Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

vendredi 30 décembre 2011

Comment sauver un vampire amoureux


Comment sauver un vampire amoureux
de Beth Fantaskey

Éditions Le Masque

Sortie le 23 novembre 2011
Format broché / 320 pages / 17,30 €


Présentation de l'éditeur :


La découverte de son appartenance à une famille de vampires avait laissé Jessica Packwood un peu ébranlée l’an dernier. Et ce n’était que le début. À présent mariée au prince Lucius Vladescu, elle doit s’imposer en tant que souveraine devant une famille de vampires aux dents longues qui ne demandent qu’à l’écarter du trône. Autant dire que sa complète ignorance de la langue roumaine, des us et coutumes de la cour vampire et la terreur que lui inspire sa belle-famille ne l’aident pas. Quand on retrouve le corps d’un des Anciens, assassiné avec le pieu de Lucius, tout accuse le prince-vampire. Emprisonné dans le château, affaibli par le manque de sang, il dépérit peu à peu, laissant Jessica seule face à son destin. Bien décidé à sauver son mari, elle demande l’aide de ses seuls alliés : sa meilleure amie Mindy, venue des États-Unis, et le cousin de Lucius, Raniero Lovatu. Mais a-t-elle raison de leur accorder sa confiance ? Quels secrets cachent-ils ? Alors qu’elle est sur le point de perdre tout ce qui lui est cher, Jessica doit trouver un moyen de vaincre ses opposants et de s’affirmer en tant que souveraine. Imprégnée de romance, de mystère et de danger, la suite de Comment se débarrasser d’un vampire amoureux est la preuve que certaines princesses doivent mériter leur happy end avec un pieu bien aiguisé.


Avis de Scende


Alors que Jessica Packwood tente en vain d’assurer son rôle de princesse auprès de son mari, elle apprend une terrible nouvelle. L’un des Aïeuls, Claudius Vladescu, est retrouvé assassiné. Afin d’affermir son autorité pour le moment inexistante auprès de ses ainés et selon son rôle de princesse, Jessica propose de soumettre les pieux de chacun à un contrôle minutieux. Or en examinant celui de Lucius, on constate alors qu'il est imbibé du sang de la victime. Étant la plus haute autorité après son mari, la jeune femme n’a pas d’autre choix que de le condamner. Elle va dès lors tout faire pour le sortir de cette situation…

Jessica, l’adolescente américaine, va montrer dans ce second opus, qu’elle est digne de régner au côté de Lucius. Élevée dans la douceur et la bonté, il est difficile pour elle de se faire aux coutumes des vampires roumains. Mise en avant, sans son mari pour la guider, elle devra assumer son rôle et se montrer forte pour deux. Son personnage évolue de manière étonnante dans cet opus et si l’on a envie, durant les premières pages, de la secouer pour qu’elle prenne enfin les choses en main, on est vite satisfait de la tournure que prennent les choses puisque Jessica remplit son rôle avec beaucoup de sérieux.

Le style du roman est toujours très agréable et on apprécie pleinement les différents points de vue (Antanasia, Mindy…) qui donnent une dimension autre au récit, et peut-être plus de profondeur. Les personnages secondaires — tels que Mindy ou Raniero — sont particulièrement bien développés et apportent à l’histoire une touche importante. Un petit spin-off sur les deux personnages précédemment cités serait même le bienvenu.

Enfin, si l’histoire elle-même ne présente pas un thème complexe, il est tout de même bien exploité et l’auteur sait, comme toujours, nous captiver.

Quelques scènes touchantes, quelques scènes d’action, un style agréable et des personnages bien construits et aux caractères affermis, font de ce livre une réussite !


Winterheim La trilogie de Fabrice Colin

Winterheim
La trilogie
de Fabrice Colin


Editions Pygmalion
Collection Fantasy

Sortie le 19 octobre 2011
Format Broché / Prix 22,90€




Quatrième de couverture :

Il y a bien longtemps, les Faeders et les Dragons ont décidé de ne plus s’immiscer dans les affaires des mortels. Retirés loin de Midgard, ils ont cependant confié à la Dame des Songes et à ses trois demi-sœurs les Ténèbres la tâche de veiller sur les humains. Aujourd’hui, dans le royaume de Walroek, le jeune forestier Janes Oelsen, dont les parents n’ont jamais pu comprendre le caractère rêveur et la juvénile impétuosité, entre en possession, à la suite d’un pari, d’une mystérieuse carte. Accompagné de sa fidèle chouette Flocon, il part pour le château maudit de Nartchreck où, à en croire les légendes, repose un fabuleux trésor...


Avis de Chani :

Il s’agit ici de l’ensemble de la trilogie fantasy de Fabrice Colin, réunie dans une nouvelle édition par Pygmalion Fantasy, et mise en valeur par la magnifique illustration de couverture signée Vincent Madras.

Un jeune garçon, Janes Oelsen, une quête, des Dieux sur le déclin, des dragons, une guerre, un trésor… fans de fantasy, Winterheim est pour vous.
Si l’auteur lui-même demande au lecteur une certaine indulgence au lecteur face à cette œuvre de jeunesse, j’ai été pour ma part totalement conquise par cette fantasy un peu old-school teintée de la magie que Fabrice Colin sait insuffler à ses histoires.

Tout d’abord, le fait d’avoir transposé une trame somme toute classique dans la mythologie nordique apporte l’originalité qui aurait pu manquer. Même si l’histoire est essentiellement centrée sur Janes, l’aura des divinités est omniprésente.
Le récit en lui-même, même s’il est bien équilibré et cohérent, souffre parfois de quelques longueurs, particulièrement dans le deuxième tome, surtout en comparaison du dernier livre qui se dévore d’une traite, et de la fin qui finalement arrive trop vite, alors que j’aurai aimé continuer à tourner les pages encore et encore.
Seule la touche de romance du livre ne m’a pas convaincue, mais c’est sans doute mon côté cœur de pierre qui ne m’a pas permis de l’apprécier pleinement.
Les personnages sont quant à eux attachants, Janes est un concentré de bons sentiments et de courage, et met immédiatement le lecteur dans sa poche. Wultan fait partie de ces méchants que l’on prend plaisir à détester, parfait dans sa cruauté, bien qu’ambigu.

L’écriture de Fabrice Colin, même s’il n’est pas au sommet de son art, est envoutante et magique, empreinte de poésie ou abrupte quand il le faut, mais toujours au service de ce qu’il nous conte.

Œuvre de jeunesse ou pas, Winterheim est un délice, à lire absolument par tous ceux qui aiment la fantasy. Même le livre refermé, je suis encore sous le charme de cet univers recouvert de glace…

mardi 20 décembre 2011

Le journal intime de Georgia Nicolson, Tome 5 : Syndrome allumage taille cosmos de Louise Rennison

Le journal intime de Georgia Nicolson
Tome 5 : Syndrome allumage taille cosmos

de Louise Rennison

Éditions Gallimard Jeunesse

Sortie le 27 octobre 2011
Poche / 368 pages / 6 €


Présentation de l'éditeur :

Georgia a-t-elle perdu son légendaire sex-appeal pour que Dave la Marrade s'entiche d'une rouquine et que le voisin Oscar, du haut de ses douze ans, lui fasse des avances ? Au secours ! Heureusement, Georgia déniche un trésor : une bible ès garçons, qui pourrait lui être bien utile pour séduire un Transalpin crousti-fondant. La suite du journal de Georgia : toujours aussi tonique, mordant et drôle !


L'avis de Scende


Les aventures de Georgia Nicolson continuent de plus belle avec ce cinquième opus ! Un tome tout aussi hilarant que les précédents ! La vie est difficile pour la jeune fille : son copain est parti en Nouvelle Zélande (le pays du kiwi en folie) et la vie dans sa famille n’est pas au mieux : ses parents lui font honte, sa petite sœur Libye est folle et les garçons — son principal sujet de préoccupation — sont de plus en plus bizarres. Heureusement que ses copines sont là, ainsi que le beau Massimo, un « Transalpin Crousti-fondant » (entendez par là un italien) qui fait battre son petit cœur à la folie !
Mais la course n’est pas gagnée, et Georgia n’est plus dans le Syndrome allumage taille unique de Robbie (parti pour le pays du kiwi en folie) mais elle approche sûrement du syndrome allumage taille cosmos !

Une Bridget Jones plongée dans l’âge ado nous attend encore ici. La jeune fille est toujours aussi détonante avec ses manies et son vocabulaire pour le moins surprenant ! Toujours en désaccord avec sa famille qu’elle juge complètement déjantée, Georgia se réfugie dans son journal qu’elle tient heure par heure (voire même quart d’heure par quart d’heure !), pour relater les moindres faits de ses journées. Avec une préférence pour les garçons, elle n’hésite pas à nous livrer maints détails sur sa vie amoureuse !

Le style de l’auteur est toujours aussi hilarant, et c’est en terrain familier que l’on se replonge dans les aventures de Georgia. Un petit plus pour la couverture de cette édition qui est bien jolie !

Une suite toute en humour et vocabulaire décalés !

lundi 19 décembre 2011

Le manuscrit de Grenade


Le manuscrit de Grenade
de Marianne Leconte


Editions Pygmalion 

Sortie le 12 février 2011 
Grand format / 20,90 €


Présentation de l'éditeur :

1491, Andalousie. Sous le règne implacable des rois catholiques d'Espagne, une femme accusée de sorcellerie est condamnée au bûcher. Elle laisse à sa fille, Myrin, une prophétie énigmatique et une pierre de lune aux étranges pouvoirs. Traquée par le Grand Inquisiteur Jimenez, Myrin, accompagnée de Pedro et Isabelle, se lance sur les routes d'une Espagne ensanglantée par la Reconquista.

Avis d'Asmodée

Le manuscrit de Grenade est un roman qui dépayse. En recourant à l'uchronie, son auteure immisce des notions surnaturelles et des pouvoirs magiques dans un monde calqué sur le notre, donc censé être rationnel. L'histoire prend pour toile de fond l'Andalousie et l'Espagne en une période où les rois Catholiques tentent de reprendre la ville de Grenade, enclave appartenant toujours au royaume musulman. On perçoit clairement que Marianne Leconte a fourni un important travail de documentation pour immerger le lecteur au sein de son récit, pour l'inviter à un voyage.

Un voyage, ou plutôt un périple qui voit des personnages marginaux tentaient de rejoindre saufs la cité de Grenade, dernier bastion qui peut leur apporter protection. Leur quête est motivée par une antique prophétie et l'appât d'un mystérieux trésor qui se trouverait encore dissimulé dans la ville gouvernée par les sultans Maures. Les héroïnes telles que la guérisseuse juive Myrin ou Yasmin, la jeune princesse mauresque en fuite, possèdent des pouvoirs. Elles sont des Douées, des élues pourvues de capacités extraordinaires dont elles usent pour se sortir de mauvais pas. On retrouve également Isabeau, une jeune héritière androgyne qui refuse de se laisser enfermer dans un couvent. Sans oublier Pedro, un maure converti depuis son plus jeune âge au catholicisme qui officie en tant que maître d'arme. À ce groupe de personnages cosmopolites, viendront se joindre par la suite Manuel, un espion à la solde de la reine Catherine de Castille qui fait le siège de Grenade. 

En cours d'aventure, des liens sentimentaux naissent entre les différents protagonistes. Pedro se sent irrémédiablement attiré par Myrin malgré leur différence d'âge et de culture, tandis que Manuel est troublé par la proximité d'Isabeau, déguisée alors en jeune garçon. Cependant, il faut bien reconnaître que si les portraits des personnages sont bien brossés, ces derniers ne réservent pas beaucoup de surprises. Beaucoup d'évènements surviennent en cours de roman, les rebondissements ne manquent pas. Pourtant, il se dégage de l'ensemble une certaine platitude. Comme si l'aventure du groupe de fugitifs recherché par la Sainte Inquisition ne parvenait jamais vraiment à prendre son envol.

Le manuscrit de Grenade est une œuvre bien écrite, qui a fait l'objet d'un réel travail d'investigation. Le contexte historique se trouve ainsi enrichi d'un foisonnement de détails. Les thèmes du choc des cultures et du fanatisme religieux y sont abordés avec beaucoup de finesse. Cependant, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, ni au motif de leur quête. Peut-être parce qu'il manque un je-ne-sais-quoi d'épique à la romance et aux enjeux présents dans le roman. Mais ceux qui s'intéressent à la période de la Reconquista, saupoudrée de magie, y trouveront une lecture susceptible d'éveiller leur intérêt.

Le Club des Débauchés, Tome 1 : La chasse au Duc

Le Club des Débauchés
Tome 1 : La chasse au Duc
de Julia London

Edition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Sortie le 4 novembre 2008


Présentation de l'éditeur :

"Fais un mariage de raison, ma fille. C'est la clé du bonheur ", affirmait la mère d'Ava Fairchild. Depuis qu'elle est orpheline, celle-ci se sent bien seule et perdue, mais elle n'a pas oublié les conseils maternels. Aussi, quand elle se retrouve sans un sou par la faute d'un beau-père indélicat, elle décide sans l'ombre d'une hésitation de suivre le conseil avisé de sa mère : épouser un beau parti. Peu importe qui, du moment que le monsieur est riche et titré. Et autant viser le plus haut possible, n'est-ce pas ? C'est ainsi que son attention se porte sur le célébrissime marquis de Middleton, futur duc de Redford. De surcroît, il est beau, casse-cou, plein de charme. Il ne reste qu'à le harponner. Ava est confiante, elle a pensé à tout... sauf à l'amour !


Avis de Biscotte

J’ai passé un bon moment, très bon même, avec ce roman, mais à aucun moment je ne me suis dit : « Non il ne faut pas que je lâche ce livre, je veux savoir la suite tout de suite immédiatement ! ». Mais heureusement pour nous ce n’est pas ce critère qui fait qu’un livre est bien ou non.

Ava est une jeune fille qui vient de perdre sa mère et son beau-père est parti (avec tout l’argent) rejoindre sa maîtresse en France. Jared est très riche et est en plus un futur duc, qui aime les femmes et ne s’en cache pas. Par un arrangement commun ils se marient. Le duc quand à lui est contre ce mariage et ne veux qu’un héritier.

J’ai trouvé ce livre trop prévisible. Chaque action, chaque scène et même chaque dialogue est évident. Les descriptions sont rares pour les personnages, mais pour les lieux c’est plus qu’il n’en faut. Les personnages sont intéressants mais manquent peut-être un peu de profondeur ou de travail (je dis ça peut-être parce qu’ils ressemblaient plus à des mannequins de vitrines de magasins sans visages ). Ava était un personnage très mature et adulte et est devenue telle une ado en manque d’amour après sa nuit de noces. Et puis le conflit intérieur de Jared… Je ne sais pas, mais j’ai trouvé ça de trop. Encore aurait-il des problèmes quant à la manière de se comporter avec sa femme, je ne dis pas, mais des problèmes à comprendre qu’il l’aime… Car oui, ce n’est que ça.

Sinon j’ai passé un bon moment. Une bonne histoire d’amour du genre qui ne nécessite pas d’intenses réflexions. Et finalement des fois ça fait du bien. Je lirai la suite sans doute car Phoebe (et son trafic de robe) et Greta sont des personnages vraiment sous exploités et trop intéressants pour passer à côté. 

 Cet avis compte pour le Challenge Romance, Charmes & Sortilèges

vendredi 16 décembre 2011

Apocalypsis,Tome 1 - Cavalier Blanc : Alice

Apocalypsis,
Tome 1 Cavalier Blanc : Alice
de Eli Esseriam

Éditions Nouvel Angle 
Collection Matagot  

Sortie le 6 octobre 2011 
Format Broché / 238 pages / 14,90 €


Présentation de l'éditeur 
 
La fin du monde est proche. Ils sont quatre jeunes de 17 ans : Alice, Edo, Maximilian et Elias. Ils sont les Cavaliers de l'Apocalypse. Ils n'épargneront que 144 000 âmes. En ferez-vous partie ? "Cela doit être très reposant, parfois, d'être une personne lambda, destituée de toute responsabilité, lovée dans l'ignorance de tout ce qui se joue dans des sphères plus élevées. Pour la première fois, je les regarde avec une sorte de jalousie contenue. La fin du monde, pour eux, se définit par une mauvaise note en latin, déchirer son pantalon au niveau des fesses ou se faire larguer devant tout le monde dans la cour du lycée" - Alice Naulin, Cavalier Blanc.  

Apocalypsis est une série en cinq tomes. Chacun des quatre premiers livres est rédigé à la première personne, et présente l’un des personnages. Le tome 5 est consacré à leur rencontre, et à l’apocalypse.

Avis de Kamana
 
Ce premier tome de la série de Eli Esseriam est étonnant. Voici un roman jeunesse qui vient bousculer le courant littéraire actuel. Marre des récits où l’héroïne niaise, tombe irrémédiablement amoureuse et garde son statut de cruche pendant plusieurs tomes ? Ouvrez ce livre ! Incisif, humour (noir) décapant, voire dérangeant. Voici Alice Naulin, Cavalier Blanc de l’Apocalypse qui s’ignore, surdouée, misanthrope, indifférente à tout et tous, qui va vous ébranler.

Dès les premières pages, le ton est donné. À coup de phrases acerbes mais justement fondées, Alice nous décrit sa personnalité hors-normes. Enfant adoptée, ayant eu une enfance dite normale, elle ne peut dire qu’elle soit heureuse. Alice ne ressent rien. L’amour, l’amitié, les autres sentiments ne sont que des notions qui l’effleurent. Les seuls pour qui elle aurait un tant soit peu d’affection sont ses parents, quoique là encore, tout est réfléchi, calculé, mesuré, rien n’est instinctif comme un câlin, un baiser. Le monde d’Alice est régi par la logique, le pragmatisme. Mais tout va basculer quand Il va lui parler pour la première fois. Cette voix qu’elle entend est Son créateur. Il est à l’origine de toute chose et Il a décidé que le monde est arrivé à son terme. Il a éveillé les quatre cavaliers pour que leur destinée s’accomplisse.

Une histoire qui commence dans l’humour se transforme rapidement en un enchaînement d’évènements sombres, glauques, où les conséquences des actes d’Alice seront parfois monstrueuses et cruelles. Tel est son destin. Souffrir pour apprendre à contrôler le pouvoir qu’Il lui a offert. Et quel pouvoir…

Cet opus n’est donc consacré qu’à l’un des cavaliers. Arrivés à la moitié du roman, on peut se demander s’il était nécessaire d’écrire tout un livre sur un seul personnage. Quelques pages plus loin, la question ne se pose plus. L’auteure accélère le rythme, étoffe le suspense, et force est de reconnaître qu’à la fin, nous comprenons ce choix. C’était nécessaire. Tout comme ce qui arrivera à Alice l’est pour la tâche qui l’attend.

Avec une écriture aussi incisive que son personnage, riche, prenante, bourrée de références historiques, Eli Esseriam nous tient en haleine tout le long. Voici une auteure de talent qui emploie le verbe habilement. Une seule chose nous chagrine… La suite, maintenant ! Heureusement, les prochains tomes sur les trois autres cavaliers arrivent chez nos libraires courant 2012.

C’est noir, c’est cruel, c’est follement drôle et souvent, très souvent, c’est si vrai qu’on en vient à envier la personnalité d’Alice, à vouloir parfois lui ressembler. Vous voulez rire et souffrir, venez découvrir Alice, Cavalier Blanc de l’Apocalypse.

18 Lunes de Kami Garcia & Margaret Stohl




18 Lunes
de Kami Garcia & Margaret Stohl

Éditions Hachette Jeunesse
Collection Black Moon

Sortie le 19 octobre 2011
Format broché / 576 pages / Prix 18 €



Présentation de l'éditeur :



Entourés de Link, l'Incube nouveau venu, et de Ridley, la Sirène déchue, Ethan et Lena vont vivre une nouvelle année de rêves et de cauchemars. Entre malédiction et trahisons, le choix de l'amour est-il encore possible ?


Biographie des auteures :

Margaret Stohl écrit depuis l'âge de quinze ans. C'est son passage à Amherst et à Yale qui l'a fait tomber amoureuse de la littérature américaine. A Stanford, elle a obtenu un MA en littérature anglaise, puis a étudié l'écriture à l'Université d'East Anglia, à Norwich, sous l'égide du poète George McBeth. Comme Kami Garcia, elle vit aujourd'hui à Los Angeles.

Originaire du Sud des États-Unis, Kami Garcia est professeur et lectrice. Titulaire d'un MA en pédagogie, elle a étudié à la George Washington University. Elle dirige des groupes de lecture pour les enfants et les adolescents et vit aujourd'hui à Los Angeles, avec sa famille.


Avis de Scende

L’été est passé et la dix-septième lune également. Les changements opérés à la fin du tome précédent se répercutent de manière importante sur la vie des habitants de Gatlin. Tels les signes annonciateurs de la fin des temps, la chaleur intenable et l’invasion de criquets dévastant chaque espace vert, ne sont que les prémices de malheurs encore plus grands qui frapperont la petite ville de plein fouet : les Ires, les séismes, les incendies, et parmi eux, Abraham Ravenwood et Sarafine Duchannes.

L’Appel de Lena a cassé l’Ordre des Choses et il est maintenant du devoir d’un élu d’en créer un nouveau. Les Airs Occultes s’adressent encore à Ethan dans le but de le prévenir que de grands desseins, bons ou mauvais, vont œuvrer au changement du monde. Mortels et Enchanteurs devront s’allier pour survivre et combattre ces forces obscures qui bouleversent leur quotidien.


Une trame qui se densifie encore dans ce troisième opus, pour resserrer autour du lecteur les tentacules d’une intrigue dont bien des aspects sont encore mystérieux. Les auteurs savent nous conduire à travers le roman, nous promettant tendresse, suspense et action tout au long des pages.
Leur style est toujours aussi fabuleux et nous invite à continuer chapitre après chapitre une lecture que l’on ne peut lâcher !

La complexité des personnages — comme de l’intrigue — augmente encore, et les changements intervenus sur certains dans le roman précédent trouveront leur utilité dans celui-ci. Macon, Lena ou encore Ethan sauront faire usage de leurs dons pour conduire les leurs vers un avenir plus radieux. Quelques touches d’humour sont disséminées ici et là, notamment grâce aux personnages de Link (aussi surnommé Linkube, de part ses nouveaux gènes) et Ridley qui tentent de s’adapter à leurs nouveaux statuts.
Ethan se voit changer peu à peu et cela l’inquiète fortement. Toutefois, les auteurs ne laissent rien au hasard et chaque aspect du livre saura nous conduire vers un autre, encore plus mystérieux. Ici, chaque individu est touché de manière directe par l’histoire, que ce soit les personnages principaux, ou les personnages secondaires tels que Olivia, Macon, Marian ou encore Amma.
De nouvelles entités font également leur entrée dans cet opus et nous en sauront certainement bien plus sur leur rôle final dans 19 Lunes — le dernier tome de cette quadrilogie.

Si ce livre commence de manière un peu lente, il rattrape ce point par une action intense qui plonge le lecteur dans le roman et l’invite à suivre les aventures de Léna et Ethan comme s’il était à leurs côtés. Pas d’ennui de la première page à la dernière page… et même au dernier mot ! Une fin détonante qui nous invite à attendre avec une impatience insoutenable la sortie de 19 Lunes.

Pour les amateurs de VO, vous pouvez également découvrir le spin off de la série, consacré à Link !



Extrait à lire en ligne (merci Isa) : http://www.lecture-academy.com/saga-16-lunes-tome-3-18-lunes/extrait/9285


mardi 13 décembre 2011

Le parallèle Vertov


Le Parallèle Vertov
de Frédéric Delmeulle

Éditions Le Livre de Poche
Collection Science-Fiction

Sortie le 12 octobre 2011
Format poche / 475 pages / 7.50€


Présentation de l'éditeur :

Child Kachoudas s'ennuie. Son oncle lui confie une mission : visionner les archives de l'enterrement d'Edouard VII en 1910, observer la foule endeuillée et le contacter ensuite. Les images en noir et blanc défilent sous ses yeux quand un homme lance à la caméra un coup d'oeil entendu. Cet homme est son oncle, José-Luis de Almédia ! Né bien après 1910.
Le vieux savant misanthrope a transformé un sous-marin nucléaire soviétique, le Vertov, en machine à voyager dans le temps.
Embarquement immédiat pour Sélinonte en 117 après J.-C. Mais la balade temporelle tourne au fiasco : en grippant l'Histoire, n'ont-ils pas défait le monde ?


L'avis d'Heclea :

Pour qui aime les paradoxes et les sauts dans le temps et dans l’espace, ce livre est un véritable plaisir. Commençant simplement, nous présentant des personnages à divers époques, des crimes irrésolus, un genre d’enquête journalistique, le début peut paraître assez obscur et assez éloigné du genre ; puis tout bascule et le régal commence.

L’auteur prend son temps, nous donne des détails a priori insignifiants, nous balade en différents lieux, en différentes époques dans un voyage apparemment sans raisons, au risque de perdre son lecteur, lui laissant le temps de s’interroger, d’essayer de recoller les morceaux pour au final se laisser porter par l’aventure.

On sent rapidement que l’auteur a réfléchi son sujet et qu’il prend plaisir à nous promener aux côtés de ses personnages. C’est par eux que les révélations arrivent, que les questions se posent, que les réponses se devinent. Ils sont tout à la fois nos yeux et nos oreilles, mémoires immédiates de ces évènements historiques, de ces découvertes, de ces situations parfois incongrues. Tous différents, chacun apporte sa pierre à l’édifice, par ses connaissances, par ses doutes ou par sa façon d’être tout simplement.

Difficile de deviner à l’avance où l’auteur veut nous emmener tellement il va loin, tellement la fin est inattendue et encore plus appréciable. En lisant ce roman, les limites sautent, l’impossible n’est plus et l’imagination prend son envol.

Il faut l’avouer, essayer de tout comprendre, essayer de visualiser les paradoxes, tenter d’imaginer si le battement d’ailes d’un papillon en Australie va déclencher un raz-de-marée aux États-Unis, se demander s’il est possible d’influer sur son futur en modifiant le passé a de quoi se faire des nœuds au cerveau ; mais quel plaisir de seulement envisager ces possibilités, de se dire que finalement on en est peut-être pas si loin !

Pour les fans du genre, Le parallèle Vertov remplit tout à fait le contrat et permet un voyage dans le temps, dans l’espace, mais aussi dans un peut-être futur incroyable. Pour les novices, l’expédition peut paraître un peu compliquée mais peut aussi donner très envie de découvrir plus avant le sujet.


dimanche 11 décembre 2011

Genius Squad


Genius Squad
de Catherine Jinks

Éditions Le Masque

Sortie le 14 septembre 2011
Format broché / 461 pages / 17,30 €


Présentation de l'éditeur :

Un an après son passage à l’Institut Axis, Cadel Piggott ne va pas tarder à découvrir que plusieurs génies valent souvent mieux qu’un seul !
Après avoir mis sous les verrous le menaçant Prosper English et abandonné ses activités de hacker surdoué, Cadel a du mal à rebondir. Il ignore qui il est vraiment, le lieu de sa naissance et le nom de son père ; il a atterri dans une famille d’accueil qui le surveille constamment.
Alors qu’un an plus tôt il s’efforçait de dominer le monde, il se retrouve maintenant coincé par l’heure du dîner ou les jours de lessive.
L’union fait-elle la force ? En rejoignant GENIUS SQUAD, un groupe de jeunes génies de sa trempe, Cadel est peut-être entré dans le seul système capable de défier son QI exceptionnel.

Avis de Chani 

Cadel a été placé en famille d’accueil après avoir échappé aux griffes de son père. Malgré l’attention que lui portent sa mère adoptive et Fiona, sa tutrice des services de la protection de l’enfance, le jeune surdoué s’ennuie et ne rêve que de pouvoir passer de nouveau ses journées devant un ordinateur.

Quand de soi-disant travailleurs sociaux vont lui proposer d’intégrer une structure spécialisée pour adolescent précoces, Cadel va sauter sur l’occasion et convaincre Fiona de l’y inscrire. La réalité est un peu plus complexe, et il va de nouveau se trouver confronté à son « père » et ses machinations.

Le récit commence lentement, le lecteur découvre d’abord la nouvelle vie du héros dans sa famille d’accueil, et ce n’est que lorsque Cadel intègre la Genius Squad que l’histoire démarre réellement et devient très prenante. 

Catherine Jinks propose un roman très rythmé, où les secrets sont enfin révélés, les complots démasqués, et l’identité de Cadel officialisée. L’intrigue est parfaitement déroulée, et les personnages attachants, même si certaines ficelles sont parfois un peu grosses.

Genius Squad étant un thriller sur fond de hacking, il y a tout un vocabulaire informatique qui peut dérouter le lecteur qui n’y connaît rien (comme moi). Même si cela n’est pas très gênant, je n’ai par exemple pas pu partager les émotions des personnages à certains moments vu que je n’ai pas bien compris ce qu’ils faisaient…

C’est vraiment le seul reproche que l’on puisse faire à ce livre qui, par ailleurs, est très bien construit et intelligent. Je suis certaine que les geeks et autres apprentis informaticiens seront totalement conquis.

Nightshade Tome 2 : L'enfer des loups


Nightshade
Tome 2 : L'enfer des loups
d'Andrea Cremer

Editions Gallimard

Sortie le 4 novembre 2011
Format Broché / Pages 400 / Prix 18€



Présentation de l'éditeur

En choisissant de sauver Shay, Calla a abandonnée sa meute aux mains des Gardiens. Une alliance avec les Chercheurs, les plus puissants ennemis des Protecteurs, semble la seule solution pour libérer les siens. Mais par le passé, de telles association se sont révélées dangereuses. Rongée par le remords, elle ne parvient pas à oublier Ren quand elle passe du temps avec Shay. Mais Ansel, blessé par Ethan, rejoint la forteresse des Gardiens et leur révèle la triste vérité sur le mal qui frappe la meute Nightshade.
Entre secrets et trahisons, Calla parviendra-t-elle a libérer ceux qu'elle a mis en danger par amour pour Shay ?

Biographie de l'auteur

Andrea Cremer, née en 1978, a passé son enfance à vagabonder dans les forêts du Wisconsin. Professeur d histoire, elle vit maintenant dans le Minnesota. Passionnée depuis toujours par l écriture, il lui aura fallu d être immobilisée prendant 12 semaines, après une chute de cheval, pour commencer la rédaction de son premier roman, Nightshade.

Avis de Paupolle:

Calla a abandonné sa meute pour sauver Shay et son amour naissant. Désormais en proie au malaise, au doute et à la culpabilité, elle doit collaborer avec ses anciens ennemis, les Chercheurs, pour pouvoir espérer sauver ceux qu’elle a laissés derrière elle et qui subissent la torture de ses anciens maitres, les Gardiens. Cette fuite avec Shay en valait-elle vraiment le coup ? Les Chercheurs se montreront-ils à la hauteur dans ce sauvetage chaotique ? Les Protecteurs sauront-ils lui pardonner ?

Autant de doutes qui assaillent notre alpha et la rendent un peu moins intéressante que dans le tome précédent. De part sa fonction dans la meute, elle est censée être forte, puissante et réfléchie mais nous montre un tout autre visage ici puisqu’elle arrive très rarement à faire des choix ou à prendre une décision seule. Loin d’être dominante, elle se place nettement en retrait de Shay ou bien encore des Chercheurs dont nous faisons plus amplement connaissance et qui enrichissent fortement l’histoire. Drôles, avec des caractères bien trempés, et des liens plus qu’intéressants et superbement bien travaillés, ils sont la clé de voute de ce second tome et compensent parfaitement la quasi-absence des meutes de jeunes loups qu’on avait pu apprécier dans le premier tome. Shay quant à lui perd un peu son côté mystérieux et effacé pour faire place à un personnage plus affirmé et attirant, presque à la hauteur de son rival Ren. Le combat de coqs entre les deux prétendants de Calla risque de devenir fort intéressant pour la suite !

La plume de l’auteur reste fluide et agréable à lire dans cette suite, mais on notera que la couverture est moins travaillée et on aurait apprécié le même effet "grimoire" de la tranche du livre que pour le premier tome. Une partie des questions laissées en suspens à la fin du premier tome trouve une réponse dans L’enfer des loups, mais uniquement pour en soulever une multitude d’autres qui, espérons le, seront mises en lumière dans le dernier tome de cette trilogie prévus pour le printemps 2012.

samedi 10 décembre 2011

Les vampires de Chicago, Tome 3 : Mordre n'est pas jouer de Chloe Neill



Les Vampires de Chicago
Tome 3: Mordre n'est pas jouer

de Chloe Neill

Éditions Milady

Sortie le 26 août 2011
Format poche / 480 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

Mon nouveau job : garde du corps d'un alpha, Gabriel Keene, l'organisateur d'une convention qui rassemble les quatre Meutes du continent, ici, à Chicago. Je suis censée le protéger et l'espionner pour le compte d'Ethan. Point positif : pour me préparer, ce dernier m'offre des entraînements plutôt chauds. Une fois sur le terrain, tout se complique. Quelqu'un cherche à tuer Gabriel. Métamorphe ou non, quand on me confie une mission, je fais tout pour la mener à bien. Et sur ce coup-là, je vais avoir besoin d'aide. Mais la tension monte entre les surnats...


Avis de Scende :

La vie de Merit n’était déjà pas des plus calmes, mais depuis quelques temps c’est encore pire qu’elle n’aurait pu l’imaginer : la Garde Rouge — une organisation secrète ayant pour but de surveiller le Présidium et les Maîtres afin d’éviter tout pouvoir abusif — la contacte, voulant la voir œuvrer pour leurs rangs. Mais prendre cette décision est difficile et la jeune vampire n’a pas beaucoup de temps pour y penser. Elle est également assignée à la sécurité du Meneur de la Meute des Grandes Plaine, Gabriel, sur qui pèse une terrible menace. En plus de cet aspect professionnel, Merit ne sait plus où donner de la tête entre sa meilleure amie Mallory, et Ethan, son maître, qui lui en fait voir de toutes les couleurs… Politique et sentiments feront-ils bon ménage dans cet opus qui nous tient en haleine ?

Mordre n’est pas jouer est sans conteste le meilleur roman parmi les trois premiers tomes déjà parus. Truffé d’action en tous genres (combats, entrainements, garde rapprochée de métamorphes), le livre se démarque nettement des autres par une histoire plus développée et plus complexe qui nous entraîne sur la voie de la politique surnaturelle… Un sujet bien difficile à aborder mais que l’auteur semble manier sans problème.

Les personnages sont toujours aussi attachants et ont des caractères bien trempés. Un petit plus pour le personnage de Jeff, le métamorphe développeur, qui loin d’être le gringalet que l’on croyait, nous surprend par une force et une maturité hors du commun. Le point négatif sera attribué à Morgan, l’ex de Merit, qui se trouve être sous l’influence directe de Celina, la vilaine vampire, et qui agit de manière puérile.
Ethan et Merit sont égaux à eux-mêmes, et jouent encore et toujours au jeu du chat et de la souris, même si leur relation prendra un tournant inattendu dans cet opus. La jeune vampire voit ses efforts récompensés puisque loin d’être uniquement douée pour le maniement du katana, elle se distingue par une approche du combat étonnante et un esprit stratège particulièrement utile.

Enfin, il est bon de savoir que ce roman est des plus agréables, bien meilleur que les précédents et son histoire se met bien en place. Le lecteur en apprend plus sur les communautés surnaturelles et les liens qui les unissent les unes aux autres. Un aspect sympathique. La dualité combat/sentiments est parfaitement dosée dans cet opus et bien abordée. Un livre est donc frais et agréable, plein d’humour, et il nous tient en haleine d’un bout à l’autre… !


jeudi 8 décembre 2011

Lost Divine



Lost Divine, Tome 2
de Bree Despain

Editions La Martinière Jeunesse
Collection J. Fiction

Sortie le 7 avril 2011
Format Broché / Pages 413 / Prix 14,90€





Présentation de l'éditeur

Délaissée par ses parents, partis à la recherche de Jude, son frère disparu, Grace Divine mène une lutte acharnée contre la malédiction qui pèse sur elle. Sous l'influence du loup-garou, elle change de personnalité de façon inquiétante. De son côté, Daniel, privé de ses pouvoirs, cache un étonnant secret qui doit l'éloigner de Grace. Retrouvez le trio de Dark Divine, Grace, Jude, Daniel, trois destinées marquées par le Bien, la Vengeance et l'Amour.


Avis de Scende


Avant de commencer à lire cette chronique, je tiens à vous avertir qu'elle contient des spoilers vis à vis du premier tome...

Grace, mordue par son frère Jude, est devenue un loup-garou la nuit où elle a sauvé son amour, Daniel, à la fin du premier tome. Dans cette suite, Grace se retrouve abandonnée par ses parents : sa mère se replie sur elle-même alors que son père passe son temps sur la route à la recherche de Jude.
Daniel prend donc en charge son entrainement, afin qu’elle puisse au mieux appréhender le loup qui vit maintenant en elle. Mais pour d’obscures raisons, le jeune homme s’éloigne d’elle brutalement. Grace, qui ne veut en aucun cas abandonner son frère, rencontre le loup-garou Talbot, alors qu’elle suivait une piste sensée la conduire à Jude. Le loup l’entraine alors lui-même en lieu et place de Daniel et la pousse à utiliser ses super pouvoirs pour tuer les démons qui peuplent la ville. Par cet entrainement intensif, Grace prend de la vitesse et de la force, mais succombe de plus en plus à son loup… Les intrigues se mettent en place dans ce nouvel opus et la bande des Rois de l’Ombre sillonne la ville en détruisant et volant tout sur son passage. Grace et Talbot pensent qu’ils ont un lien avec son frère et les prennent en chasse. Mais qui est le chasseur et qui est la proie, dans ce roman bien sombre ?

Lost Divine est la suite du fameux Dark Divine. Dans la lignée du premier, le roman se démarque ici par une héroïne qui prend les choses en mains. Elle prend son envol et développe ses pouvoirs sans l’aide de Daniel qui s’interroge sur la volonté de la jeune fille à sauver le monde et cesse donc de l’entrainer. Pour palier à ce manque, elle se tourne vers Talbot, un loup-garou séduisant qui va lui apprendre à maîtriser ses dons très rapidement. Cet opus bien plus sombre que le premier donnera du fil à retordre à notre héroïne qui ne saura plus différencier ses amis de ses ennemis, mais cela ne l’empêchera pas de mettre toute sa volonté et ses moyens dans la recherche de son frère. Ce dernier est présenté de manière différente que dans le premier opus : il est beaucoup plus énigmatique et étonnant.

Chaque personnage présent dans le tome un évolue ici de manière perceptible. Ils deviennent plus profonds, plus secrets et n’en sont que plus réels. Le style de l’auteur, s’il est identique à celui du premier tome, nous guide vers une histoire très sombre, et dans laquelle les joyeusetés n’ont pas leur place : entre les meurtres, les cambriolages, et les chasses aux démons, il est certain que chaque protagoniste à trop à faire pour penser à s’amuser. Cela ne gène en rien le lecteur puisque l’action nous guide de la première page à la dernière sans nous quitter. Pas de longueur pour cet opus, et beaucoup de nouveautés, une fin des plus surprenantes également, qui nous laisse avec une note d’impatience sur la langue. À quand la sortie du troisième opus en France ?


mercredi 7 décembre 2011

Les vampires de Chicago, Tome 2 : Petites morsures entre amis de Chloe Neill


Les Vampires de Chicago
Tome 2 : Petites Morsures Entre Amis

de Chloe Neill

Editions : Milady

Sortie le 8 juillet 2011
Format poche / 480 pages / Prix 7,10 €


Présentation de l'éditeur :

La cohabitation entre les humains et nous pourrait bien être rompue si on apprend l'existence des raves, ces orgies où les vampires regroupent les hommes pour s'offrir une beuverie. Bien que la plupart des vampires réprouvent ce comportement, un journaliste trouve là une occasion en or d'impressionner sa famille. C'est pourquoi mon Maître me demande de l aide pour faciliter l'échange entre humains et vampires. Mais quelqu'un ne voit pas ça d un bon il. Quelqu'un qui nourrit une vieille rancune...

Avis de Scende :

Merit a finalement choisi de s’installer à la Maison Cadogan pour plusieurs raisons. La première : elle ne supportait plus la cohabitation avec Mallory et Catcher dont les disputes incessantes et les ébats ne se limitaient plus à leur chambre. La seconde raison est qu’elle souhaitait s’investir au mieux dans son nouveau rôle de Sentinelle, et être ainsi plus présente pour son Maître et sa Maison. Toutefois la cohabitation s’avère difficile pour Merit qui n’arrive pas à se mêler aisément aux autres vampires. Différente d’eux, elle leur semble inaccessible de par sa relation avec Ethan, le Maître de Cadogan, et par son poste de Sentinelle. Ses anciennes fréquentations dans la haute société de la Ville des Vents vont l’amener à renouer avec sa famille dans le cadre de son travail. De mondanités en mondanités, pour le bien de l’enquête concernant les menaces adressées aux Brickenridge — les amis d’enfance de Merit — les deux vampires vont travailler ensemble et peu à peu se découvrir… ainsi que l’ampleur de la machination dont ils sont, finalement, les principales victimes. Le doute plane sur l’identité du coupable, introduisant de dangereuses tensions au sein de la communauté vampirique.

L’intrigue mise en place par l’auteur n’est pas simple, et elle nous fait passer par des chemins détournés afin de mieux nous surprendre sur les dernières pages. Un style simple et tout en douceur qui nous guide pas à pas vers un dénouement inévitable pour nos amis vampires. Les descriptions se font sans lourdeurs amenant le lecteur à s’imprégner des lieux et des évènements.

La vision des vampires, proposée par l’auteur, est finalement assez semblable à celle des humains. Les crocs et le sang ne sont que peu présents et malgré leur force surhumaine et leur agilité qui sont largement dispensées dans le récit, il serait sympathique de proposer un côté un peu plus surnaturelle aux personnages.

Dans cette optique, Ethan présente ce côté un peu froid que l’on attend de cette espèce, mais l’auteur l’amène à se dévoiler en de rares moments surprenant Merit de manière indéniable. De son côté, la vampire vit et voit encore à travers ses sentiments d’humaine, toutefois ce roman présente un large tournant dans sa vie vampirique ! Outre un changement radical, la jeune femme s’entraîne et développe son agilité et son esprit stratège. Loin d’assister passivement aux troubles de cette sombre période, elle y prend part, tentant de mener à bien sa tâche de Sentinelle.

Le roman présente une part de romantisme plus importante que dans le premier opus. Les mondanités sont un très bon atout pour cet aspect de la lecture, et poussent Ethan et Merit à se rapprocher sous prétexte d’enquêter. La relation entre la jeune vampire et Morgan évolue également de manière étonnante et Merit ne sait plus où donner de la tête.

Des rebondissements, une enquête complexe, des scènes romantiques et des baisers fougueux… Que demander de plus à ce livre qui s’inscrit pleinement dans l’urban fantasy ?

dimanche 4 décembre 2011

Sasmira, tome 2 : La fausse note

Sasmira, 
Tome 2 : La fausse note
de Laurent Vicomte & Claude Pelet

Editions Glénat

Sortie le 30 novembre 2011
                              

Présentation de l'éditeur :


Stan, jeune pianiste tourmenté, a fait une rencontre qui a changé sa vie : il a croisé dans la rue une veille femme qui connaissait son nom. Elle est morte dans ses bras, non sans avoir, auparavant, susurré un poème et laissé une bague ornée d'un scarabée ainsi qu'une antique photographie. Sur cette photo jaunie, parmi d'autres personnes, se trouve une femme magnétique qui attire Stan.Sans lui expliquer les détails, il demande l'aide de sa fiancée Bertille pour trouver qui est cette mystérieuse vieille femme. Trop heureuse de renouer le contact avec son évanescent ami, celle-ci le met sur la piste de la maison qui a servi de décor à la photo. C'est dans la cave de cette belle demeure abandonnée que l'impossible s'est produit : Stan et Bertille se sont retrouvés transportés au début du siècle, au moment où la photo a été prise… Ils sont accueillis par Prudence, une femme d'’âge mûr, et par Sasmira, qui n'est autre que la sublime jeune femme de la photo.Coincés au début du XXe siècle, Stan et Bertille tentent de s'habituer et de démêler les mystères dans lequels il ont été plongés… Mais surtout, Stan cherche à percer l'énigme de Sasmira, qui semble venue d'un autre âge par on ne sait quelle grâce...

Avis d'Asmodée

L'impression laissée par ce deuxième tome de Sasmira est mitigée. Un embarras dû autant au plaisir qu'à la déception d'avoir enfin entre les mains cet album attendu depuis des années. Cette suite inspire une appréciation en demi-teinte, et les raisons d'une telle perplexité tiennent sans doute au changement de dessinateur survenu en milieu d'album.

Car La fausse note est en réalité une bande-dessinée à quatre mains. Si la première partie signée Laurent Vicomte  présente une incontestable virtuosité graphique sur les décors, les personnages, les tenues féminines et la mise en scène… il en va tout autrement dans la deuxième partie à la charge de Claude Pelet. Il ne faut pas se méprendre, celui-ci à un style agréable qui permet une continuité de la trame de l'histoire. L'artiste fournit un travail de jolie facture, mais qui n'égale en rien le talent d'un Vicomte. Les crayons de Pelet ne possèdent pas cette sensualité innée ni la poésie à laquelle nous avait habitué son prédécesseur. 

L'intrigue se poursuit quant à elle, avec des dialogues et un scénario toujours signés par Vicomte. La trame de fond est en parfaite harmonie. On en apprend ainsi davantage sur la mystérieuse Sasmira ainsi que sur le personnage de Prudence, les conditions de leur rencontre par le passé… Un récit passionnant ancré dans la Belle Époque, riche en situations parfois cocasses et en rebondissements.

Sasmira : La fausse note se réclame BD de tous les contrastes : elle oscille entre le sublime et le "simplement" bien, le changement d'artistes en cours de création délimitant une véritable scission entre la première partie et la seconde. Ce deuxième album de la série Sasmira n'en reste pas moins une référence en matière de bande-dessinée francophone, même si sa lecture laisse un arrière-goût de déception.


vendredi 2 décembre 2011

Parutions Bragelonne Décembre 2011

Fantasy :

Les chroniques du magicien noir de Trudi CANAVAN ; illustration de Paolo BARBIERI

Tome 2 : La renégate

Editions Bragelonne

2 décembre 2011

Grand Format / 28

Présentation de l'éditeur

— Sachez que je ne vous blâme pas pour les agissements de votre père. Il serait ridicule de tenir un enfant responsable des fautes de ses parents.

— Je… Je me réjouis que vous pensiez ainsi.

— Et c’est bien normal, puisque, sans ça, vous seriez probablement mort.

Lorkin vit désormais au Sanctuaire, où il essaie de comprendre la société des Traîtresses et le fonctionnement de leur magie unique car il les soupçonne de nourrir de sombres ambitions. De son côté, Sonea continue de chercher le renégat Skellin. Mais l’influence de ce dernier s’étend bien plus loin qu’elle le craignait.

Au Sachaka, Dannyl a perdu le respect de l’élite locale et est préoccupé par l’arrivée du nouvel ambassadeur – un homme qu’il ne connaît que trop bien. Pendant ce temps, à l’université, deux novices s’apprêtent à rappeler à la Guilde que, parfois, l’ennemi le plus redoutable vient de l’intérieur…


Xanth, l’Intégrale 1 d’Anthony PIERS ; illustration de Marc SIMONETTI

Editions Bragelonne

2 décembre 2011

Grand Format / 25

Présentation de l'éditeur

Xanth est un monde enchanté où règne la magie, un monde peuplé de dragons, de fées, de basilics et d'autres créatures surnaturelles. Tout habitant y a un pouvoir unique, du plus puissant au plus futile. Selon la loi, ceux qui ne déclarent aucun don sont exilés en Vulgarie, là où la magie est inconnue...
Plongez dans l'incroyable univers de Xanth, un monde farfelu où aventure rime avec humour.
À lire sans modération !

Les Lames du Roi, l’Intégrale de Dave DUNCAN ; illustration de Didier GRAFFET

Editions Bragelonne

2 décembre 2011

Grand Format / 25

Présentation de l'éditeur

Il est un fort, sur la lande, où l’on envoie les enfants rebelles : le Hall de Fer.

Quand ils en sortent, bien des années plus tard, ils sont devenus les meilleurs épéistes du royaume. Un rituel magique les a assignés à la protection d’une égide : le roi lui-même ou une personnalité de son choix. Ils le serviront jusqu’à la mort au péril de leur vie, qu’ils le veuillent ou non.

Ils sont les Lames du roi.


Bit-lit :

Mercy Thompson d’Patricia BRIGGS ; illustration de Daniel DOS SANTOS

Tome 6 : La marque du fleuve

Editions Bragelonne

2 décembre 2011

Grand Format / 20

Présentation de l'éditeur

Avec toutes leurs responsabilités, Mercy et Adam n’ont pas une minute à eux. Alors quand ils parviennent enfin à prendre quelques jours de vacances dans ce charmant camping au bord de la Columbia, ils n’ont qu’une idée en tête : être au calme et ensemble.

Mais le repos est de courte durée pour les amoureux, car une menace rôde dans les eaux troubles du fleuve et Mercy est la seule à pouvoir la contrer.

Une mission qui pourrait bien jeter une lumière nouvelle sur les origines de la jeune femme…


Anita Blake : l’Intégrale Volume 1 (Tome 1 à 3) de Laurell K. HAMILTON ; illustration d’Anne-Claire PAYET


Editions Bragelonne

2 décembre 2011

Grand Format / 19.50

Présentation de l'éditeur

Son nom est Blake, Anita Blake. Les vampires, eux, l’appellent « l’Exécutrice ».

Sa spécialité c’est plutôt les zombies. Elle relève les morts pour une petite PME. Mais le boulot n’est pas très excitant. Alors elle occupe la majeure partie de son temps à sa plus vieille passion : tuer des vampires. Depuis que ces derniers sont officiellement reconnus et ont pignon sur rue, ils se croient tout permis. Certes, il y en a de charmants, voire très sexy, mais il y en a aussi qui abusent. Ceux-là, elle les élimine. Rien de tel pour garder la forme !