Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 31 janvier 2012

Les jardiniers de l'âme

Les jardiniers de l'âme
de Martine Roussel-Adam

Éditions JC Lattès

Sortie le 19 octobre 2011
Format Broché / 250 pages / 19€

Présentation de l'éditeur :

En ce début de siècle, plusieurs centaines de millions d’enfants et d'adolescents sont en difficulté dans le monde. Guerres, catastrophes naturelles, mauvais traitements, maladies, deuils, situations de violence ou d’extrême pauvreté, les causes sont multiples. Sans oublier tous ceux qui ne parviennent pas à trouver leur place dans la société. Peut-on laisser tous ces jeunes sur le bord du chemin ?
Parcourant la planète, Martine Roussel Adam a exploré les projets les plus innovants pour aider chaque enfant en détresse à s'épanouir durablement. Au Canada, Mary Gordon désamorce la violence et fait émerger l'empathie grâce à des visites de Bébés dans les établissements scolaires. En Sierra Leone, des ex-enfants soldats dansent avec David Allan Harris pour réapprendre à vivre. Dans les favelas de Cali (Colombie), Felicity Simpson allume des étoiles dans les yeux de ses protégés en les initiant aux arts du cirque et leur propose d’en faire leur métier…
Loin du fatalisme ambiant, chaque histoire nous fait découvrir un innovateur social hors du commun qui a su apporter aux enfants en détresse une aide globale pour lui permettre de rebondir et acquérir de nouveaux repères sur les valeurs et le sens de la vie. Un livre vibrant, étayé par des analyses fines et éclairées, qui porte un regard nouveau sur ce très grave problème de société qu’est l’intégration de tous ces jeunes, propose des solutions et invite à l’action.




Avis de Chani

De l’espoir au milieu d’un océan de négativisme. C’est un peu l’idée de ce livre, dire que rien n’est joué, que tout est encore possible pour peu que l’on y mette du sien.

Martine Roussel-Adam, ancienne chef d’entreprise, a tout plaqué à l’issue d’un séjour en Inde pour venir en aide à la cause des enfants. Le postulat de base n’est pas novateur : pour qu’un enfant s’épanouisse, outre la satisfaction des besoins primaires (manger, dormir…), il a besoin de se sentir en sécurité, écouté, utile (je vous renvoie à la pyramide de Maslow qui explique tout ça bien mieux que moi). Un enfant n’est jamais « perdu », il suffit d’un peu de psychologie, d’empathie, pour nouer des liens avec lui et le faire avancer. Je vous l’ai dit, ce n’est pas nouveau, mais il n’est hélas pas inutile de le répéter…

Là où le discours prend forme, c’est lors des présentations des différentes initiatives d’ONG pour venir en aide à des enfants. L’éventail des situations est large : comment surmonter la maladie ou un deuil, sortir de situations d’exclusion que ce soit d’origine sociale ou dues au handicap, la réinsertion des enfants délinquants, la reconstruction psychologique des enfants soldats…

Alors, oui, c’est intéressant et instructif, il n’y a pas de doute. Certaines initiatives vous toucheront plus que d’autres, mais elles sont toutes à découvrir. Là où je reste sceptique, c’est sur l’efficacité de tout cela. Passé l’enthousiasme de la découverte, on regarde les chiffres. Et là le constat est effarant. Au final, peu d’enfants vont bénéficier de ce type de structures. C’est vraiment une goutte d’eau dans l’océan…
On peut ensuite réfléchir à la dimension politique de tout cela. Il ne s’agit que d’initiatives privées, parfois subventionnées certes, mais dont la portée reste limitée à cause du manque de moyens. Du coup, la dichotomie entre le discours des pouvoirs publics et la réalité du terrain sur les risques psychosociaux de l’enfance en difficulté n’est que plus fragrante, et navrante.

dimanche 29 janvier 2012

Les Soeurs Lockwood, tome 2: Mauvaise réputation

Les sœurs Lockwood, 
Tome 2 : Mauvaise Réputation
de Julie Anne Long

Éditions J'ai lu 

Collection Aventures et Passions

Réédition le 7 décembre 2011
Format Poche / 312 pages / 6,50€


Présentation de l'éditeur :

Ballerine à Paris, Sylvie intercepte une lettre destinée à sa mère adoptive et apprend qu'une certaine lady Grantham serait sa soeur. Après avoir débarqué en Angleterre, elle se rend chez cette dernière pour s'entendre traiter d'aventurière et de profiteuse ! C'est qu'elle n'est pas la seule à affirmer avoir un lien de parenté avec la vicomtesse. Dépouillée par un brigand, Sylvie se retrouve à la rue et n'a plus qu'à quémander l'aide de ce charmant gentleman rencontré dans la diligence. Enfin, d'un gentleman, Tom Shaughnessy n'en a que l'apparence. N'est-il pas le directeur d'un théâtre ou l'on donne des divertissements polissons ? Puisque Sylvie est danseuse, il lui offre le premier rôle de son prochain spectacle, " Vénus ". Et voilà comment une danseuse étoile se retrouve meneuse de revue...

L'avis de Dementia:


Découvrons à présent Sylvie Lamoureux, la sœur ainée de Susannah qui ouvrait le bal des Sœurs Lockwood. Danseuse étoile, elle possède le port de tête et le maintien qui incombe à sa profession. Elle est très fine, féminine et raide comme un piquet, ce qui lui vaudra d’ailleurs les railleries de ses futures… collègues. Sylvie découvre dans une lettre qui ne lui est pas adressée, qu’elle a de la famille qui l’attend en Angleterre. Elle quitte alors la France, sa mère adoptive, Etienne, son "fiancé" et le ballet. Elle traverse la manche, et se retrouve dans une diligence à destination de Londres. C’est là qu’elle rencontre Tom Shaughnessy.

Ce dernier n’est pas un gentleman, mais il n’a pas non plus une réputation sulfureuse pour autant. Directeur du Lys Blanc, il est un bel homme au caractère fort. Il sait d’où il vient et ce qu’il vaut. Ces idées novatrices dans le spectacle féminin lui ont valu une belle fortune et il ne compte pas en rester là. Lorsqu’il fait la connaissance de Sylvie dans la diligence, il est tout de suite fasciné par cette femme seule. Il comprend très vite qu’elle cherche à cacher son identité et elle n’en devient à ses yeux que plus attrayante. Que dissimule-t-elle derrière sa voilette ?

Leur relation commence de façon plutôt impromptue ! Sylvie croyant reconnaître Etienne, saute dans la diligence et s’accroche littéralement au cou de Tom… Une fois assurée qu’elle serait tranquille, elle s’assit un peu plus loin sur la banquette, et lorsqu’il tente un geste vers elle, celle-ci lui plante son aiguille à tricoter dans la main ! La voyant toujours seule une fois à Londres, il lui offre du travail… Après s’être cassé le nez chez sa « sœur », et avoir supporté les moqueries d’un cocher malavisé, elle n’a d’autres choix que d’accepter la proposition de cet homme qui la trouble plus qu’il ne devrait.

Un tome sincèrement sympathique mais sans plus. On a la surprise de découvrir qu’après le point final du premier tome, Morley, celui qui avait commandité les meurtres de Lockwood et Makepeace, et fait accuser Anna Holt, a été traduit en justice et jugé coupable. Susannah et Kit se sont mariés et ils sont à présent à la recherche des deux autres sœurs Lockwood. Bref, point d’enquête dans ce tome. La relation en « je t’aime, moi non plus » des deux protagonistes est un peu longue. La frustration est grande ! Quiproquos, non-dits, mensonges… autant d’actes manqués qui rendent l’attente d’action ardue. Il faut patienter jusqu'à la fin du livre pour se libérer de l’envie de dire aux personnages de…

Bref, un tome en demi-teinte, mais qui n’empêche pas d’apprécier l’écriture de Julie Anne Long et d’avoir envie de lire le troisième et dernier opus.

Les chroniques des Gardella Tome 2 : Le crépuscule des vampires de Colleen Gleason



Les chroniques des Gardella
Tome 2 : Le crépuscule des vampires
de Colleen Gleason

City Editions


Sortie le 2 février 2011
296 pages / 17,95 €



Présentation de l'éditeur

Héritière d'une longue lignée de Vénators, les fameux chasseurs de vampires, Victoria Gardella a été désignée pour perpétuer la tradition ancestrale. Cette lourde responsabilité la mène cette fois en Italie. Dans les rues sombres de la Rome du XIXe siècle, elle doit absolument neutraliser un vampire dont le pouvoir augmente démesurément en absorbant les âmes des morts. Accompagnée de Sébastien, un homme aussi séduisant que peu recommandable, Victoria affronte l'ennemi le plus redoutable que les Gardella aient eu à combattre au cours de l'Histoire. Et lorsqu'elle découvre qu'elle a été trahie, la chasseuse de vampires doit faire appel à un courage et une détermination sans limites pour tenter de survivre...


Avis de Scende

Après le décès de son mari, Victoria perd l’esprit et tue un homme. Bouleversée, elle décide alors de retirer sa vis bulla et d’arrêter ses activités de chasseuse de vampire le temps de faire son deuil. Un an s’écoule avant qu’elle ne reprenne son combat contre Lilith, la reine des vampires.
Un nouveau type de danger court dans les rues de Londres et forcera Victoria à quitter son pays pour l’Italie.


L’action est particulièrement présente dès le début du roman. Comme le tome précédent, il est impossible de s’ennuyer avec celui-ci. De soirées mondaines qui tournent au désastre (de par la présence des vampires), aux actions et infiltrations de la jeune Vénatore, l’auteur sait nous tenir en haleine et cela d’un bout à l’autre du roman. Elle sait nous insuffler cette volonté de lire encore, sans pouvoir s’arrêter !

Romance, violence, danger et suspense nous attendent dans cet opus. L’intrigue complexe incite le lecteur à s’interroger sur les actions de Lilith et ce qui en découlera. Un nouveau personnage fait ici son apparition : Nedas, le fils de la reine des vampires. Dangereux, il tente de gagner la guerre contre les Vénatores en formant de nouveaux vampires par le biais de la Tutella, une organisation secrète dont les membres vénèrent les morts-vivants.

Le style de l’auteur, toujours aussi fluide, nous guide doucement sur les pas de Victoria et ses amourettes. Entre Sébastien Vioget qui l’incite à des relations « et plus si affinités » sans aucune honte, et George Starcasset, indéniablement amoureux de la jeune femme, Victoria ne sait où donner de la tête. Max refait son apparition, mais rien n’est plus comme avant. Qu’en est-il de cet homme dont la vie était vouée à détruire les vampires ? Pourquoi ce silence de sa part durant plus d’un an ?

Loin de se cantonner à une ville ou un pays, l’action de cet opus va de l’Angleterre à l’Italie, Venise et Rome étant les berceaux des activités des Vénatores et de leurs ennemis. Le roman y gagne en fraîcheur et ce souffle nouveau promet de grandes péripéties !

lundi 23 janvier 2012

Les gardiens de l'éternité Tome 5 : Jagr d'Alexandra Ivy

Les gardiens de l'éternité
Tome 5 : Jagr

d'Alexandra Ivy


Editeions Milady
Collection BIT LIT

Sortie le 20 janvier 2012
Format poche /  8€


Présentation de l'éditeur :

Jagr est un solitaire. Mais en tant que membre du puissant clan de vampires de Chicago, certaines obligations lui incombent. La dernière : retrouver une sang-pur et la conduire auprès de sa sœur. Le problème : Regan Garrett n'a nullement l'intention de se laisser faire. Et même si Jagr a accepté de ne pas faire le moindre mal à cette femme, il s'empressera de la soumettre d'un baiser, éveillant un désir qu'il n a pas ressenti depuis des années.

Avis de Karen:

De prime abord rien de bien original dans ce cinquième volet des Gardiens de l’Eternité. Nous retrouvons toujours le même schéma devenu classique d’un héros Vampire et d’une héroïne Autre – ici loup-garou-qui-ne-peut-pas-se-transformer (comme Darcy, ce qui est normal étant donné que Regan est sa sœur). Mais cela ne nous empêche pas de savourer d’un bout à l’autre ce roman qui est sans nul doute le meilleur de la série.

La raison principale : des répliques drôles et savoureuses, l’absence de temps morts, de multiples rebondissements, mais surtout des personnages attachants et très charismatiques. Nous avions fait connaissance de Jagr dans le tome précédent et il avait été présenté comme un érudit reclus et sauvage qui avait été atrocement torturé des siècles auparavant et qui en avaient gardé de profondes cicatrices. Torturé ? Des cicatrices ? Solitaire ? Inutile de vous préciser combien ces seuls mots suffisent à nous retourner les sangs et à titiller notre curiosité. Et bien Jagr remplit toutes ses promesses. Après plusieurs siècles à contenir sa colère et ses autres émotions, Jagr est devenu glacial. Il émet en permanence des vagues de froid qui terrifient son entourage. Un vrai Mr Freeze ! Le contraste n’en est que plus grand avec Regan. Également séquestrée et torturée depuis sa petite enfance, elle réagit complètement différemment. Elle veut savourer pleinement sa liberté retrouvée et refuse de se mettre des barrières : elle dit tout ce qui lui passe par la tête et refuse toute forme d’engagement. Embêtant lorsque Jagr est persuadé qu’elle est sa compagne. Elle finira cependant par comprendre que toutes les prisons ne sont pas matérielles et qu’on peut se les créer soi-même.

Et puis, cerise sur le gâteau, on retrouve notre gargouille adorée, Levet. Sa manie d’utiliser des mots hors de leur contexte est toujours aussi tordante. On peut définitivement le proclamer mascotte de la série !

Ce tome-là n’est pas parfait pour autant. L’action démarre tout de suite, trop vite. Il aurait été préférable de poser d’abord les personnages et notamment Jagr. On ne peut s’empêcher de se sentir par certains côtés floués parce qu’on ne l’appréhende jamais dans son environnement. En somme, on n’est jamais vraiment face au héros torturé et solitaire parce qu’en présence de Regan il perd ses moyens et devient autre. Le second défaut est l’agaçante manie qu'a Jagr de faire taire Regan par des baisers et ce dès leur première rencontre. La première fois on hausse un sourcil en se disant « rapide le gars ! ». La deuxième on hausse carrément les deux sourcils. À la troisième, on se dit « ok là c’est ridicule ». Mais bon on pardonne à Alexandra Ivy car elle en a apparemment conscience et c’est un parti pris volontaire comme en témoigne ce passage (celui de la troisième fois) :
« — Mais bien sûr. Les hommes comme toi…
Il baissa la tête et lui scella les lèvres d‘un baiser bref et brûlant avant d’avoir pu retenir ce geste impulsif. Peut-être parce que, pour la première fois depuis des siècles, sa maîtrise de soi implacable était minée par un minuscule bout de garou dotée de la langue d’une harpie ivre et des manières d’un blaireau enragé.
Quand il releva brusquement la tête, il rencontra son regard abasourdi.
— Pourquoi tu fais toujours ça, putain ? Grommela-t-elle, les joues empourprées par un feu qu’elle ne pouvait cacher.
Il poussa un grognement guttural.
— Si je le savais, je tomberais à coup sûr sur le pieu le plus proche.
Il vit ses yeux d’émeraude briller.
— Ça peut toujours s’arranger… »
(p. 82)

À chaque fois que je lis un tome de la série des Gardiens de l’Éternité une citation de Tolstoï me vient à l’esprit : « Les ongles et les cheveux sont donnés aux hommes pour leur fournir une occupation constante ». Faute d’explication de la part d’Alexandra Ivy, je m’en tiendrai donc à celle-ci : ses vampires ont tous des cheveux TRÈS longs car il faut bien qu’ils trouvent un moyen de passer le temps… Jagr ne fait pas exception à la règle ; comme tous avant lui, il a une natte blonde qui lui descend jusqu’aux genoux… Heureusement que le reste compense…

Et le meilleur pour la fin : il va enfin y avoir du changement dans le monde des Gardiens puisque, pour la première fois, le sixième tome n’aura pas pour héros un vampire, mais Salvatore, le roi des Loups-Garous….

samedi 21 janvier 2012

Les Chroniques de l'Imaginarium Geographica, Tome 1 : L'archipel des rêves de James A. Owen


Les Chroniques de l'Imaginarium Geographica
Tome 1 : L'archipel des rêves
de James A. Owen

 Éditions Bayard
Collection Jeunesse

Sortie le 17 mai 2010
Format broché / 328 pages / Prix 14,90 €


Présentation de l'éditeur :
1917. C'est la guerre. Par une nuit pluvieuse, trois jeunes gens, Charles, Jack et John, sont convoqués par la police londonienne, suite à un crime inexplicable : on a tenté de dérober à la victime, un vieil érudit avec qui ils étaient en relation, l'Imaginarium Geographica. John apprend par un curieux bonhomme, Bert, qu'il est désormais le Conservateur de cet atlas des Terres mythiques et légendaires, ce qui n'est pas sans danger... Poursuivis par de terrifiantes créatures, mi-hommes mi-bêtes, les quatre compagnons prennent la fuite à bord du Dragon Indigo, dont la fille de Bert est le capitaine. Ils font voile vers l'Archipel des Rêves, le royaume de l'imaginaire, désormais en péril : un sinistre personnage, le Roi Hiver, conquiert peu à peu les îles qui le composent, les effaçant une à une de l'atlas. Seul le Conservateur peut lui faire obstacle en asseyant sur le trône un descendant du roi Arthur...

Avis de Biscotte :
Première pensée après avoir refermé ce livre : c'est un bon roman de fantasy... mais est-ce vraiment pour les 12 ans et plus ? Explication !

Nous sommes en 1917 à Londres et la guerre fait des ravages. Dès les premières pages, nous nous retrouvons avec 3 personnages qui ne se connaissent pas, mais qui vont devoir faire équipe car ils sont les Conservateurs de l'Imaginarium Geographica.
Comme dit dans le résumé, l'Imaginarium Geographica est en fait un atlas qui contient toutes les cartes du royaume de l'imaginaire qui se nomme L’Archipel des Rêves. Dans ce monde, nous pouvons rencontrer des personnages tels que le Capitaine Nemo (et le Nautilus), les sœurs Morganes (qui prédisent l'avenir) ou le roi Arthur.

La lecture est fluide, même si les nombreux sauts de paragraphe nous font l'effet de plusieurs petits bouts de scènes mis ensemble et non d'une histoire en continue. Les descriptions sont très bien. Elles sont simples, claires et efficaces car elles nous poussent à aller chercher un peu plus loin dans notre imagination. Les personnages sont très travaillés et ont vraiment une personnalité marquée.

L'histoire est très intéressante, il y a des idées excellentes. . Malheureusement les références que l'on peut trouver tout au long du livre ne sont pas adaptées au public visé. Quasiment dès le début du livre l'un des personnages emmène les autres dans un club qui se trouve au 221B Baker Street... ça ne vous rappelle rien ? Même si vous ne voyez pas, ça doit vous dire quelque chose. En effet c'est l'adresse de Sherlock Holmes. Nous avons aussi des références à 20 000 lieux sous les mers ou encore aux personnages des œuvres de Dickens. Pour un jeune de 12 ou même 15 ans, il sera difficile de comprendre toutes ces références. C'est vraiment dommage que le public visé soit si jeune car ça aurait pu être un très bon roman de fantasy adulte ou jeune adulte, mais l'écriture est trop simpliste pour que ce soit le cas.

Si j'en ai l'occasion, je lirai sans doute les tomes suivants, bien que le premier tome se suffise à lui-même.

Le Monde de la Chasseuse de la Nuit Tome 1 : La première goutte de sang de Jeaniene Frost



Le Monde de la Chasseuse de la Nuit Tome 1 : La première goutte de sang
de Jeaniene Frost

Editions Milady
Collection BIT LIT

Sortie le 2 décembre 2011
Format poche / 300 pages / 8 €


Présentation de l'éditeur :

La nuit n'est pas sûre pour les mortels. Denise MacGregor ne sait que trop bien ce qui rôde dans l ombre : sa meilleure amie Cat est une demi-vampire et elle est poursuivie par un démon changeforme. Sa survie dépend désormais d un immortel que ses charmes ne laissent pas insensible. Il s agit de Spade, un vampire vieux de plusieurs siècles aussi puissant que mystérieux. Denise éveille son désir, mais Spade sait qu il doit réfréner ses fantasmes face au cauchemar qu ils affrontent tous les deux... Car à la première goutte de sang versée, ils seront tous deux perdus.





Avis de Molina

Milady nous offre un premier spin-off de la série Chasseuse de la nuit afin de nous aider à attendre le tome 5. Ce roman est effectivement là pour faire patienter et pour approfondir le monde créé par l'auteure, mais pas beaucoup plus...

Si c'est avec joie que tous les fans se lanceront dans cet inédit, l'enthousiasme risque de retomber un peu pour certains. En effet si l'ambiance est au rendez-vous et reste fidèle à la série, la folle passion de Cat et Bones reste inimitable.
Certes, Denise est charmante et on lui découvre un peu plus de caractère que ce que les tomes précédents nous avaient laissé supposer, et Spad reste un vampire charismatique au passé torturé, mais il leur manque tout le piquant, toutes les conversations explosives, passionnées et follement drôles que nous connaissons déjà.
Cette romance semble bien fade en comparaison, même si elle reste agréable à suivre. Il faut bien admettre que Jeaniene nous offre une belle histoire d'amour même si elle n'est pas à la hauteur de nos attentes de fans.

Côté intrigue, là encore une pointe de déception. L'histoire est bien construite et les rebondissements sont nombreux et variés, ce qui en soit pourrait suffire s'il n'y avait pas de point de comparaison... Mais il y en a un, et il est en la défaveur de La première goutte de sang : le suspense semble insignifiant et les péripéties banales quand ils sont confrontés au talent habituel dont l'auteure fait preuve dans toute la série.
Malgré tout, si le lecteur se sent capable de faire abstraction de la série, il sera happé par le récit et sera enchanté par les rebondissements.

S'il est vrai que certains fans seront un peu déçus par ce premier inédit un peu en deçà du talent habituel de Mme Frost, ils seront tout de même ravis de pouvoir retrouver l'univers attrayant et addictif de Chasseuse de la nuit. Ce roman reste une très bonne lecture qui souffre seulement de la comparaison avec la série dont il est extrait. Il reste cependant un incontournable pour tous les accros de la faucheuse rousse, qui passeront tout de même un excellent moment en compagnie des amis de Cat et Bones !

vendredi 20 janvier 2012

Espionne de sa Majesté de Mary Hooper

Espionne de sa Majesté
de Mary Hooper


Editions Gallimard Jeunesse

Sortie le 26 août 2010
Grand format / 300 pages / 12 €


Présentation de l'éditeur :

Bonne d’enfants chez le Dr Dee, magicien de la cour et conseiller personnel de la reine Élizabeth 1ère, Lucy fait à présent partie intégrante de la maisonnée. Nommée espionne de Sa Majesté après lui avoir sauvé la vie, la jeune fille attend néanmoins avec impatience de se voir confier une mission secrète et pouvoir retourner à la cour. Tandis que grondent des rumeurs de complots venues d’Écosse, d’étranges soupirs se font entendre dans la maison du magicien. Décidée à élucider ce mystère, Lucy se tient aux aguets et surprend bientôt une conversation entre son maître et le sinistre Dr Kelly où il est question d’enlèvement. Avec la foire sur la Tamise gelée, les visites de Tom, le fou de la reine, dont elle est amoureuse et sa présence au palais le soir de Noël, Lucy ne sait où donner de la tête. Et voici que la reine lui confie enfin sa première mission…


Avis de Scende

Le Dr Dee, employeur de Lucy, prépare encore une fois un mauvais coup sous l’influence de l’abjecte M. Kelly qui l’y incite largement. Lucy va déjouer leurs plans et à nouveau proposer ses services à la reine. C’est le bouffon de cette dernière, Tomas, qui lui indique ses missions.

Comme le premier tome de cette trilogie, ce roman est nettement destiné à un public jeune : l’histoire commence lentement, et l’action que le titre semble promettre se fait attendre. C’est donc un roman très calme d’un point de vue péripéties, mais particulièrement détaillé quant aux us et coutumes de l’époque.
Le style toujours très simple nous invite à une lecture fluide et agréable. Et bien que le glossaire soit régulièrement sollicité, le roman lui-même nous permet de découvrir et d'apprendre plus sur l’époque Victorienne. Ces allers et retours entre le glossaire et l’histoire peut toutefois en agacer plus d'un.

Un peu plus d’action vers le milieu du livre donne au lecteur une bonne impression et le plonge dans l’histoire. Malgré cela, ces passages d’action sont peu nombreux et les actes eux-mêmes sont d’une extrême simplicité. Au final, il se passe peu de choses pour un livre contenant tout de même 300 pages.

Pour conclure, les amoureux du genre auront passé un agréable moment, même si le contenu du livre n’aura pas été transcendant.

October Daye Tome 1 : La malédiction de la rose


October Daye
Tome 1 : La malédiction de la rose
de Seanan McGuire

Editions Pygmalion
Collection Darklight

Sortie le 8 juin 2011
Format broché / 15,90€


Présentation de l'éditeur :

Ne vous y trompez pas, le monde des faës n’a jamais disparu. Ils se cachent mais ils sont là, dans un univers parallèle au vôtre. Comment je le sais ? C’est simple, du sang faë coule dans mes veines. Pourtant, j’ai tenté de le fuir ici, à San Francisco, parmi vous... sans succès.

Il y a très longtemps de cela, j’avais tout pour être heureuse : un mari, une petite fille, un job. Une vie normale à vos yeux. Mais j’ai tout perdu, d’un coup d’un seul, et cela fait des années que je tente de me reconstruire. Je ne demande rien à personne et ne m’occupe que de mes oignons...

Seulement, rester sourde à la magie lorsqu’elle coule dans votre sang n’est pas si simple. Et lorsqu’une ancienne ennemie me lie à mon assassin par un sortilège, je n’ai plus qu’une solution : affronter mon passé...

Avis de Molina

Un premier roman très agréable pour une série prometteuse !

Voici October, ainsi nommée par sa mère à cause de son mois de naissance. Elle avait tout : un mari qu'elle adorait, une petite fille merveilleuse, un travail dans lequel elle s'épanouissait, et elle avait réussi à trouver un équilibre entre les deux parts d'elle-même. Car oui, sa nature est complexe, elle est changeling, c'est à dire moitié faë, moitié humaine, et en plus elle n'a pas eu de chance au tirage de loterie des pouvoirs magiques puisque les siens sont très limités...
Mais sa vie va basculer au cours de sa dernière mission : elle se retrouve prisonnière d'un sortilège pendant quelques décennies et perd tout. Quand enfin elle se libère, elle est brisée et fait tout pour couper les liens avec ceux qui appartenaient à son passé. Malheureusement pour elle, l'assassinat d'une ancienne amie va tout changer et rien ne va aller en s'arrangeant...

Le résumé annonce la couleur, ici pas d'héroïne pleine de vie et de happy end. Le début du roman est sombre et triste, à l'image des émotions d'October et il faut dire que ça n'est pas très motivant pour le lecteur. Heureusement, le meurtre d'une faë de sang pur va changer la donne pour notre plus grand plaisir. Notre héroïne se retrouve obligée, sous peine de mort, de se bouger un peu et d'arrêter pendant quelques temps l'auto-apitoiement. Suite à cela, nous découvrons l'univers riche et fantastique que l'auteure a à nous offrir. Un monde complexe où les hybrides ne sont pas bien traités et où les sangs purs ont tous pouvoirs, un monde qui reste à cheval entre celui des humains et celui des faës tout en méprisant l'un pour idolâtrer l'autre.

L'enquête est prenante et nous offre de nombreux rebondissements, mais sans pour autant être d'un suspense insoutenable. Tout s'enchaine avec un bon rythme qui ne laisse pas le lecteur sur sa faim et qui maintient une tension minimum tout au long du récit. La trahison va être au cœur de l'histoire et les retournements de situations aussi.
Les personnages ne seront jamais ce qu'ils semblent être et nous offrirons de bonnes et de mauvaises surprises chacun à leur tour. Certains sont attachants, d'autres prometteurs mais tous donnent envie d'être mieux connus. Espérons que l'auteure nous fera ce plaisir dans les prochains tomes.

Au final, ce premier tome de la série October Daye est prometteur. Il se lit très facilement et le lecteur ne s'ennuiera pas au milieu de ces changelings et de ces faës. Reste à voir si l'auteure arrivera à nous attirer encore plus dans son univers et à nous captiver davantage avec une intrigue plus entrainante.

 

Les Gardiens de l'éternité Tome 4 : Cezar d'Alexandra Ivy


Les Gardiens de l'éternité 
Tome 4 : Cezar
d'Alexandra Ivy

Editions Milady

Sortie le 23 septembre 2011
Poche /  7€

Résumé éditeur :


Les désirs obscurs déchaînent les plus folles passions…

Deux cents ans se sont écoulés depuis qu’Anna Randal s’est offerte à don Cezar lors d’une nuit de passion. Anna a alors été investie d’un pouvoir dont elle ne peut saisir la nature. Sa délicieuse rencontre avec la jeune femme a coûté cher à Cezar : deux siècles de pénitence.
Alors que les oracles lui ont ordonné de veiller sur Anna, Cezar est déchiré entre son devoir et son besoin de la posséder. Anna doit quant à elle choisir entre succomber à un désir ténébreux… ou accepter une destinée qui pourrait changer le monde pour l’éternité.


Avis de Molina

Après un troisième tome qui avait laissé un sentiment un peu mitigé aux fans, Cezar renoue avec la série telle que nous l'aimions tant.

Voici Cezar, condamné à quelques siècles d'esclavage pour avoir aimé une femme. Et voilà que ses bourreaux lui assignent une nouvelle mission : protéger celle qui l'a conduit dans cette situation.
Les retrouvailles sont explosives, la passion étant aussi présente qu'au premier jour, et pourtant chacun est sur ses gardes. Les tentatives d'assassinat se multiplient et notre héroïne tente d'y échapper avec l'aide de son vampire adoré, tout en ignorant pourquoi tout le monde semble tant lui en vouloir...

Une fois encore, l'auteure nous offre sur un plateau une jeune héroïne qui ignore tout de son passé et qui doit, sous peine de mort, en découvrir les secrets le plus rapidement possible. Mais dans ce nouvel opus, l'originalité est une fois de plus au rendez-vous. Les faës font leur apparition ainsi que la légende du roi Arthur et de toutes les histoires qui lui sont liées. Qu'il est plaisant de se souvenir de ces contes remplis de chevaliers en armures et de magie, une véritable évasion !

Côté passion, le lecteur sera une fois de plus servi ! Notre couple est hautement inflammable et la chaleur est torride dès qu'ils sont ensemble. Bien entendu, leur histoire ne se limite pas à ça et chacun se découvrira de tendres sentiments pour l'autre malgré les circonstances un peu ... tendues !
Bien entendu nous retrouvons également les couples précédents qui sont toujours aussi attachés les uns aux autres. Les femmes semblent d'ailleurs se lier d'amitié à l'image des vampires et forment elles aussi un petit clan bourré d'œstrogènes, un vrai plaisir pour les lectrices !

En bref, Alexandra Ivy continue sur sa lancée en nous offrant une romance paranormale très agréable à lire. Les sentiments sont là, tout comme la passion, et l'univers varié et en constant renouvellement ne lasse pas. Un bon moment de lecture qui n'attend que le prochain pour se répéter!

jeudi 19 janvier 2012

La communauté du Sud - Sookie Stackhouse présente Interlude Mortel


La communauté du sud
Sookie Stackhouse présente
Interlude mortel

De Charlaine Harris


Editions J'ai Lu

Sortie le 6 avril 2011
Semi-poche / 8,90 euros



Présentation de l'éditeur :

La suite des aventures de Sookie Stackhouse !

Sookie Stackhouse, la serveuse télépathe du Merlotte et amoureuse des vampires, revient pour notre plus grand plaisir, dans 5 nouvelles haletantes, drôles et… sanglantes.

Charlaine Harris est l’auteur de nombreux romans qui allient mystère et romantisme, notamment la série La communauté du sud mettant en scène son héroïne Sookie Stackhouse. Elle vit dans l’Arkansas avec son mari et ses trois enfants.

Avis de Scende

Charlaine Harris nous offre ici cinq nouvelles qui s’emboîtent dans l’univers de la jeune télépathe, Sookie. Usant du même style et des mêmes personnages que pour sa célèbre série La communauté du Sud — dont Sookie est l’héroïne — c’est en terrain connu que le lecteur découvre cet opus.

Loin d’être une suite à l’univers de la télépathe, l’auteur se contente de mettre en scène la jeune femme dans de courtes histoires mêlant avec brio amour, surnaturel ou encore violence, distillant ici ou là quelques petites informations sur le monde de Sookie.

Le recueil contient les nouvelles suivantes : Poussière de faé, L'Anniversaire de Dracula, En un mot, Défaut d'assurances et Le Noël de Sookie, qui s’intercalent entre les différents romans de la série.
Si les nouvelles sont relativement courtes (le livre ne fait que 156 pages), elles sont très bien écrites et les histoires y sont joliment tournées, plongeant le lectorat de Charlaine Harris dans la joie de retrouver l’univers de La communauté du Sud. Une manière comme une autre de patienter jusqu’au tome 11 !

Blue Jay Way de Fabrice Colin

Blue Jay Way 

de Fabrice Colin

Éditions Sonatine

Sortie le 16 février 2012
Format Broché / Prix 20€


Présentation de l'éditeur :

Julien, jeune franco-américain féru de littérature contemporaine, a perdu son père le 11 septembre 2001 dans l’avion qui s’est écrasé sur le Pentagone. Désireuse de lui faire oublier ce drame, la célèbre romancière Carolyn Gerritsen, qui l’a pris en amitié, lui propose d’aller vivre à Los Angeles chez son ex-mari producteur, afin qu'il officie en tant que précepteur auprès de leur fils Ryan. À Blue Jay Way, villa somptueuse dominant la ville, Julien est confronté aux frasques du maître des lieux, Larry Gordon, et à une jeunesse dorée hollywoodienne qui a fait de son désœuvrement un art de vivre : un monde où tous les désirs sont assouvis, où l’alcool, les drogues et les parties déjantées constituent de solides remparts contre l'ennui. Peu à peu, Julien se laisse séduire par ce mode de vie délétère et finit par nouer une relation amoureuse avec Ashley, la jeune épouse de Larry - et belle-mère de Ryan. Lorsque la jeune femme disparaît mystérieusement, il doit tout faire pour dissimuler leur liaison sous peine de devenir le principal suspect. Ce n’est que le début d’un terrible cauchemar : très vite, les morts violentes se succèdent, mensonges, trahisons et manipulations deviennent la norme, et la paranoïa apparaît comme le dernier refuge contre un réel insupportable. Julien doit savoir, pourtant, il n'a plus le choix : il fait partie de l'histoire.



Avis de Kamana

Premier thriller pour l'auteur, connu pour ses récits centrés sur l'imaginaire, nous ne pouvons que nous incliner face à cette réussite. Voici quatre cent quatre-vingt pages de suspense où le lecteur, happé par un tourbillon infernal, lutte pour rester la tête hors de l'eau. Mais rien ne garanti qu'il y arrivera !

Dès la première page, le personnage principal nous met dans le ton et nous livre ses souvenirs. Le roman se découpe entre récit à la première personne, narré par Julien, et chapitres impersonnels, avec intitulés, nous présentant d'autres protagonistes et nous plongeant plus loin dans le passé. Cette disposition est une idée judicieuse et permet au lecteur de se préparer, une fois le rythme pris, à ces passages à la troisième personne essentiels au schéma mais d'une noirceur, d'une cruauté parfois si forte, qu'une pause est nécessaire. Cette coupure salvatrice nous est donnée rapidement avec le retour de Julien et son histoire.

En parlant de ce dernier, ce qui commence comme une sorte d'escapade sous des cieux plus qu'ensoleillés, tourne vite à l'aigre. Des personnages ahurissants par leur singularité et leur complexité, imbibés d'alcool et dopés par toutes sortes de substances, vont venir assombrir sa vie. La curiosité se mue en angoisse. La persécution est omniprésente. Une descente aux enfers vertigineuse se verra agrémentée de meurtres d'une cruauté inouïe qui doucheront très vite notre jeune ami. Il pourrait partir, tourner le dos à toute cette folie mais sa nouvelle maîtresse est reine : l'obsession.

Obsession qui deviendra la nôtre. Avec une écriture directe, parfois crue mais soignée, très addictive, l'auteur sait harponner le lecteur qui ne pourra retrouver un semblant de paix qu'en rassemblant toutes les pièces de ce puzzle fou et sanglant. Mais la fin sera-t-elle garantie de repos ?

Fabrice Colin nous offre un thriller superbement ficelé où toutes les petites phrases , tous les détails disséminés ça et là ont leur importance. Un emboîtement, certes des plus sombres, mais parfait. Nous ne pouvons que vous conseiller ce roman ! Espérons simplement que l'auteur continuera dans ce genre.

Je remercie sincèrement Fabrice Colin ainsi que les éditions Sonatine pour ce présent.

mercredi 18 janvier 2012

Les Soeurs Lockwood Tome 1: La Belle et L'espion

Les sœurs Lockwood - 1 : La Belle et l'Espion
de Julie Anne Long

Éditions J'ai Lu 

Collection Aventures et Passions

Sortie le 16 novembre 2011
Format Poche / 310 pages / 6,90€


Présentation de l'éditeur :

1820. Susannah Makepeace a grandi dans le luxe et reçu la meilleure éducation. Elle a tout, sauf l'amour d'un père distant. Le jour où celui-ci meurt assassiné, elle découvre avec stupeur qu'elle n'a plus un sou. Mise au ban de la société, la jeune fille doit quitter Londres pour s'installer au village de Barnstable. Elle y rencontre Christopher Kit Whitelaw, un drôle de personnage qui se dit naturaliste et prétend avoir besoin de ses talents de dessinatrice pour constituer un herbier. Comme il est aussi très séduisant, Susannah accepte. Bientôt, d'étranges incidents se produisent, et elle doit se rendre à l'évidence : quelqu'un cherche à la tuer. Pourquoi ? Susannah le découvrira quand lui seront faites d'incroyables révélations sur son passé.


L'avis de Dementia:


La Belle et l'espion ou comment de la romance historique peut se transformer en un mini-polar !
Dans ce premier tome, nous faisons la connaissance de Susannah Makepeace. Jeune femme de la haute société, elle aime les belles robes, le piano, le dessin et Douglas. Deux petites semaines les séparent de leur mariage. Son père, James Makepeace, l'a élevée seul et à distance. Susannah n'est pas une femme simplette comme on pourrait en croiser dans ce genre de livres. Le jour où son père se fait assassiner, Susannah se retrouve sans le sou, obligée de se défaire de tous ses biens pour payer les dettes d'un père absent et inconnu , mais elle ne se laisse pas abattre pour autant ! Elle culpabilise un peu de ne pas être aussi triste qu'elle le devrait, mais, au fond, elle ne le connaissait pas tellement. Elle est alors recueillie par sa tante (la sœur de James) et se retrouve à Barnstable. C'est la tête haute, et faisant fi des qu'en-dira-t-on qu'elle accepte cette épreuve au goût inconnu et commence sa nouvelle vie dans un petit cottage sans domestiques et avec pour seul souvenir ses belles robes.
Christopher Kit Whitelaw est envoyé par son père à Barnstable pour y faire son herbier. Car oui, Kit est un naturaliste, enfin... bref, c'était soit la campagne, soit l’Égypte. C'est un homme de plus de 30 ans, d'une beauté peu commune, qui a vécu des épreuves qui l'ont endurci, et qui l'ont amené à se forger une carapace. Plein de secrets, il va empêcher Susannah de s'attacher à lui.
C'est une rencontre improbable qui va les rapprocher et Kit engagera Susannah comme dessinatrice.

Même si à ce moment là, vous vous dîtes que tout se termine bien, je vous répondrai simplement que cette fin heureuse n'arrivera que bien après moult péripéties et une enquête plutôt sympathique.
Voici un premier tome très agréable ! Ce que j'ai le plus apprécié, c'est tout le côté espionnage, enquête, secret de famille. L'histoire d'amour tourmentée est certes au premier plan, mais elle est en même temps entièrement liée à l'avancée de l'enquête menée par Kit ; il ne leur restera plus qu'à être honnête l'un envers l'autre.
J'ai aimé ce livre, l'écriture simple et variée de l'auteure permet d'être vite happé par l'histoire. Tous les fans de Jane Austen apprécieront les petits clins d’œil qui lui sont dédiés.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à lire la suite !

dimanche 15 janvier 2012

La trahison de Mary Hooper


La trahison
de Mary Hooper


Editions Gallimard Jeunesse

Sortie le 8 septembre 2011
Grand format / 352 pages / 14,50 €


Présentation de l'éditeur

Lucy part pour Londres afin de préparer la maison dans laquelle le magicien et sa famille vont désormais habiter. Elle profite de sa liberté pour se rendre au théâtre déguisée en garçon mais aussi pour rôder autour du Palais dans l’espoir d’apercevoir Tomas. Elle le croise souvent, accompagné de Lady Juliette, une dame d’honneur au charme de laquelle il n’est pas insensible. La méfiance de Lucy vis-à-vis de Juliette ne serait-elle fondée que sur la jalousie? L’extrême intérêt que celle-ci porte au diamant bleu de Sir Francis Drake, corsaire et prétendant de Sa Majesté, est bien suspect.
Quand elle découvre que Juliette est coupable d’imposture, Lucy décide, au péril de sa vie, de tout mettre en oeuvre pour confondre sa rivale, venir au secours de Sa Majesté et regagner le coeur de Tomas.


Avis de Scende

Dans ce troisième opus, Lucy, toujours au service de la reine d’Angleterre, reçoit ses missions de la bouche du bouffon de la reine, dont elle est tombée amoureuse. Lorsqu’elle apprend que cette dernière quitte son château de Richemont pour celui de Londres, la jeune femme est déçue. Cependant, elle apprend que le Dr Dee, son employeur, et magicien attitré de la reine, l’envoie justement dans la capitale pour préparer son futur logement, dans le but de se rapprocher du château de Whitehall. Cela sert les desseins de Lucy qui peut alors s’investir pleinement dans sa nouvelle mission.

La jeune femme va se trouver différents rôles et prendre sa mission d’espionne de Sa Majesté très au sérieux, au point même de se déguiser en garçon pour arriver à ses fins et surprendre les moindres conversations impliquant la reine. Les complots visant à remplacer Victoria par sa cousine, Mary Stuart, reine d’Ecosse, vont bon train et les missions de Lucy s’intensifient.
Ses actions deviennent un peu plus concrètes, un peu plus ciblées, mais c’est toujours sa curiosité maladive qui la sert. La jeune femme développe également ses capacités divinatoires qui font d’elle une personne perspicace. Lucy montre avant tout une volonté et une détermination à toute épreuve pour servir la reine et se rapprocher de Tomas. Ce dernier, bien qu’intéressé de prime abord par Lucy, se découvre des sentiments pour la nouvelle dame d’honneur, Miss Juliette.

Si le second opus nous dirigeait vers une relation entre Tomas et Lucy, ce troisième tome dément tout cela dès les premières pages et le lecteur prend naturellement le parti de la jeune femme, souhaitant ardemment qu’elle puisse avouer ses sentiments au bouffon de la reine. Le complot qui se trame dans le palais permet à Lucy d’enquêter sur cette nouvelle dame, Miss Juliette, qui la trouble particulièrement. Ses sentiments à son attention sont particulièrement hostiles et Lucy tente le tout pour le tout pour prouver à Tomas qu’elle n’est pas ce qu’elle parait.

Le style de l’auteur est aussi limpide que dans les tomes précédents et si l’histoire se lit sans heurt, on peut tout de même reprocher à l’auteur l’aspect trop simple du récit ainsi que les trop nombreuses descriptions et détails qui alourdissent la lecture.
Le lecteur apprécierait certainement un peu plus d’action pour ce type de littérature, mais on peut affirmer sans soucis que cette trilogie est destinée à un public jeune et féminin qui saura trouver ici toutes ses attentes. Un peu d’action, un peu de romance, et un côté historique donnent à ce roman une note particulière qui en fait un livre plutôt sympathique.

Aralorn, Tome 2 : L'épreuve du loup de Patricia Briggs


Aralorn
Tome 2 : L'Épreuve du loup
de Patricia Briggs

Éditions Milady

Sortie le 23 septembre 2011
Format poche / 352 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur :


Aralorn est une mercenaire changeforme…
Elle doit rentrer chez elle après dix ans d’absence et dans les pires circonstances : son père, le Lion de Lambshold, est décédé. Quand Aralorn et Loup se présentent au château, leur magie révèle un mystère aussi merveilleux qu’inquiétant : en dépit des apparences, le Lion n’est pas mort, un sort le maintient inanimé. La jeune femme parviendra-t-elle à conjurer cette sorcellerie et à découvrir qui en est responsable ? Ou succombera-t-elle à la plus noire des magies ?

Avis de Molina

Après Masques, qui avait laissé des avis assez mitigés aux fans de Patricia, L'épreuve du loup nous réconcilie avec le talent de l'auteure. Rien que pour lire celui-ci, ça valait le coup de s'accrocher au précédent !

Ah, revoilà enfin la Patricia qui est tant aimée de ses fans ! C'est avec une grande joie que le lecteur retrouve dans ce livre tout ce qu'il aime chez l'auteure !
Tout d'abord, une intrigue bien menée. L'auteure nous entraîne là où elle veut grâce à de petits indices et de grandes révélations. Les fantômes du passé referont surface, tout comme d'anciens ennemis. Certains alliés surprennent et d'autres charment le lecteur, mais tous contribuent à la résolution de l'énigme : qui en veut autant à Aralorn et à Loup ?
La romance qui avait pointé le bout de son nez dans Masques prend de l'ampleur mais cette fois, la marque Briggs est bien visible. Tout est en retenue, en sous-entendus, en finesse et en délicatesse. Les sentiments sont bien là, puissants mais sans être tape-à-l’œil et ils provoquent toujours chez le lecteur cette émotion indissociable des romans de Patricia.
L'univers s'est aussi étoffé, à l'image du passé de l'héroïne. Il est plus riche, mieux construit et, s'il est indéniable que nous sommes dans la suite de Masques, l'ambiance semble un peu différente et plus conforme à ce que le lecteur peut attendre.

L'épreuve du loup est incontestablement une réussite, il reflète tout le talent de l'auteure que nous aimons tant et saura charmer même les plus sceptiques. Malgré les faiblesses du premier tome, il serait vraiment dommage de ne pas le lire avant celui-ci sous peine de ne pas comprendre certains éléments du récit et de passer à côté de beaucoup de choses. Fans de fantasy et surtout de P. Briggs ne manquez pas ces deux livres !

Les Soeurs de la Lune : Gravure d'Argent de Yasmine Galenorn


Les Soeurs de la Lune
Gravure d'Argent
de Yasmine Galenorn

Editions Milady


122 pages / Ouvrage promotionnel gratuit


Présentation de l'Editeur :

Quand les soeurs D'Artigo vivaient en Outremonde, Menolly n'était pas une vampire, Camille était déjà un agent très spécial mais n'avait pas encore rencontré celui qui allait changer le cours de sa vie.
Voici l'histoire de son premier amour.


Avis de Molina

Bon je l'avoue, j'ai craqué : j'ai acheté deux livres qui ne me tentaient pas plus que ça rien que pour l'avoir, mais je ne le regrette pas !

Gravure d'argent nous raconte comment Camille et Trillian se sont rencontrés et surtout comment leur relation est née. Cette nouvelle est à l'image de la série : une intrigue bien agréable avec du suspens, des sentiments intenses et une pointe de passion torride.

Pour les fans, il s'agit d'un incontournable. En effet, nous découvrons quelques informations qui éclairent des points de détails des tomes précédents et qui nous montrent l'amour que porte Trillian à Camille sous un nouveau jour. C'est pimenté et émoustillant, comme toujours quand il s'agit de ce couple, mais c'est aussi plein d'émotions plus tendres qui raviront les romantiques.

Bien sur il s'agit seulement d'une nouvelle et les 122 pages sont très vites lues. D'un côté c'est assez frustrant et de l'autre c'est tellement bon qu'on se fait une raison. En tout cas ça donne envie de relire les premiers tomes de la série rien que pour assister de nouveau aux retrouvailles de ces deux-là !

Dante Valentine Tome 3 : À la droite du diable



Dante Valentine
Tome 3 : À la droite du diable
de Lilith Saintcrow

Éditions Orbit

À paraître en Novembre 2011




Présentation de l’éditeur :

Danny Valentine, pour vous servir. Je dors peu et je n’ai pas un caractère facile. Il faut vous dire que je viens de tirer un trait sur sept ans de ma vie (et sur mon partenaire) pour traquer quatre démons renégats… à moins qu’ils de ne me trouvent d’abord. Mais personne n’a jamais prétendu qu’il était facile d’être le bras droit du diable, hein ?





Avis de Molina

Après deux tomes à couper le souffle, le troisième nous réserve encore des surprises, qui l'eut cru ?!

Si ce nouvel opus est indéniablement plus étoffé que les précédents, il est aussi plus sombre. Danny a été profondément marquée par ses précédentes aventures et elle est au plus bas, tant physiquement que moralement. Heureusement son déchu est là pour prendre soin d'elle et pour l'aider à aller mieux. Malheureusement pour eux, le diable a d'autres projets qui les incluent tous les deux, qu'ils le veuillent ou non.

Précédemment l'auteur a beaucoup joué avec nos émotions, mais ce n'est rien comparé à cette fois. On souffre avec Danny, on doute avec elle, on espère et on replonge dans sa dépression. La souffrance est omniprésente et les séquelles des blessures passées sont encore purulentes. Danny va devoir se redécouvrir et réapprendre à faire confiance, même si celle-ci va être mise à mal par la trahison la plus inattendue qui soit.
En tout cas, l'histoire d'amour entre Dante et Japh n'est pas de tout repos, c'est même l'une des plus complexes que j'ai croisé. Rien n'est facile, rien n'est attendu et rien ne se passe comme on pourrait l'imaginer. Plus la série avance et plus leur relation se complexifie, tout ce qu'il faut pour maintenir le lecteur en haleine.

Côté intrigue, nous sommes gâtés. Le plus surprenant se produira, les révélations seront au rendez-vous, la mort talonnera notre héroïne de près et son démon fera tout pour la protéger, quitte à la perdre pour cela. Lilith ne nous laisse aucun répit, n'attendez pas de période de pause pour vous remettre de vos émotions car à la seconde où vous penserez que c'est le cas, le pire se produira !

De nouveaux personnages vont faire leur apparition, et une fois encore, ils sont superbement travaillés. Comment ne pas être happé par le sans-mort ou par le mystérieux groupe d'évadés de l'enfer ? Comment ne pas s'intéresser encore plus à ce fameux déchu qui suit Danny depuis tout ce temps et dont pourtant nous ne savons pas grand chose ? Il est indéniable que l'auteure maintient le suspens sur ses protagonistes, autant sur les principaux que sur les secondaires. Ah, que nous réserve-t-elle encore comme surprise ?

Danny Valentine reste donc la série la plus sombre, la plus envoutante et la plus inattendue du moment. Les fans seront conquis une fois de plus et seront, comme d'habitude, incapables de poser le livre avant de l'avoir terminé. L'attente pour avoir la suite va sembler insupportable !

Une aventure de Sabina Kane Tome 2 : Rouge sang, noir magie


Une aventure de Sabina Kane
Tome 2 : Rouge sang, Noir magie
de Jaye Wells

Éditions Orbit

Sortie le 12 octobre 2011
Format broché / 312 pages / 15,15 €


Présentation de l'éditeur :

Ne pas oublier :
1. de survivre à la règle de magie nº101,
2. d’entretenir des relations cordiales avec ma sœur jumelle,
3. de rester en vie.

Rien ne va plus pour Sabina. Côté famille, d’abord, sa propre grand-mère, leader du clan des vampires, vient de lancer un contrat sur sa tête. Côté travail, ensuite : quand elle débarque à New York pour rencontrer le clan des mages, l’entrevue s’envenime vite et tout le monde semble penser qu’elle est une sorte d’Elue qui réconciliera les deux races. Sauf que les prophéties ne sont vraiment pas le truc de Sabina. Côté cœur, enfin, il va falloir en découdre avec un ancien flirt, sans oublier quelques démons et loups-garous… Sabina pensait qu’elle n’allait faire qu’une bouchée de New York, mais c’est la ville qui pourrait bien la dévorer toute crue !


Avis de Molina

Un second tome à l'image du premier, de quoi donner à tous les fans de la série une raison de plus d'attendre la suite.

Le ton a été donné dans Métisse, et l'auteur confirme. C'est sombre, décapant et toujours aussi hilarant.
L'univers, quant à lui, s'enrichit dans ce nouvel opus et de nombreuses découvertes sur le passé de nos jumelles seront à l'ordre du jour. Le lecteur découvrira le monde des mages avec leurs traditions et leurs règles, ainsi que les interactions entre les différentes espèces au sein de la grande ville de New York.

Côté personnage, notre héroïne confirme et signe : toujours tirer avant de poser les questions, maintenir un caractère de chien enragé et ne faire confiance à personne. Bien entendu les circonstances vont lui donner passablement raison, et Jaye Wells lui réserve de nombreuses surprises qui seront rarement à son goût même si elles seront indéniablement à celui des lecteurs.
De nouveaux protagonistes font leur entrée et d'anciennes connaissances leur retour. Certains vont mettre Sabina dans tous ses états et d'autres vont la pousser dans ses retranchements. Elle apprendra de dures leçons et subira une fois encore la traitrise, mais comme toujours elle saura tirer le meilleur de tout ça grâce à son entourage qui va s'étoffer de nouvelles recrues très inattendues.
Son charmant démon nous offre encore de superbes répliques pleines d'humour et nous montre de nouveaux aspects de sa personnalité pour notre plus grand plaisir.
Par contre la sœur jumelle semble bien fade comparée à Sabina et son côté pacifiste et angélique va certainement en agacer plus d'un. Mais comme on dit les jumeaux ne sont jamais semblables, c'est même plutôt le contraire !

Au niveau de l'intrigue, l'auteure nous gâte une fois encore. Les rebondissements sont nombreux et très variés, et si parfois les évènements semblent insignifiants et sans rapports avec la trame principale, ils finissent toujours par être importants pour la suite. Au final, Sabina se retrouve dans une situation pire à la fin du livre qu'au début et le prochain tome nous promet encore de nombreuses surprises.

Jaye nous offre encore une fois un petit chef d’œuvre typiquement bit-lit. Elle arrive à nous tenir en haleine tout au long du roman sans toutefois nous faire frôler la crise cardiaque. L'humour est toujours omniprésent et ajoute un côté léger et très agréable à l'ensemble. Bref, vivement le prochain !

vendredi 13 janvier 2012

Maman, papa, les frites et moi... de Leila Rasheed


Maman, papa, les frites et moi...
de Leila Rasheed


Editions Bayard Jeunesse
Collection estampille


Paru le 1er septembre 2011
Format poche / 188 pages


Présentation de l'éditeur :

"Cher journal, j'habite avec ma mère un immense hôtel particulier. Nous avons un amour de vieille gouvernante appelée Mme Dovey, qui m'adore et passe son temps à me cuisiner des gâteaux. J'ai une immense piscine avec mon logo incrusté dans le carrelage du fond. J'ai sept dressings dans lesquels je peux tenir debout. Et puis j'ai des skis flambant neufs, deux poneys, un Jacuzzi. J'ai deux coiffeuses identiques avec le même set de maquillage et les mêmes bijoux, au cas où une amie viendrait s'amuser avec moi. Bref, voilà ! Ma vie est formidable. Je vais me coucher, maintenant. PS : Bonne nuit, mon cher journal. J'espère vraiment qu'on sera amis. Il m'arrive souvent de me sentir un peu seule." Une petite fille qui s'ennuie, une maman très occupée, un papa qui réapparaît après de longues années d'absence, un roman qui parle de la vie, de l'amour et des frites.


Avis de Chani

Bathsheba Clarice de Trop, rêve sa vie à l’image de celle de l’héroïne des romans de sa maman. Elle se voit tour à tour aventurière, espionne, ou sauvant le monde, quand elle n’est pas occupée à faire du shopping avec ses amies ou son petit ami Brad, 16 ans. Elle est la star de son lycée, adulée par tous les élèves.
Dans la vraie vie, Bathsheba est une riche petite fille de 10 ans, élevée par sa gouvernante, qui s’enferme dans ses rêves pour oublier que sa mère lui préfère sa carrière et n’est jamais là, qu’elle n’a jamais connu son père et qu’elle n’a pas d’ami.
Confondant le rêve et la réalité, la petite fille va être brutalement ramenée sur terre et confrontée à bien des déconvenues, qui s’avèreront plutôt positives au final.

Maman, papa, les frites et moi, destiné à un jeune public (à partir de 10 ans), est une très bonne surprise.
Le lecteur fait connaissance avec Batsheba, petite fille imbue de sa personne, gonflée de suffisance et détestable tant elle est égocentrique. Et peu à peu son image se fissure pour laisser apparaître une petite fille finalement fragile, souffrant de l’indifférence de sa mère, et préférant s’identifier au personnage des romans imaginés par cette dernière plutôt que de se frotter à la réalité. C’est ainsi qu’on passe d’une profonde antipathie à son égard, à une grande tendresse.
Mais heureusement, il s’agit d’un livre pour enfants, et comme souvent dans les livres pour enfants, les choses s’arrangent. Le papa de la fillette va refaire surface, et après des retrouvailles chaotiques, va finir par révolutionner et mettre de la couleur dans sa vie.

Personnellement j’ai bien aimé cette petite histoire sur la valeur des choses simples et de l’amour. Je l’ai ensuite soumise à ma lectrice test âgée de 10 ans (pile la cible du roman), qui l’a à son tour validée ; ce livre a fait l’unanimité !

jeudi 12 janvier 2012

Interview Marie Pavlenko



Interview de Marie Pavlenko, auteur du Livre de Saskia par l'équipe de Bit-Lit.com, j'ai nommé Douxxx, Scende et Paupolle, le 26 novembre 2011 au Salon du livre de Colmar.
(Douxxx prend la photo)


Bit-Lit.com : Bonjour Marie, et merci beaucoup de nous accorder un peu de temps pour cette interview…

Marie Pavlenko : De rien.



Bit-Lit.com : Tout d'abord, peux-tu te présenter à nos lecteurs ? Nous parler un peu de toi et de ton enfance ?

Marie Pavlenko : Qu’est–ce que je vais bien pouvoir vous raconter… Je m’appelle Marie (rires), j’ai 37 ans. Je suis née à Lille, je suis une vraie Chti. J’y ai passé mon Bac et je suis « descendue » à Paris pour faire une hypokhâgne. Ensuite, j’ai fait des études de lettres modernes à la fac de la Sorbonne nouvelle (un DEA), puis je suis retournée à Lille pour faire une école de journalisme (l'ESJ Lille), pour enfin redescendre travailler et vivre à Paris !
Que dire de plus, ça peut prendre la journée… (rires)



Bit-Lit.com : Quel est le premier livre ou l'événement qui t'a donné envie de lire et d'écrire ?

Marie Pavlenko : Il y a eu plusieurs livres fondateurs, comme tout le monde. Par exemple, j’adorais Roald Dahl quand j’étais petite, j’ai dû lire Le Bon Gros Géant une bonne vingtaine de fois. Chose un peu moins gaie, à 8 ou 9 ans, j’ai lu Le Faucon Déniché et j’ai pleuré comme une madeleine en refermant le livre. J’étais totalement désespérée. Cette émotion m’a vraiment marquée. Sinon à 10 ans, j’ai lu Le Seigneur des Anneaux et ma vie a changé !
Il y en a eu d’autres qui comptent beaucoup (L'homme qui rétrécit, Niourk... et plus tard et plus classique Victor Hugo, Zola) mais la liste est trop énorme.



Bit-Lit.com : Devenir auteur était tout à fait normal pour toi, compte tenu de ta carrière de journaliste ?

Marie Pavlenko : J’ai toujours écrit des histoires, depuis que je suis petite. Le journalisme a été pour moi une école. J’ai fait des études de journalisme hors du circuit classique, je me suis greffée sur une formation professionnelle dans laquelle on ne m’a pas appris à écrire. J'ai donc appris toute seule, comme une grande. Mais au cours de ma carrière, j’ai pu rencontrer des rédactrices en chef bienveillantes. Par exemple, une d'entre elles, à l’Express, m’a expliqué que dans ce magazine, on traquait sans relâche les répétitions. Elle a veillé à ce que j'affirme mon style, que je cisèle les mots, les expressions. J’ai travaillé avec des gens très différents, qui ont tous leurs marottes et leurs envies, chez qui j’ai pu piocher des conseils ou voir ce qu'il ne fallait pas faire !! Et surtout, j'ai beaucoup, beaucoup, beaucoup écrit. Lorsqu’on commence un roman, tout ce qu’on a accumulé devient le socle sur lequel on s'appuie.



Bit-Lit.com : Quelles sont tes influences en matière d'écriture?

Marie Pavlenko : Des influences conscientes, je pense que je n’en ai pas, mais je suis imprégnée de tout ce que j’ai lu et de tout ce que j’aime. J’ai fait une maîtrise et un DEA en littérature moderne, mais mon travail portait sur l'oeuvre de Paul Grimault, un réalisateur de films d’animation, dont les scénarios étaient écrits par Jacques Prévert. En 1997, je suis allée pour la première fois au festival d’animation d'Annecy. J’ai découvert le monde foisonnant de l’Animation, et j’ai adoré. Je pense que ça m’a beaucoup influencée, tout comme les mangas et les animes japonais. C'est un univers à part, extrême.
Sinon, mon auteur préféré de tous les temps, c’est Victor Hugo qui n’a pas grand-chose à voir avec la Fantasy. Je trouve qu'Hugo est LE magicien des mots et de la psychologie, il sait faire naître des émotions vivaces, incroyables, il a l'art d'exprimer ce que l'on ressent, au plus profond de soi, avec une vérité renversante (même si certaines de ses descriptions sont parfois un peu ennuyeuses, il faut bien l'avouer !!).



Bit-Lit.com : Tu sembles proche de tes lecteurs, cela t’influence-t-il dans ton travail d'écriture ? Est-ce que c’est quelque chose qui te permet d’avancer, de te corriger ?

Marie Pavlenko : Énormément. Pour moi, écrire est un cauchemar, c’est un long marathon où chaque mot est une foulée. On est terriblement seul, avec son ordinateur et son cerveau. Moi, ça m'angoisse. En commençant Saskia, je disais à tout le monde que je n’y arriverais jamais. Je n’en voyais pas le bout, je peinais, je soupirais, je me rongeais les ongles. Écrire en se disant que quelqu’un est susceptible de te lire constitue une force inimaginable. Ça te donne du courage et te pousse à faire mieux. Je m’occupe de la page Facebook de Saskia, je crois que j’en ai besoin. J’ai créé une adresse spéciale et je reçois des mails, et certains me bouleversent et me donnent les larmes aux yeux. Je ne vais pas mentir, j'écris pour être lue, parce que je veux partager. Mon objectif est de faire ressentir aux lecteurs les émotions que moi, j'ai ressenties en tant que lectrice. Être lue est une chance immense, inouïe, un magnifique cadeau. Un seul lecteur vaut tout le mal qu'on s'est donné !



Bit-Lit.com : Ton parcours pour trouver un éditeur a-t-il été laborieux ? Que peux-tu nous dire de cette expérience ?
Marie Pavlenko : J’ai été un peu pistonnée. J’écris des scénarios, j’ai donc un agent qui m’a permis de rencontrer cet éditeur.



Bit-Lit.com : Comment vis-tu le succès de ton livre?

Marie Pavlenko : Je suis quelqu’un qui, par nature, voit tout en noir donc je ne peux pas m’empêcher de me demander si mes lecteurs apprécieront aussi le prochain !! Je ressens juste une grosse pression mais évidemment ça me touche beaucoup, ça veut dire que quelque part, il y a une rencontre qui se fait et ça m’encourage. Mais je le vis…



Bit-Lit.com : Normalement ?

Marie Pavlenko : Oui, voilà, normalement.



Bit-Lit.com : Tu parles du deuxième tome, c’est donc bien une trilogie ?

Marie Pavlenko : Oui, en effet, c’est une trilogie.



Bit-Lit.com : Peux-tu nous donner une petite idée de la date de sortie du second tome ?

Marie Pavlenko : Il sortira le 15 mars prochain et pour mettre un peu l’eau à la bouche, je peux vous révéler, tatataaa, que le tome 2 sera assez différent du premier, qu’il sera plus sombre.



Bit-Lit.com : Savais-tu avant de commencer à écrire Saskia, la fin de l'histoire ?

Marie Pavlenko : Je ne peux pas tout vous raconter, sinon ça risque de gâcher le plaisir, mais Saskia est partie d’une idée, très concrète, dans la vraie vie, que je voulais exploiter. J’ai ensuite essayé de la mettre en forme. Mais cette idée tient la trilogie dans son ensemble. En revanche, le tome 1, je l’ai écrit en aveugle. Lorsque je m'y suis mise, je n'avais pas clairement défini l'univers des Enkidars, les différences entre eux, etc. C'est venu en écrivant (et c'était une erreur, je ne ferai plus jamais ça !!). Ce qui ne change pas, c'est que quand je commence à écrire, je connais le début et la fin. Le milieu se dessine au fur et à mesure.



Bit-Lit.com : Les Endikars, ce peuple ailé au service de l'humanité, est une vision originale des anges, où as-tu trouvé ton inspiration ?

Marie Pavlenko : J’ai pris le problème dans le sens inverse. Je voulais qu’ils volent, qu’ils aient des ailes, parce que c’est beau et ça ouvrait le champ à des images, des sensations, mais je souhaitais me détacher de la mythologie. Le folklore des anges est établi, figé, tout est déjà dessiné, et je ne voulais pas me positionner sur ce créneau-là. De plus, si on parle d’anges, on pose le fait que Dieu existe, et on introduit une dimension religieuse, même induite ou suggérée… or je voulais m'en affranchir. Je suis donc partie de l’image et j’ai brodé.



Bit-Lit.com : Les Faucheurs aux ailes blanches côtoient la mort mais semblent les gentils de l'histoire, et les Gardiens aux ailes noires sont les sauveurs mais cachent une part sombre. Tu jongles habilement avec les contraires, pourquoi joues-tu avec nos nerfs ?

Marie Pavlenko : Je pense que le lecteur l’a compris, mais le message qui se cache c’est qu’il n’y a ni bien, ni mal. Dans la vie, les choses sont toujours compliquées, et il n’y a pas de raison que dans les livres elles soient simplifiées : des personnages très très gentils d’un côté et des très très méchants de l’autre. Un de mes premiers objectifs était d’essayer d’éviter cette dichotomie, d'introduire des nuances.



Bit-Lit.com : Pourquoi avoir choisi d'écrire sur un thème jeunesse ? Est-ce plus simple pour toi que d'écrire un livre pour adultes ? Parce que je me demande souvent comment les auteurs choisissent d'être YA ou adulte, si ça leur vient en cours d'écriture ou s'ils savaient avant même de commencer que ce serait pour tel public.

Marie Pavlenko : Comme la question précédente, il faut prendre le problème à l’envers. J’ai d'abord écrit ce que j’apprécie en tant que lectrice. Je crois aussi que ça me rassurait. Au fond, je ne me sens pas légitime dans le rôle de l'écrivain pour adultes... La jeunesse et le YA se prennent moins au sérieux, non ? De plus, la Fantasy est une littérature populaire, qui peut être excellente, abriter des pépites, mais qui reste une « littérature de genre ». J'aime cet « à-coté ». On n'est pas dans la collection blanche...



Bit-Lit.com : As-tu d’autres projets mis à part Saskia ?

Marie Pavlenko : Oui, j'écris actuellement le scénario d'une BD qui n'a rien à voir avec la Fantasy et qui devrait sortir fin 2012, avec Teresa Valero, une dessinatrice que j'adore, bourrée de talent, drôle, bref, j'ai beaucoup de chance. Et puis je m'attèle à un autre roman Fantasy Young Adult, qui devrait sortir en 2013... Ici encore, j'ai une chance à la limite de la suspicion puisque je travaille avec Xavier Mauméjean, auteur de talent et, entre autres, directeur d'une nouvelle collection aux éditions Le Pré aux Clercs. Je dois avoir un Gardien très très bienveillant dans mon entourage, non ?



Bit-Lit.com : Aimerais-tu dire un mot à tes fans, tes lecteurs ?

Marie Pavlenko : Merci.



Bit-Lit.com : C’est nous qui te remercions, pour ton livre, pour nous avoir parlé et pour l’interview.

Marie Pavlenko : Attendez d’avoir lu le tome 2 avant de me remercier (rires) !

mardi 10 janvier 2012

Le sacrifice des damnés

Le cycle des âmes déchues, tome 2 : 
Le sacrifice des damnés
de Stéphane Soutoul
Les Editions du Petit Caveau
Sortie prévue pour le 15 novembre 2011/14,90€/186 pages

Boutique petit caveau



RESUME:

Fin du XIXe siècle.
Paul de Lacarme, l'héritier d'un clan dévoué à la chasse aux vampires, regagne la demeure familiale après une longue errance. Sur place, il ne découvre que mort et désolation. Les résidants du domaine mis à sac ont été assassinés, mais surtout sa sœur est portée disparue.
Léonore de Lacarme couve en son sein un terrible enfant convoité par un groupe de fanatiques. La jeune femme enceinte pourra-t-elle échapper à ces individus prêts à tout pour accomplir leurs sombres desseins ? Et son fiancé, cet amant à présent devenu un prédateur aux mœurs sanglantes et à la séduction irréelle… peut-elle encore lui accorder sa confiance ?
Paul de Lacarme va tenter l'impossible pour retrouver l'unique famille qui lui reste et la soustraire à un funeste destin. À moins que la trahison d'un ancien amour ne le précipite lui aussi au cœur d'un piège sans retour…

Avis de Kamana

Stéphane Soutoul nous offre ici le deuxième opus du Cycle des âmes déchues. Sous cette plume riche et romantiquement sombre, l’auteur nous fait un très beau cadeau.

Alors que nous accompagnions précédemment Gérald de Lacarme dans ses périples en Allemagne, nous retrouvons dans ce roman son frère Paul ainsi que sa sœur adoptive Léonore et son fiancé Norman en France.

Un terrible sort s’acharne une fois de plus sur les membres de cette famille chasseuse de vampires. Des heures obscures se profilent et une issue heureuse semble des plus difficiles à envisager.

Le roman est certes court, mais justement, l’auteur a su mettre en place un récit précis, qui va à l’essentiel, que ce soit pour les sentiments ou pour l’action. Il ne tourne pas autour du pot mais s’attarde exactement là où il le faut. Avec une plume qui s’accorde à l’époque de l’histoire, nous sommes conviés à partager amour et souffrance en compagnie de ces personnages si attachants.

Sombre, romantique et terriblement beau, laissez-vous tenter par cette série dont le troisième tome s’annonce encore meilleur !

Black Rain S 01//E 1-2 de Chris Debien

Black Rain S 01//E 1-2
de Chris Debien
Éditions Flammarion
Ouvrage illustré par Pascal QUIDAULT

Sortie le 4 janvier 2012
145 x 220 mm / 292 pages / Dès 15 ans / Prix 15€



Points forts
  • Le 1er tome d’une nouvelle série
    de Science-fiction
  • Nouveau concept de roman avec
    un générique en bande-dessinée
    intégré
  • Une ambiance de thriller


Résumé

Retrouvez l’univers de Matrix dans les 2 premiers épisodes de la saison 1 de Black Rain !

Quand le monde virtuel devient réel…
Au coeur d’une zone urbaine quasi déserte, Adam retrouve son ami Vince. Ils évoluent dans un monde fait de rues vides, de bâtiments délabrés et d’une pluie noire, intense, presque solide : c’est l’Inside. Le reste du temps, il est au Centre avec d’autres adolescents schizophrènes, comme lui. Dans l’Inside, ils sauvent une jeune fille des mains d’un tueur. Aidés par leur tablette connectée à un réseau sans fil, ils parviennent à s’enfuir. Adam perd connaissance et se réveille dans une pièce pleine d’instruments ultrasophistiqués. On découvre que tout ce qui vient de se passer
s’est déroulé dans un espace virtuel. Le docteur Gruber se félicite qu’Adam ait pu pénétrer dans la conscience du
tueur pour identifier les lieux où elle avait enfermé ses victimes et qu’il n’avait jamais révélé.


L'auteur Chris Debien

Chris Debien est né à Marseille, c’est un lecteur affamé d’à peu près tout ce qui peut se lire. Il est l’auteur des novellisations de Lanfeust de Troy mais aussi de thriller, de science-fiction et de revues de jeux de rôles. Il a écrit une trilogie d’Héroïc Fantasy. Il est responsable des urgences psychiatriques du CHRU de Lille.

L'illustrateur Pascal Quidault

Pascal Quidault est née en 1976 et après quelques années aux Beaux Arts et une formation en design/architecte intérieure, est actuellement graphiste/illustrateur freelance depuis 2001. L’essentiel de ses travaux sont destinés aux jeux (jeux de rôles, livres-jeux, jeux de plateaux, etc.) et des couvertures de livres (romans, artbooks, etc.).


Teaser Black Rain par adminflammarion  


Avis de Kamana

Premier coup de cœur de l’année !

La bande-annonce et le synopsis présageaient une tuerie et c’est effectivement le cas. Voici un roman d’anticipation mélangeant subtilement une aventure à la Matrix – rien que ça – et un univers psychiatrique rondement bien mené. Et pour cause, Chris Debien, responsable des urgences psychiatriques du CHRU de Lille, connaît son sujet !

Nous plongeons d’emblée au cœur du système, appréhendant en même temps que les personnages le déroulement des évènements. Grâce au résumé, nous nous doutons de l’endroit où nous nous trouvons, mais malgré cela, toutes les clés ne nous serons données qu’au fil de notre lecture et ce pour notre plus grand bonheur. Entrer plus avant dans un résumé enlèverait tout le mystère, ça sera à vous donc de découvrir le contexte.

Avec une écriture dynamique, fluide et très addictive, l’auteur nous embarque dans un ensemble parfaitement bien dosé entre descriptions et dialogues, entre action et pauses salvatrices – sinon notre rythme cardiaque s’emballerait tout comme celui d’Adam, notre héros principal.

Un point très appréciable, et c’était déjà le cas dans les précédentes œuvres de Chris Debien : le découpage en petits chapitres. Ici en épisodes et séquences. Cela donne un rythme entraînant au récit, le suspense allant crescendo. L’autre signature de l’auteur, si l’on peut dire, sont les passages introductifs en début de chaque chapitre : en musique ou en poésie, ces citations donnent le ton des prochaines pages. Un régal !

Black Rain est un très bel objet à voir et à lire, un ouvrage très soigné, tout en contrastes visuels, avec une magnifique couverture et de superbes illustrations de la Yuki-Onna, le tout signé Pascal Quidault. De quinze à soixante-dix-sept ans, voici un roman livré comme une série télévisuelle à suivre de très près. Seule chose à ajouter, nous réclamons la suite !