur. Pour ce faire, le roman voit évoluer son histoire – émouvante et humaine – par la grâce d'une palette riche en métaphores qui s'insinue jusque dans les grandes lignes de l'intrigue. Car l'auteur joue avec la perception de ses lecteurs, il faut lire le récit pour comprendre toute la portée de sa maestria. Métaphorique est résolument l'adjectif qui sied le mieux au lyrisme de ce conte moderne. On referme le livre bousculé émotionnellement, encore sous le charme d'un texte qui voit s'entremêler le réel et le fabuleux, les illusions d'un songe et l'inéluctable cycle de la vie. La sensibilité du lecteur est ainsi requise pour saisir l'ampleur symbolique d'un texte à la beauté peu commune.  

Métamorphose en bord de ciel s'est vu doter par Flammarion de deux éditions : une normale et une autre agrémentée généreusement par un panel d'artistes (illustrateurs, plasticiens…) qui mettent en image l'onirisme d'une belle histoire. Tout simplement.


Le Chevalier Errant de George R.R. MARTIN /Ben AVERY / Mike S. MILLER

Le Chevalier Errant
   de  George R.R. MARTIN / Ben AVERY / Mike S. MILLER

Editions Milady Graphics

Sortie le 10 juin 2010
160 pages /  14,90 €

Présentation de l'éditeur 

Le prélude au Trône de Fer, le best-seller épique du rayon Fantasy !

Sur le bord d’une route du royaume des Sept Couronnes, le jeune Dunk enterre son maître. Et il se promet de réaliser son rêve : gagner un tournoi. Armé de l’épée et du bouclier qui font de lui un chevalier errant, il se mesurera aux maîtres du champ de bataille ! Mais la noblesse du cœur ne suffit pas dans le monde où les puissants écrasent les faibles. Et Dunk ne sait rien des règles de la chevalerie. Pour défendre l’honneur d’une jeune femme, il commet l’irréparable. Et n’as plus qu’une solution pour échapper à la mort : trouver six champions et combattre à leurs côtés lors d’un duel judiciaire !

Avis d'Asmodée

Préquelle de la série réputée Le trône de fer, de George R. R. Martin, le comics Le Chevalier Errant est l'adaptation d'un ouvrage éponyme contenant deux longues nouvelles. On y retrouve Dunk, un écuyer qui, suite au décès du vieux chevalier qu'il accompagnait, décide de reprendre le flambeau de son défunt maître. Se faisant appeler dorénavant Ser Dunkan le Grand, le jeune homme s'engage dans un tournoi de joutes avec la ferme intention de remporter un pécule. Cette ambition matérielle va amener l'ancien écuyer à découvrir au premier plan, et non plus en tant que servant, le monde de la chevalerie, les codes qui le régissent et ses intrigues.    

Solidement bâti, Dunk n'a rien d'un esprit subtil, mais il ne s'en révèle pas moins un homme d'honneur. Malgré sa réticence première, il finira par prendre à son service un jeune écuyer du nom de "l'œuf", à cause du crâne rasé arboré par ce dernier. Un garçon qui ne manquera pas de lui réserver une surprise de taille au cours de l'histoire. Dunk tombe sous le charme d'une marionnettiste à qui il confie la réalisation du blason ornant son bouclier. Mais lorsqu'un chevalier de haut lignage s'en prend à l'intégrité physique de la demoiselle, Dunk ne va pas pouvoir s'empêcher d'intervenir pour la défendre. Les conséquences de son courage vont l'amener à participer à un duel au cours duquel sept chevaliers vont combattre sept autres adversaires représentant le plaignant. L'affrontement étant le seul recours pour régler le litige. 

Se situant plusieurs dizaines d'années avant la série de romans, Le Chevalier Errant propose une lecture plaisante sans requérir une vaste connaissance de l'univers dense créé par George R. R. Martin. Disons qu'y être familier apporte un réel plus pour saisir toutes les références, subtilités et clins d'œil qui parsèment les cases. L'action est, bien entendu, sans temps morts, avec néanmoins juste ce qu'il faut de romance. Les vœux de noblesse des chevaliers sont mis ici en exergue et constituent l'un des thèmes de la BD. Si les dessins n'ont rien d'exceptionnel, ils n'en demeurent pas moins agréables et permettent de s'immerger dans un contexte fantasy fort de caractère. 
Le Chevalier Errant est un divertissement qui se destine aux amateurs des récits respectueux de la grande tradition chevaleresque et de fantasy en général. Sans oublier les fans des romans qui ne pourront passer à côté de ce prélude à leur série fétiche.  





mardi 17 avril 2012

Troublant corps à corps / Un défi délicieux de Kathy Lyons / de Lisa Renee Jones

Troublant corps à corps / Un défi délicieux
De Kathy Lyons / de Lisa Renee Jones

Éditions Harlequin
Collection Passions Extrêmes

Sortie le 1er avril 2012
Format poche / 423 pages / 7,10€


Présentation de l'éditeur


Troublant corps à corps, de Kathy Lyons

Quand, la cabine de l’ascenseur s’arrêtant brutalement, Amber se retrouve projetée contre la poitrine de l’homme terriblement sexy qui lui fait face, elle n’ose croire à ce formidable coup du destin. Elle qui cherche depuis des semaines à se rapprocher de Roger Martel, l’un des deux patrons de l’entreprise où elle effectue un remplacement, la voilà servie. Car si cet homme d’affaires a sans doute les moyens de l’aider dans son projet professionnel, il est surtout l’incarnation parfaite de son idéal masculin. Alors, se retrouver coincée dans un espace exigu avec lui représente sans doute une chance unique de réaliser ses rêves, y compris les plus audacieux…

Avis de Kamana

Une romance certes torride à souhait mais totalement improbable !

Amber est une femme déterminée, au caractère franc et qui n'a pas froid aux yeux. Un pari avec son amie pour des muffins végétaliens et elle se montre la femme la plus sexy, la plus osée pour séduire Roger et prouver qu'il n'est pas gay. Tout ça pour des muffins ! Végétaliens qui plus est...

Une histoire abracadabrante où à peine arrivés à la page cinquante, nos tourtereaux qui ne se connaissent que depuis quelques minutes, s'envoient en l'air dans l’ascenseur et ce, dans des positions à peine crédibles. On pourrait croire que c'est le pire, mais non ! Car quelques instants plus tard, ils se retrouvent chez elle - eh oui, la dame a toute confiance - et refont leur affaire. Soit. Encore que ça, vu le style de livre, on se doutait que ça arriverait. Mais, non, l'apothéose se situe dans les dialogues au réveil : nous voici fasse à deux inconnus qui parlent de confiance et d'avenir comme un couple en ménage depuis belle lurette. Ils enchaînent même sur une conversation à propos de bébé, eh bien, oui pourquoi pas ?!

Loufoque pour loufoque, arrivera l'apogée de cette romance où l'auteure nous invente un détecteur de mensonges plus que délirant voire carrément dégoutant. C'est complètement absurde.

Au final, on ramera pour finir ce livre qui est loin d'être une romance au beau sens du terme mais une histoire sordide parfois grossière et surtout stupide.


 Présentation de l'éditeur
Un défi délicieux, de Lisa Renee Jones

En acceptant de sauter en parachute pour prouver à sa meilleure amie qu’elle est capable de lâcher prise, Sabrina n’imaginait pas que le véritable défi tiendrait moins au fait de sauter dans le vide depuis un avion en vol que de résister à l’affolant désir qu’elle éprouve dès le premier instant pour son instructeur, le bien trop sexy Ryan Walker. Un homme terriblement viril, manifestement conscient du pouvoir qu’il a de lui faire perdre tous ses moyens… et à l’évidence décidé à en jouer.

Avis de Kamana

Une histoire mignonne agréable à lire !

Lise Renne Jones a trouvé l'astuce et laisse planer tout au long de l'histoire une tension voluptueuse qui émoustille nos sens et nous tient en haleine.

Pour une fois, ce n'est pas trop l'héroïne qui se posera des questions mais l'homme viril du livre. L'auteure nous montre en alternance la vision de chacun des protagonistes sur la relation qu'ils entretiennent. Elle sait nous faire languir en faisant traîner les choses.

Voilà deux personnes qui aiment avoir le contrôle de leur vie et qui vont naturellement se faire confiance sans pour autant conclure d'emblée. Ils vont s'apprivoiser en douceur et avec beaucoup de sensualité. C'est beau, c'est chaud, c'est comme on aime.


Au final, voici une romance charmante pour la collection qui devrait plaire à ses lecteurs.


Bilan des deux lectures 

Après un livre décevant et inintéressant, la deuxième histoire apporte heureusement son lot de consolation. Mais peut-être est-ce dû au fait que le premier a laissé un goût amer !

lundi 16 avril 2012

Les Fantômes de Maiden Lane, Tome 2 : Troubles Plaisirs d'Elizabeth Hoyt

Les Fantômes de Maiden Lane, 
Tome 2 : Troubles Plaisirs
d'Elizabeth Hoyt

Editions J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 4 avril 2012


Résumé (traduction de Tan)

Leurs vies étaient parfaites...
Lady Hero Batten, la magnifique sœur du duc de Wakefield, a tout ce qu'une femme peut espérer avoir, y compris un fiancé parfait. Vraiment, le marquis de Mandeville est légèrement ennuyeux et n'a aucun sens de l'humour, mais ça ne gène pas Hero. Jusqu'à ce qu'elle rencontre son célèbre frère...

... jusqu'à ce qu'ils se rencontrent.
Griffin Remmington, Lord Reading, est loin d'être parfait et il aime les choses comme elles sont. A quoi il occupe ses journées reste un mystère mais le tout Londres sait qu'il participe aux pires types de réjouissances alcoolisées la nuit. Hero le déteste au premier coup d’œil, et Griffin pense qu'Hero, avec ses bonnes œuvres et ses manières sans faute, est bien trop impeccable pour être en société et encore plus avec son frère. Et pourtant, leurs joutes quasi-permanentes finissent par faire naître le désir... un désir qui va faire s'écrouler leurs petits mondes si soigneusement construits. Alors que le mariage d'Hero se rapproche, et que les ennemis de Griffin initient leur plan pour mettre un terme à leur rêve pour toujours, est-ce que deux êtres imparfaits pourront trouver l'amour idéal ?

Avis d'Elaura :

Second tome de la série des Fantômes de Maiden Lane et encore une réussite pour Elizabeth Hoyt qui nous offre ici une jolie romance, tout en nuances avec des héros attachants.

Lady Hero et Lord Reading sont des personnages forts dont l’histoire est très touchante de par sa complexité (la première doit épouser le frère du second) mais également de par sa profondeur. En effet, comme il est de coutume dans les écrits de l’auteure, les choses ne sont pas aussi noires ou blanches qu’il n’y paraît.
Lady Hero est la sœur du duc de Wakefield et a été éduquée toute sa vie pour être une bonne épouse dans les hautes sphères de la société. Splendide rousse au teint de porcelaine, elle ne laisse transparaître de ses émotions que peu de choses, se vouant aux attentes de sa famille et notamment de son grand frère. Faire un bon mariage est tout ce qu’on attend d’une femme de sa condition. Or, sa rencontre avec le frère de celui qu’elle doit épouser va lui révéler bien des facettes de sa personnalité dont elle ne risquait pas de soupçonner l’existence, devenant tour à tour amie et amante du débauché le plus connu de Londres.
Lord Reading lui apprendra à aimer et surtout à accepter cette part d’elle si longtemps refoulée, celle d’une femme sensuelle et désirable.

Bien sûr, le rôle de bienfaitrice de Lady Hero nous permet également d’avoir des nouvelles de Silence Hollingbrook, la sœur de Temperence, qui a repris les fonctions de celle-ci au sein de l’orphelinat familial. Le troisième tome lui est consacré, gageons que cet opus, à paraître en mai, nous réservera bien des surprises.

Troubles plaisirs ne fait que confirmer la qualité de cette nouvelle saga où l’intrigue bien menée se dispute à la puissance des émotions qu’elle dispense. À ne pas rater !

Les amants ensorcelés de Cynthia Cooke


Les amants ensorcelés
de Cynthia Cooke

Editions Harlequin
Collection Nocturne

Sortie le 1er mars 2012
Poche 
/ 688 pages / 6.27 €

Présentation de l'éditeur :

En suivant l’allée qui mène vers la demeure où elle a grandi, Laura sent l’appréhension la gagner. Sans ce message la suppliant de rentrer chez elle au plus vite, jamais elle ne serait revenue en Louisiane où personne ne l’attend, et où elle a failli périr noyée des années plus tôt. Hésitante, elle se décide pourtant à pousser la porte de la grande maison abandonnée et retient un cri de surprise. Car devant elle se tient Drew, son amour de jeunesse. Ténébreux, distant, il la dévisage comme si elle était une étrangère. Et tandis qu’elle cherche à sonder son regard où brûle une flamme étrange, une voix s’immisce en elle et lui ordonne de partir. De fuir au plus vite les sortilèges du bayou…

Avis de Lilif

Laura est orpheline, a tout oublié de son passé, il ne lui reste que quelques bribes de sa jeunesse, jusqu’au jour où elle reçoit un appel téléphonique des plus mystérieux l’invitant à venir à Lionesheart.
Notre héroïne a bien de la famille là-bas en Louisiane : les Larame, famille de cœur, sa mère avait épousé leur fils et celui-ci l’avait adopté.
Arrivée à la propriété de sa mère, nichée au milieu d’un bayou, elle rencontre Drew qui semble bien la connaître et Martha, la mère de ce dernier.
Lui aussi est revenu sur les terres de son enfance pour assister à une célébration pour ses 30 ans.
Drew souffre d’une malédiction, il voit les défunts, en particulier Paul le beau-père de Laura, mais voit aussi le futur des personnes dont la mort est proche.
Il percevra dès les premiers contacts avec Laura que celle-ci, en revenant sur les traces de son passé, risque sa vie. Il fera comme quand il était enfant, il veillera sur elle et essayera en vain de la pousser à regagner San Francisco.
Laura ressentira l’animosité des habitants de ce bourg des bords du Mississipi, elle devra faire face aux mises en garde effrayantes et nombreuses l’enjoignant à partir.
Notre héroïne bien déterminée à comprendre pourquoi Delhila, sa mère l’a abandonné vingt ans plus tôt plongera avec Drew au cœur des rites vaudou.
Les deux protagonistes finiront par admettre l’attirance qu’ils éprouvent l’un pour l’autre et c’est finalement Laura qui sauvera Drew de sa terrible malédiction.
En dire plus serait vous en dévoiler trop sur ce récit.

Le suspense est omniprésent de la première à la dernière page, l’auteure réussit avec brio à nous embarquer dans l’histoire. On crierait presque à Laura de s’enfuir, on perçoit l’aura de mystère qui plane autour des personnages.
Si Drew peut agacer par sa difficulté à prendre une décision, on succombe très vite à son charme.
Laura, quant à elle est un personnage touchant par sa quête de vérité et sa détresse.

Les actions se suivent et s’enchaînent, le rythme est haletant, on ne s’ennuie à aucun moment, il en devient même difficile de s’arrêter de lire.

Avec une intrigue bien ficelée, cette histoire nous emporte sur les terres de Louisiane et ses traditions.

Un roman à découvrir !


La maison des Quatre-vents de Colette Vivier


La maison des Quatre-Vents 
de Colette Vivier

Éditions Casterman

Collection Les indispensables

Sortie le 8 février 2012
Format relié / 237 pages / 12,35 €


Présentation de l'éditeur :

Mais oui, la guerre va finir. Vous verrez, nous fêterons le prochain Noël tous ensemble. Oh! Nous mettrons les petits plats dans les grands ce jour-là !
Dans la maison des Quatre-Vents, l'occupation allemande se vit au jour le jour. La radio anglaise et les tickets de rationnement; les voisins que l'on
regarde de travers parce qu'ils profitent de la situation pour s'enrichir et ceux que l'on aide car on les sait menacés ; Papa, prisonnier en Allemagne, dont on attend les rares lettres avec impatience et ces rumeurs de débarquement qui bercent toute la maisonnée d'espoir...

Avis de Lilif

Nous sommes en 1943, 24 Rue des Quatre-vents à Paris. Nous allons suivre au jour le jour l'occupation allemande vécue par les habitants de l'immeuble.

Commençons par parler du héros principal : Michel.
Michel a 12 ans, il rêve de devenir un héros de la révolte afin de venger son père prisonnier de guerre. Il commencera par rédiger des tracts à l'aide de sa boîte d'imprimerie puis par la force des évènements, en aidant un des habitants de l'immeuble, Alain, maquisard en fuite, il se retrouvera au cœur de la résistance active de Paris.
Si au début il prenait la résistance comme un jeu, tout en prenant son rôle de « Pirates de la résistance » très au sérieux, après son interrogatoire à la Kommandantur il en comprendra les enjeux et il fera de son mieux pour protéger les gens qu'il aime tout en continuant à aider ses compatriotes.
Si Michel est incontestablement le héros, les autres habitants de l'immeuble ont eux aussi leur importance, chacun jouant son rôle dans la lutte contre l'ennemi.
Mme Sellier, la mère de Michel, accueillera Solange une petite vivant seule, aidera ses voisins juifs, les Moscots, à se cacher puis à s'échapper après leur dénonciation par les Gourre.
Nous avons aussi Mr Jean qui se fera arrêter pour protéger Alain recherché par les Allemands.
Et enfin Mme Queline la concierge et les vieilles filles, Alice et Marie.

Denis, le narrateur, est un ami de Michel, il raconte l'histoire avec l'insouciance d'un enfant de 12 ans, on s'y attache à notre petit héros, on craint pour sa vie, on sourit au regard qu'il porte sur la guerre.
Collette Vivier, l’auteure, a fait partie avec son mari Jean du réseau de résistance du Musée de l'homme, cette expérience nourrit le roman à tel point que l'on se pose la question : Serait-ce une histoire réelle ?
Des enfants ont vécu cette période, c'est indéniable, cette œuvre permet de ne pas l'oublier et, comme le dit Denis en préface : « C'était la guerre. Il ne faut plus que ce soit la guerre »

C'est un livre passionnant, écrit avec des mots d'enfants, parsemé des petites illustrations de Serge Bloch.
L'écriture est simple et fluide. Humour, action, suspense et émotion sont au rendez-vous de ce récit poignant.
Ce roman clairement destiné à un jeune public, pourra plaire à un public plus âgé.

Un livre à découvrir ou à redécouvrir, il a été publié pour la première fois en 1945 et a fait l'objet de nombreuses rééditions.


dimanche 15 avril 2012

La Reine des Neiges de Hans Christian Andersen

La Reine des Neiges
de Hans Christian Andersen

Éditions Gallimard Jeunesse
Collection Giboulées

Sortie le 24 novembre 2011
Grand Format / 52 Pages / 14,75€


Présentation de l'éditeur :


Le petit Kay était tout bleu de froid, presque noir, mais il ne s'en apercevait pas, car le baiser de la reine des neiges lui avait enlevé le frisson du froid, et son coeur était, autant dire, un bloc de glace.

L'avis de Lila :

La Reine des Neiges est un conte signé H.C. Andersen et qui s'inscrit dans la plus pure tradition des histoires initiatiques où les héros vivent mille péripéties pour atteindre un objectif et triompher du mal.
Gerda et Kay sont deux enfants amis et voisins qui habitent dans un charmant village. Un beau jour, le garçon, Kay, disparaît sans laisser aucune trace. Il est en fait parti avec la fascinante Reine des Neiges, qui exerce sur lui une influence magique. Gerda, la petite fille, décide de s'en aller à la recherche de son ami et c'est ainsi que commencent ses aventures. Tout au long de l'histoire, chacun vivra des événements et rencontrera des personnages typiques des contes de notre enfance, comme des corneilles qui parlent, des princes et des princesses ou encore des fleurs qui racontent des histoires.

L'univers présenté est fantastique et sympathique, les enfants devraient sans aucun doute se passionner pour ce monde magique où les plantes et les animaux sont dotés de la parole et peuvent vous venir en aide. Les héros sont attachants et l'intrigue plaisante.

Le livre est magnifiquement illustré par Stéphane Blanquet, qui apporte à l'histoire une ambiance particulière. Les images sont vraiment plaisantes à observer, chacune raconte sa propre histoire et devrait ravir les enfants. Il s'agit d'un très beau conte et un très bel objet qui permettent de passer un moment agréable.

Pour information, l'exemplaire que j'ai reçu a souffert de petits soucis d'impressions, certaines pages étaient manquantes et d'autres étaient présentées en double. Heureusement, j'avais eu l'occasion de lire ce conte étant plus jeune, et mes souvenirs de l'histoire étaient intacts.

Jane Yellowrock Tome 3 : La Lame de Miséricorde

Jane Yellowrock
Tome 3 : La Lame de Miséricorde
de Faith Hunter

Éditions Eclipse
Collection Bit-Lit
 
Sortie le 25 octobre 2011
Format broché / 443 Pages / Prix 17,30 €  

Présentation de l’éditeur : 

Jane Yellowrock est une porteuse de peau, un être qui a la faculté de changer de forme. Depuis des années, elle gagne sa vie en faisant payer le prix du sang à des vampires. Toutefois, elle a récemment été engagée par le Conseil des vampires de la Nouvelle-Orléans, par ces mêmes créatures qu’elle avait l’habitude de chasser…

Et ça chauffe à la Nouvelle-Orléans. Les garous ont révélé leur existence au monde, et ont ravivé les tensions de longue date qui les opposent à leurs vieux ennemis : les vampires. En tant qu’employée de confiance de Léo Pellissier, le maître de sang de la ville, Jane se retrouve prise entre deux feux.

Lorsqu’elle est attaquée par une meute de loups-garous en maraude, Jane est reconnaissante de recevoir l’aide d’un étranger mystérieux, répondant au nom de Girrard. Il lui explique alors qu’il a été la « Lame de Miséricorde » de Léo, une fonction sacrée qui lui donnait la charge de tuer les vampires devenus fous. Ce que Jane ignore est la raison pour laquelle le puissant assassin a quitté la ville et, plus troublant encore, la cause de son retour. Et ce n’est définitivement pas pour rendre la vie de Jane plus facile…

L'avis de Lila :

Ce troisième tome des aventures de Jane Yellowrock possède tous les éléments pour plaire aux fans de la demoiselle. On y retrouve la porteuse de peau, ses deux admirateurs (Joe et Gros Bras) et les éternels problèmes liés à la politique vampirique. Cette fois-ci, les garous se mêlent à la fête et apportent avec eux un nouveau lot de problèmes à gérer pour Jane. La jeune femme n'est pas au bout de ses surprises et devra faire face à bien des situations délicates. Ce nouvel opus est bourré d'action et nous permet d'en apprendre encore davantage sur Jane, son passé et son entourage.

Il y a un certain équilibre entre les différents tomes, le style de l'auteure n'évolue pas spécialement et chacun possède à peu près les mêmes qualités et les mêmes défauts. Ceux qui ont accroché dès le début seront donc une fois de plus charmés. De même, ceux qui n'avaient pas été enthousiasmés par Jane ne le seront pas plus avec ce nouvel opus. L'héroïne se montre un peu plus vulnérable et ses relations avec les différents protagonistes changent. On la retrouve en couple avec Rick, et même amoureuse, mais elle n'oublie pas pour autant Georges. Comme dans les autres tomes, même si Jane est présentée comme une solitaire peu sociable et au physique pas forcément agréable, elle continue de faire tourner la tête à tous les hommes qu'elle croise, ils tombent quasiment tous à ses pieds en un battement de cils, ce qui finit par perturber un peu le lecteur.

De même, Jane n'en finit pas d'attribuer des surnoms à tous ceux qu'elle rencontre, sans que cela n'apporte rien à l'intrigue, et sans même que ce soit drôle, d'ailleurs. Les personnages n'y voient rien à redire et lorsqu'elle s'adresse à un inconnu en parlant de Gros Bras ou Catcheur, personne ne s'étonne ou ne se demande de qui il s'agit. Il y a également de longs passages où Jane fait étalage de ses connaissances, sans que ça ne serve finalement à autre chose qu'à se dire que l'auteure a fait ses devoirs. De son côté le maître des vampires est toujours aussi imprévisible, voire instable, ce qui le discrédite quand même beaucoup dans le rôle du grand chef tout puissant. Il est parfois difficile de ne pas le voir comme un sale gamin capricieux. Cela fait partie de la liste des petits défauts de la saga qui finissent par parasiter un peu l'histoire au bout de trois tomes, voire par agacer un brin le lecteur.

Pour autant, Jane Yellowrock est une héroïne qui possède de grandes qualités et l'intrigue reste accrocheuse. Le background est vraiment soigné et l'histoire est solide. La dualité entre Jane et la Bête est toujours aussi passionnante et intrigante, même si les passages dédiés à la Bête ne sont pas toujours très utiles ou très bien employés dans le récit. Jane Yellowrock est une vraie héroïne de bit-lit, une pure et dure prête à braver tous les dangers.

Devil City, Tome1 : Devil City de Jana Oliver

Devil City
Tome 1 : Devil City

de Jana Oliver

Éditeur : Castelmore
Collection : BIT LIT

  
Sortie le 9 mars 2012
Format Broché / 384 Pages / 15,20€


Présentation de l'éditeur :

Des démons sont apparus à la surface de la terre quand la crise économique a mis le monde à genoux. Atlanta n'a pas été épargnée. Des hommes ont choisi de devenir piégeurs de démons, un métier dangereux et exclusivement masculin. Enfin, jusqu'à ce que Riley, fille d'un piégeur redoutable, décide de devenir elle aussi apprentie piégeuse... Riley devra prouver qu'elle est de la trempe des meilleurs. Ça tombe plutôt bien, les démons n'attendaient que ça...

L'avis de Lila :

Riley est une jeune fille de 17 ans qui doit survivre dans un monde où les démons sont bien réels. L'histoire se déroule aux États-Unis, où la situation économique et sociale est simplement catastrophique et désespérée. La population est appauvrie et apprend à vivre au milieu des créatures de l'enfer, en essayant de garder un semblant de normalité. Ainsi les jeunes vont toujours à l'école, même si les cours se déroulent dans des Starbucks en ruine, et la téléréalité fait un tabac. Ce monde apocalyptique ressemble beaucoup au nôtre et on y plonge sans se poser la moindre question.

Puisque les démons ont fait leur coming-out, la défense s'est organisée. C'est ainsi que le père de Riley est devenu piégeur de démons et qu'elle-même a décidé d'exercer cet emploi dangereux et mal payé. Les piégeurs, leurs méthodes et leur fonctionnement font beaucoup penser aux chasseurs tels qu'ils sont décrits dans la série Supernatural, même si ici, ils sont organisés en groupes hiérarchisés et appelés Guildes.

Ce roman possède vraiment peu de défauts, il est bon de la première page à la dernière. Certains personnages, comme Beck, sont fascinants, l'intrigue est passionnante et les pages se tournent très vite. L'héroïne manque parfois de maturité et réagit réellement comme l'adolescente de 17 ans qu'elle est, ce qui peut agacer même si c'est finalement cohérent avec son âge. Ainsi, elle a de grands élans mélodramatiques où elle est prête à donner sa vie pour sauver quelques personnes, mais lorsqu'on lui propose trois pages plus loin de simplement quitter la ville pour la survie de ses amis, elle rejette l'idée en bloc et pique une colère monstrueuse, préférant prendre le risque de voir tout le monde mourir plutôt que d'avoir le sentiment d'obéir à un ordre. Mais ces petits travers ne gênent absolument pas la lecture et n'empêchent pas de trouver Riley attachante et sympathique.

L'ambiance est particulièrement réussie et crédible, on imagine sans peine cette Atlanta dévastée par la crise économique et où la loi du plus fort est souvent la meilleure. Même si ce roman est présenté comme une dystopie YA, l'ambiance y est souvent très adulte. Finalement, l'héroïne et ses réactions sont les seuls vrais éléments "jeunes" dans l'histoire.

Un excellent premier tome, vraiment réussi et qui donne très envie de lire la suite.

samedi 14 avril 2012

Rebecca Kean, Tome 3 : Potion Macabre

 Rebecca Kean
Tome 3 : Potion Macabre
de Cassandra
 O'Donnell

Éditions J'ai Lu
Collection Darklight

Sortie le 21 mars 2012
Semi-Poche / Prix 12€


Présentation de l'éditeur

Avoir une fille en pleine crise d ado quand on a 27 ans, ce n'est déjà pas de la tarte mais quand votre adorable progéniture est une jeune vampire en pleine poussée hormonale, ça devient carrément insurmontable. Comme si je n'avais déjà pas assez à faire avec une bande de potioneuses complètement disjonctées qui sème la pagaille dans toute la région et la nouvelle guerre qui se profile lentement mais sûrement à l'horizon...

Avis de Kamana

Une nouvelle enquête pour notre Rebecca adorée. Quel plaisir de retrouver notre sorcière de guerre avec son fichu caractère, son humour savoureux, ses pouvoirs ahurissants et ses amours involontaires !

Une troisième tome à la hauteur des premiers qui entraîne le lecteur dans l'histoire avec une facilité déconcertante. Une fois commencé, il nous est difficile de reposer ce livre.

Parlons tout d'abord de l'écriture qui est un des points les plus importants. Cassandra O'Donnell a une plume qui sied parfaitement au genre dit bit-lit. Aux moments opportuns, elle se fait stylée ou rythmée, tendre ou drôle, offensive ou incisive, amplifiant et sublimant toutes les nuances du caractère de Rebecca. L'auteure nous dépeint une héroïne attachante et forte qu'on envie forcément. En fait, en y regardant bien, on a un sentiment de quasi perfection, il y a tout ce qu'on attend de ce livre. Et la chose la plus hallucinante est l'humour. Il n'est pas un chapitre sans qu'on ait un sourire béat aux lèvres voire qu'on s'entende rire tout seul. Comme tout le monde le sait quand on nous fait rire on est forcément sous le charme et c'est déjà gagné.

Venons-en à l'histoire. Rebecca se retrouve sur une enquête au cœur de l'école des potioneuses, là-même où sa fille Léo est scolarisée depuis qu'un "léger" incident avec une élève humaine l'ait obligé à changer d'établissement. Il apparaîtrait que le grimoire des potions interdites, censé avoir été brûlé, soit entre les mains de Haut conseil de la magie. Or, Akhmaleone déesse des sorcières, avait ordonné sa destruction. Ces potions sont si dangereuses qu'elles pourraient détruire toute une ville ou une espèce surnaturelle comme certains ennemis : vampires, démons, muteurs ou garous.

L'enquête au sein de l'école n'est pas le seul soucis de Rebecca. Léo grandi beaucoup trop vite à son goût. Elle devra aussi régler le problème que lui pose Mark, le semi-démon avec lequel elle est liée par le Malaat et qui lui pourri la vie. Raphaël est dans l'obligation de partir pour New York voir le Mortefilis, Haut conseil des vampires, à qui on ne refuse pas une convocation. Le danger que couve cet appel n'échappe ni à Rebecca ni à son compagnon vampire qui la nomme dirigeante de son clan le temps pour lui de se plier à ses obligations. Notre Assayim aura aussi sur le dos son lot de muteurs mais également
une rencontre avec leur chef ainsi qu'avec celui des démons.

Tout ces mâles en veulent à notre amie. Qu'a-t-elle donc qui les attire autant ? Qui est vraiment Raphaël ? Et, surtout, qui est-elle, elle ? Des questions nous viendrons. Certaines réponses nous seront données mais pas dans leur globalité. La richesse de cet univers avec toutes ces espèces et avec en son centre Rebecca donne un potentiel énorme à la série. Cassandra O'Donnel use à la perfection de toutes les capacités offertes et sait surtout faire une chose avec brio et qui met nos nerfs à rude épreuve d'ailleurs : nous laisser sur notre faim avec ses fins diaboliques.

En résumé, du bon, du lourd, de l'humour à foison. Un grand merci à l'auteure pour ces heures de pur bonheur. 

vendredi 13 avril 2012

Queen Betsy, Tome 6 : Vampire et flippée de Mary Janice Davidson


Queen Betsy 
Tome 6 : Vampire et Flippée
de Mary Janice Davidson

Editeur Milady
Collection BIT LIT

Sortie le 17 février 2012
Format Broché / 288 pages / Prix 7€


Présentation de l'éditeur

Avec son mariage qui approche à grands pas, Betsy est complètement surchargée. Heureusement, Betsy n'est pas du genre à perdre son sang-froid. Mais quand Sinclair, son fiancé, disparaît en même temps que ses amis et ses proches, Betsy se met à paniquer. Seule, inquiète pour les gens qu'elle aime, elle ne peut faire confiance à personne pour les retrouver et découvrir qui est derrière tout ça. Et elle ignore encore que son enquête va changer la face du monde des vampires.




  Avis de Lilif

Nous entamons ici le sixième opus de la saga, Betsy est sur le point de se marier, mais elle n'est pas soutenue pas Sinclair alors qu'elle est en plein dans les préparatifs. Elle est toujours égale à elle-même : têtue...?
Son entourage disparait peu à peu (Marc, Anthonia, Garrett, son futur époux), sa meilleure amie hospitalisée pour subir sa cure de chimiothérapie, notre héroïne va devoir se débrouiller seule.
Betsy va devoir faire face seule à toute une série d’ennuis qui lui tomberont dessus et mener son enquête sur les disparitions mystérieuses. En plus de gérer le tas de tracas, elle devient la tutrice de son demi-frère bébé John, son père et sa belle-mère étant morts dans un tragique accident.

Avec des passages plutôt longs, des dialogues qui n’apportent rien au roman, de trop nombreux clichés, une intrigue qui évolue trop rapidement le lecteur peut facilement s’ennuyer. Si vous ajoutez des répliques de l’héroïne qui se veulent marrantes mais qui flirtent un peu trop avec la vulgarité et des détails qui n’apportent rien à l’intrigue (sauf si vous voulez savoir le prix des chaussures de Betsy, ou être au courant des tendances vestimentaires) là vous pouvez être sûr que vous l'avez perdu en cours de lecture.
Certes cela se lit vite, le livre n’est pas épais, mais c’est tout au plus un moment de lecture divertissant.

Avec les mises en gardes de l’auteure en début de roman on pourrait s’attendre à de l’action, Maryjanice Davidson compare son livre à « Autant en apporte le vent » ? Elle nous dit qu’on n’en sortira pas vivant. On ne retrouve rien de tout cela dans ce tome, oui il y a une intrigue principale (les disparitions), oui il y a une intrigue secondaire (son mariage), mais tout est tellement pris au second degré que nous n’en ressentons aucune émotion ou suspense.

Nous n’en apprenons pas plus sur son rôle de reine, Betsy ne le connait pas et nous non plus.

Ce thème sera-t-il abordé dans le prochain opus ?