Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 30 mars 2011

Signé : le gang des animaux libres ! de A. Marx et B. Pfeiffer

Les évadés du zoo, 1 : Signé : Le gang des animaux libres
A. Marx et B. Pfeiffer

Editions Bayard poche 

Sortie le 25 février 2010


Présentation de l'éditeur :

Dans sa cage, le loup Hamlet tremble d'inquiétude. Comment va-t-il échapper à M. Leveau, le directeur du zoo, qui veut utiliser sa fourrure pour en faire un manteau? Grâce à son ami Barnabé le gorille, le loup réussit à s'enfuir. Une fois dehors, il rejoint le Gang des Animaux Libres: le GAL, qui vit sous terre dans une station de métro abandonnée. Mais la troupe n'est pas accueillante, et il n'y a rien à manger... Pourtant, face au danger, Hamlet va découvrir qu'il peut vraiment compter sur ses nouveaux compagnons !

Avis de MiniCed

Hamlet est un loup pensionnaire d'un zoo. Tout pourrait être parfait pour lui puisqu'il a des gens pour s'occuper de lui et qu'il n'a pas connu autre chose que la captivité. Mais voilà, le directeur du zoo, malgré son métier, n'aime pas les animaux. D'ailleurs, il en a déjà tué pour en offrir la fourrure comme cadeau d'anniversaire à deux de ses filles. Malheureusement pour Hamlet, c'est bientôt l'anniversaire de Valentine et l'enfant veut à tout prix un manteau en fourrure de loup argenté.
Heureusement pour l'animal, son voisin d'en face est un gorille du nom de Barnabé avec qui il s'est lié d'amitié. Son seul et meilleur ami. Le gorille ne veut pas voir son ami transformé en fourrure et de ce fait, lui parle du GAL. Le Gang des Animaux Libres. Une légende urbaine qui circule chez les animaux raconte en effet que quelque part en ville, se cachent plusieurs espèces différentes d'animaux, vivant dans ce qu'ils appellent le Paradis, faisant ce qui leur plait, quand ça leur plait. En un mot, la liberté.
Grâce à l'aide de Barnabé, Hamlet réussi à s'enfuir du zoo avant d'être transformé en manteau et l'aventure va commencer pour lui.

Sur la quatrième de couverture il est écrit : « dès 8 ans ». Le mot clé ici est « dès ». Pas de limite. Les plus jeunes y trouveront leur compte et les plus vieux retomberont dans les douces et folles aventures de leur enfance.

Les auteurs, il faut le dire, y sont pour beaucoup puisqu'ils nous offrent des personnages extrêmement attachants et hauts en couleur. Certains méritant même d'être plus exploités comme Oscar l'ornithorynque qui ignore qu'il en est un justement. Aucuns des animaux ne peut lui répondre ne connaissant pas non plus cet étrange animal qui possède un bec mais pourtant bien des poils. On est aussi pris d'affection pour Hamlet et surtout, pour les liens d'amitié qu'il a avec Barnabé le gorille. Il ne connait que lui depuis qu'il est né et de ce fait, un lien important s'est créé.
Le reste de la bande n'est pas en reste puisque, entre le caméléon, le colibri qui parle en vers, la panthère et le babouin râleur, il y a de quoi faire.

Aux côtés d'Hamlet on découvre les dangers et de la ville, de l'inconnu mais aussi une grande leçon d'humilité. Il aura du mal à se faire accepter par le GAL mais ce dernier finira par le faire rentrer dans ses rangs et même à le suivre quand il aura besoin d'eux.
Quand on lit les Évadés du Zoo, on a le sentiment de se retrouver un samedi matin devant les dessins animés tant les images défilent avec netteté devant nos yeux. S'ajoute à ça, de temps en temps, des dessins signés Sebastian Meyer qui nous aide encore plus à visualiser les choses.

Faites lire ce premier tome des Évadés du Zoo à votre enfant, il en tombera amoureux. Allons plus loin encore, lisez-le vous-même et vous passerez un moment loin du monde réel, loin du monde adulte, loin des problèmes pour vivre une folle aventure animale.

mardi 29 mars 2011

Les dossiers Dresden tome 1 : Welcome to the jungle de Jim Butcher et Ardian Syaf

Les dossiers Dresden
tome 1 : Welcome to the jungle
de Jim Butcher et Ardian Syaf

Edition Milady Graphics 

Sortie le 12 mars 2010


Présentation de l'éditeur :

Harry est l’ unique magicien de Chicago, et sa vie, ce n’est pas du tout cuit.
Quand la police vient le chercher pour résoudre une affaire de meurtre au zoo de Chicago, il y a de la magie noire dans l’air. Et les créatures qu’il doit y affronter font passer gorilles et panthères pour de gentils toutous.

Une aventure exclusive, uniquement en BD.

Avis de MiniCed

Si les Guns N' Roses ont quitté la scène au bout de 20 minutes il y a peu, ce n'est pas Harry Dresden qui va abandonner sa mission avant la fin. Quitte à risquer sa peau. C'est mis en image par Ardian Syaf et il s'agit d'une histoire totalement inédite en roman et écrite par Jim Butcher en personne.
Le titre de ce récit fait certes référence à Guns N' Roses, mais il est aussi tout trouvé pour le rapport à l'histoire, Harry Dresden désignant Chicago comme une « jungle ». Mais aussi est surtout bien sûr parce qu'il a un rapport très important avec les animaux et que l'histoire débute au zoo. Et oui, un meurtre a eu lieu dans l'enceinte et Murphy fait appel à Harry alors qu'il est déjà lui-même aux prises avec un Bloody Bones.
Les indices font penser que le tueur ne serait autre que Moe, un gorille. Vous comprenez mieux pourquoi on fait appel à Harry ? Un gorille sort de son enclos, tue un homme et retourne dans son enclos. Harry va évidemment trouver un rapport magique à tout ça, sinon, ça s'appellerait Columbo, tout simplement.

Voilà pour l'histoire. Étant un comics, il y a plus de risques de tout gâcher en allant trop loin dans les détails alors je m'arrête là et vous donne mon avis sur ce... petit bijou. Côté scénario, ne vous attendez cependant pas à sa meilleure aventure si vous avez déjà lu les tomes 3 et 4. Mais si vous n'avez lu que le premier roman, vous vous laisserez largement emporter par l'intrigue très Dresdienne. Et c'est là qu'on est content, puisque tout ce qu'on aime dans la narration de Butcher dans ses romans, on le retrouve dans Welcome to the Jungle. Un cheminement d'enquête pure avec ce qu'il faut de magie et d'action pour nous tenir en haleine.

Question intrigue même, je dis certes qu'elle est peut-être moins bonne que Fée d'Hiver, mais ô combien bonne en soi. Le dénouement, l'univers et les idées de génie de Butcher en font que, même en comics, Dresden reste une histoire purement originale, évitant les choses déjà vues dans d'autres récits de fantasy urbaine.
L'histoire se déroule avant Avis de Tempête, mais je ne peux évidemment que conseiller de lire au moins ce premier tome avant d'entrer dans ce comics, car le plaisir ne peut être qu'accru. Retrouver des personnages que l'on a appris à connaître en roman, c'est le pied. On y découvre même la Coccinelle bleue, encore entièrement bleue.

Graphiquement, le style d'Ardian Syaf est plutôt classique et je pense que c'est ce qu'il faut à un récit comme du Dresden. Je visualiserais très mal des choses plus artistiques comme le fait notre ami Jae Lee sur un récit de ce genre. On se dit bien sûr que Brett Booth aurait été encore plus appréciable, mais patience, il arrivera plus tard sur la série (reparti depuis...).

On note encore, côté graphique la couverture qui, elle n'est pas de Syaf mais de McGrath (couvertures des romans) et qu'on retrouve à la fin les covers des 5 numéros présents dans le recueil, toutes de Syaf et les 5 variant covers, toutes de McGrath. Mais pas que ! Parce qu'en plus de ces couvertures (procédé déjà très vu dans le monde du comics), on a également des croquis superbes et de petites bio des personnages. Ainsi que, et là, c'est pour moi un vrai cadeau de la part de Milady (ou de Dabel Brothers), 2 dessins colorisés tirés d'Avis de Tempête et un autre croqué... de Fée d'Hiver ? Là par contre, je me permets le doute vu qu'à cet époque, on en était encore loin en version comics d'arriver à Fée d'Hiver, mais vous verrez, si vous avez lu le roman, que cela est difficilement contestable.

Bref, Welcome to the Jungle est une perle de comics à posséder absolument si l'on est fan du Mage... ou de comics, car l'histoire est agréable de toute façon.

vendredi 25 mars 2011

Crimes au clair de lune



Crimes au clair de lune
Collectif sous la direction de Charlaine Harris

Éditions Michel Lafon

Sortie le 3 février 2011



Présentation de l'éditeur :

Disparitions en série, visions dérangeantes, attaques terroristes anti-vampires, emails de l’Au-delà, métamorphoses imprévues…

Qui n’a jamais souhaité avoir un fantôme ange-gardien pour veiller sur lui, ou une grand-mère psychique qui reçoit les morts sur le pas de sa porte ?

Les héros de ces nouvelles franchissent la frontière pour le monde de l’étrange… et vivent des histoires à vous glacer le sang.

Pour commettre le crime parfait, le clair de lune est le meilleur complice…

Suivez les plus célèbres auteurs américains de la Mystery Writers of America dans leurs aventures captivantes et profitez de la noirceur de la nuit…


Avis de Pauline:

Crimes au clair de Lune est un ensemble de nouvelles écrites par différents auteurs américains talentueux de la Mystery Writers of America (MWA). Sous la coupe de Charlaine Harris cette association d’auteurs de romans policiers va s’essayer au genre surnaturel. Pour un petit rappel c’est bien la MWA qui décerne chaque année le prix Edgar Allan Poe aux meilleurs auteurs de romans policiers.

Ces auteurs, dont pour certains vous connaissez les mérites ou pour d’autres vous irez complètement à la découverte, se sont lancés le défi de vous surprendre, de vous faire frissonner ou bien même de vous effrayer en quelques pages. Dans chaque nouvelle, le mystère se mêle au surnaturel, le genre policier dont ils ont l’art de manier la plume se mélange au fantastique pour créer une alchimie parfaite et surprenante qui est loin de nous déplaire. Au fil des histoires on ira à la rencontre d’étranges disparitions, d’énigmatiques personnages, de maisons hantées, de petites filles aux pouvoirs inquiétants ou bien encore d’objets insolites. Et pour ouvrir ce bal à vous donner froid dans le dos, Charlaine Harris nous offre un petit spin-off de sa série la Communauté du Sud, mettant en scène une autre héroïne ayant subit les attentats anti-vampires de Rhodes.

Ne vous y m’éprenez pas, une fois commencé, il est impossible de lâcher cet ouvrage…. Même si les nouvelles sont toutes indépendantes les une des autres, inutile de résister à l’appel qui vous saisit une fois une histoire achevée, car vous serez irrémédiablement attirés par la suivante. Bien sûr certaines vous frapperont plus que d’autres, ou vous laisseront bien plus perplexes, mais dans l’ensemble toutes sont teintées d’une note qui vous surprendra.

Ce recueil de nouvelles est très bien écrit et la plume de la plupart des auteurs parfaitement adaptée à cet enchevêtrement de styles qui reste fortement teinté de la noirceur et du mystère des bons romans policiers. Si vous souhaitez passer un très agréable moment en compagnie de divers personnages sombres, étranges, inquiétants ou au contraire attirants et attachants et de leurs auteurs n’hésitez pas à vous lancer dans ce fabuleux roman.

Les secrets de Wisteria


Les Secrets de Wisteria
d'Elizabeth Chandler

Editions Hachette
Collection Black Moon

Sortie le 16 mars 2011
237 pages / 14 €


Présentation de l'éditeur :

Pendant 16 ans, Megan n’a pas eu de nouvelles de sa grand-mère. Et voilà que celle-ci l’invite dans son manoir, sans pour autant l’accueillir avec chaleur. Megan y rencontre son cousin Matt, tout aussi froid, qui l’attire étrangement. Elle découvre un petit cimetière familial où gît une certaine Avril, morte à l’âge de 16 ans. A force d’événements étranges et de recherches, Megan comprend qu’Avril est morte - assassinée ? - pour l’amour d’un homme et que l’histoire pourrait bien se répéter...


L'avis de Scende :


Megan part en vacances chez sa grand-mère pour la première fois. Les relations entre sa famille et la vieille femme sont difficiles et en particulier pour elle, qui est une enfant adoptée. Alors bien sûr, quand sa grand-mère l’invite à passer deux semaines chez elle, la jeune fille est plutôt perplexe. Et elle va le rester puisque l’accueil est particulièrement froid… Depuis quelques temps, Megan fait des rêves singuliers et troublants qui vont bousculer son quotidien à son arrivée dans la demeure de la patriarche. Quelle n'est pas sa surprise lorsque, arrivée à destination, elle découvre que la maison de ses rêves est celle de sa grand-mère ! Dès lors, de nombreux évènements vont faire leur apparition dans sa vie. Des éléments troublants en rapport avec sa grand-mère que Megan va s’efforcer de comprendre, d’autant plus qu’elle semble en être l’épicentre…

Megan est une enfant adoptée. Les rêves troublants qu’elle fait chaque nuit vont trouver leur réponse grâce à l’invitation de sa grand-mère. Pourtant, la vieille femme va montrer avec insistance ses sentiments négatifs à l’égard de sa petite fille. Mais cette dernière a la langue bien pendue et la répartie facile. L’héroïne qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et dont les réparties cinglantes sont un plaisir pour le lecteur donne une touche de fraîcheur à l’histoire.

Elle découvre donc cette grand-mère froide et antipathique qui, malgré son ressenti pour la jeune fille, l’accueille sous son toit. Dès lors, les évènements vont effrayer la vieille femme qui va s’en prendre à Megan, la jugeant responsable. C’est une femme acariâtre qui aime être obéie. L’histoire nous en apprend plus sur son passé au fil des pages et nous comprenons pourquoi elle est si terrible.

Enfin, dernier personnage de la famille de Megan : Matt, son odieux cousin. Dès son arrivée, celui-ci refuse de lui adresser la parole et c’est grâce aux piques de la jeune fille qu’il va finalement s’ouvrir à elle, en gardant toutefois ses distances. Les relations entre les deux cousins sont intéressantes, puisque peu à peu chacun va faire un pas vers l’autre. Toutefois, Matt tente de préserver un lourd secret en tentant d’empêcher sa cousine de découvrir l’histoire que cache sa famille.

Les personnages secondaires sont très présents dans le roman. Ce sont tous des villageois qui vont aider Megan dans ses recherches. Nous avons ici Sophie, sa nouvelle amie qui semble avoir un lien particulier avec notre héroïne ; mais aussi Miss Lydia, la voyante ; Ginny, l’amie de sa mère… Chaque personnage a son caractère et permet de mieux cerner le mystère qui entoure la ville de Wisteria et plus particulièrement le manoir de Scarborough.

La lecture fluide tient le lecteur en haleine tout au long des pages. Toutefois, même si le texte est agréable, l’intrigue reste simple et un léger arrière-goût de déjà vu s’insinue, particulièrement au début du roman. Malgré ce sentiment, l’intrigue est si bien ficelée qu’il en devient difficile de quitter sa lecture ! La première impression s’estompe alors et l’histoire prend pleinement possession du lecteur !

En conclusion de cette chronique, je dirais que ce livre se laisse lire. Un second tome est prévu et pourtant celui-ci se suffit à lui seul. Destinée à un public jeune, l’histoire s’en ressent et nous trouvons là un roman léger mais qui contient tous les éléments : un sombre passé, des évènements paranormaux, une intrigue et une jeune enquêteuse, et bien sûr, un dénouement. Autrement dit, nous avons là un roman complet et agréable !

jeudi 24 mars 2011

Les Seigneurs de l'Ombre, tome 4 Le piège des ténèbres de Gena Showalter

Les Seigneurs de l'Ombre, tome 4
Le piège des ténèbres
de Gena Showalter

Editions Harlequin
Sortie 1er mars 2011
Poche / Prix 6,99€


Présentation de l'éditeur :

Immortelle dotée de pouvoirs maléfiques qu’elle a toujours rejetés, Gwendolyn désespère d’échapper un jour aux hommes impitoyables et cruels qui la retiennent prisonnière. Pourtant, elle nourrit encore l’espoir secret de voir son père, cet ange aux yeux d’azur et aux grandes ailes blanches dont elle conserve précieusement le portrait depuis son enfance, la libérer de ses ravisseurs – et surtout de la moitié sombre de son être. Mais au lieu de cela, c’est Sabin, un guerrier ténébreux, un prince des seigneurs de l’ombre, qui se présente à elle pour la délivrer. Et semer le trouble dans son esprit. Car comment accorder sa confiance à cet immortel qui ne songe qu’à se battre et dont la violence est légendaire ? N’est-il pas en train de lui tendre un piège encore plus redoutable que celui dans lequel elle est déjà enfermée ? Suivre Sabin, n’est-ce pas prendre le risque de renoncer à jamais au monde dont elle a toujours rêvé ?


Chronique de Molina :

Et voici le tant espéré quatrième tome de la série Les Seigneurs de l’ombre. Les éditions Harlequin nous avaient laissés en plein suspens en parlant d’une trilogie pour cette série et voici finalement l’apparition du Piège des ténèbres ! Et comme à son habitude, il est quasiment introuvable en librairie, alors lancez-vous à sa recherche dès à présent car il vaut vraiment tout le temps passé à le trouver puis à le lire.

L’histoire reprend au moment où nous l’avions laissée et cette fois, c’est Sabin qui nous fait part de son point de vue. La relation de celui-ci avec son démon, Crainte, est très différente de celles des autres seigneurs de l’ombre. Ils sont plus en conflit, en opposition et surtout ils ne sont quasiment jamais d’accord, en particulier en ce qui concerne les femmes ! Et femme il y a, car voici la charmante Gwendolyn ! Celle-ci se fait délivrer par nos seigneurs au cours de la fouille des souterrains. Et là, quelle n’est pas leur surprise et leur terreur, de constater qu’ils ont affaire à une harpie !
Là encore l’histoire d’amour va être à la hauteur de la série : passion, bouleversements, changements et trahison sont au programme. Les émotions sont intenses et présentes tout au long du récit. Une fois encore Gena Showalter nous montre son talent ! Comme à son habitude, l’auteure nous donne aussi des nouvelles de nos autres petits couples et c’est toujours un véritable bonheur de les retrouver.

Côté personnage, cet opus se distingue des autres. En effet Gwendolyn est cette fois le personnage qui subit la plus grande métamorphose. Elle passe d’une petite chose craintive et faiblarde à une superbe jeune femme au caractère affirmé et passionné et surtout elle devient une combattante hors pair! Comparativement Sabin, ne change que très peu. Le plus drôle à mon avis, est le comportement de Crainte face à la harpie, ça apporte une petite pointe d’humour à l’histoire.

Bref, vous l’aurez compris, bien qu’il soit plus court que ses prédécesseurs, ce livre reste incontournable. Plaisir garanti et sourire aux lèvres en fin de lecture, vivement la suite !

Le sang des anges

Chasseuse de vampires
Tome 1 : Le sang des anges
de Nalini Singh

Éditions J'ai lu
Collection Darklight

Sortie le 16 mars 2011
Poche / 8,90€

Présentation de l'éditeur :


La tueuse de vampires Elena Deveraux sait qu'elle est la meilleure. Ce qu’elle ne sait pas en revanche, c’est si elle est à la hauteur pour sa nouvelle mission. Engagée par le magnifique et tout aussi dangereux archange Raphaël, un être si meurtrier que nul mortel ne veut attirer son attention, une seule chose est claire: l'échec n'est pas une option ... même si la tâche est impossible. Parce que cette fois, ce n'est pas un vampire rebelle qu’elle doit traquer. C'est un archange qui a mal tourné. Ce travail va entraîner Elena au milieu d'un massacre pas comme les autres ... et sur le fil du rasoir de la passion. Si la chasse ne la détruit pas, peut-être en sera-t-il autrement si elle succombe au séduisant Raphaël. Car quand les archanges jouent, ce sont les mortels qui paient les pots cassés.


Chronique de Molina :

Elena Deveraux, notre héroïne, est chasseuse de vampire. Mais attention, contrairement à ce qu’on pourrait penser, généralement elle ne les tue pas. Elle se contente de les livrer pieds et poings liés à leurs maîtres les anges.
Et oui, ceci est la grande originalité de cette série, les vampires sont créés par les anges et chaque année un nombre limité d’humains est transformé, tout ça après sélection bien évidemment. De ce fait, les anges autant que les vampires sont pleinement connus et reconnus par la société, chacun ayant une place bien définie. Celle des anges est bien évidemment de faire marcher droit tous ces vampires. Et ils ont intérêt à respecter les règles car, bien qu’on parle d’ange, ils ne sont pas pour autant angéliques ! Tortures, punitions sanglantes et morts extravagantes sont au programme pour les vilains vampires.
Bien entendu qui dit ange dit aussi archange ! Ils sont les grands manitous. Le monde est divisé en dix zones dont chacune est dirigée par un archange. Ceci est le monde dans lequel Nalini Singh nous plonge.

La rencontre entre Elena et Raphael, l’archange de Manhattan, est explosive et ce ne sont que les prémices de leur relation. Elena va osciller entre la haine la plus pure, agrémentée de peur panique, à la passion sans retenue. Et Raphael ne va pas être mieux loti dans la mesure où son intérêt va passer de divertissant à possessif et passionné. C’est d’ailleurs ces émotions exacerbées qui donnent tout le relief à leur histoire d’amour et qui nous tiennent en haleine durant presque tout le livre : Helena cèdera-t-elle, Raphael va-t-il finir par ne plus supporter son insubordination, vont-ils s’entre-tuer ou finir au lit ?

Mais à côté de cette très belle histoire d’amour, il y a aussi une intrigue. Bien qu’elle ne soit pas au premier plan de l’histoire, elle reste bien menée et nous permet d’en apprendre d’avantage sur le monde des anges et sur leurs petits secrets. L’action rajoute un peu de piquant à ce livre déjà très riche en émotions et le mélange entre les scènes de romance et d’enquête donne un rythme très intéressant à l’histoire.

Vous l’aurez compris, ce premier tome est une vraie réussite. L’histoire d’amour est passionnante, les personnages charismatiques et hauts en couleurs et surtout l’univers, loin des classiques du genre, donne une vraie touche de nouveauté plus que bienvenue dans l’univers des vampires. A ne rater sous aucun prétexte !

Locke & Key, tome 1 : Bienvenue à Lovecraft de Joe Hill & Gabriel Rodriguez


Locke & Key, tome 1 
       Bienvenue à Lovecraft          
de Joe Hill & Gabriel Rodriguez

Editions Milady Graphics
Sortie le 18 novembre 2010


Présentation de l'éditeur

Le romancier à succès Joe Hill et le dessinateur prodige Gabriel Rodriguez vous invitent dans un monde de terreurs et de merveilles : Locke & Key.
Keyhouse : un étrange manoir de la Nouvelle-Angleterre. Un manoir hanté, dont les portes peuvent transformer ceux qui osent les franchir…
Après le meurtre brutal de leur père, Tyler, Bode et Kinsey découvrent leur nouvelle demeure, croyant y trouver le refuge dont ils ont besoin pour panser leurs plaies. Mais une ténébreuse créature les y attend pour ouvrir la plus terrifiante de toutes les portes…

Avis d'Asmodée

Une excellente surprise que ce premier tome de Locke & Key paru chez Milady Graphics. Comics scénarisé par Joe Hill et dessiné par Gabriel Rodriguez, ce thriller fantastique se démarque avec brio de la production BD actuelle sur bien des points.
Locke & Key : Bienvenue à Lovecraft est avant tout une histoire sombre, oppressante et sans concession. Lorsque Rendell Locke, un conseiller d'orientation, est froidement assassiné par deux adolescents dont il avait la charge, sa famille part s'installer dans l'immense demeure familiale, sur la baie de Lovecraft. Une bâtisse vénérable aux couloirs labyrinthique dans lesquels on peut se perdre en n'y prenant pas garde.

Tyler, l'aîné des trois enfants qui a maîtrisé le meurtrier de son père, est en proie au remord. Est-ce en partie sa faute si son père à trouver une mort aussi épouvantable ? Kinsey, sa sœur, essaie quant à elle de surmonter la douleur de cette tragédie en tentant de retrouver ses marques et de prendre un nouveau départ. Bode, le benjamin, est sans doute le personnage le plus intéressant à suivre, le plus fondamental également, car c'est lui qui va découvrir en premier les surprenants mystères recelés entre les murs du manoir. Après avoir trouver, par hasard, la clé d'une porte permettant de devenir un fantôme en franchissant le seuil. Il va mettre à jour un étrange puits au fond duquel un être manipulateur semble attendre quelque chose de lui.

En parallèle, on suit le parcours sanglant de Sam Besser, le gamin psychopathe qui a tué le père des enfants Locke. Grâce à l'assistance de la créature prisonnière du puits, il s'évade de la prison pour mineurs, puis file en direction de la demeure où réside la famille afin de libérer le mystérieux esprit qui lui est venu en aide. Son périple pour rejoindre la baie de Lovecraft va être l'occasion de découvrir le passé douloureux de ce redoutable meurtrier.

Un suspens du meilleur effet est donc omniprésent tout au long de l'album. Le récit, mis en image par les dessins inspirés de Gabriel Rodriguez, n'hésite pas à glisser au gré des cases quelques scènes gores bien senties. Une violence toujours disposée à bon escient, jamais outrancière. L'esthétique de cette BD a du cachet, un style affirmé qui au premier coup d'œil, colle parfaitement à l'état d'esprit d'une intrigue à l'atmosphère étouffante. Les couleurs ne sont pas en reste et complètent à merveille la réussite graphique de l'album.

Pour ceux qui se poseraient la question, il ne faut pas s'attendre à des références à l'œuvre de HP Lovecraft. Du moins pas à ce stade de la série. Locke & Key lorgne davantage sur les meilleurs romans de Stephen King. Une impression pour le moins curieuse lorsqu'on sait que Joe Hill n'est autre, en réalité, que le fils du maître de l'horreur littéraire américaine.
Ceci n'en est qu'un gage de qualité supplémentaire. Le scénario est remarquablement ficelé, structuré dans son déroulement de façon très prenante en usant de nombreux flash-back. Tous les personnages de l'histoire ont fait l'objet d'un réel travail de fond. Les enfants Locke sont mis sur le devant de la scène, car se sont eux les plus réceptifs aux mystères abrités derrières les portes de la maison et de ses clés disséminées dans les endroits les plus insolites. En grandissant, les adultes en oublient par la suite l'existence…

Pour finir, cette très prometteuse série prend pour cadre un environnement ne manquant pas de charme, si on peut dire : une baie retirée de tout, plongeant la famille Locke dans un isolement relatif. L'alliance du scénario et des dessins instille un sentiment d'angoisse véritable. Ceux qui sont à la recherche d'une BD adulte riche en sensations fortes, intelligente et accrocheuse grâce à un background riche, ne regretteront pas de s'immerger dans l'univers de Locke & Key.

Les Sept Royaumes, Livre 1 : Le Roi Démon de Cindy Williams Chima

Les Sept Royaumes
Livre 1 : Le Roi Démon
de Cindy Williams Chima

Editions Castelmore

Sortie en novembre 2010
Sortie au Québec : décembre 2010


Présentation éditeur

Les destins de Han et de Raisa feront trembler les Sept Royaumes.
L e jour où Han tombe sur trois jeunes sorciers qui ont mis le feu à la montagne sacrée de Hanalea, il ne soupçonne pas que l’amulette qu’il leur confisque avait appartenu au Roi Démon.
Pendant ce temps, Raisa, héritière du royaume de Fells, a d’autres batailles à mener : elle a seize ans et la reine, sa mère, veut la marier.
Forte tête et éprise de liberté, la princesse a d’autres ambitions.… La rencontre de Han et de Raisa réveillera les forces obscures qui avaient mis les Sept Royaumes en péril à l’époque du Roi Démon, menaçant de nouveau l’équilibre du monde.


Avis de Kamana

La légende raconte qu’il y a mille ans de cela la reine Hanalea combattit le roi Démon et le vainquit. A la suite de cet affrontement, une décision fut prise : La Rupture, l’interdiction de mariages entre la lignée des reines du Loup Gris – descendantes d’Hanalea - et les Magiciens, dont le Roi Démon était le plus puissant des membres. Une séparation des pouvoirs nécessaire à l’équilibre des Sept Royaumes.
Ceci est la légende et comme toute histoire, on est en droit de se demander si elle est fondée sur La vérité…

Han Alister, appelé aussi Gourmettes, à cause de ses bracelets d’argent, est un enfant de la rue, longtemps connu pour ses frasques en tant que chef des Chiffonniers, une bande de jeunes voleurs et rois de leur quartier. Pour protéger sa jeune sœur et sa mère de terribles représailles, il décide de quitter sa bande et de gagner sa vie honnêtement. Une rencontre fortuite avec des jeunes magiciens va changer son destin. Il se retrouve avec une amulette verte qu’il a prise des mains de Micah Bayar, fils du Haut Conseiller des magiciens, alors que ce dernier tentait de jeter un sort à son ami Danseur. S’il avait su que tout basculerait à cause de cet artefact puissant…

Raisa est la prétendante au trône de Fells, la couronne n'étant donné qu'aux filles. Son seizième anniversaire approche et par la même occasion son passage à l’âge adulte. Cet événement attire les héritiers de tous les royaumes, qu’ils soient en guerre ou pas. Le choix du prince consort soulève bien des inquiétudes, les combats dans le Sud étant dans tous les esprits et un mariage avec l’un de ces princes pouvant se révéler néfaste pour l’avenir de Fells.
La reine Marianne aidée du Haut Conseiller des Magiciens, qui la suit comme son ombre, multiplient leurs efforts pour plier Raisa à leur choix. La princesse, dont le père est un puissant marchand du camp Demonai, a plus envie d’aventures que d’un époux imposé. Entre les baisers chargés de magie de Micah Bayar, son attirance pour Amon, son meilleur ami et garde royal, sa rencontre avec l’intrigant Han Alister, la vie de Raisa prend un goût épicé chargé de danger qui lui plait.

Cinda Williams Chima avec ce premier tome nous ouvre les portes d’un monde subjuguant où intrigues, mystères et destins sont le cœur de l’histoire.
Il vous faut savoir que vous resterez très frustrés par ce livre car il n’est que la mise en place de tous les protagonistes, les tenants et aboutissants qui attendent la suite des événements amorcés. Et bien que la fin ne soit qu’un début, vous allez vous régaler !

Nous suivons d’un côté les péripéties de Han au cœur de la cité ou dans les camps. Son évolution va se faire lentement mais cela est nécessaire pour l’avenir qui lui sera proposé. C’est un garçon courageux, intelligent et surtout débrouillard mais qui souffre à cause de son identité, ne sachant pas où est sa place.

D’un autre côté, nous avons Raisa future reine qui n’accepte pas son avenir avec toute la docilité qu’on attend d’elle. Cette jeune femme a du caractère et ne se contente pas de son univers de richesses. La fille de marchand est une rebelle qui rêve d’aventures et de voyages et qui au-delà des simples caprices de princesse saura faire face au danger quand il se présentera.

Cette approche de l’auteure nous permet de bien connaître les personnages principaux et nous amène aussi à rencontrer tous les secondaires liés soit à Han soit à Raisa sans alourdir en quoi que ce soit le récit. Une écriture simple, fluide et riche en détails bien ancrés dans la trame font de ce roman une histoire accessible pour tout public.

Vous serez conquis, peut-être pas dès les premières pages, mais plus vous avancerez et plus vous en redemanderez. Venez donc rejoindre les aventures emplies de magie de Raisa et Han sur les pas de la véritable histoire de la reine Hanalea et du roi Démon.

mardi 22 mars 2011

Promise, Tome 1 d'Ally Condie


Promise, Tome 1
d'Ally Condie

Editions Gallimard Jeunesse

Sortie le 7 avril 2011
Format Broché / Prix 16 €


Présentation de l'éditeur:

Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d'habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu'elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l'enfance, tout semble parfait ! Étrangement, c'est le visage d'un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l'écran ne s'obscurcisse... Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d'une classe inférieure et n'a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l'écriture, la création poétique... Elle en tombe amoureuse et se confie à Xander qui lui apprend qu'il aime une de leurs voisines. Peu à peu, l'image de la Société " parfaite " s'effrite aux yeux du groupe d'adolescents. Le doute s'installe, mille questions viennent les perturber. La tension monte, les brimades des Officiels se multiplient. Lorsque Ky est envoyé combattre les Ennemis de la Société dans les Provinces Lointaines, Cassia, écœurée, décide de se rebeller et de le rejoindre...


L'avis de Lila:

La vie de Cassia et des citoyens d'Oria est contrôlée de la naissance jusqu'à la mort. Qui épouser, quand procréer, où travailler, que manger, quoi porter, que lire, quelle musique écouter... tout!

Pourtant la population vit heureuse, en sécurité et en bonne santé. Les cancers et autres maladies dégénératives ont été éradiquées, l'insécurité n'existe pas et les gens meurent "proprement", entourés de leurs familles.

Cassia vient d'avoir 17 ans, elle aspire à la même vie que toutes les jeunes filles de son âge: une union heureuse avec son promis et se voir confier un emploi valorisant. Sa vie s'écoule tranquillement avec son jeune frère et ses parents.
Et lorsqu'elle apprend que son promis n'est autre que Xander, son meilleur ami, elle pense qu'elle ne peut pas être plus heureuse.

Mais un autre garçon attire bientôt son attention, un autre qui aurait dû, ou pu, être son promis. Est-ce une simple erreur informatique comme on l'en informe, ou Ky est-il celui auquel elle était véritablement destinée?
Ce garçon qui vit depuis toujours proche d'elle mais qu'elle connait si peu et qui semble cacher bien des secrets.
Cassia est troublée. On lui a appris à obéir sans ciller, pour le bien de tous. Jusqu'où peut-elle aller dans son besoin d'en savoir plus sur Ky sans s'attirer d'ennuis, à elle ou à ceux qu'elle aime?

C'est alors que son grand-père lui confie quelque chose. Quelque chose d'interdit qui pourrait attirer les pires ennuis à la jeune fille. Et pourtant, au travers de cet objet, il s'agit là du plus beau cadeau que l'on puisse faire à une personne: la pousser à réfléchir par elle-même, à remettre certaines choses en cause... A douter, se rebeller, aimer.

Entre le dernier présent de son grand-père et sa curiosité au sujet de Ky, Cassia s'engage sur un chemin tortueux et dangereux. Parce qu'à la seconde où elle commence à se poser des questions sur la société et sur la vie qu'on lui choisit, c'est tout son univers et ses certitudes qui volent en éclat.

Page après page, l'image lisse et parfaite de son monde s'écroule et devient de plus en plus révoltante. Et dans le même temps, c'est un amour qui naît, en douceur et décrit avec beaucoup de pudeur et de poésie, sans aucune mièvrerie. Les mains qui s'effleurent, les mots qu'on ne prononce pas, les yeux qui se cherchent, les espoirs qui grandissent et le poids de la réalité qui revient sans cesse tout bousculer.

Je ne m'attendais pas à ça... Je pensais lire un simple roman jeunesse au synopsis sympathique, si tôt lu, si tôt oublié. Finalement, j'en ai achevé la lecture en deux après-midi, incapable de m'interrompre, pressée de connaître le dénouement et de savoir ce qu'il allait advenir de Cassia.
Je regrette ma précipitation, j'aurai aimé rester plus longtemps avec elle, et je l'avoue, elle me manque déjà.

Ce livre est d'une beauté saisissante et violente à la fois. Saisissante de par son récit, ses images poétiques et sa douceur absolue, et violente, terriblement violente, car à mesure que les pages se tournent, cette beauté parfaite que nous offre le monde dépeint par Ally Condie s'effrite, et dans l'horreur dévoilée naît une autre forme de beauté, une beauté sauvage, indomptable, celle des sentiments, de la passion, de l'amour, de l'espoir. Et de la colère.

Il y a plusieurs lectures possibles à ce roman, on peut y voir un simple trio amoureux dans un futur effrayant. Une très belle histoire d'amour sans vulgarité ni violence physique. Une adolescente qui s'éveille à l'amour et qui commence à se rebeller contre son monde.
On peut également y voir de nombreux parallèles avec notre société actuelle, la manipulation par les média, le dégoût des jeunes générations pour une société dans laquelle ils ne se reconnaissent pas, et bien d'autres choses encore.

C'est un futur qui fait peur, parce qu'il est plausible. Et Ally Condie est très pertinente lorsqu'elle évoque l'obéissance des masses. Puisque tout le monde vit heureux, en paix, et en bonne santé, pourquoi se rebeller?

Et pourtant, dès lors que l'héroïne se met à douter, à aimer, tout bascule, et notre colère grandit en même temps que la sienne. Une colère saine et non pas démesurée ou destructrice. Parce qu'il y a des injustices, des décisions qui font mal, qu'elles soient profitables au reste du monde ou pas. Et parce que certaines choses sont si belles, si précieuses, qu'elles ne devraient pas être détruites ou contrôlées.

Cassia m'a rappelé que nos droits et libertés tels qu'on les connaît dans notre société actuelle ne sont pas seulement des acquis, mais des biens précieux dont nous devons être reconnaissant et respectueux. Elle m'a également rappelée qu'il y a des causes qui méritent qu'on se batte pour elles, quitte à tout perdre.

L'écriture est fluide, certaines phrases sont simplement parfaites, merveilleusement tournées et s'apparentent à des évidences, des vérités absolues. Elles nous frappent en plein cœur de par leur justesse.
Les personnages sont touchants, profondément humains. On entre rapidement dans l'histoire, la description de ce monde futuriste se fait sans lourdeur ni lenteur, tout est amené naturellement et facilement.
L'histoire plaira tout autant aux adolescents qu'à un public plus mâture.

Il s'agit là d'un premier roman plus que réussi et j'ai vraiment hâte d'en connaître la suite, de savoir ce que va faire Cassia. La barre est placée haute, j'espère un second tome tout aussi enchanteur que celui-là !



Alpha & Omega : L'Origine de Patricia Briggs

Alpha & Omega : L'Origine
de Patricia Briggs

Éditions Milady

Sortie le 18 Mars 2011
Format poche / 128 pages / 6 €


Présentation de l'éditeur :


Anna est un loup-garou.

Elle découvre un nouveau sens à son existence quand le fils du chef des siens débarque en ville pour réprimer les troubles au sein de la meute de Chicago et qu'il insuffle à Anna un courage qu'elle n'avait encore jamais ressenti


Avis d'Elaura :

Il était plus que nécessaire pour nous lecteurs français de lire cette nouvelle qui introduit la série de Patricia Briggs, Alpha et Oméga, spin off de Mercy Thompson.
En effet, à la lecture du premier tome Le Cri du Loup, nous avions l'impression de débarquer au milieu d'une histoire bien commencée, comme un cheveu dans la soupe, et il nous a fallu du temps pour entrer dans l'intrigue.
Avec L'Origine, la boucle est bouclée et nous comprenons enfin la relation de Charles et Anna, ces deux loups fondamentalement différents mais qui pourtant se reconnaissent comme étant la moitié de l'autre.
Cette introduction est un régal de lecture car nous plongeons pleinement dans la vie d'une meute et l'auteure sait mettre en exergue la dualité animale des protagonistes comme personne. Nous ressentons et vivons les émotions de nos deux héros comme si elles étaient nôtres et la frustration est belle et bien là quand arrive la fin.

Véritable tour de force, Patricia Briggs réussi à accrocher le lecteur en à peine 128 pages de manière totale et définitive et la relecture du Cri du Loup s'impose de soi, comme si enfin, nous pouvons redécouvrir cette passionnante histoire en pleine lumière.


dimanche 20 mars 2011

Minuit, Tome 1 : Le baiser de minuit de Lara Adrian


Minuit, 
Tome 1 : Le baiser de minuit
de Lara Adrian


Éditions Milady
Sortie le 18 mars 2011


Présentation de l'éditeur :

À la suite d'un meurtre, Gabrielle Maxwell est projetée dans un monde où les vampires rôdent et se livrent une
guerre fratricide. Lucan Thorne méprise la violence de ses congénères. Lui-même vampire, il a juré de protéger non seulement les siens, mais aussi l'humanité. Il ne peut courir le risque de se lier à une mortelle. Mais quand Gabrielle devient la cible de ses ennemis, il n a d'autre choix que de l'entraîner dans les profondeurs où il règne l'entraîner dans son univers.




Chronique d'Elaura :

Parlons d'entrée de ce qui peut fâcher ou faire hésiter le lecteur. Rassurez-vous, Minuit, la nouvelle série de romance paranormale de chez Milady n'est pas une copie de La Confrérie de la Dague Noire.
Même si JR Ward elle-même en conseille la lecture, et s'il est facile de faire le lien entre des guerriers membres d'une confrérie d'un côté et des guerriers membres d'une Lignée de l'autre, le ton et le style de Lara Adrian sont fondamentalement différents.

Oui, il y a des similitudes, puisque nous sommes devant un roman classique de romance paranormale, qu'il y a des vampires en guerre, des guerriers mâles alpha dans toute leur splendeur, mais elles s'arrêtent ici. L'univers créé par Lara Adrian est plutôt novateur et riche. L'auteur en distille savamment les éléments tout au long du récit, permettant la compréhension sans alourdir la lecture et force est de reconnaître que l'immersion se fait avec facilité.

Même si ce premier opus souffre de la fameuse malédiction des premiers tomes, à savoir la mise en place de l'intrigue et des personnages, son classicisme est plaisant et surtout, il nous apparaît plus comme une mise en bouche promettant un univers beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît dans les tomes suivants.
La rencontre avec les différents protagonistes se fait en douceur, l'histoire de Lucan et Gabrielle est belle et passionnelle, nous offrant de très jolis moments plein de sensualité où le duo fonctionne à merveille.
La plume de l'auteure est très élégante et marque donc une réelle différence avec l'ensemble des publications de l'éditeur à ce jour.
Une série qui n'est pas à négliger sachant que le meilleur reste à venir, et il ne faudra pas attendre longtemps puisque nous lirons l'histoire de Dante dès le mois prochain dans Minuit Écarlate, en attendant celle de Tegan, le guerrier ténébreux de la Lignée, à paraître mai.

A découvrir séance tenante !

samedi 19 mars 2011

Crescendo

Les Anges Déchus
Tome 2 : Crescendo
de Becca Fitzpatrick

Les Éditions du Masque
Collection MsK


Présentation de l'éditeur :

Nora aurait du savoir que sa vie était loin d’être parfaite. Bien qu’elle ait commencé une relation avec son ange gardien, Patch (qui, malgré son titre, peut être qualifié de tout sauf d’angélique), et qu’elle ait survécu à une tentative d’assassinat, les choses ne s’arrangent pas. Patch commence à être distant et Nora n’arrive pas à comprendre si c’est pour son bien à elle ou s’il ne se serait pas détourné pour sa pire ennemie, Marcie Millar. Sans compter que Nora est hantée par des images de son père et elle devient obsédée par l’idée de trouver ce qui s’est réellement passé la nuit ou il est parti à Portland pour ne jamais revenir à la maison.

Plus Nora s’enfonce dans le mystère de la mort de son père, plus elle se demande si son héritage Néphilim n’a pas quelque chose à voir avec sa mort ainsi qu’avec le fait qu’elle semble être en danger beaucoup plus souvent qu’une fille normale. Etant donné que Patch ne répond plus à ses questions et semble se tenir en travers de son chemin, elle va devoir trouver elle-même des réponses. Mais Nora compte un peu trop sur le fait qu’elle a un ange gardien sur son épaule et cela met en danger encore et encore. Mais peut elle vraiment compter sur Patch ou cache t il des secrets encore plus noirs que ce qu’elle peut imaginer ?

Chronique d'Elaura :

Suite directe de Hush Hush, Crescendo est une totale réussite et nous prouve que la série de Becca Fitzpatrick n'est pas une énième variation sur le thème des anges, mais bien une saga palpitante avec de réelles bonnes idées, bien mieux exploitées dans ce nouvel opus.

Nous retrouvons les mêmes protagonistes, Nora et Patch alors que de nouveaux personnages entrent en scène. L'intrigue prend forme et répond à nombre de questions restées en suspens à la fin du premier tome. Beaucoup plus sombre, Crescendo nous offre une analyse plus fouillée des personnages et l'histoire n'en devient que plus passionnante. Loin de la légèreté du volet précédent, nous évoluons ici dans une ambiance feutrée et glauque proche du thriller qui sort le roman du cadre étroit la littérature Y.A pour nous plonger résolument dans un récit destiné à un public plus mature. Nous n'avons plus l'impression de lire un livre pour jeunes adultes, mais un roman à l'intrigue policière et surnaturelle menée avec brio et dont les éléments distillés avec parcimonie nous tiennent en haleine de bout en bout.

Même l'histoire d'amour entre Nora et Patch est loin d'être idyllique. Elle est nimbée de mystère, entachée de non-dits et de nombreux secrets, pervertie par la jalousie de l'une et l'incompréhension de l'autre. Une romance qui devient plus adulte à l'image du récit et la rend donc beaucoup plus intéressante.
Le roman se termine sur un cliffhanger insupportable qui promet une suite captivante.

En tout cas, après un premier tome en demi-teinte, Crescendo nous démontre que la série Les Anges Déchus avait besoin d'un peu de temps pour prendre son envol, c'est chose faite !

Les chroniques des Gardella, tome 2 : Le crépuscule des vampires de Colleen Gleason

Les chroniques des Gardella,
tome 2 : 
Le crépuscule des vampires

de Colleen Gleason

City Editions

Sortie le 2 février 2011


Présentation de l'éditeur :

Héritière d'une longue lignée de Vénators, les fameux chasseurs de vampires, Victoria Gardella a été désignée pour perpétuer la tradition ancestrale. Cette lourde responsabilité la mène cette fois en Italie. Dans les rues sombres de la Rome du XIXe siècle, elle doit absolument neutraliser un vampire dont le pouvoir augmente démesurément en absorbant les âmes des morts. Accompagnée de Sébastien, un homme aussi séduisant que peu recommandable, Victoria affronte l'ennemi le plus redoutable que les Gardella aient eu à combattre au cours de l'Histoire. Et lorsqu'elle découvre qu'elle a été trahie, la chasseuse de vampires doit faire appel à un courage et une détermination sans limites pour tenter de survivre...

Chronique d'Elaura :

Second volet des Chroniques des Gardella, Le Crépuscule des Vampires tient toutes ses promesses, après un premier tome réussi dont la principale fonction était de poser les jalons de l'univers particulier de Victoria Gardella.
Après les événements tragiques vécus en début de série, Victoria, veuve et vénatore* tente de reprendre goût à la vie et de mener à bien la tâche qui lui est maintenant dévolue.
Mais il lui faudra du temps pour récupérer. Après une année salvatrice de repos et de deuil, Victoria reprendra du service et sa nouvelle quête la mènera jusqu'en Italie où elle devra combattre un puissant vampire, affronter les fantômes du passé et regarder sa vie prendre un tournant radical et définitif …

Bien meilleur que le premier tome, le Crépuscule des Vampires est plus sombre et mieux construit. Ce qu'il perd en légèreté et fraîcheur il le gagne en émotion et la psychologie des personnages devient plus dense, plus fouillée. Victoria a changé mais ce n'est pas elle qui au final nous surprend le plus. Ce sont les héros qui la côtoient.
Sébastien, le débauché notoire rencontré précédemment, tient une place importante dans ce récit et le mystère qui l'entoure le rend plus fascinant et donc beaucoup plus intéressant. D'ailleurs, Victoria elle-même ne restera pas indifférente bien longtemps et leurs rapports seront ponctués de tension et de sensualité.
Maximilian, le vénatore et coéquipier de Victoria est la seconde surprise du livre. Nous avions déjà eu un aperçu de son caractère ténébreux, mais ici il prend toute sa place. Maître du jeu et malmenant Victoria autant que le lecteur, Max n'en devient pas moins touchant et troublant et à la fin, nous ressentons beaucoup de compassion pour ce personnage ambiguë dont le combat intérieur lui confère une aura de héros torturé totalement irrésistible.

Le final nous laisse un sentiment de grande tristesse et nous attendons la suite avec impatience, d'autant plus que les relations entre nos protagonistes risquent d'être plus que passionnantes.

En bref, une réussite pour un tome sensuel où l'action constamment présente est au service d'une intrigue bien menée qui ne laisse pas de place à l'ennui. Les personnages deviennent attachants et nous lirons leurs prochaines aventures avec beaucoup de plaisir.

* Venatore : Chasseur de vampires

jeudi 17 mars 2011

Adieu Gloria

Adieu Gloria

de Megan Abbott

Editions du Masque

Sortie le 23 février 2011
Grand format /230 pages / 19,50 €



Présentation de l'éditeur

Je veux ces jambes. Ainsi commence le récit d'une jeune Américaine lasse de son job de comptable et de la médiocrité de sa vie quotidienne. Repérée par Gloria Denton, célèbre pour sa plastique et le sang-froid avec lequel elle contrôle différentes entreprises criminelles – cercles de jeu et champs de course – pour le compte de caïds du Milieu, elle devient son assistante. Gloria drive sa « pouliche » qui, prenant goût aux grands restaurants, aux fourrures et aux bijoux, passe bientôt pour sa digne héritière. Jusqu'au jour où la petite s'entiche d'un séduisant bon à rien, joueur flambeur et cynique qui la convainc de trahir sa bienfaitrice.

Il ne peut y avoir qu'une gagnante dans le combat que se livre alors les deux femmes...
Megan Abbott a réussi, en jouant de tous les registres du roman noir, à créer une ambiance sulfureuse, rythmée par les pièges et les trahisons, tendue par une violence perverse et feutrée. Faisant de Adieu Gloria un drame vénéneux, trouble et sexy.

Avis d'Asmodée

Roman noir par excellence, Adieu Gloria prend pour décor l'Amérique des années cinquante, époque où l'argent, mais aussi la corruption, l'influence mafieuse et les magouilles prévalent. L'histoire est racontée par une jeune femme âgée de vingt deux ans. Cette dernière, une comptable encore en formation, maquille les combines de ses deux employeurs qui organisent des loteries clandestines dans un bar. Ces conditions frauduleuses vont amener la narratrice à faire connaissance avec Gloria Denton. Cette femme influente dans le milieu de la pègre, qui connaît tout le monde, remarque l'étudiante et décide de la prendre sous son aile pour en faire sa "pouliche".

Qui est vraiment Gloria ? À quelles extrémités serait-elle prête pour sauver sa peau si nécessaire ? Telles sont les questions qui reviennent sans cesse au fur et à mesure que le récit précipite la jeune comptable et son mentor vers une inéluctable confrontation. La narratrice nous la décrit comme une personne froide et calculatrice, parfaitement maître de ses émotions. Cependant, lors de certains passages clés, la Dame trahit un tempérament plus nuancé, fort de sentiments inattendus venant de sa part : des pulsions meurtrières, de la peur… Et même une affection insoupçonnée derrière le masque rigide qu'elle s'est confectionné au fil des années pour survivre et s'imposer dans le milieu. Gloria est auréolée d'inquiétantes rumeurs courant sur son compte. Elle fait partie des légendes.

La narratrice, fille d'un vendeur de distributeurs automatiques, est issue d'une famille modeste. Gloria va lui faire découvrir la grande vie. Celle des hippodromes, des casinos et restaurants cossus dans lesquels elles évoluent pour mener à bien leur travail. Une activité consistant aussi bien à convoyer les recettes des paris qu'à transporter des marchandises de recel, à verser des pots-de-vin ou encore à communiquer des informations pour le compte des Grands Patrons.

La jeune comptable a été élevée par un père honnête, mais sans avenir. Ses ambitions vont lui faire embrasser pleinement les perspectives offertes par Gloria. La protégée de la Dame, respectée et crainte par tous, va rapidement apprendre les ficelles du métier. Peut-être même trop bien. Admiratrice de sa patronne et toujours plus avide, la narratrice s'approprie les rudiments du savoir vivre et de la mode vestimentaire chic afin de se fondre dans un univers ne pardonnant aucune erreur. Gloria est une instructrice consciencieuse, doublée d'une femme mystérieuse à l'incomparable charisme. Indépendante dans l'âme, elle s'affranchit du bon vouloir des hommes et tente de préparer au mieux "sa fille" pour lui éviter de commettre les mêmes incidents de parcours qu'elle eut à subir plus jeune.

Seulement voilà, l'héroïne inexpérimentée va s'éprendre de Vic Riordan, un magouilleur sans envergure. Un beau parleur peu recommandable. Ce combinard criblé de dettes, sous prétexte de l'amour, va exhorter la disciple naïve à escroquer celle qui lui a tout appris. De cette passion, émergeront des désirs ambigus. L'ex-comptable accepte, et recherche, la rudesse de son amant. Mais les traces de coups ne passeront pas inaperçus aux yeux de Gloria.

Adieu Gloria est une histoire de femmes fortes qui nagent dans une eau trouble infestée de requins. Solidaires dans un premier temps, unies par des liens semblables à ceux d'une mère et sa fille, l'irruption de Vic va semer la discorde. Mais la faute du contentieux ne lui impute pas entièrement, car l'héroïne n'est pas aussi innocente qu'elle veut bien le laisser croire. Elle est prête, si nécessaire, aux plus basses manœuvres pour se montrer digne de la puissante Gloria, si classieuse et enviable. Pour la supplanter également, parce que c'est de cela aussi qu'il est question. La jeunesse veut succéder à son aînée, devenir son héritière.

Megan Abbott signe un récit captivant. Jonglant à merveille avec les codes du roman noir, l'auteure impose une ambiance au relent de fourrures, de bijoux et de méthodes crapuleuses. Avec une plume sans fioriture qui n'en reste pas moins stylée, elle développe une intrigue à la tension qui grimpe crescendo, jalonnée de rebondissements. Et ce rythme tient en haleine jusqu'à la dernière page. Un programme fait de suspens et de meurtre. Cependant, la séduction et les sentiments ne sont pas en reste, loin s'en faut. Le parcours de cette jeune comptable opportuniste est remarquablement ficelé, avec tout ce qu'il faut de romance impossible et de frissons pour maintenir en éveil permanent l'attention du lecteur qui veut découvrir le dénouement.

Surtout, le personnage de Gloria Denton, pourvu de multiples facettes, fait honneur à la figure féminine dans le genre du roman noir. Charismatique, insaisissable… humaine finalement. Une lecture du meilleur cru qui est vivement recommandée, particulièrement à ceux qui ont une prédilection pour les atmosphères mafieuses de l'Amérique des fifties.

mercredi 16 mars 2011

Le monde du dessous


Le monde du dessous
Charlotte, Emily, Branwell et Anne Brontë

Éditions J'ai lu

Sortie le 12 janvier 2011
Format poche / 313 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur

Tout le monde connaît les soeurs Brontë : Charlotte, Emily et Anne. Mais le frère, Branwell ? Et leur enfance dissimulée à inventer des mondes et des langages ? À travers poèmes et proses inédits, ce recueil reconstruit le cheminement imaginaire - " le monde du dessous ", écrivait Charlotte - au coeur de la création romanesque des Brontë et lui donne tout son sens.


L'avis de Scende

Le livre s’ouvre sur une préface qui nous présente les personnages du monde imaginaire des Brontë et nous nous retrouvons pleinement impliqués. En ouvrant le livre, nous sommes plongés dans les poèmes et autres correspondances des enfants Brontë. Chaque texte ou extrait nous permet de retracer peu à peu le monde imaginaire, le monde du dessous.

L’ouvrage est composé de quatre parties, chacune affiliée à un membre des enfants Brontë. La première citée est Charlotte et nous trouvons ici de nombreux poèmes et extraits de journaux intimes, des récits et des lettres qui nous permettent de retracer non seulement son monde imaginaire, mais également sa vie.

La seconde partie concerne Branwell, le frère souvent dans l’ombre. En effet, si l’on connait bien Charlotte et Emily pour leurs ouvrages (Jane Eyre et Les hauts de Hurlevent, principalement), nous ne connaissons que peu Branwell et Le monde du dessous met quelque peu l’accent sur ses œuvres. Ici, le champ lexical se montre triste et Branwell en use à travers poèmes et chansons.

La troisième partie présente les œuvres d’Emily, principalement des poèmes encore une fois, mais le lecteur en apprend un peu plus sur cet auteur grâce à de nombreuses anecdotes.

Enfin, nous retrouvons Anne Brontë dans ses poèmes et correspondances. Anne se trouve si proche d’Emily que de nombreuses fois, elles sont qualifiées de jumelles, et leurs écrits s’en ressentent. Alors que Charlotte et Branwell développent le monde du dessous Angria, Anne et Emily créent le pays de Gondal, plus rude et plus austère qu’Angria.

En ouvrant cet ouvrage, je me suis vue replongée dans les livres que nous devions lire à l’école et celui-ci, grâce à la variété de ses œuvres en fait un bien étonnant livre.
La prose variée ravira les amateurs de poésie et ces poèmes inédits en font un livre des plus intéressants.

La maison de la nuit, tome 4 : Rebelle


La maison de la nuit
Tome 4, Rebelle

de PC Cast


Éditions Pocket Jeunesse

Sortie le 17 Février 2011
Grand Format / 14,95€


Présentation de l'éditeur :

Stark, un novice champion de tir à l'arc, débarque à la Maison de la Nuit. Zoey se sent tout de suite attirée par lui. Mais Stark meurt bientôt dans ses bras, juste après l'avoir embrassée. Commence alors une terrible mission pour Zoey : empêcher à tout prix que Neferet s'empare du corps, au cas où il ressusciterait comme Lucie... Pendant ce temps, Aphrodite a une vision : la mystérieuse reine Tsi Sgili prépare le retour sur Terre de Kalona, ange déchu monstrueux, et de ses enfants, les Corbeaux Moqueurs. Ces derniers s'attaquent violemment à Zoey, qui parvient à les repousser grâce au pouvoir du vent. Ils s'en prennent alors à sa grand-mère qui se retrouve à l'hôpital, entre la vie et la mort. C'est ce moment que choisit Neferet pour faire son apparition, aux côtés de Stark...


L'avis de Scende

Je viens à l’instant de finir le dernier livre des aventures de Zoey, actuellement paru en France. Quel choc !

Zoey poursuit ses études au sein de la maison de la nuit et suite aux malheureux évènements survenus un peu plus tôt, soit l’assassinat de ses enseignants, les professeurs Nolan et Blake, elle va devoir faire face à de nombreux problèmes et répercussions.
En quelques jours à peine, la jeune fille est passée de 3 petits copains à zéro et a perdu ce qui pour elle était le plus important : la confiance de ses amis les plus proches. Toutefois, deux personnes gardent foi en leur prêtresse et l’une d’elle nous surprendra tout au long de l’histoire : il s’agit de Lucie et d’Aphrodite. Les changements opérés à la maison de la nuit sont plus qu’inquiétants et Zoey va devoir être soutenue. C’est en cela qu’Aphrodite va se révéler utile malgré son handicap : elle est redevenue humaine. Nyx reste cependant à ses côtés en lui laissant le don de voyance qu’elle avait déjà quand elle était novice.

De nombreuses créatures apparaissent dans ce dernier opus et l’histoire n’en devient que plus haletante. Zoey reste égale à elle-même, elle mûri doucement et trace son chemin afin de servir Nyx de son mieux. Avec la mort de son professeur, de son amant et le départ d’Erik et Heath de sa vie, Zoey se retrouve seule et bien décidée à ne plus tomber amoureuse.
Malheureusement, ses souhaits ne seront pas exhaussés et malgré le danger présent, le retour d’Erik en tant que professeur ne la laissera pas indifférente, et encore moins le beau et mystérieux Stark, un grand archer qui ne loupe jamais sa cible.

Les amis de Zoey gardent leur caractère fort et en cela ils réagissent vigoureusement à l’encontre de la jeune femme qui leur a menti et dissimulé sa relation avec Loren Blake. La trahison de leur prêtresse n’est pas digérée et leur reste en travers de la gorge, malgré une solide amitié. Toutefois, c’est un personnage étonnant qui va les réconcilier : Aphrodite, la jeune femme qui a longuement tourmenté Zoey à son arrivée à la maison de la nuit. Le fait qu’elle soit redevenue humaine ne change en rien son caractère et elle reste la petite peste qu’elle a toujours été. Malgré ce caractère difficile, elle est loyale à Zoey et en étonnera plus d’un par l’aide qu’elle va lui apporter. Sa présence est très importante dans cet opus et on sent que son personnage va peu à peu se développer.

L’action se précipite largement dans ce dernier tome et la fin prévoit bien des vérités dévoilées et de nombreux rebondissements pour un prochain opus. Le fait que ce tome soit plus sombre que les précédents nous annonce de nombreuses aventures à venir pour notre héroïne, et ce pour notre plus grand plaisir.

L’écriture de ces romans est souple et agréable et la lecture se fait sans problème. Un seul bémol ici : le temps passe très lentement et notre héroïne et sa bande de copains n’évoluent que peu. Nous aimerions qu’ils soient un peu plus matures et responsables, nous permettant de nous y attacher, et peux être, qui sait, de nous identifier à eux !

Cela reste toutefois un très bon livre et je vous le recommande chaudement !

lundi 14 mars 2011

Inside Out, Enfermée


Inside Out, enfermée
de Maria V. Snyder

Éditions Harlequin
Collection Darkiss

Sortie mars 2011


Présentation éditeur

Dans le monde entièrement clos où vit Trella, ce monde qu’on appelle le Cube, il n’y a ni avenir ni issue. Pas de rébellion possible sauf à finir dans la Broyeuse. Et ceux qui voudraient lui faire croire le contraire en murmurant qu’il existe une Porte, cachée quelque part...


Avis de Pauline:

Enfermée, est le premier tome de la série Inside out, de Maria V. Snyder paru chez Darkiss. On y pénètre dans un monde complètement clos nommé le Cube, dont la plupart souhaitent s’échapper, mais dont l’issue semble un secret bien gardé par des personnes auxquelles il ne vaut mieux pas se frotter. Pourtant l’intrépide Trella ne va pas s’en priver…

Trella est une jeune Gratteuse, surnommée par ses paires la Reine de Tuyaux. En effet, très indépendante et solitaire, elle passe la plupart de son temps libre à explorer les tuyaux des quatre niveaux que constituent le Cube, à écouter à travers les grilles, afin d’engranger le maximum d’informations possibles. Elle n’hésite pas à se glisser dans ceux des niveaux supérieurs qui lui sont pourtant hautement interdits et pourraient lui valoir d’être recyclée en passant par la Broyeuse, punition ultime pour tout Gratteur au comportement jugé indésirable. Mais c’est son titre de Reine des Tuyaux qui va attirer l’attention d’un prophète et bouleverser la vie de Trella. La Porte mythique dont tous les niveaux inférieurs espèrent l’existence mais dont il est interdit de parler semble enfin sur le point d’être mise à jour… Tout le monde compte sur Trella et ses connaissances pour la trouver et les sauver de la situation ingrate dans laquelle ils sont forcés de vivre, en surnombre, à effectuer des taches dégradantes alors que les Supérieurs ont une vie douce et facile. Trella devra user de tous ses talents pour être digne de l’espoir que des milliers de Gratteurs ont mis en elle, même si pour cela elle va devoir se frotter aux Pop Cops, ses policiers infaillibles, aller à l’encontre des lois du Cube et surtout s’allier à un Supérieur ce qui jusque-là lui semblait impensable.

Maria V. Snyder s’essaye ici à une série complètement différente de celle déjà paru chez Darkiss, et c’est plutôt réussi. On y retrouve tout de même quelques ressemblances, avec une héroïne forte, aux origines plutôt obscures et en qui tout le monde a une confiance aveugle. Néanmoins l’histoire est originale et la lecture très plaisante. La vie en milieu clos y est très bien décrite et lorsque l’on découvre le pourquoi et le comment au fil de l’histoire on est plutôt agréablement surpris, même si un petit goût de déjà-vu subsiste.

Ce premier tome est une belle mise-en-bouche de la série qui semble plutôt prometteuse. Et c’est avec grand plaisir que le second tome est attendu !

Le Cas Jack Spark, saison 3 : Hiver Nucléaire


Le Cas Jack Spark 
Saison 3 : Hiver Nucléaire
de Victor Dixen

Editions Jean-Claude Gawsewitch

Sortie le 24 février 2011


Présentation de l'éditeur :

La fin du monde est arrivée. Le ciel n'est plus qu'un immense nuage de cendres. La Terre n'est plus qu'un désert gelé. Les envahisseurs ont résolu d'exterminer jusqu'au dernier survivant. À moins que la résistance ne s'organise. À moins que Jack Spark ne parvienne à unir les derniers peuples libres. Dût-il sacrifier son amour pour Sinead, et tout ce qui reste d'humain en lui. Sous les glaces de l'hiver nucléaire brûlent les dernières lueurs d'espoir, et le plus terrible des secrets.

Avis de Pauline:

Les aventures de Jack Spark et sa petite troupe sont de retour, plus passionnantes que jamais. Dès le début du roman, nous sommes plongés dans le vif du sujet, dans une situation quasiment désespérée, voire même apocalyptique. Depuis l’arrivée des Xénotrons sur notre planète, la Terre est envahie par les Nécrosés, des sortes de Zombies à la solde des Xénotrons, qui ne sèment que le chaos, font fuir et déciment les populations. Les villes deviennent des zones fantômes où nul n’ose plus s’aventurer. Seules quelques zones bien menées parviennent à repousser l’envahisseur, mais l’issue de la bataille semble bien incertaine. Pour couronner le tout, la température sur terre ne cesse de baisser, plongeant le monde dans un hiver très rude, mais aussi dans une nuit sans fin, des nuages de poussières voilant la lumière du soleil. Seule une alliance entre les hommes et les Fés pourrait permettre de surpasser les forces ennemies. Pourtant une telle chose semble bien impossible compte tenu de l’aversion des hommes envers les Fés. Les Exorcistes, un groupe militant anti-Fés semble d’ailleurs vouloir mettre des bâtons dans les roues à Jack et ses fidèles amis qui semblent bien les seuls à pouvoir désamorcer cette situation catastrophique.

En dévoiler plus serait un réel sacrilège…. Les deux premiers tomes étaient déjà de très haut niveau, ce troisième tome est tout simplement ahurissant. Tout s’enchaîne à une vitesse très élevée, les personnages sont de plus en plus profonds et ont chacun un rôle crucial, les méchants comme les gentils ont leurs forces et leurs faiblesses qui sont superbement bien mises en valeur. Il n’y a quasiment aucun temps mort et l’histoire évolue vraiment vraiment beaucoup, dans des directions qu’ont aurait été incapable d’imaginer.

Très surprenant et très bien réussi, voilà ce qu’il faut retenir de ce tome. Après l’été, l’automne et l’hiver, que nous réserve encore le printemps ?

jeudi 10 mars 2011

Le Combat final

Frankenstein 
Tome 3 : Le Combat final
de Dean Koontz

Editions Le Livre de Poche 

Sortie le novembre 2010
Poche / 6,95 euros

Présentation de l'éditeur :

A la Nouvelle-Orléans, les créatures de Victor Helios, alias Frankenstein, sont prises d'une folie meurtrière inégalée et de nouveaux hybrides voient le jour, à la fois humains et insectes, et capables de changer sans cesse d'apparence.
Toujours aidés du mystérieux Deucalion, les inspecteurs O'Connor et Maddison se lancent dans une quête désespérée, à la recherche des êtres de la Race nouvelle et de leur diabolique créateur.
Quant à Erika, la belle épouse d'Helios, une réplicante elle aussi, elle se rebelle contre son maître avec l'aide de Jocko, le lutin timide et espiègle créé par son mari. Mais voici que surgit Caméléon, une créature totalement imprévisible...
Le monde de Victor Helios va-t-il s'écrouler ? Après le Le Fils prodigue et La Cité de la nuit, voici le dernier volet de la trilogie de Frankenstein.

Avis de MiniCed :


Faisant suite directement à La cité de la nuit, cette chronique sur le Combat final spoile beaucoup les deux précédents tomes. Si vous désirez lire cette série, rendez-vous plutôt sur la chronique du premier tome pour ne pas vous gâcher le plaisir.

Suite aux révélations du père Laffite dans La cité de la nuit, Deucalion se rend à l'hôpital des Mains de la Providence dont il évite la sécurité à l'aide d'un saut quantique afin de trouver des informations sur l'unité de production d'Helios hors de la ville. Mais ce qu'il va découvrir va confirmer ce qu'il pensait : le monstre n'est plus celui originel, celui créé, mais bien son créateur.
Nous retrouvons également les Guitreau, ce couple modèle qui vient de tuer le livreur de pizzas parce que le programme que le grand Dr. Helios a implanté dans leurs cerveaux commence, comme pour la plupart des membres de la Race nouvelle, à défaillir. Après le livreur de pizzas, ils vont s'en prendre à leurs voisins, un à un...
Aux Mains de la Providence la créature qu'était Werner est toujours prisonnière de sa cellule, enfin... elle attend que la seconde porte s'ouvre pour recouvrer la liberté et pouvoir se nourrir afin d'augmenter sa puissance. Mais lorsqu'elle réussit à sortir, elle va également libérer une autre création de Frankenstein : Caméléon...
Erika Cinq a fait la connaissance avec la chose qu'Harker a mit au monde. Celle-ci choisit le nom de Jocko et Mme Helios décide de la garder sous sa protection, de la cacher aux yeux du monde et à ceux de Victor.
Victor qui d'ailleurs, dans son égocentrisme absolu et sa certitude d'être le génie incontesté, ne voit toujours pas son royaume s'effondrer.

Quand Mary Shelley a écrit sa Prométhée Moderne en 1818, elle ne pouvait se douter qu'au XXIème siècle, un auteur très populaire allait faire de sa création et de son savant fou ce qu'ils sont aujourd'hui : Deucalion et Victor Frankenstein Helios. Et pourtant, Dean Koontz l'a fait. Il n'a pas redonné vie au mythe, il a fait mieux, il lui a donné suite. 200 ans plus tard, ils sont toujours là pour notre plus grand plaisir.

C'est avec une impatience et un intérêt non dissimulés que nous commençons ce Combat final après notre détour dans La cité de la nuit qui nous avait déjà mis l'eau à la bouche concernant une fin proche, celle de l'empire d'Helios. Car malheureusement, c'est tout ce que l'on aura. On pouvait s'attendre à un roman bourré de scènes apocalyptiques où des membres de la Race nouvelle perdant la « raison » s'acharneraient sur ceux de la Race ancienne sans en avoir eu l'ordre de leur créateur. Malheureusement à part les Guitreau, de ce côté ci, nous n'auront que peu de chance.
Il y a bien Werner qui désire détruire la Race ancienne, mais ne nous offre pas le plaisir de le voir se déchainer (pour une raison que nous n'évoquerons pas).

Par contre, la fin de l'empire est des plus passionnantes car Helios, sûr de sa suprématie en devient risible, ridicule et on se moque de lui avec plaisir et joie. Comme dans La cité de la nuit, ses sujets vont perdre des lignes entières du programme qui leur a été implanté dans le cerveau et cela va donner des choses étranges.... mais moins malsaines que dans le second opus. Ici, pas de doigts arrachés avec les dents. Juste des réactions surprenantes.

Les sentiments dus aux relations restent fidèles aux précédents et l'écriture de Koontz sur ce plan là est vraiment bénéfique. D'autant plus qu'ici, un élément de taille entre en compte : Jocko. Ce petit troll albinos va vivre une relation réellement forte avec Erika Cinq et leurs sentiments passent en nous comme des millions de petites décharges parcourant notre corps entier.
Jocko lui-même est l'un des personnages, si ce n'est le personnage, le plus attachant de cette première trilogie. On l'aime comme on aimerait un enfant et entre ses pirouettes, ses jongleries avec des pommes ou sa façon de s'exprimer, on ne peut qu'être sous le charme. On est aussi très touché de le voir se punir, de manière assez étrange d'ailleurs, quand il pense avoir fait une bêtise.
Cela dit, et c'est là que Koontz est doué pour nous laisser croire des millions de choses, malgré notre attachement, son côté enfantin et ses acrobaties de troll, il nous arrivera de nous demander s'il ne joue pas à un jeu afin de mieux trahir Erika. La réponse en lisant le livre.

Toujours du côté des relations, celle de Carson et Michael est toujours identique, ils sont proches et se vannent à tout va, vont-il finir ensemble ? Encore une chose que vous n'apprendrez qu'en lisant le livre.

Ce tome est probablement celui qui contient le plus de suspense. Koontz va lentement pour nous raconter son histoire. Et plutôt que de donner une impression de lenteur, cela ne fait que la rendre encore plus intéressante puisqu'on veut toujours en savoir plus au point de ne plus pouvoir lâcher le livre. Le souci avec cette intrigue qui fait monter la tension tout au long du roman, c'est qu'on s'attend à une fin en apothéose, et il faut avouer que notre soif reste un peu inassouvie de ce côté là.

Pour conclure, nous dirons que ce tome reste un excellent moment dans la trilogie Frankenstein malgré le côté malsain moins poussé et une fin légèrement décevante. Beaucoup de réponses nous sont apportées grâce à ce tome et les émotions de certains personnages sont si palpables qu'il faut lire ce Combat final pour les ressentir. De plus, Deucalion est bien plus présent que dans les précédents.
Espérons donc que Le livre de poche continue sur sa lancée et nous sorte Lost Souls.