Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 1 juin 2011

Victoria, Reine et Tueuse de Démons

Victoria, Reine et Tueuse de Démons
de A. E. Moorat

Éditions Eclipse
Collection Horreur

Sorti le 28 janvier 2011
Format Broché / 402 pages / Prix 18 €


Présentation de l'éditeur

Au palais de Kensington, il y a de nombreux domestiques pour remplir chaque rôle : un homme est chargé d’attraper les rats, un autre de nettoyer les cheminées. Qu’il y ait donc quelqu’un pour chasser les démons n’a pas étonné la reine, mais savoir que c’était à elle de tenir se rôle fut une réelle surprise ! Victoria est couronnée, elle reçoit l’orbe, le sceptre et un arsenal sanglants d’armes magiques. L’Angleterre est en passe de devenir la plus grande puissance de tous les temps, et pour y parvenir, il va falloir s’occuper de quelques démons au passage. Rempli d’entrailles fraîches, de décapitations et de démons monstrueux, ce roman est un portrait qui met sous un nouveau jour la vie d’une femme remarquable, une monarque légendaire et probablement la plus grande chasseuse de démons que le monde ait jamais vu.


Avis de Chani

Des zombies, des démons et des loups garous, une reine combattante face au Mal, le tout à l’ère victorienne, voilà le programme de cette uchronie jubilatoire.

Alors que Lord Quimbly s’apprêtait à prendre du bon temps en compagnie de jeunes femmes de petite vertu, les morts-vivants sur lesquels il faisait des expériences le devancent et les dévorent. La même nuit, des rats à deux têtes agressent des humains, et surtout le roi meurt. La jeune Victoria va donc accéder au trône, non sans angoisse.
Quel rapport entre tous ces évènements ? C’est ce que nous allons découvrir au fil de « Victoria, reine et tueuse de démon », un roman mêlant habilement Histoire, horreur, humour et action.
Des alcôves de Buckingham Palace aux quartiers pauvres de Londres, A. E. Moorat brosse un tableau imagé de la ville à la fin du 19è siècle pour mieux immerger le lecteur dans cette époque où la souffrance des plus pauvres côtoie l’insouciance des nobles. Et il y ajoute une dose de surnaturel qui s’intègre parfaitement à l’ensemble pour un rendu très réussi.
Les personnages sont fouillés et attachants, avec une mention spéciale pour Quimbly, ce noble décadent, amateur d’orgies et réanimateur de zombies, affublé d’un serviteur non-mort mais dévoué, à l’humour particulier.
À noter que certaines scènes sont quand même très gores (notamment la dernière), mais toujours avec cette pointe d’humour complètement décalé qui m’a séduite, d’autant que l’auteur réussit tout du long à ne pas verser dans le ridicule.

« Victoria, reine et tueuse de démons » est un excellent moment de lecture à dévorer de toute urgence.

Le Virus Morningstar, Tome 1 : Le Fléau des Morts


Le Virus Morningstar
Tome 1 : Le Fléau des Morts

de Z. A. Recht

Éditions Eclipse
Collection Horreur

Sortie le 26 Novembre 2010
Format Broché / 350 pages / Prix 15 €


Présentation de l'éditeur


C’est le commencement de la fin avec l’apparition d’une nouvelle épidémie virale : le virus Morningstar. Les personnes infectées sont sujettes à des délires, des fièvres, des comportements violents… et un taux de mortalité de cent pour cent. Mais la fin n’est que le commencement : les victimes reviennent d’entre les morts pour arpenter le monde des vivants.

Quand une opération militaire de grande envergure échoue à contenir le fléau des morts, ce dernier se transforme en pandémie. Désormais, une seule loi naturelle régit le paysage mondial : vivre ou mourir, tuer ou être tué.

D’un côté de la planète, à des milliers de kilomètres de chez lui, un général endurci passe en revue le restant de ses troupes: une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat effronté et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Tandis qu’aux États-Unis, un lieutenant-colonel découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public…

Avis de Chani

Un virus apparaît en Afrique, et très vite c’est l’épidémie. Si un retour du cannibalisme en en premier lieu envisagé à la vue des traces de morsures sur les victimes, très vite la piste des morts-vivants fait surface, grâce à la pugnacité d’une scientifique, Anna Demilio. Mais le virus Mornigstar n’engendre pas des zombies classiques. En premier lieu, les porteurs infectés sont toujours vivants, rapides et hargneux, prompts à planter leurs dents dans la chair de leurs semblables pour faire de nouvelles victimes. Si toutefois ils viennent à être abattus, ils se relèvent, et deviennent les zombies lents et titubants que notre imaginaire connaît bien.

Militaires dépassés, scientifiques muselés, population désinformée, services secrets prêts à tout (et même au pire) pour étouffer l’affaire, mais aussi scènes de panique parmi les civils causant davantage de morts que le virus lui-même, on retrouve les ingrédients de tout bon zombie-book.

Malgré tout, l’ensemble manque d’originalité, les personnages ne m’ont pas accrochée, et je suis un peu restée en dehors de l’histoire tout du long. Non que ce livre soit mauvais, loin de là. C’est juste que j’en ai lu de bien meilleurs…

Le Chaperon Rouge


Le Chaperon Rouge

de Sarah Blakley-Cartwright


Editions Albin Michel

Sortie le 14 avril 2011
Grand Format / Prix 15,95€


Présentation éditeur

Le village de Daggerhorn semble sommeiller au creux de la vallée. Depuis des générations, le Loup qui menace sa tranquillité est tenu à l’écart grâce à un sacrifice mensuel. Mais aujourd’hui, plus personne n’est à l’abri. Et la peur rôde…
Depuis la mort de sa sœur, la plus douce des jeunes filles, Valérie est inconsolable. Henry, le superbe fils du forgeron, tente de gagner ses faveurs, mais le cœur indompté de la belle bat pour un autre garçon : Peter, le bûcheron exclu du groupe, qui lui offre des escapades palpitantes loin du cocon familial.
Un beau jour, un chasseur de loups de passage dans la région fait une terrible révélation qui provoque la stupeur des villageois : la Bête qui les terrorise depuis des années vit parmi eux. Tout le monde devient suspect. Bientôt, on comprend que seule Valérie peut entendre la voix du Loup. Et celui-ci exige qu’elle le rejoigne avant que le sang coule… et que tous ceux qu’elle aime disparaissent.

Croire en la légende
Prendre garde au loup



Avis de Chani

À Daggerhorn, on vit au rythme du Loup. Les maisons sont sur pilotis, et chacun en relève l’échelle le soir venu. À chaque lune, on sacrifie une chèvre pour contenter la Bête, et on tremble en espérant que ça suffise. Valérie, alors petite fille de 7 ans, va être marquée par le sacrifice de sa chèvre quand le tour de sa famille sera venu. En marge des autres, plus hardie et révoltée, nous allons la retrouver une dizaine d’année plus tard, assistant à sa première moisson.
C’est à cette occasion que le Loup fera une nouvelle victime, humaine cette fois, la première depuis des années.
Dès lors la peur va se répandre dans le village, et les habitants vont faire venir le père Salomon, un tueur de loup-garou renommé, afin de se débarrasser de la Bête une fois pour toute. Quand le mercenaire leur apprend que le Loup ne peut être que l’un d’eux, la suspicion va entrer en jeu, et l’ambiance du village va être de plus en plus pesante, chacun voyant un Loup potentiel en son voisin.

Après un démarrage assez lent, qui a surtout vocation à installer les personnages et l’ambiance, la deuxième partie est plus rythmée et intéressante. L’arrivée du père Salomon marque le changement, et l’évolution de son personnage emporte avec lui l’évolution du mode de pensée de tout le village, les entrainant dans la soif du sang et la vengeance. À se demander qui est le plus sanguinaire, le Loup ou l’homme…
Par opposition, Valérie reste un personnage stable, en quête de vérité, qui va rester fidèle à elle-même quitte à se mettre en danger. Mais sa détermination, conjuguée à son lien particulier avec le Loup, vont l’amener à découvrir la vérité.

Le récit est bien mené, Daggerhorn semble tout droit sorti du film « le village » de Shyamalan, avec cette même ambiance oppressante. La chasse au Loup s’organise, tout le monde est potentiellement suspect, et face à la peur, les villageois sont prêts à tout pour en finir, même au pire…
Les personnages sont intéressants, surtout Salomon qui m’a beaucoup plu dans son rôle de sage traqueur qui bascule peu à peu en psychopathe.
La lecture est agréable, le conte revisité est plaisant. Le livre en lui-même est très joli, avec sa couverture toute douce et ses chapitres joliment illustrés.
La fin peut nous laisser sur notre faim, mais il existe un chapitre bonus disponible sur le site de l’éditeur, ici http://www.michel-lafon.fr/medias/pdf/livre/Le_Chaperon_Rouge.pdf (ce n’est pas pratique si vous êtes dans le train, je vous l’accorde volontiers).

J’ai maintenant bien envie d’aller au cinéma en voir l’adaptation…