Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

jeudi 19 novembre 2020

Malgré nos différences de Fanny André



Malgré nos différences 
Simples colocataires. Ou pas...
de Fanny André

City Edition

Sortie le 28 octobre 2020
Format broché / 352 pages / 16,90 €


Présentation de l'éditeur :

Secrète et mystérieuse, Elzbieta est une jeune étudiante solitaire qui fuit les autres et préserve jalousement son intimité. Séduit au premier regard par cette jeune femme qui dissimule de profondes cicatrices sous ses longs cheveux, Silas est bien décidé à l’apprivoiser.

Il réussit alors à louer une chambre en colocation dans la même maison qu'elle. Mais on est bien loin du coup de foudre réciproque  :  Elzbieta veut obliger Silas et T-Rex, son gros chien dont elle a une peur panique, à partir. Elle se lance dans une véritable guerre où tous les coups sont permis.

Mais de la haine à l'amour il n'y a qu'un pas et Silas est bien décidé à ne pas se laisser faire, la guerre est déclarée !


L'avis de Idrilhirith :

Silas, 24 ans, grand, cheveux rasés et barbu, arrive en deuxième année de fac de psycho. S’il arrive vite à s'intégrer, il bloque totalement sur une fille au premier rang avec les cheveux bleus. Elle l’obsède tant qu’en essayant d’en apprendre plus sur elle, il trouve une solution à son problème de logement pour lui et son chien T-Rex, un beauceron. C’est là qu’on peut constater que la couverture du livre correspond à ce personnage sans trop y correspondre non plus. 

La fille aux cheveux bleus, c’est Elzbieta ou Elz. Ses cheveux lui servent de barrière pour dissimuler de profondes cicatrices qu’elle a au visage. Elle loue une chambre chez Jo, un vieil homme excentrique. 

La solution de logement pour Silas, c’est chez Jo. Celui-ci le prévient tout de suite, Elz n’aime pas les chiens, elle en a une peur bleue. Je vous laisse imaginer sa réaction quand elle croise T-Rex. Cela ne fait que renforcer l’attrait qu’elle exerce sur Silas. Ce dernier est bien décidé à percer ses mystères et à la réconcilier avec la race canine. Elz, elle, ne veut que le pousser à partir. C’est alors que commence une guéguerre très drôle entre les deux : teinture dans une lessive de blanc, faux tampons ensanglantés dans la poubelle de la salle de bain commune, musique à fond, … (oui, je n’ai retenu que des farces de Elz). J’ai ri jusqu’à en avoir mal au ventre. Et clairement, la prochaine fois que je vois Dirty Dancing, je me prend un fou rire monstre ! C’est le début de leur relation. 

Mais voilà, comme toujours avec Fanny André, il faut qu’il y ait un drame. Et là, j’ai eu peur et j’ai pleuré autant que j’avais ri. 

L’art japonais du Kintsugi, qui a inspiré l’autrice, prend tout son sens à la fin du livre. 

On a ici une belle histoire d’amour. La romance pourrait être simple, mais le livre est aussi une ode à la reconstruction personnelle et un appel à la protection animale. On reconnait bien le style fluide de Fanny André qui permet une lecture facile et efficace, ainsi que toutes ses références à la pop culture. 

Si vous ne savez pas quoi lire sous le plaid avec une tasse de thé, café ou chocolat, je vous conseille Malgré nos différences