Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 31 octobre 2011

Les Guerriers de l'Ombre Tome 1 : Amour Brûlant

Les Guerriers de l'Ombre
Tome 1 : Amour Brûlant
de Sharon Kena
Éditions Sharon Kena

Poche / Pages 300
Prix 12,51€
Prix Numérique 6,50€


Présentation de l'éditeur :

En posant son regard sur Kraler, Angel était loin de se douter que sa vie allait basculer du tout au tout. Imposant, fort, musclé et terriblement sexy, sous ses airs menaçants, il a pris possession de son cœur sans préavis. Fine, belle à l’odeur florale épicée, elle a su briser sa carapace et le rendre dépendant. Mais comment leur relation pourrait-elle avoir la moindre chance ? Déjà si fragile, elle devient impossible lorsque le vampire perd le contrôle pour une seule raison : il veut se rapprocher d’elle selon les coutumes de sa race.

L'avis de Lila :

C'est l'histoire d'Angel. Elle est incroyablement belle Angel, mais elle est un peu simplette. Elle a une meilleure amie Angel. Son amie, Camilla, aussi est incroyablement belle. Son amie aussi est un peu simplette. Quand les deux sortent ensemble en boîte de nuit, ça ressemble rapidement à un clip bien gras de rappeur américain, avec prostiputes en trikini et gros misogynes qui leur apprennent la vie dans les wc. Angel voit un monsieur (120 kilos de muscles et 2 mètres de haut, difficile à rater) et tombe amoureuse. Oui, comme ça, juste en l'ayant vu de loin (je vous ai dit qu'elle était un peu simplette Angel ?). Le monsieur c'est Kraler. Il est incroyablement beau Kraler, mais il a des problèmes comportementaux. Comme tous les hommes de ce roman, il croit que (attention, je cite, éloignez les enfants) "salope", "pétasse" et "chienne en chaleur" sont des synonymes de "femme". D'ailleurs, on ne parle pas de "femmes" dans ce roman, non, on parle de "femelles". Autant dire que si ce roman avait été écrit par un homme, les Chiennes de garde et autres féministes lui auraient déjà collé un procès.

Bref, Kraler croise Angel, l'insulte de tous les noms, et comme Angel a probablement eu une enfance difficile, elle trouve ça trop génial. Comment résister à un bel inconnu qui vous appelle affectueusement "chienne en chaleur" et "salope" ? Et comme on est au royaume du bon goût, plus tard, Kraler coince Angel dans les toilettes et la prend sur le lavabo, sans lui demander son avis, ni même se protéger. La grande classe ! Je ne sais pas si l'héroïne est nymphomane, mais elle trouve ça tout à fait normal, elle est même très contente. D'ailleurs, c'est LUI, elle l'aime pour la vie, ayé ! (je vous ai dit qu'elle était un peu simplette la Angel ? ). Ne croyez pas que je vous spoile le roman, non, non, tout ça se passe dans les 5 premières pages seulement. Plus tard dans le livre, ils se croisent à nouveau, il l'insulte une fois de plus de mots bien dégradants et humiliants, puis exige une fellation. Comment réagit notre héroïne ? Hé bien, elle se dit qu'effectivement, il est tout stressé le Kralerounet et qu'il aurait bien besoin d'une petite gâterie pour se détendre, allez hop ma fille, au boulot ! Elle est gentille Angel, puis à sa décharge, elle a été montée sans les options "estime de soi" et "cerveau", donc on ne lui en veut pas vraiment au final.

On a tendance à dire qu'il est plus facile de chroniquer un livre que l'on a détesté. C'est généralement vrai. Mais quand il s'agit d'un Sharon Kena, ça se complique. Pourquoi ? Parce que trouver les mots qui sauraient décrire avec pertinence les émotions ressenties pendant la lecture est presque impossible. Il faut avoir lu un Sharon Kena pour comprendre ce qui va suivre. Les autres seront tentés, et je le conçois, de penser que j'en rajoute. Hé bien non, même pas.
Les guerriers de l'ombre est le second roman de Sharon Kena que je lis. Après Jane Hunter, je pensais avoir vu ce qui pouvait se faire de pire en matière de littérature. Je viens pourtant de passer un nouveau cap. Je vous épargne le résumé, c'est un plagiat pure et simple de La confrérie de la dague noire, la vulgarité en plus. Ici, Kohler s'appelle Kraler, sa shellane est une shélina, les éradiqueurs sont des exterminateurs, les guerriers sont des attardés vulgaires, puants et dégoûtants et leurs femmes, des "chiennes en chaleur". C'est beau, c'est classe, je suis conquise !

Je ne sais pas comment rendre compte aux gens de ce que j'ai subi pendant la lecture... Je me sens violée, salie, dégradée. J'en suis arrivée à me demander ce qui avait pu arriver d'aussi moche à l'auteure pour nous imposer ça, pour avoir une telle vision du monde, de l'amour, de la sexualité. Les femmes ne sont que des "femelles", des "chiennes en chaleur" et des "salopes", les hommes, eux, sont des abrutis misogynes qui se congratulent à chaque "pétasse" levée, qui ne vivent que pour "tirer" et jouer à la guerre. Ce roman est une insulte pour les femmes, mais également pour les hommes. L'image donnée de la sexualité m'en a dégoutée pour quelques jours au moins (mon chéri, si tu me lis, désolée) et je ne vous parle même pas du seul homosexuel du roman qui est un malade mental pervers et répugnant.
À vomir. On assiste à des scènes d'un glauque jamais vu dans ce type de littérature, moi qui suis vraiment très ouverte d'esprit, j'étais véritablement mal à l'aise, écœurée, dérangée.

Les personnages n'ont aucune psychologie. Angel est d'une stupidité effarante, elle ne fait que se plaindre, pleurer et obéir à son mâle. Sa copine est une nymphomane attardée qui tombe amoureuse "irrévocablement" d'un nouveau mec tous les jours, les membres de la Confrérie sont des êtres abjectes qui placent les mots "queue", "pipe" et "salope" dans toutes leurs répliques et l'histoire ferait passer la biographie de Loana pour un chef d’œuvre littéraire.

Ça c'est pour le fond ! La forme maintenant. Pitié Sharon, si tu me lis, revend ton dictionnaire des synonymes et paie toi un correcteur d’orthographe à la place. Une faute à chaque mot ou presque et on retrouve une fois de plus ces énormes lacunes en vocabulaire. Alors non, "s'estomper" n'est pas un synonyme de "dire" ! La réplique : "je me souviens de tout, s'estompe-t-elle" est une aberration (j'ai pris celle-là au hasard, il y en a plein) ! On ne s'estompe pas ! Et pitié, j'ai bien compris que tu adores les verbes "émettre", "opiner" et mon préféré, "intimer". Mais tu ne peux pas les placer à chaque réplique, il y a un truc génial qui s'appelle "le contexte". De même, tu devrais réviser ton français, "ses/se" et "ces/ce" ne s'emploient pas au pifomètre selon l'humeur, il y a des règles.
Je passerai sous silence les envolées lyriques de l'auteure, quand on n'a pas le vocabulaire qui va bien, forcément, les métaphores et autres figures de style confinent au ridicule.

Petit message à l'attention des personnes ayant donné des avis positifs sur ce roman, voire des critiques carrément élogieuses. Je sais qu'on a envie de se faire bien voir des éditeurs pour recevoir plein de livres gratuits, je sais aussi que dire à un auteur qu'il devrait arrêter ses conneries et se trouver un métier, c'est délicat. Mais rappelez-vous que vos critiques peuvent influencer l'achat d'un livre et que vos lecteurs n'ont pas des portefeuilles magiques qui se remplissent tout seul. Vous devriez avoir honte ! Ce roman est la pire bouse de l'histoire de la littérature (j'offre l'exemplaire à qui veut vérifier), dire qu'il est génial et encourager les gens à l'acheter pour vous faire bien voir, c'est simplement scandaleux ! Je ne décolère pas, c'est pratiquement de l'arnaque !

Sharon Kena devrait vraiment arrêter l'écriture, elle n'est et ne sera jamais capable d'écrire un roman correct. Espérons que son manque total de talent n'entache pas trop la réputation des auteurs qu'elle publie, qui eux sont, pour certains, véritablement talentueux.

Bref, je suis traumatisée, ce roman est sale, les hommes sont sales, les femmes sont sales, le sexe c'est sale. Ne me touchez pas où je hurle !

Quatre filles et un jean, Tome 3 : Le troisième été

Quatre filles et un jean
Tome 3 : Le troisième été
de Ann Brashares

Éditions Gallimard jeunesse

Sortie le 6 mai 2011
Format Poche / 422 pages / 7,60€



Présentation de l'éditeur :

C’est le dernier été avant la grande séparation. A la fin des vacances, les quatre filles partiront chacune dans une université différente. Plus que jamais, elles se raccrochent au symbole de leur amitié : le jean magique. Mais avec l’été, vient son lot de problèmes. Carmen vit mal la grossesse de sa mère. Lena tente de convaincre sa famille qu’elle est faite pour être une artiste. Bridget, monitrice dans un camp sportif, va être confrontée à ses vieux démons en retrouvant Eric. Tibby, quant à elle, ne sait plus si elle veut faire du cinéma son métier, ni qui elle aime… Un nouvel été riche en enseignements et en rebondissements, chacune des filles mûrissant un peu plus chaque année, sans rien perdre de leur charme et de leur caractère.

L'avis de Lila :

Pour commencer, je tiens à dire que même si je connaissais la série de nom, je n'ai pas lu les 2 premiers tomes. Ann Brashares a cependant eu la bonne idée de faire une petite session de rattrapage, au début du roman, pour les personnes qui, comme moi, prennent la série en cours de route. J'ai donc découvert avec ce troisième tome les aventures de Tibby, Lena, Bridget et Carmen.

Ce nouvel opus est particulier puisqu'il marque un tournant décisif dans la vie des héroïnes. À la rentrée, elles partiront toute pour l'université, chacune dans une ville différente. La séparation à venir et le choix du cursus universitaire va donc prendre une place importante dans ce tome, les filles oscillant entre appréhension et impatience. Lena doit s'affirmer pour imposer à ses parents sa volonté de devenir artiste, ce qui lui vaudra des moments d'introspection et de remise en question très bien décrits par l'auteure. Tibby, de son côté, a bien du mal à accepter la séparation à venir et les événements qui se produisent en parallèle et qui viennent bousculer ses habitudes. Carmen est également face à des bouleversements très importants et appréhende le moment où elle devra quitter Bethesda. Quant à Bridget, elle participe à un stage de foot où elle retrouve une vieille connaissance...

Chacune des filles fait face à ses propres problèmes et grandit d'une façon différente. Il est plaisant de suivre les méandres de leurs émotions qui ne manquent pas de nous rappeler ici et là l'adolescente qu'on a été. Évoquant avec justesse et subtilité les aléas de la vie de quatre adolescentes, l'auteure réussit à donner une vision réaliste et pourtant plaisante de cette période charnière de la vie. L'ambiance est intime, on se sent facilement proche des héroïnes. Leurs doutes, leurs peines et leurs joies nous parlent forcément.

Ce roman m'a beaucoup plu et je vais, sans plus tarder, me procurer les deux premiers tomes, ceci avant de lire le quatrième et dernier volet de la saga. Quatre filles et un jean est une vraie bouffée d'air pur qui nous rappelle avec justesse et pudeur que l'adolescence n'a quand même pas grand chose à voir avec des séries comme Gossip Girl ou Beverly Hills.


Les chemins de poussière, Tome 1 : Saba, Ange de la mort de Moïra Young


Les chemins de poussière
Tome 1 : Saba, Ange de la mort
de Moïra Young

Éditions Gallimard Jeunesse

Sortie prévue le 8 septembre 2011
Format broché / 368 pages / Prix 18 €


Présentation de l'éditeur :

« Je vais bientôt mourir, il dit très vite.
Non, Pa !
Ecoute. Je ne sais pas ce qui se passe après. Je n’ai eu que des visions. Mais ils vont avoir besoin de toi, Saba. Lugh et Emmi. Et d’autres encore. Beaucoup d’autres. Ne cède pas à la peur. Sois forte, comme je sais que tu es. Et n’abandonne jamais, tu as compris, jamais. Quoi qu’il arrive. »

Saba, jeune fille de 18 ans, vit au milieu de nulle part, dans un monde désertique et ravagé, avec sa famille : Lugh, son frère jumeau, né comme elle lors du solstice d’hiver, leur petite soeur Emmi et leur père, qui lit dans les étoiles. Un jour, au milieu d’une tempête de poussière, surgissent de terrifiants cavaliers noirs qui tuent le père de Saba et s’emparent de Lugh. La jeune fille décide de partir à sa recherche et laisse Emmi à la garde de sa tante. S’ensuit une quête éprouvante dans un environnement hostile. Saba doit affronter des ennemis redoutables, combattre et tuer. Heureusement, elle bénéficie de l’aide d’un beau et malicieux jeune homme, d’une bande d’amazones courageuses et surtout d’un corbeau apprivoisé et savant ! Saba finit par retrouver et délivrer son frère, prisonnier du roi qui voulait offrir en sacrifice le garçon du solstice d’hiver pour renouveler sa puissance.


Avis de Chani

Itinéraire d’une jeune fille cherchant son frère, enlevé par de mystérieux hommes en noir, dans un monde post-apocalyptique, SABA est un roman qui peut déstabiliser de prime abord.

En premier lieu par le style, aussi abrupt et aride que ce monde dans lequel évolue la jeune fille. Le récit nous est conté par Saba elle-même, et son illettrisme transpire à travers ses mots. La structure de chaque phrase est d’une simplicité confondante, sujet-verbe-complément, qui, s’il se justifie par le manque de culture de la narratrice, devient lassant au fil des pages. De même, l’histoire est construite sur le même schéma ; progression-obstacle-résolution pour chaque étape de l’aventure. La répétition et l’absence de rebondissement, de surprise, finissent aussi par rendre le récit assez monotone.
Ensuite, je suis un peu restée sur ma faim, j’aurais aimé en savoir davantage sur les destructeurs et l’origine du monde que nous découvrons. Si nous découvrons au fil de l’aventure certains détails nous confirmant que nous sommes bien dans un monde post-apocalyptique, l’auteur est assez avare d’explications sur l’évènement qui en est la cause.
Dernier point, contrairement à ce que l’on peut lire un peu partout, il ne s’agit nullement d’une dystopie, mais d’un roman d’anticipation classique.

Passés ces quelques reproches, qu’en est-il de ce livre ? Eh bien je dois avouer que j’ai pris plaisir à suivre Saba dans sa quête pour sauver son frère. La jeune fille est forte, parfois brutale (mais peut-on se permettre de ne pas l’être quand on vit dans ce monde ?), et si au final je l’ai appréciée, il n’en reste pas moins que sa relation avec la petite sœur m’a gênée. Les autres personnages sont assez stéréotypés, la belle amazone rebelle, le héros beau hanté par son passé, les méchants fourbes et vicieux… Là où l’auteur aurait pu aller au bout de sa démarche (comme avec le roi qui confine au ridicule), elle est restée en surface, et c’est assez dommage.
L’histoire est elle, de par sa constriction évoquée plus haut, trop simple. Tout va vite, les embûches sont rapidement surmontées, il se passe beaucoup de choses mais au final rien n’est traité en profondeur, ce qui m’a frustrée.

En fait, SABA regorge de bonnes idées, mais qui ne sont pas exploitées comme elles pourraient l’être, et c’est très dommage. D’un livre qui a le potentiel d’être excellent, je dirais au final qu’il est juste plaisant. J’ai cependant hâte de lire la suite, j’espère que tous les points positifs seront exploités, et que l’histoire connaître une vraie montée en puissance.


dimanche 30 octobre 2011

Le dernier espoir, T1 : Les dangers de l'ombre


Le dernier espoir
Tome 1 : Les dangers de l'ombre

De Cindy Mezni

Éditons: Velours

Sortie le 15 Mai 2011
Grand format / 630 pages / 24,90 euros



Présentation de l'éditeur:

"Traumatisants", "vraie nature", "expérience horrible". Nous y étions. le point de non-retour. Il en avait trop dit et pas assez en même temps. Mais plus rien ne serait pareil à présent, quand bien même nous en resterions là.

Dans une petite ville perdue dans le fin fond des États-Unis, Deliah, dix-sept ans, voit son quotidien brutalement ravagé par le décès d'un de ses proches. La vie, alors, perd toute saveur à ses yeux. Elle continue pourtant à suivre le fil de son existence, dissimulant à son entourage le mal-être qui la ronge, et espérant que sa vie reprenne un semblant de normalité. Seulement, Deliah le sait : le destin, la chance ou quoi que ce soit d'autre, n'a jamais été de son côté et ce n'est pas maintenant que cela va changer.
C'est alors qu'elle voit débarquer dans son lycée la famille Wates, deux frères et une sœur. Dès leur arrivée, la nouvelle famille perturbe l'équilibre extrêmement précaire de son existence. Entre le mystère qui les entoure, les évènements étranges qui se produisent depuis leur venue, la beauté de chacun d'eux et l'aura de danger qui semble les entourer, Deliah se laisse happer par le désir irrépressible de découvrir les secrets qu'ils cachent et cette attraction irrésistible qui semble la lier à l'un des frères, bien malgré elle.



Avis de Scende


Deliah vit dans une petite ville en Alaska. À dix-sept ans, elle voit sa vie bouleversée par plusieurs éléments. Le premier, la mort de sa grand-mère Tess, la plonge dans un désespoir sans borne, l’immergeant dans ses pensées de manière répétée. La jeune fille doit donc subir la présence de son horrible sœur — dont la réputation n’est plus à faire — jusqu’à sa majorité. Et dernier point : la famille Wates vient d’emménager dans la même ville et le jeune et ténébreux Garreth ne la laisse pas indifférente. Dès le premier regard, Deliah sent qu’un lien étrange l’unit au jeune homme, ainsi qu’à sa famille… Mais de caractère obstiné, la jeune fille ne se laisse pas approcher facilement, et Garreth va devoir batailler. Les cauchemars, la vie au lycée, sa solitude, tout cela va être chamboulé de manière importante, et Deliah va trouver les réponses qu’elle cherche depuis la mort de ses parents.

Comment débuter la chronique de ce roman… J’avoue que pour une fois, donner mon avis sur un livre n’est pas aisé. Il n’est ni tout noir, ni tout blanc, ni excellent, ni mauvais. C’est un livre très agréable à lire, et le style doux de l’auteur nous berce tendrement au fil des pages. Toutefois, l’histoire est très lente à se mettre en place et la lecture à tendance à s’essouffler. Mais il est important de prendre conscience que ce livre est plus une histoire d’amour (qui compte 80% du roman) que d’action : la relation entre Garreth et Deliah nous accapare pleinement. À la lecture du synopsis, je pensais trouver un livre d’urban fantasy, mêlant de manière plus poussée l’action à la romance, je suis donc partie sur une fausse idée de l’histoire.

L’héroïne semble agréable quoique son côté lunatique (et une propension importante à se poser des questions) tend à la rendre agaçante. D’un autre côté, cet aspect de sa personnalité révèle une réalité. Deliah réagit exactement comme toute jeune fille de son âge : guidée par ses hormones, elle passe du rire aux larmes ou se vexe pour un rien. Un peu trop, même, aux yeux du lecteur, qui n’a qu’une envie finalement, la secouer et lui demander de mûrir un peu !

Le roman en lui-même est fort sympathique, mais il mériterait d’être « aéré » : il présente beaucoup trop de longueurs dans lesquelles Deliah se pose énormément de questions qui reviennent à intervalles réguliers.

Bien que j’aie relevé plusieurs points négatifs, j’ai vraiment apprécié ma lecture. Le style est sympathique et le livre se lit bien. J’ai apprécié également l’originalité de la nature des Wates, et je ne peux vous en dire plus sans dévoiler une partie de l’histoire, mais cet aspect donne au roman ce petit quelque chose qui fait qu’il se démarque tout de même des autres !

Pour la suite, il est certain que nous espérerons moins de questionnements de la part de l’héroïne (et plus de maturité) pour un peu plus d’action, que ce soit dans la relation entre Garreth et Deliah ou dans l’évolution des jeunes gens dans le monde des Wates.

J’estime pour ma part que c’est une série à suivre, et que l’auteur saura donner au lecteur, dans les prochains tomes, tout le potentiel que sa plume nous présente avec ce premier tome !

samedi 29 octobre 2011

Summertime Blues d'Emmanuel Bourdier

Summertime Blues
d'Emmanuel Bourdier


Editions Flammarion
Collection Tribal

Sortie le 14 septembre 2011
Format Broché / Pages 149 / Prix 10€



Présentation de l'éditeur


"Ma guitare me brûle les doigts et, c'est elle qui prend le contrôle. Le public le sent et devient fou. Mon solo dure déjà depuis cinq minutes, la sueur me brûle les yeux, mes mains semblent échapper à tout contrôle. Là, quelque part devant, les filles hurlent. Je ne suis plus là. Je suis ailleurs. Je suis Dieu. C'est à ce moment précis que mon abruti de frère ouvre la porte et, de ses doigts boudinés, éteint le lecteur CD". Sam est fan. Fan du prince du rock, du dieu de la guitare : le célébrissime Fred Summer. Et le jour où le rockeur s'installe près de chez lui, c'est l'hystérie collective. Sam est prêt à tout pour se rapprocher de son idole. A n'importe quel prix...


Avis de Kamana


Une histoire entre rires et instants tragiques très réussie.

Sam se dit le fan le plus fan de Fred Summer. Son acharnement pour ne serait-ce qu'entrevoir son chanteur préféré paye. Il a ainsi le privilège d'entrer dans la villa du rockeur et de le côtoyer plus qu'il ne l'avait espéré. Hélas, la magie du début laisse place petit à petit à la réalité. Et quelle réalité ?

Emmanuel Bourdier nous bluffe. Au départ, le livre est tout bonnement drôle, Sam nous décrivant sa famille, son quotidien de façon imagée, avec des comparaisons poilantes. Il faut dire que ses parents sont des gens singuliers, laissant beaucoup de libertés à leurs enfants. Mais une fois un pied mis dans la villa de son héros, la tournure des événements prend petit à petit un tout autre aspect. Le comique laisse place à une réalité glauque, voire dramatique. L'univers pailleté de Sam se transforme doucement en cauchemar, lui laissant entrevoir les excès dans lesquels baigne parfois le monde du showbiz.

Même si le livre se lit très rapidement, l'auteur a su dans ces quelques pages mettre en place une histoire réussie et captivante. L'écriture est rythmée, fun et bourrée d'humour. Le personnalité de Sam est l'aspect le plus intéressant. Il va, en quelques jours, complètement changer. Un virage à cent quatre-vingts degrés qui le fera mûrir d'un coup.

Entre rêves et désillusions, ce roman jeunesse est à offrir aux adolescents comme un exemple de ce que l'envers du décor peut être parfois. Jeunes et adultes passeront de bons moments.


mercredi 26 octobre 2011

Madison Avery, Tome 1 : Ange Gardien de Kim Harrison


Madison Avery 
Tome 1 : Ange Gardien
de Kim Harrison

Editions Castelmore
Collection Bit-Lit

Sortie le 14 octobre 2011
Format Relié / Pages 142 / Prix 12,90€

Présentation de l'éditeur

DÉCOUVREZ LA SÉRIE ÉVENEMENT DE KIM HARRISON !

Madison s'est fait tuer la nuit de son bal de promo. Son meurtrier ? Un ange déchu. Par chance, Madison a réussi à lui voler son amulette qui lui permet d avoir une illusion de corps (le vrai a disparu et c'est un problème), et d avoir une vie normale... enfin, presque.Un ange a été envoyé en mission pour lui apprendre à se servir de son amulette. À son contact, Madison s'aperçoit que le destin lui en veut, et que le bien et le mal sont deux notions assez relatives quand les anges s'en emparent.


Avis de Molina

Après avoir suivi l’histoire d’une charmante sorcière, nous plongeons sans appréhension dans la nouvelle série que nous offre Kim Harrison.

Voici Madison Avery : en apparence elle avait tout d’une jeune fille ordinaire. Elle était au lycée et possédait un caractère rebelle avec des tendances à l’originalité, rien d'anormal pour une adolescente avec des parents divorcés. Mais voilà, un jour sa vie bascule; le jour de sa mort. Depuis, rien n’est plus pareil : elle est vivante sans vraiment l’être grâce à une amulette qu’elle a dérobée à son assassin et son destin vient brusquement de basculer même si elle l’ignore encore.

Kim nous offre cette fois une bien agréable série pour adolescents avec pour thème les anges. Bien entendu, comme à son habitude, l’auteure crée son propre univers. Les anges sont divisés en deux clans : celui de la lumière et celui des ténèbres. En fait, il ne s’agit pas du paradis et de l’enfer qui s’opposent mais plutôt d’un combat entre le libre arbitre et le destin. Les anges ne sont ni parfaits ni inhumains, et certains nous offrent même quelques fous rires grâce à leur humour décapant. Calice restera indéniablement mon coup de cœur pour ce premier opus.

Les personnages sont bien travaillés au vu du faible nombre de pages et chaque lecteur trouvera certainement à s’attacher à l’un des protagonistes de l’histoire. Certains sont drôles d’autres sombres, quelques-uns sont machiavéliques et imbus de leur pouvoir, mais tous restent avec des caractéristiques fondamentalement humaines qui ne les rendent que plus accessibles pour le lecteur.

L’intrigue n’est pas très originale et certaines péripéties sont fortement pressenties, mais malgré tout l’auteur arrive un peu à nous surprendre et ce côté prévisible ne gâche en rien l’intérêt du livre.

Une fois encore, Kim a réussi à faire que l'on s'attache à son univers enchanteur et pourtant familier tout en nous offrant une touche de nouveau avec ses anges. Vous vous laisserez happer par l’histoire sans trop savoir comment et vous trouverez certainement avec le rire au bord des lèvres à plus d’une reprise. Amis du genre YA, vous avez trouvé votre nouvelle série à ne pas rater !

L'héritière du temps de Ludovic Rosmorduc

L'héritière du temps
de Ludovic Rosmorduc

Éditions J'ai Lu
Collection Baam!

Sortie le 21 septembre 2011
Format Broché / Prix 14€



Présentation éditeur :

À l’occasion du solstice d’été, la fête bat son plein dans la cité de Sétiladom. Mais bientôt, une rumeur circule et menace de gâcher la bonne humeur générale : le Diable serait de retour et aurait déjà envahi les territoires du Sud.
Les possédés voient leur corps décharné et brûlent de l’intérieur, avant de mourir dans d’atroces souffrances.

Motivés par les préceptes d’Ambroise de Liemmos, Yorel, Dungal et Sixéla vont tout mettre en œuvre pour découvrir ce qui se cache derrière ces manifestations démoniaques.


Avis de Molina

Du mieux et du moins bien pour cette suite du Tertre des Âmes.

Du mieux car ce nouvel opus a indéniablement été plus travaillé que son prédécesseur. L’intrigue est mieux ficelée, plus aboutie et le style de Ludovic s’est affiné pour notre plus grand plaisir. Le côté « lecture pour ado » s’est estompé et l’auteur donne l’impression de s’adresser à un public plus mature.
Les rebondissements sont moins nombreux mais plus développés et donnent un certain rythme au livre. Le côté intrigue politique apporte un certain renouveau qui plaira à certains, mais peut-être moins à d’autres.
Si précédemment, j’ai pu regretter l’absence d’émotion, je n’ai heureusement pas eu cette impression en lisant L’héritière du temps. Certains passages sont poignants, l’ambiance sombre n’incite pas à sourire, et si c’est ce qu’a cherché Ludovic c’est une réussite. Quelques passages plus légers auraient toutefois été les bienvenus pour alléger un peu cette atmosphère pesante et inciter le lecteur à un peu plus d’optimisme.

Du moins bien car ce roman fantastique a perdu son côté « fantastique ». Aucune magie, aucune créature mythique, en fait rien ! Le Tertre des Âmes a été dépouillé de son univers atypique et ne reste plus que l’impression d’une petite ville européenne à l’époque de l’inquisition. Les amateurs de contexte historique s’y retrouveront certainement mais les autres seront assurément déçus…

Au final, voici un livre facile à lire qui vous satisfera pour son côté historique et pour sa quête bien sympathique à suivre. Mais les lecteurs du tome précédent regretteront sans doute le côté mystique de l’univers qu’avait créé Ludovic, alors que ceux qui découvriront l’auteur ne verront que le potentiel de l’écrivain.

mardi 25 octobre 2011

Le Projet Bleiberg


Le Projet Bleiberg
de David S. Khara

Éditions CRITIC

Paru le 6 octobre 2010
Format broché / 272 pages / Prix 17 €

La quatrième de couverture :

« Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d’avoir envie de crever, du moins, pas avant d’avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j’ai de la monnaie à rendre. »

1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich.

De nos jours. États-Unis.
Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient de mourir dans d’étranges circonstances. Aussitôt, la C.I.A. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt.
Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek.

Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

L'avis d'Heclea :

Voilà un livre qui saura ravir à la fois les amateurs de thrillers historiques et les amateurs de thrillers politiques. David S. Khara sait nous présenter le meilleur de chaque, nous offrant un roman passionnant, très rythmé, qui sait nous captiver dès les premières pages.

L’intrigue prend sa source plusieurs années en arrière pour mieux revenir sur le devant de la scène, à notre époque ; l’auteur en profite pour nous décrire des passages de l’Histoire, pour nous livrer indices et révélations à son rythme, alternant avec brio les sauts dans le passé et les retours dans le présent. Il n’hésite pas à changer son type de narration, suivant par moments notre héros principal, le laissant nous conter ses déboires, pour mieux passer ensuite au style indirect avec les autres personnages. Cette manière de faire peut paraître déstabilisante au début, mais apporte finalement un je-ne-sais-quoi qui nous rapproche de Jay, qui nous fait vivre l’aventure à travers ses yeux, qui nous présente directement l’action.

Ce anti-héros par excellence, arrogant et peu intéressant au départ, évolue au fil de l’histoire, dévoilant ses faiblesses, ses qualités, son humour, pour devenir un personnage que l’on apprécie, auquel on s’attache et dont on aime suivre les déboires et réussites. Ses relations avec les autres protagonistes sont savoureuses, nous proposant tour à tour amitié, attachement, curiosité, haine ou encore séduction. Il est d’ailleurs intéressant que l’auteur arrive à nous faire vivre tous ces sentiments, bien souvent exacerbés, en si peu de pages. Et pourtant, rien ne parait exagéré ; au contraire, tout coule naturellement, apportant un intérêt supplémentaire à une intrigue déjà bien rodée.

Parallèlement à la trame principale et aux personnages, le sujet abordé nous entraîne dans une réflexion sur notre histoire passée, mais également sur les dérives encore possibles de la science, pour peu que celle-ci rencontre un nouveau Docteur Frankenstein. De quoi faire froid dans le dos lorsque l’on imagine les suites possibles à de tels évènements.

Un thriller en tous points passionnant, donc, aussi bien par son côté historique que par son rythme enlevé. Un roman pour jouer à se faire peur et réfléchir aux conséquences des erreurs du passé. Un livre également parfait pour se détendre et se laisser embarquer dans une histoire à cent à l’heure. Un projet Bleiberg à découvrir, tout simplement !

dimanche 23 octobre 2011

Neverwhere de Neil Gaiman


Neverwhere
de Neil Gaiman

Éditions J'ai Lu
Collection Fantastique

Sortie le 9 février 2011
Poche / 7.60€ / 376 pages

Présentation de l'éditeur :

Londres, un soir comme tant d'autres. Richard Mayhew découvre une jeune fille gisant sur le trottoir, l'épaule ensanglantée. Qui le supplie de ne pas l'emmener à l'hôpital... et disparaît dès le lendemain. Pour Richard, tout dérape alors : sa fiancée le quitte, on ne le connaît plus au bureau, certains, même, ne le voient plus... Le monde à l'envers, en quelque sorte. Car il semble que Londres ait un envers, la « ville d'En Bas », cité souterraine où vit un peuple d'une autre époque, invisible aux yeux du commun des mortels. Un peuple organisé, hiérarchisé, et à la tête duquel les rats jouent un rôle prépondérant. Plus rien ne le retenant « la-haut », Richard rejoint les profondeurs...


L'avis d'Heclea :

Se lancer dans la lecture de Neverwhere, c’est un peu comme naviguer à la limite du rêve et de la réalité, comme laisser la porte ouverte à toutes les légendes urbaines, comme découvrir un monde sous le monde, une deuxième vision des choses, un endroit merveilleux, dangereux, surprenant…
En quelques mots, ce roman est une vraie bouffée de surprises, dès les premières pages, on sent que tout est possible, que l’auteur nous réserve révélations sur révélations.

L’ambiance est telle que l’on a la sensation de se retrouver dans un film aux couleurs sombres, aux décors étonnants, aux personnages tous plus surprenants les uns que les autres. Tout est très visuel, les descriptions sont précises, les lieux visités réels ; l’auteur nous offre une balade dans Londres, y ajoutant une couche supplémentaire, des passages secrets, inconnus de tous, et qui nous amènent au plus profond de cette Londres D’en Bas, cette ville sous la ville où se déroulent toutes sortes d’évènements, toutes sortes de rencontres et où vivent des humains et des créatures paraissant d’un autre temps.

Une fois baignés dans cet univers si particulier, on peut se laisser emporter par l’intrigue, s’immerger totalement dans cette aventure incroyable, profiter pleinement de ces situations souvent incongrues, mais finalement si bien racontées qu’on y croit, qu’on se trouve embarqués, sans pouvoir lâcher ce livre, voulant comprendre ce que fait Richard dans cet autre monde, voulant trouver qui en a après Porte, voulant découvrir tous les secrets du Marquis de Carabas.

Les personnages sont croqués à la perfection, entre mystère, horreur, capacités étonnantes, tous ont un petit quelque chose qui les démarque, une particularité qui les rend encore plus intéressants, qui nous donne envie d’en savoir toujours plus.

Au final, un roman en marge, à l’intrigue très travaillée, aux personnages inattendus, aux décors magnifiques, aux révélations surprenantes, avec la touche d’humour qui va bien. Un roman à découvrir, pour ne plus jamais voir Londres de la même façon, pour s’immerger un moment dans un ailleurs si différent mais tellement proche. Un roman aux frontières de l’onirique, qui efface tout le reste le temps de sa lecture.

Wolverine : Les Origines

Wolverine : Les Origines
de Paul Jenkins - Andy Kubert - Daniel Way - Mark Texeira


Editeur : Panini Comics
Collection : Marvel Select
Sortie le 24 août 2011

Présentation de l'éditeur :

L’inauguration de cette gamme se fait en grande pompe avec Wolverine en invité d’honneur . Joe Quesada et Bill Jemas ont confié à Paul Jenkins (Inhumans, Sentry) le soin de raconter pour la première fois, les origines du mutant griffu, restées longtemps secrètes. L’impeccable Andy Kubert (X-Men) est au dessin de cet album inévitable, qui se paie en plus le luxe de proposer la saga dans laquelle Wolverine se souvient de ses origines. Elle est signée Daniel Way et Mark Texeira.

 

Avis d'Elaura :

Édité pour la première fois en France en mars 2009, Les Origines de Wolverine nous reviennent en pleine face pour inaugurer la nouvelle collection Marvel Select, et c’est tant mieux.

Une réédition bienvenue pour les fans qui avaient manqué cet opus (si si, il y en a eu !), mais également pour les néophytes qui souhaitent découvrir les origines du mutant griffu. Quand Marvel se décide à conter le passé du plus énigmatique des X-Men, l’éditeur sort l’artillerie lourde avec Kubert au crayon et un Jenkins au scénario terriblement inspiré.

Un passé douloureux plein de fureur et de sang, un conte amère et magnifique qui retrace la jeunesse de Wolverine et nous touche en plein cœur. Et puis, des dessins somptueux qui vous poursuivent longtemps après lecture.

A posséder d’urgence pour l’histoire, mais également pour la beauté de cet album sublime qui narre la genèse d’un homme unique dont la bestialité et la douleur ont fait de lui une arme, mais également un héros authentique.

samedi 22 octobre 2011

Parutions Bragelonne Octobre 2011


Vivants d’Isaak Marion ; crédit photo © Gandee Vasan / Stone / Getty Images

Editions Bragelonne

21 octobre 2011

Grand format / 17

Présentation de l'éditeur

R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.

Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.

Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.

Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.


Le porteur de lumière d’Brent Weeks ; illustration de Miguel Coimbra

Tome 1 : Le prisme noir

Editions Bragelonne

21 octobre 2011

Grand format / 25

Présentation de l'éditeur

Plus la lumière est vive, plus l’ombre est profonde.

Gavin Guile est le Prisme, l’homme le plus puissant du monde. Empereur et magicien, il est le gardien d’une paix bien fragile.

Et d’un terrible secret.

Les Prismes ne vivent jamais vieux, et Gavin sait exactement combien de temps il lui reste : cinq ans… et cinq missions impossibles à accomplir.


Frey de Chris Wooding ; illustration de Miguel Coimbra

Tome 2 : L’épave perdue

Editions Bragelonne

21 octobre 2011

Grand format / 22

Présentation de l'éditeur

Pour Darian Frey, la chance a tourné. Son équipage et lui en sont réduits à tenter les coups les plus minables pour maintenir leur aéronef à flot.

Aussi, quand on lui parle d’une épave débordant des trésors d’une civilisation perdue, Frey est tout ouïe. Bien sûr, le vaisseau en question s’est écrasé au coeur d’une île lointaine et impénétrable, peuplée de bêtes gigantesques et de tribus sauvages. Et il n’est pas le seul à vouloir mettre la main sur la cargaison. Certains sont prêts à tuer.

Frey aura besoin de tous les talents de menteur, de tricheur et de voleur qui ont fait sa renommée.

Une mission dangereuse, voire suicidaire. Heureusement, le bon sens ne l’a jamais arrêté…


Imriel de Jacqueline Carey ; illustration de Larry Rostant

Tome 3 : La grâce de Kushiel

Editions Bragelonne

21 octobre 2011

Grand format / 25

Présentation de l'éditeur

Imriel et Sidonie renoncent enfin à la clandestinité.

Mais l’aveu de leur amour s’apprête à précipiter le royaume dans le plus grand tumulte. Car les D’Angelins n’ont pas oublié les crimes de la mère d’Imriel, la perfide Melisande. Aussi la reine Ysandre impose-t-elle une condition absolue à l’union des amants. Imriel doit accomplir un acte de foi : retrouver sa mère et la ramener en Terre d’Ange pour qu’elle y soit exécutée.

Mais tandis que Sidonie et lui se préparent à une nouvelle séparation, une force étrangère venue de loin étend son ombre sur le royaume.

Les deux amants survivront-ils à cette nouvelle menace ?


Le feu de l’humanité de Michael Cobley ; illustration de Steve Stone

Tome 1 : L’ombre de la nuit

Editions Bragelonne

21 octobre 2011

Grand format / 22

Présentation de l'éditeur

Le premier contact n’était pas censé se passer ainsi.

Les extraterrestres ont frappé sans prévenir, implacables et sans pitié. Le dernier espoir des humains : envoyer trois vaisseaux coloniaux à travers la galaxie.

Cent cinquante ans plus tard, le monde de Darien est devenu un nouveau foyer pour l’humanité qui cohabite pacifiquement avec la race indigène, les énigmatiques et savants Uvovos.

Mais des secrets sont enterrés sous la surface de la planète.

Les secrets d’une guerre apocalyptique remontant à l’aube de la civilisation galactique qui risquent de tout changer pour les enfants de la Terre…

vendredi 21 octobre 2011

Ombre blanche de Clemence Housman

                       Ombre Blanche
de Clemence Housman   
               
 Le Pré aux Clercs

Sortie le 1er septembre 2011
Novella illustrée / 186 pages /  19€ 


Présentation éditeur


Au coeur de l'hiver, alors qu'il fait nuit et que la neige a recouvert chemins et forêts, une étrange et fascinante créature fait irruption dans une ferme. Les paysans, tout d'abord effrayés par cette apparition, sont vite séduits par Fourrure blanche et l'un deux, Sweyn, en tombe immédiatement amoureux. La magnifique jeune femme à la peau blanche et au regard de feu doit son surnom à l'élégant manteau de loup blanc qui lui recouvre entièrement le corps.
Le frère jumeau de Sweyn, Christian, parti depuis de longues heures à la chasse, débarque alors que tous ses amis entourent Fourrure blanche. En arrivant, son regard avait été attiré par de larges empreintes de pattes de loup dans la neige qui s'arrêtaient juste devant la porte de la ferme. En guise d'animal, une femme se tient au milieu des siens ébahis. Pressentant un grave danger, il cherche à alerter son frère, mais ce dernier ne veut rien entendre.
Quelques jours passent, quand Rol, un enfant de 4 ans disparaît mystérieusement puis c'est au tour de la vieille Trella... Un frisson d'angoisse passe sur le village, mais personne n'ose s'avouer que Fourrure blanche est à l'origine du mal. Christian n'a alors plus qu'une idée en tête : retrouver la femme loup et lui faire expier ses crimes.


Avis d'Asmodée

Une sensibilité onirique… Telle serait la description appropriée à Ombre Blanche si je devais décrire l'ouvrage en quelques mots succincts. Ce livre ouvre son sommaire avec un texte éponyme au titre qui prend la forme d'une novella de moins d'une centaine de pages. Clemence et Laurence Housman rehaussent celle-ci par des illustrations évoquant les anciennes gravures de bois. Forte de cette esthétique désuète, l'histoire nous plonge dans une ambiance digne des légendes et valeurs d'autrefois. 

Dans une campagne où la rigueur de l'hiver et des éléments ont encore leur mot à dire, l'auteure sculpte par sa prose le destin de Sweyn et Christian, des jumeaux qui vont faire la rencontre d'une jeune femme nommée Ombre Blanche. Mais qui est réellement cette inconnue surgie de nulle part ? La belle fera succomber chacun de ces frères que tout oppose à deux sentiments contraires : Sweyn en tombera éperdument amoureux, quitte à devenir aveugle sur les tristes évènements qui marchent dans le sillage d'Ombre Blanche. Christian, dévoué à son jumeau, décidera de combattre cette étrangère à l'aura animale qu'il juge dangereuse. L'amour et la fraternité sont mis à l'honneur, mais aussi à l'épreuve, le tout porté par une narration hors du temps. Car Ombre Blanche est un récit de loup-garou à l'ancienne. Écrite en 1896, la novella revendique ce charme suranné propre aux contes d'antan.   

La plume de l'auteure explore les recoins de la nature humaine, danse avec les émotions et le suspense pour nous entraîner vers un final poignant. Ombre Blanche se lit très – trop – vite. Néanmoins, l'intensité poétique qui rythme chaque page palie sa faible consistance. L'histoire comporte peu de dialogues. Elle préfère se draper dans un genre un peu démodé qui a su me séduire, mais qui pourrait paraître austère à certains lecteurs plus axés sur la littérature contemporaine.  

La mer inconnue fait figure de second récit au sommaire. J'avoue avoir moins accroché à ce texte. Il s'agit en fait des trois premiers chapitres d'un roman plus vaste. La partie proposée constitue une histoire à elle toute seule, autonome donc, mais cette dernière m'est malgré tout apparue plus comme une mise en bouche qu'autre chose. Le style de l'auteure dispose du même talent qu'Ombre Blanche, sauf que les illustrations sont cette fois absentes et que les descriptions se révèlent plus nombreuses… au détriment de l'intrigue. Parler d'expérience pour décrire le périple de ce jeune marin déterminé à rejoindre l'île Sinistre et ses mystères serait d'ailleurs plus de circonstance.    

L'ouvrage se clôt par une postface complémentaire rédigée par Jean-Pierre Dionnet. Une contribution idéale pour mieux appréhender l'œuvre de Clemence Housman et le travail de son frère Laurence. À noter qu'une galerie d'illustrations, toujours exécutée par les Housman, parfait un livre décidément de belle facture. Heureusement, serait-on tenté d'ajouter, car son prix aurait paru un brin excessif au vu du peu de lecture en présence.

Car si Ombre Blanche tend vers une littérature de qualité, les livrophages n'en feront qu'une bouchée. Une lecture plaisante, à la novella envoûtante, si l'on est attiré par les belles et cruelles histoires à la morale patinée par le temps.






Challenge Romance, Charmes & Sortilèges



Le Forum Romance, Charmes & Sortilèges - Bit-Lit.com
lance son premier Challenge de lecture :

Challenge Romance, Charmes & Sortilèges



Bien que nous aimions les lectures imaginaires, nous avons décidé que ce tout premier défi serait centré sur la romance, ou plutôt les romances. Il existe, en effet, plusieurs catégories bien distinctes dans ce genre et nous comptons justement en exploiter quelques unes avec vous.

Voici donc les modalités du Challenge Romance, Charmes & Sortilèges qui se déroulera sur une durée de
8 mois à compter du lundi 14 novembre 2011

Les inscriptions se déroulent sur un mois du 10 octobre au 13 novembre 2011 à cette adresse en spécifiant dans quel niveau vous souhaitez participer :

bit.lit.com@gmail.com

Trois niveaux vous sont proposés. Vous devrez lire et chroniquer :

Niveau Darcy - Expertes
- 10 romances historiques ( dont 2 romances médiévales et 2 romances dites Régence obligatoirement)
- 8 romances paranormales
- 8 romances contemporaines (dont 2 romans de la collection Azur de chez Harlequin)
- 4 romances érotiques

Niveau Love Boat -Croisière
- 8 romances historiques ( dont 1 romance médiévale et 1 romance dite Régence obligatoirement)
- 6 romances paranormales
- 6 romances contemporaines
- 3 romances érotiques

Niveau Ingénues- Initiatique
- 5 romances historiques (au choix)
- 4 romances paranormales
- 4 romances contemporaines
- 2 romances érotiques


Closes spécifiques :


  • Les livres devront être de nouvelles lectures. Les livres en VO sont acceptés.
  • Écrire un avis de minimum 1500 caractères en français, sans langage sms, sans abréviations et avec un minimun de fautes.
  • Le logo doit figurer avec votre avis
  • Au maximum deux livres de le même auteur et/ou série par genre
  • Les chroniques devront êtres publiées sur vos blogs respectifs, avec impérativement le logo du challenge. Pour les participants qui n'ont pas de blogs, leurs chroniques seront publiées sur le blog de Bit-lit.com
  • Un espace du forum sera dédié au challenge et recensera les différents liens des chroniques de chaque participant
  • Les liens vers vos chroniques devront être envoyés à bit.lit.com@gmail.com nous diffuserons ainsi les liens ou les avis



Voici les logos à mettre avec vos avis en fonction de votre choix :

Niveau Ingénues- Initiatique




Niveau Love Boat -Croisière




Niveau Darcy - Expertes

Les larmes rouges, Tome 1 : Réminiscences


Les larmes rouges
Tome 1 : Réminiscences
de Georgia Caldera

Les éditions du Chat Noir

Sortie le 1er novembre 2011
Grand Format / 564 pages / 23,90€



Présentation de l'éditeur

« Le temps n’est rien…
Il est des histoires qui traversent les siècles…
»


Après une tentative désespérée pour en finir avec la vie, Cornélia, 19 ans, plus fragile que jamais, est assaillie de visions et de cauchemars de plus en plus prenants et angoissants.
Elle se retrouve alors plongée dans un univers sombre et déroutant, où le songe se confond à s’y méprendre avec la réalité.
Peu à peu, elle perd pied…
Mais, la raison l’a-t-elle vraiment quittée ? Ces phénomènes étranges ne pourraient-ils pas avoir un lien quelconque avec l’arrivée de ce mystérieux personnage dans sa vie ? Cet homme qui, pourtant, prétend l’avoir sauvée, mais dont le comportement est si singulier qu’il en devient suspect… Et pourquoi diable ce regard, à l’éclat sans pareil, la terrorise-t-il autant qu’il la subjugue ?!


Avis de Kamana

Il est des histoires qui marquent, laissant comme une empreinte dans notre âme. Depuis ma lecture de Les larmes rouges, un sentiment de manque et une sorte mélancolie me collent à la peau. J’ai beau prendre d’autres livres, aucun ne trouve grâce à mes yeux. Me voici donc maintenant face à un exercice difficile, qui me donne le trac, exacerbant ma fébrilité : écrire un avis sur un livre que j’ai adoré !

Vous avez aimé Lestat ? Vous lui préfériez Louis ? La cruauté du premier et la recherche de son humanité perdue pour le second ! Pour moi, et ceux qui me connaissent le savent, détrôner ces deux-là ou ne serait-ce que venir ébranler un tant soit peu leur piédestal, je n’aurais jamais cru cette chose possible. Georgia Caldera l’a fait ! Elle m’a transportée dans son univers tout à la fois sombre, dramatique, tendre et doux. Un mélange subtil de noirceur et d’amour, de sang et d’espoir. Vous me direz, forcément, un livre sur les vampires est de cet acabit. Certes… Mais l’auteure a su insuffler à son récit une force et une fragilité qui ne peuvent laisser de marbre. Ajoutez à cela un contexte vampirique bien pensé et vous voilà devant un premier tome abouti. Nous cherchons les failles, mais n’en trouvons pas. La vision de Georgia Caldera sur ces créatures est assez éloignée des mythes connus et justement elle amène un vent novateur très prenant.

L’histoire se divise en deux parties distinctes selon les chapitres. Des passages présent et des souvenirs du passé. De ce fait, nous entrevoyons la trame et le but du roman au fil des réminiscences de Cornélia. Elle y est, ainsi que les autres protagonistes, différente entre ces deux époques. Un passé chargé d’amertume, voire de haine, a changé les comportements et les caractères. Ces deux vues, ces deux aspects des personnalités font la richesse de l’histoire et poussent le lecteur à tourner les pages. Ainsi, Henri est à lui seul un personnage très important qui titille notre curiosité quant à son changement radical d'attitude entre le passé qu’entrevoit Cornélia et le présent. Non, vous n’en saurez pas plus sur l’histoire. Ce livre mérite simplement d’être lu et non spoilé.

Du côté de la plume de l’auteure, rien à redire ! Le style est riche et limpide à la fois, empli de tendresse et les descriptions nous capturent d’emblée nous projetant dans le scénario. Certains sentiments semblent ne pas progresser par moments, Henri faisant un pas en avant et reculant le lendemain. Ces passages-là vont peut-être agacer parfois, mais il faut voir le roman dans son intégralité pour comprendre que cela est justifié. Alors ce point qui peut paraître négatif, n’en est pas un, en tout cas pour moi il ne l'a jamais été, mais je voulais le souligner.

Il est bon aussi de noter que l’illustration du livre est sublime. Faite de la main de l’auteure elle-même, le portrait de Cornélia est une œuvre auprès de laquelle je suis souvent venue me référer au cours de ma lecture, scrutant les détails de la robe, les rubans, le visage…

Le bilan est donc clair en ce qui me concerne : ce premier tome est une réussite. Il met en place la vie de Cornélia ainsi que celle d’Henri et de la condition vampirique. On sent que le suspense présent tout au long de l’histoire sera encore plus angoissant, glauque, sanglant dans le deuxième opus. C’est avec impatience que j’attends la suite… trois jours que je l’ai fini et je n’ai qu’une envie, le relire.

Je remercie de tout cœur les éditions du Chat Noir ainsi que Georgia Caldera pour ce présent.