Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 31 décembre 2012

Où est passée Lola Frizmuth ? d'Aurélie Gerlach

Où est passée Lola Frizmuth ?
d'Aurélie Gerlach

Éditions Gallimard Jeunesse
Collection Scripto

Sortie le 11 octobre 2012
Format broché / 336 pages / Prix 12,20 €



Présentation de l'éditeur :

Lola Frizmuth, 18 ans, un charisme hors normes et un physique à faire pâlir Gisèle Bundchen, décide de fuguer vers le Japon pour retrouver Tristan, son âme soeur, quelques semaines avant de passer le bac… Et la voilà embringuée, une fois de plus, dans une histoire trop « chelou ». Dans l'avion, un gangster japonais – un yakuza – échange la carte SIM de son portable avec celle de Lola. Il a des excuses : sa carte est truffée d’infos top secrètes et il est talonné de près par d'autres méchants yakuza qui veulent la lui piquer. Mais à Tokyo, les vrais ennuis commencent : Lola surprend Tristan dans les bras d’une autre fille, et elles est poursuivie par des types armés en costumes rayés qui veulent récupérer son téléphone… Heureusement, elle rencontre Lionel, un stagiaire de l'ambassade de France troooop sympa, bien qu'un peu coincé…

L'avis de Rory :

Où est passée Lola Frizmuth ? est le genre de roman qui vous fait glousser et pouffer dès les premières pages. En découle directement la crainte de voir le soufflé retomber au bout d’une centaine de pages... ce qui n’est absolument pas le cas. Certes, il y a des périodes d’accalmie, mais c’est un humour frais et changeant qui nous accompagne tout au long de la lecture.

Ce côté comique est en grande partie dû à cette chère Lola, une adolescente de dix-huit ans au physique de rêve et au caractère bien trempé. Autant le dire tout de suite, ce n’est vraiment pas la modestie qui l’étouffe, ce qui change des héroïnes timides et introverties mais qui pourrait agacer à la longue (et parfois ça n’est pas loin) si seulement le schéma narratif n’avait pas été habilement pensé. En effet, on alterne entre les points de vue des différents protagonistes tout au long du récit. Chaque personnage a de ce fait une personnalité propre et travaillée.

Le style est l’un des grands points forts du roman. La manière dont Lola s’exprime — parfait reflet de la réalité rehaussé du caractère particulier de la donzelle — y est pour beaucoup dans le côté comique du roman ; ses expressions et son franglais sont irrésistibles. De même, le baragouin de son paternel, une sorte de langage des cavernes franco-germanique, est vraiment drôle même en ayant de très faibles bases en allemand. Au final, la « famille » Frizmuth en tient une sacrée couche si on ajoute à ça Madeleine, la sœur ainée hystérique qui, disons-le franchement, pète des câbles toutes les deux secondes. Entre les chapitres narrés par tel ou tel personnage, s’insèrent des échanges de textos dont l’orthographe nous fait crisser des dents, mais qui restent une grande source de rigolade.

L’intrigue, quant à elle, est tout simplement invraisemblable. Son déroulement est plus ou moins prévisible mais c’est un point sur lequel l’auteur semble jouer, utilisant les clichés du roman d’aventures ou d’espionnage au second, voire au troisième degré. Le décor, le Japon, est agréablement travaillé. Ce n’est pas Lola qui nous en apprend le plus sur ce pays, mais les divers avis des protagonistes, positifs ou négatifs, ainsi que les descriptions de ceux qui s’y connaissent. On voit bien que l’auteur a une certaine maîtrise du sujet et, sans que cela soit non plus exhaustif, cela nous donne parfois même envie de (re)visiter ce pays.

En conclusion, on a là un roman d’aventures bourré d’humour et saupoudré d’une pointe de romance, un récit à plusieurs voix qui donnent une perspective intéressante aux évènements. C’est jeune, proche du lecteur et on en redemande. Aurélie Gerlach est une auteure à suivre.



11,59 EUR
Achat Fnac

dimanche 30 décembre 2012

Permis de séduire de Pamela Britton


Permis de séduire
de Pamela Britton

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Sortie 1er novembre 2012
Format poche / 288 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur :

Folle de rage, Indi vient d’escalader la grille de la propriété de Todd Peters, le champion de Formule 1. Et tant pis s’il ne l’a pas invitée ! Elle est prête à tout pour l’obliger à honorer sa promesse faite à l’association Miracles : consacrer une journée entière à Ben, un petit garçon très malade, dont les yeux brillent d’admiration dès qu’on évoque Todd, son idole. Or voilà déjà deux fois déjà que M. le Super Héros « oublie » son engagement ! Mais aujourd’hui, il n’y échappera pas, Indi s’en fait le serment. Elle ne se pose qu’une seule question : comment un tel monstre d’égoïsme peut-il aussi être si diablement séduisant ?


Avis de Jm-les-livres :

Indi Wilcox travaille pour l'association caritative Miracles qui s'occupe de réaliser le rêve d'enfants gravement malades. Elle essaye d'ailleurs aujourd'hui d'organiser une rencontre entre Benjamin, petit garçon de 10 ans atteint d'une leucémie myéloïde chronique, et Todd Peters, champion de Nascar (et pas de Formule 1 comme indiqué sur la 4ème de couverture). Sauf que Todd a déjà annulé deux rendez-vous et qu'Indi est prête à tout pour que Benjamin puisse vivre son rêve.

Cette romance se déroule donc principalement dans le milieu de la course automobile et on apprend beaucoup sur ce sport peu connu pour nous, Français. Tous les passages sur Benjamin, sa famille et sa maladie sont très poignants et on est très souvent bouleversé par ce qui leur arrive. Cependant l'auteur s'appuie trop sur ce sujet au détriment de l'histoire d'amour entre Todd et Indi. Il est d'ailleurs difficile d'être séduit par ce couple qui rencontre beaucoup d'obstacles pour être heureux. Ils sont tous les deux tellement pris par leurs émotions personnelles qu'il leur est quasi impossible d'être ensemble. Et la maladie de Benjamin entoure le récit et nous empêche de vraiment nous sentir proche des deux héros. Le personnage de Todd qui tente de sauver Benjamin malgré tout ce que disent les médecins est touchant (on ressent un peu l'injustice de la situation) mais il est difficile de croire à cette fin qui tient plus du miracle qu'autre chose. Indi n'est pas attachante. Son personnage souffle le chaud et le froid ce qui nous empêche d'être proche d'elle. On a donc un couple qui ne convainc pas et des émotions, liées à la situation de Benjamin, présentes un peu partout, pour combler les faiblesses de cette histoire d'amour.

Au final, une histoire qui ne reprend pas vraiment les codes de la romance et qui joue un peu trop sur le pathos avec la maladie de Benjamin pour que le lecteur se sente vraiment embarqué.

Passé Décomposé, Walking Dead Tome 1

Passé Décomposé
Walking Dead, tome 1
de Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard

Editions : Delcourt

Sortie le 6 juin 2007
Broché / 142 Pages / 13.95 €


Présentation de l'éditeur :

Rick est policier et sort du coma pour découvrir avec horreur un monde où les morts ne meurent plus. Mais ils errent à la recherche des derniers humains pour s'en repaître. Il n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver sa femme et son fils, en espérant qu'ils soient rescapés de ce monde devenu fou. Un monde où plus rien ne sera jamais comme avant, et où une seule règle prévaut : survivre à tout prix. Œuvre fondatrice du genre en bande dessinée, Walking Decid s'impose par sa qualité d'écriture et son attention portée aux relations entre les personnages de cette incroyable aventure humaine. En effet, au-delà des scènes où apparaît la menace des morts-vivants, les auteurs nous entraînent dans un récit où la survie est l'affaire de tous les instants, et où la moindre erreur peut s'avérer fatale...

L'avis de Lila :

Le comic Walking Dead en impose d'emblée par ses graphismes soignés et son ambiance oppressante. L'histoire s'ouvre sur Rick, tout juste sorti du coma et qui découvre, en même temps que le lecteur, un monde dévasté où les zombies rôdent, prêts à dévorer tous ceux qu'ils croisent. Si le choc est immense, rapidement l'incompréhension cède la place à l'instinct de survie et à une obsession : retrouver sa femme et son fils.

Rick est policier. Le brave type par excellence, appartenant au genre de héros qu'on apprécie pour leurs qualités humaines et leur intégrité. Il doit cependant très vite mettre de côté ses principes et habitudes pour s'habituer à ce nouveau monde hostile auquel il fait face. Là où les zombies errent, il n'y a plus aucune place pour la compassion et l'hésitation. C'est d'ailleurs un des points forts de l'histoire. Les personnages sont des gens normaux, ni bons, ni mauvais ; des personnes en proie au doute et à la peur qui tentent de survivre face à une menace inédite. Tout au long de l'histoire on les voit donc s'endurcir, mettre progressivement de côté leur empathie naturelle pour se protéger des autres, morts et vivants, seule solution efficace pour rester en vie.

Ceux qui ont vu la série télévisée ou lu les romans retrouveront ici des visages très familiers. Mais si l'intrigue principale est semblable, certains personnages et situations divergent rapidement. Ceux qui découvriront Walking Dead par le biais du comic seront sans aucun doute charmé par cette histoire de survie incroyable dans un monde post-apocalyptique décrit à la perfection et qui a de quoi faire froid dans le dos. Les autres retrouveront avec plaisir cette histoire qui prend des chemins différents de celle de la série, car celle-ci ne suit pas tout à fait les comics dont elle s'inspire.

Ce comic est sombre, parfois angoissant, on y ressent bien le désarroi et la solitude qui pèsent sur les personnages, dans ce monde dévasté où tous les repères sont chamboulés. Cette impression de désolation est encore renforcée par les dessins en noir et blanc. Chaque image est une merveille à découvrir, les détails foisonnent et en disent tout autant que les dialogues, si ce n'est plus. La force de Walking Dead repose sur les relations humaines qu'il exploite avec brio. Qu'on soit d'accord ou non avec les choix des personnages, qu'on les apprécie ou non, tout semble crédible, logique, et il est bien difficile de savoir ce que nous ferions à leur place et si on se comporterait mieux qu'eux. C'est véritablement à l’instinct de survie de chaque lecteur que cette histoire s'adresse, jonglant sur nos peurs les plus profondes pour nous interroger.

Le tome 1 plante le décor, présente les personnages et ne s'attarde pas sur les détails inutiles. Les événements s'enchaînent assez rapidement et on n'a pas le temps de s'ennuyer. Lorsqu'on nous laisse souffler un peu, c'est toujours dans un moment pesant, triste même. Cela laisse présager une suite tout aussi prenante, même plus, et il est bien difficile de ne pas se jeter aussitôt sur le tome 2.




13,26 EUR
Achat Fnac


jeudi 27 décembre 2012

Fever Moon de Karen Marie Moning

Fever Moon
de Karen Marie Moning

Editions Del Rey Books

Sortie le 19 juillet 2012
Relié / 144 Pages / 19,31 €

 

Présentation de l'éditeur (traduction réalisée par Arden) :

Dans Fever Moon, nous rencontrons le plus ancien et le plus mortel des Unseelie jamais créé, le Fear Dorcha. Pendant longtemps, il a traversé les mondes aux côtés du roi Unseelie, semant sur son passage douleur et destruction. Désormais, Dublin est son nouveau lieu de chasse, et tous ceux auxquels Mac tient sont en danger.
Dublin est une zone de guerre. Les murs entre les humains et les Fae sont tombés. Un tiers de la population a disparu et le chaos règne. Emprisonnés pendant plus de cinq cent mille ans, les Unseelies sont libres et à chaque fois que Mac en croise un, il est plus abominable que le précédent. Les armes humaines n'ont aucune chance contre eux.

Une lune rouge se tient au-dessus de la ville et quelque chose de sombre et de sinistre hante les rues de Temple Bar, choisissant ses victimes avec soin, visant tout particulièrement les proches de Mac. Armée en tout et pour tout de la lance de la Destinée, accompagnée de Jericho Barrons, elle doit alors faire face à l'ennemi le plus terrifiant qu'elle ait rencontré.

L'avis de Lila :

Fever Moon prend place dans la saga Fièvre entre les 4ème et 5ème tomes. Il est donc conseillé d'avoir au moins lu Fièvre Fatale avant d'entamer la lecture du comic, pour éviter les spoils principalement, mais surtout pour bien comprendre le contexte dans lequel il s'inscrit.

KMM et son équipe ont vraiment soigné le travail. La couverture épaisse et cartonnée est très jolie, c'est véritablement un objet que les fans seront enchantés d'avoir dans leur bibliothèque. Concernant l'aspect graphique, il est difficile de ne pas être mitigé. Il y avait très peu de chances pour que Mac et Barrons ressemblent à ce que chaque lecteur avait imaginé de son côté. Pour en être convaincu, il suffisait d'ailleurs de faire un tour sur la page Facebook de l'auteur et de regarder le type de physiques qu'elle aime : des métrosexuels poussés à l’extrême et bodybuildés pour les hommes, des poupées Barbie un peu vulgaire pour les femmes. Certains adorent, d'autres détestent. C'est ce genre de descriptions qu'on peut sans surprise donner aux personnages de Fever Moon. Mais il faut lui concéder cela, l'univers du comic se prête tout particulièrement à ces stéréotypes et c'est même plutôt la norme.

Donc Barrons ressemble à un croisement entre un vendeur d'assurances et un bœuf, Mac a visiblement fait un tour dans l'émission américaine Extreme Makeover et ça fait mal à nos petits cœurs de midinettes. Mais c'est finalement du détail, car les planches sont magnifiques, il faut le reconnaître. Et de toute façon, aucune représentation dessinée de Barrons n'aurait pu faire l'unanimité, soyons honnêtes.
KMM ne s'est pas moquée de ses lecteurs et a su s'entourer des meilleurs. Chaque image est riche en détails, on retrouve l'ambiance de Dublin telle qu'on l'a découverte dans la saga et il est véritablement plaisant de voir illustrés certains lieux comme le Chester's ou la librairie de Barrons.

L'histoire se suit avec enthousiasme. C'est rythmé et plein de bonnes idées. Rien de transcendant ni d'indispensable, mais l'ensemble est cohérent, bien amené et agréable à découvrir. On retrouve avec bonheur les échanges entre Mac et Barrons, qui sont toujours aussi jouissifs. Certaines situations sont même assez drôles. Même en anglais, les textes restent accessibles aux lecteurs qui maîtrisent moyennement cette langue, n'importe quel traducteur en ligne pouvant dépanner en cas de besoin.

Pour conclure, Fever Moon est un joli cadeau pour les fans, il permet de replonger dans l'univers de la saga Fièvre et de retrouver Barrons et Mac dans une aventure inédite. Pour peu qu'on arrive à dépasser la déception ressentie en découvrant les versions dessinées des deux héros, on passe un très bon moment et la suite n'est que du bonheur.


mercredi 26 décembre 2012

Abraham Lincoln, chasseur de vampires


Abraham Lincoln, Chasseur de Vampires
de Seth Grahame-Smith

Éditions J'ai Lu

Sortie le 11 juillet 2012
Format poche / Prix 6,90 €


Présentation de l'éditeur

Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis d’Amérique est connu pour avoir sauvé l’Union et libéré des millions d’esclaves des chaînes de l’oppression, mais son combat contre les vampires est resté dans l’ombre jusqu’à ce que Grahame-Smith mette la main sur son journal secret. Il est la première personne à avoir posé ses yeux sur ce journal depuis plus de 140 ans. A l’aide des notes du président défunt, l’auteur écrit une grande biographie, reconstruisant la vraie vie du plus grand leader américain, révélant aussi l’histoire secrète de la Guerre civile et le rôle des vampires aux États-Unis.

Avis d'Heclea :

Qu’il est difficile de trouver les mots pour parler d’un roman aux si bonnes idées. Qu’il est difficile de finalement sortir déçu de sa lecture, ou en n’y ayant pas trouvé tout ce qu’on pouvait espérer.

L’idée de départ est vraiment bonne, lier l’Histoire des États-Unis, d’un de ses grands hommes, d’une de ses périodes noires aux créatures fantastiques les plus connues avait vraiment de quoi donner envie et passionner le lecteur. Présenter le tout sous la forme du journal d’Abraham Lincoln ne pouvait qu’ajouter une touche authentique et donc intéressante au contenu.

Malheureusement, le résultat n’est pas forcément à la hauteur des attentes, et il est difficile de ne pas trouver des longueurs et des défauts à ce roman.

L’idée du journal est bonne, sans doute aucun, mais l’alternance entre narration externe et extraits de journal peut parfois perdre le lecteur qui ne sait plus réellement qui parle ou de qui l’on parle. Cela peut nous faire sortir de la lecture, couper notre élan et nous éloigner de l’histoire en tant que telle.
Si l’on ajoute à cela une chronologie absolument pas évidente et des sauts dans le temps pas toujours bien définis, il faut avouer que la lecture peut s’en trouver là aussi ralentie et perd au final de son intérêt.

Deux principaux défauts donc, qui peuvent entacher l’intérêt de cette aventure qui suit la biographie d’Abraham Lincoln de manière très précise. L’auteur a dû faire un vrai travail de recherche, et si l’on oublie par moments le côté fantastique, on pourrait presque imaginer lire la vie romancée d’un des plus célèbres présidents des États-Unis.


6,56 EUR
Achat Fnac

Riley Jenson, Tome 9 : Ultime vengeance de Keri Arthur


Riley Jenson
Tome 9 : Ultime vengeance
de Keri Arthur

Éditions Milady
Collection BIT-LIT

Sortie le 23 novembre 2012
Poche / 408 pages / 8,20€


Présentation de l'éditeur :

Après avoir tué Kye, son âme soeur, Riley est dévastée.
Au point que même Quinn, son amant vampire, ne parvient plus à la réconforter. La jeune femme n’a qu’une envie : tout plaquer. Mais quitter le Directoire n’est pas si simple. Et tandis que Riley se lance dans une nouvelle enquête, un vieil ennemi refait surface, bien déterminé à lui arracher tout ce qui donne un sens à sa vie : son amant, son frère et même son identité. Riley survivra-t-elle à cette ultime attaque ?



L'avis de Lila :

Ultime Vengeance est le dernier opus des aventures de Riley Jenson, celui qui a la lourde tâche de clôturer définitivement la saga. Dire qu'il était très attendu serait un euphémisme, et c'est avec beaucoup d'appréhension qu'on se lance dans la lecture de cet ultime volet, car Keri Arthur a si bien mené sa barque tout au long de la saga que l'on peut très légitimement se demander, et jusqu'aux dernières pages, si notre louve préférée sortira vivante de cette histoire, et si oui, dans quel état.

Malmenée dans son corps, son cœur, son âme et même son esprit, Riley Jenson a souvent souffert au cours de la saga, beaucoup des blessures endurées étant en plus irréversibles. Keri Arthur prend visiblement plaisir à torturer son héroïne, à l'entraîner toujours plus loin dans ses retranchements et à lui faire vivre des situations toujours plus périlleuses, tant sur le plan physique que moral. C'est encore le cas dans ce dernier opus, et l'issue demeure bien incertaine jusqu'aux derniers chapitres.

On retrouve Riley quelques temps après la perte de son âme sœur, sur le point de reprendre le travail au Directoire. D'emblée, elle apparaît plus fatiguée, lassée et même usée. Si elle a survécu à la mort de Kye, elle en garde le cœur brisé et on ressent fortement son envie de baisser les bras, malgré l'amour de Quinn et de Rohan. Elle tente de reprendre goût à la vie, en mettant certains projets personnels en place, notamment avec Rohan et Liander, mais également en se concentrant sur sa nouvelle enquête. Celle-ci est assez intéressante, même si elle n'offre que peu de nouveauté par rapport aux tomes précédents.

Mais l'intrigue essentielle de ce roman repose sur le piège qu'a préparé Blake pour Riley. Keri Arthur a pris soin d'amener ce dénouement tout au long des tomes précédents, c'est donc sans surprise qu'on retrouve pour cet ultime épisode un Blake assoiffé de vengeance et une Riley prête à en finir enfin avec cette partie sombre de sa vie. Le plan est très astucieux, particulièrement vicieux et met notre héroïne dans une situation absolument inédite, offrant un tout nouveau souffle à la saga. Certes, certains éléments se dénouent un peu rapidement ou facilement, mais pour une fois que la chance semble être du côté de Riley, on ne s'en plaindra pas. Ce dernier tome offre beaucoup d'action et de suspense, et jusqu'à la fin, on craint pour la survie de notre louve préférée.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Pour son bouquet final, l'auteur a pris soin de remettre sur le devant de la scène Rohan et Quinn. Ceux-ci vont se battre auprès de Riley et faire montre de tous leurs pouvoirs. Enfin ! Rohan aurait fait un héros parfait pour une saga d'Urban Fantasy, et c'est avec regret qu'on le quitte ici. Côté cœur, débarrassée définitivement des éternels triangles amoureux, l'histoire entre Quinn et Riley peut enfin s'épanouir pleinement. Les passages les concernant sont doux et touchants, on ressent tout leur amour et on prend vraiment plaisir à les lire.

L'évolution de Riley amorcée dès les premiers tomes continue de façon cohérente. À la fois semblable et très différente de la jeune femme rencontrée au début, on la voit se transformer progressivement en une personne plus mature, plus sûre d'elle et de ses sentiments, jusqu'à son apogée.
Toutes les peines, les souffrances et les sacrifices de notre héroïne seront enfin récompensés, de plusieurs façons, Keri Arthur nous offrant le dénouement que l'on pouvait espérer pour celle dont la vie a toujours été si triste et solitaire. Beaucoup d'émotions sont au rendez-vous de cet ultime tome qui clôt à merveille la saga.

Riley est assurément une héroïne différente des autres, qui a su nous bouleverser par son intégrité et son histoire souvent compliquée. Il est émouvant de tourner la dernière page après neuf tomes passés à suivre ses aventures et ses états d'âme, et une chose est certaine, elle me manque déjà.

À noter : les premières pages du spin off concernant Risa sont disponibles à la fin du livre. L'histoire semble prometteuse, Risa possède d'emblée des qualités dignes des plus grandes héroïnes bit-lit, et c'est avec impatience qu'on attend de découvrir cette nouvelle saga. 




7,79 EUR
Achat Fnac

samedi 22 décembre 2012

Le prénom d'une autre de Carly Phillips


Le prénom d'une autre
de Carly Phillips

Éditions Harlequin
Collection Prelud'

Sortie le 1er septembre 2012
Poche / 320 pages / 5,90 €


Présentation de l'éditeur :

À dix-sept ans, Lilian a dû « disparaître » afin d’échapper à son tuteur, un homme qui n’aurait reculé devant rien pour l’obliger à lui céder la fortune dont elle a hérité. C’est Ty, le garçon qu’elle aimait, qui l’a aidée à « disparaître ». Grâce à lui, elle a pris une nouvelle identité, est devenue « Lacey Kincaid » et s’est installée à New York. Mais, pour ne pas éveiller les soupçons, pour que personne ne puisse jamais remonter jusqu’à Lilian, ils ont conclu un pacte terrible : ne plus chercher à se voir. Un pacte que le vingt-septième anniversaire de Lilian va remettre en question…


L'avis de Lila : 

Contrainte, pour échapper à son oncle cruel, de quitter sa ville natale et ses amis Ty et Hunter lorsqu'elle était encore adolescente, la jeune Lily s'est réinventée une vie à New York sous le nom de Lacey. Désormais âgée de 26 ans, jeune chef d'entreprise et engagée dans une relation stable, Lacey reçoit un beau jour un appel de Ty, avec qui elle n'avait eu aucun contact depuis son départ, et se retrouve forcée de retourner à Hawken's Cove pour affronter son passé et empêcher son oncle, qui la croit morte, d'empocher son héritage.

Ty et Lacey ont toujours nourri des sentiments l'un pour l'autre, sans se l'avouer, mettant ça sur le compte d'une amourette de jeunesse. Mais le retour de Lacey réveille cet amour toujours bien présent et remet tout en cause. Après des années à penser l'un à l'autre et à souffrir de cette séparation forcée, sans vraiment savoir si cette peine était partagée, Lacey et Ty avancent avec prudence, d'autant plus qu'ils sont tous deux engagés auprès d'une autre personne. De son côté Hunter est secrètement amoureux de Molly, une avocate contre laquelle il plaide souvent et dont la mère s’apprête à épouser l'oncle de Lacey. Une seconde histoire d'amour au menu donc, mais très différente de la première et tout aussi agréable à découvrir.

Les relations entre les différents personnages sont à la fois simples et complexes, riches en nuances. Le roman comporte beaucoup d'action, les différents protagonistes possèdent chacun un certain charme et l'ensemble se suit avec plaisir. On n'évite pas les clichés habituels du genre, mais l'originalité de l'intrigue apporte un léger vent de fraîcheur sur cette histoire d'amour. Moderne, sympathique et offrant son lot de rebondissements, ce roman se lit rapidement et fait la part belle aux émotions : de l'amour, de l'amitié, de la haine, mais aussi de la rédemption et du pardon. Les adeptes de belles histoires y trouveront assurément leur compte.



Recette Bit-lit.com Spécial Noël n°6


Tarte au sucre de Noël de Jm-les-livres


Pour 6 Personnes
Préparation 20 min
Cuisson 45 min

Ingrédients :
4 pommes
250 g de farine
200 g de cassonade
25 g de sucre semoule
80 g de beurre
10 g de levure de boulanger
2 œufs
3 jaunes d'œuf
100 ml de crème fraîche
50 ml de lait
2 pincées de cannelle
1 pincée de sel

Préchauffez votre four Th. 7 (210°C).

Dans un bol, mélangez le lait, la levure et le sucre.


Ensuite, ajoutez le beurre, la farine, le sel puis les jaunes d'œufs.




Travaillez énergiquement la pâte jusqu'à ce qu'elle se décolle du fond du plat lorsqu'on la soulève avec la main.
Recouvrez d'un torchon et laissez reposer la pâte pendant 40 minutes dans un endroit tiède.





Pendant ce temps, épluchez et découpez en petits morceaux les pommes.


Étalez la pâte dans un moule à tarte bien beurré et versez la cassonade.


Laissez reposer un quart d'heure.
Déposez les pommes et la cannelle sur la cassonade.



Battez les deux œufs en omelette, ajoutez la crème et verser sur la tarte.
Faites cuire pendant 15 minutes et baissez ensuite la température du four Th. 5 (150° C) jusqu'à la fin.


Servez tiède et régalez-vous !!



vendredi 21 décembre 2012

Les amants du Wyoming de Nora Roberts


Les Amants du Wyoming
de Nora Roberts

Éditions Harlequin
Collection Nora Roberts

Sortie le 1er novembre 2012
Poche / 256 pages/ 7,50€


Présentation de l'éditeur :

Il n’a pas fallu plus d’une seconde à Samantha pour décider de quitter Philadelphie et partir aider sa sœur jumelle, enceinte, qui doit rester alitée. 
Mais, une fois installée dans le magnifique ranch de cette dernière, Samantha sent bientôt l’agacement ternir sa joie d’avoir retrouvé sa sœur : Jake Tanner, leur voisin, est un homme horripilant et terriblement arrogant ! Pourtant, elle doit reconnaître qu’il ne ressemble à aucun homme qu’elle a connu, et qu’un seul de ses regards suffit pour faire battre plus vite son cœur. 
Une impression qui ne fait que se renforcer au fil des jours, et qui laisse Samantha  de plus en plus troublée. 
Sauf que Jake doit épouser bientôt une riche héritière, et qu’il n’y a pas de place pour elle dans sa vie…

Avis de Jm-les-livres :

Lorsque Sabrina connaît des problèmes pendant sa grossesse, Samantha n'hésite pas un instant à tout abandonner pour aller rejoindre sa jumelle dans le Wyoming. Sur place, elle se consacre totalement aux besoins de sa sœur pendant que Dan, son beau-frère, gère le ranch avec l'aide de son voisin, Jake Tanner. Ce dernier semble d'ailleurs très intéressé par Samantha et décide de la charmer avec des manières de cowboy. De cowboy ou d'homme des cavernes...

Nora Roberts nous offre une gentille petite romance qui ne brille pas par son originalité mais qui à le mérite de nous faire passer un bon moment. Durant 246 pages, Samantha et Jake se tournent autour et essayent de se comprendre et de s'apprivoiser. Pas de quoi faire trembler nos petits cœurs de romantiques cependant. Le récit est court (écrit en gros) et toute l'histoire se passe assez vite (quelques mois qui donnent l'impression de durer quelques semaines). Pour les habitués de l'auteur, la trame est ici très simple, pas de personnages secondaires aussi présents que dans ses autres livres et pas vraiment de grande romance entre les deux héros non plus. C'est presque de la séduction à distance. Ce n'est pas le meilleur Nora Roberts mais ça reste un voyage divertissant dans les montagnes du Wyoming.



7,13 EUR
Achat Fnac

Recettes Foie gras aux cinq épices

Foie gras aux cinq épices d'Aerin


Ingrédients :
- Foie gras cru
- Mélange de cinq épices (épices pour le pain d'épices)
- Poivre
- Sel
- Eau
- Lait 1/2 écrémé
- Petite Arvine (sinon cognac ou armagnac au choix)

PS : il faut compter 16 grammes d'assaisonnement (sel + poivre) par kilo. Donc un foie gras acheté au magasin fait environ 500 grammes ce qui nous donne 7 gramme de sel, 1 gramme de poivre et 1 gramme de mélange de 5 épices.

Matériel :
- Film alimentaire
- Plat ou saladier en verre (pas d'acier !)
- Terrine en terre cuite (style Le Creuset)
- Plat à gratin
- Papier sulfurisé
- Planche à découpé
- Couteau
- Balance

Marche à suivre :


1. Sortir le foie gras du frigo une heure avant et le faire dégorger dans un mélange d'eau et de lait (surtout s'il est sanguin).



2. Déveiner le foie gras (possible de le trouver sur le marché déjà déveiné). Ce n'est pas grave si le foie gras est en charpie. Il se reconstituera à la cuisson.



3. Dissoudre le sel, le poivre, le mélange des cinq épices avec environ 3 centilitres de Petite Arvine (cognac ou armagnac sinon).



4. Ajouter l'assaisonnement au foie gras et bien mélanger afin de le répartir partout.


5. Mettre le foie gras dans du film alimentaire et le réserver au frigo au minimum un jour (le temps de repos au frigo variera en fonction de la force que vous voulez donner à votre foie gras ; plus vous le laisser mariner longtemps, plus il aura de goût).



6. Sortir le foie gras du frigo et préchauffer le four à 100°C.
7. Enlever le foie gras du film alimentaire.
8. Disposer le foie gras dans la terrine (mettre les jolis morceaux en premier). Ne pas avoir peur de bien tasser pour reconstituer et enlever l'air (très important sinon le foie gras se transformera en huile). Laisser environ un demi centimètre en haut de la terrine.



9. Recouvrir d'une double couche de film alimentaire.
10. Mettre dans un plat à gratin du papier sulfurisé troué (faire les trous avec une paire de ciseaux).



11. Poser la terrine sans le couvercle dans le plat à gratin.
12. Mettre de l'eau chaude (du robinet) dans le plat à gratin jusqu'à environ un centimètre du haut de la terrine.


13. Cuire au bain-marie cinq à dix minutes à 100°C puis baisser à 90°C pour quarante à quarante-cinq minutes (minimum cinquante minutes au total de cuisson pour un foie gras mi-cuit).
14. Sortir du four et laisser refroidir à température ambiante pendant environ trente minutes (une couche liquide transparente et jaune se sera formée sur le dessus, c'est normal).



15. Enlever le film doublé et mettre un film alimentaire non-doublé sur la terrine avant de mettre le couvercle.



16. Laisser reposer au minimum un jour avant de le déguster.



PS : possibilité de le cuire au torchon mais c'est plus délicat et il y a plus de pertes au niveau du foie gras qui se transforme en huile. Si cette recette-ci vous intéresse, possibilité de m'envoyer un mp.

Aerin

La Citadelle des Ombres Tome 2


La Citadelle des Ombres 
Tome 2
 Le Poison de la vengeance ; La Voie magique ; La Reine solitaire
de Robin Hobb

Pygmalion Editions
Nouvelle édition


Sortie le 07 novembre 2012 

Grand format / 912 pages / 21,90€


Présentation de l'éditeur :

Au début de ce second tome, le mal a triomphé au royaume des Six-Duchés : le prince Royal s'est emparé du pouvoir et a installé sa cour à l'intérieur des terres. Qu'est devenu l'héritier légitime, le prince Vérité ? Est-il mort ? Fitz, le jeune Bâtard ressuscité d'entre les morts, n'en croit rien. Pour lui, son prince se cache dans une forêt lointaine. Avec son ami, le loup Œil-de-nuit, il décide de le retrouver, de lui rendre son trône et de tuer l'usurpateur.
Mais la mission qu'il s'impose est rude. Ses ennemis ne le lâchent pas et les épreuves qu'il traverse sont innombrables. L'affection que lui porte la reine Kettricken, la naissance d'un fils, qu'il n'a jamais vu et dont le destin l'exalte, suffiront-ils à lui faire mener à bien cette redoutable tâche ?

" J'avance à tâtons dans le noir en faisant mal à tous ceux que j'aime " Ce cri déchirant de Fitz jette une lumière tragique sur la fin inattendue de cette magnifique épopée, qui vient de révéler un grand auteur.


Avis de Chani 

Toujours réédité chez Pygmalion, ce second tome reprend le format d’origine en regroupant Le Poison de la vengeance, La Voie magique et La Reine solitaire, les trois romans issus du premier découpage de l’œuvre de Hobb pour la commercialisation dans notre pays. Il marque aussi la fin du cycle de L’assassin royal.

Je sors de cette lecture un peu triste, comme si je venais de quitter un ami cher, le personnage de Fitz s’étant révélé dans ce tome. Je n’aime pas trop le thème de la quête initiatique en fantasy dont il était en partie question dans l’opus précédent, et celui-ci se retrouve de fait débarrassé de cet aspect, à mon grand soulagement. On se concentre donc sur Fitz, l’homme qu’il est, pétri de contrastes qui sont pourtant très cohérents quand on y repense. À chaud j’ai même l’impression que le personnage a « mangé » l’intrigue tant c’est lui qui reste présent dans mon esprit une fois le livre refermé (alors que pendant la lecture je n’avais pas ce ressenti). Son personnage est vraiment l’élément clé du début et de la fin, sans doute pour cela qu’il m’a autant marqué. L’histoire en elle-même n’est bien sûr pas en reste, le Royaume des Six Duchés recèle encore son lot de trahisons, révélations et rebondissements. Après un début certes un peu lent (mais, sans spoiler, ceci explique cela) le rythme ne faiblit plus et les pages s’enchaînent sans temps mort. Le style de Robin Hobb est fluide, avec néanmoins quelques longueurs qui ne m’ont pourtant pas gênée, et c’est un plaisir de parcourir l’univers qu’elle nous décrit et ses intrigues.
Ce second tome de La Citadelle des ombres m’a davantage plu que le précédent et c’est le cœur un peu lourd que je l’ai refermé.

jeudi 20 décembre 2012

Comme une envie de chocolat de Jeannie Watt


Comme une envie de chocolat

de Jeannie Watt

Éditions Harlequin
Collection Prélud'

Réédition du 1er octobre 2012
Poche / 288 pages / 5,90 €


Présentation de l'éditeur :

Quand on tient un simple restaurant familial — et c’est le cas de Reggie —, avoir le célèbre chef Tom Gérard dans sa cuisine, c’est un peu comme aller aux Oscars au bras de Brad Pitt. Un rêve ! Une aubaine inespérée ! Cela dit, Reggie a des doutes : si Tom est là, c’est peut-être juste parce que sa carrière est au point mort… pour l’instant. Qui sait si l’oiseau ne s’envolera pas si on l’appelle à une grande table new-yorkaise…? L’oiseau… et l’amour. Mais le destin n’a pas dit son dernier mot : Reggie est enceinte de Tom. Et, quelque part entre les épices et le chocolat, elle et Tom sont peut-être plus près qu’ils ne le croient de savourer ensemble… la recette du bonheur !

Avis de Jm-les-livres :

Tom Gerard est un grand cuisinier... avec un caractère épouvantable ! Une nouvelle fois, il vient de se faire virer d'une place dans un grand restaurant, sauf que là, il est complètement grillé dans la profession. Il va devoir se mettre au vert pendant quelque temps pour se faire oublier. Pourquoi pas dans l'entreprise de traiteur de Reggie Tremont ? Reggie qui n'est autre que son amour d'autrefois, qu'il a quittée pour suivre la route qui l'a menée jusqu'à son statut d'aujourd'hui, les abandonnant derrière lui, elle et leur projet d'entreprise de traiteur et qu'il a retrouvé durant quelques jours à San Francisco.
Sauf que les quelques jours de retrouvailles ont eu des conséquences et lorsque Reggie lui annonce qu'il va être père et lui demande quel rôle il compte jouer, Tom est un peu perdu. Il s'envole donc pour Reno pour se faire oublier du monde de la cuisine et tenter de comprendre la place qu'il veut avoir dans la vie de son futur enfant. S'il pensait que Reggie allait l'accueillir avec un peu de réticence, il ne s'attendait pas à l'accueil qu'elle lui fait. Lui, le grand Tom Gerard se retrouve à la place d'un simple commis de cuisine à hacher des légumes et à suivre des recettes à la lettre. Aucune improvisation, aucune amélioration possible. Quel coup dur pour ce grand cuisinier.
Mais Reggie reste inflexible : sa cuisine, ses règles. Surtout ne pas perdre le contrôle... de sa cuisine ou de ses sentiments, là est la question.

Si on ne comprend pas vraiment le choix du titre (il n'est pas question de chocolat dans l'histoire), il est clair que l'art culinaire tient une place importante ici. Tout tourne autour de la cuisine : le passé de Reggie et Tom, leur futur aussi. Jeannie Watt nous offre une romance culinaire sympa à lire mais sans plus. On assiste aux tentatives de Tom pour apprivoiser Reggie (et sa famille). On peut apprécier de voir ce grand chef égocentrique s'améliorer, devenir attentif aux autres et tenter de faire amende honorable auprès de Reggie. Cette dernière n'a malheureusement pas convaincu : pénible, elle stagne sur ses positions et refuse de laisser sa chance à Tom, ce qui entraîne quelques longueurs dans l'histoire. Il s'agit plus d'une histoire sur la confiance perdue et le pardon des erreurs d'autrui que d'une romance. On change un peu des schémas habituels (se rencontrent, tombent amoureux, résistent, cèdent) mais sans jamais s'en éloigner complètement. Un bon moment à passer mais pas inoubliable.



5,61 EUR
Achat Fnac

Bilbo Le Hobbit de J.R.R. Tolkien

Bilbo Le Hobbit
de J.R.R. Tolkien

Livre de Poche
Collection Jeunesse

Sortie le 7 novembre 2012
Poche / 448 pages / 6 €


Présentation de l'éditeur :

Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. L'aventure lui tombe dessus comme la foudre, quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler de trésor, d'expédition périlleuse, et du dragon Smaug... qu'il va affronter. Car Bilbo doit partir avec eux ! Et le plus extraordinaire, c'est que le hobbit affrontera tous les dangers, sans jamais perdre son humour, même s'il tremblera plus d'une fois.

Avis d'Arden :

Je connaissais l'univers de Tolkien pour avoir vu et adoré la trilogie du SdA, mais je n'avais jamais pris le temps de lire les romans à l'origine de cette aventure cinématographique. À l'occasion de la sortie du film sur Bilbo, je me suis dit que j'allais commencer dans l'ordre en revenant sur la naissance de cette saga.

C'est avec un peu d'appréhension que j'ai commencé la lecture, car le style de ce grand monsieur est réputé pour être un peu lourd, voire indigeste. Cela étant, il est de notoriété publique que Bilbo Le Hobbit s'adresse à un lectorat plus large que celui du Seigneur des Anneaux, ce qui explique pourquoi l'histoire est moins sombre, moins complexe et ressemble finalement à un condensé d'aventures classiques de fantasy. Le tout étant fort divertissant et facile à lire, ce qui est principalement dû à l'humour frais et quelque peu retenu de l'auteur.

Si le roman est un peu gentillet, dans le sens où il est axé sur l'évolution de Bilbo, un Hobbit sans histoires, il est difficile de rester de marbre face à la plume élégante et riche de l'auteur. Il a le don de faire chanter les descriptions de paysages ou d'atmosphères, et de conférer une émotion sobre à certains passages plus introspectifs. Je garderai longtemps en mémoire la première scène où les nains chantent et l'effet qu'elle produit sur notre Hobbit, faisant émerger des envies d'épique, totalement incongrues chez un être si paisible.

C'est avec douceur que l'on entre dans la vie du personnage, pour finalement se retrouver embarqués dans de nombreuses aventures dans le monde de Tolkien. Cet auteur est un vrai conteur qui prend le temps de dévoiler cette terre qui lui est chère, en l'existence de laquelle on n’a aucun mal à croire grâce aux chants des nains qui rapportent des combats ancestraux.

Ce fut un plaisir de retrouver Gandalf, aussi majestueux et facétieux qu'on le connaît, mais surtout de découvrir la rencontre avec Gollum, qui fait encore plus trembler en livre qu'en film. Ce personnage a un rôle mineur dans cette histoire, mais il est de loin celui dont la psychologie nous marque le plus.

Quelques petites choses font néanmoins tiquer. Les nains sont nombreux et difficiles à identifier précisément (hormis Thorïn), leurs personnalités auraient mérité d’être un peu plus fouillées pour nous les rendre plus singuliers. Les pseudos anticipations du genre « mais ça, vous le verrez plus tard » sont assez agaçantes, car elles font plus éclater la bulle dans laquelle nous sommes qu’elles n’entretiennent un quelconque effet de suspense.

Bilbo est donc un sympathique récit d’aventures, gentil mais qui ne tombe pas dans le niais. Il nous fait comprendre qu’il n’y a pas que les grands (par l’âge et/ou par la taille) qui puissent se comporter en héros. Bref, une histoire qui donne envie d’enchaîner avec Le Seigneur des Anneaux à la trame plus sombre. 




5,70 EUR
Achat Fnac

Un mariage en noir

Un mariage en noir
de Linda Howard

Éditions J'ai lu
Collection Romantic Suspense

Sortie le 7 novembre 2012
Format poche / 380 Pages / Prix 6,95 €


Présentation de l'éditeur :


Organisatrice de mariages, Jaclyn Wilde travaille d’arrache-pied pour satisfaire les moindres caprices de Carrie Edwards, qui semble prendre un malin plaisir à tourmenter son entourage. L’affaire tourne au cauchemar quand la future épouse est sauvagement assassinée… et que tout semble accuser Jaclyn. Eric Wilder, le détective chargé de l’affaire, s’efforce de démêler le vrai du faux dans cette enquête insoluble. Mais l’attirance qu’il éprouve pour la principale suspecte ne cesse de heurter son bon sens…

L'avis de Lila :

Jaclyn Wilde est une jeune organisatrice de mariage qui travaille d'arrache-pied pour que sa société reste en première position. Eric Wilder est lui un détective ambitieux et méticuleux, qui n'est pas pressé de trouver l'amour depuis son divorce, quelques années auparavant. L'un comme l'autre n'ont ni l'envie, ni le temps de se lancer dans une histoire. Pourtant, lorsqu'ils se rencontrent par le plus grand des hasards, ils laissent de côté leurs principes et passent une nuit torride ensemble. Lorsque le lendemain, l'une des clientes de Jaclyn est retrouvée assassinée, que cette dernière est suspectée et que Eric se retrouve en charge de l'enquête, leur relation à peine naissante se complique.

La jeune femme tuée, Carrie Edwards, est un personnage très intéressant, une véritable peste sur le point d'épouser un gentil garçon riche, et son meurtre aurait pu donner lieu à une histoire passionnante et riche en rebondissements, tant son caractère insupportable lui valait d'inimitiés. Mais l'auteur est très bizarrement passée totalement à côté de l'enquête, se focalisant exclusivement sur les états d'âme d'Eric et Jaclyn.

L'alternance de points de vue insuffle un peu de rythme à l'histoire, mais le manque d'action et de suspense devient vite pesant. On devine rapidement qui est coupable, il n'y a d'ailleurs pas vraiment de mystère sur ce point. Seule la relation entre les deux protagonistes semble développée à son maximum, le reste n'étant exploré qu'en surface, ce qui est d'autant plus étonnant que l'auteur passe beaucoup de temps à décrire chaque intervenant et à fournir mille anecdotes sur chacun. On assiste à une succession de monologues intérieurs pour chaque personnage, sans que l'histoire n'avance d'un pouce en parallèle, ce qui pourra lasser certains lecteurs. Jaclyn et Eric sont quant à eux assez attachants et on trouve également une galerie de personnages secondaires très réussie.

Un roman qui reste sympathique malgré tout, mais qui n'est certainement pas le meilleur de Linda Howard. L'auteur semble être passée à côté de son intrigue, préférant nous conter une histoire d'amour assez originale, mais qui souffre du manque de rythme de la narration.



6,61 EUR
Achat Fnac

Recettes Le Vin chaud aux épices

Le vin chaud de Chani


C'est l'hiver, il fait froid, on a besoin de se réchauffer et de réconfort, ça tombe bien, le vin chaud est tout indiqué pour ça ^^. (À consommer avec modération bien sûr.)

Ingrédients :
- Une bouteille de vin rouge doux
- Environ 100g de sucre (à réajuster selon votre goût)
- Le zeste d'une orange non traitée (ou bien le jus d'une demie orange si comme moi vous ne trouvez pas de vraies oranges non traitées et qu'elles ont toutes un goût chimique)
- 2 bâtonnets de cannelle
- 3 clous de girofle
- 2 grains de poivre noir
- Une pincée de gingembre en poudre
- Si vous le souhaitez vous pouvez ajouter d'autres épices (cardamome, muscade, anis étoilé).


Faire chauffer sans porter à ébullition avec les épices (poivre et clous de girofles légèrement écrasés) pendant 20 minutes. Pensez à goûter (mais pas trop non plus hein) en cours de mijotage pour réajuster la quantité de sucre. Ensuite filtrer le résultat et servir (ou mettre en bouteille, il se garde 4-5 jours au frais).
Accompagné de petits sablés à la cannelle, c'est un délice ^^.




Crédit photos : https://muffinzlover.blogspot.fr