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mercredi 27 mai 2020

Secrets de vestiaires Tome 2 : Carton rouge de Rebecca Crowley



Secrets de vestiaires
Tome 2 : Carton rouge

de Rebecca Crowley

Éditions J'ai lu

Sortie le 4 juillet 2018
Format poche / 375 pages / 7,40 €



Présentation de l'éditeur :

Spécialiste de protection rapprochée, Kate accepte de mauvaise grâce d'assurer la sécurité de l'icône du foot, Terim, un défenseur virtuose surnommé le Sorcier par ses fans. Kate déteste ce genre d'homme : froid, stoïque, super sexy. Mais il faut bien qu'elle gagne sa vie ! Elle débarque chez lui sans crier gare, entrée en matière qui n'est pas du tout du goût du beau sportif. Commence alors entre la bodyguard au caractère bien trempé et l'imbuvable magicien du ballon - mais dont elle ne peut ignorer le charisme - une cohabitation forcée qui va faire des étincelles...


L'avis de Jm-les-Livres :

Deuxième tome de la série Secrets de vestiaires, Carton rouge poursuit l’immersion de l’auteure dans le milieu du football et nous faisons la rencontre d’un autre joueur d’origine étrangère, Oz Tarim. Ce dernier reçoit des menaces de plus en plus virulentes obligeant les dirigeants à engager une société de protection pour assurer la sécurité du joueur. Et c’est Kate qui est en charge de cette mission. 

Même si la romance en elle-même est classique, plusieurs autres éléments sont suffisamment novateurs pour attirer notre attention et la garder intacte jusqu’à la dernière page. À commencer par les personnages ! Kate est une ancienne militaire : indépendante et forte, elle ne ressemble pas aux autres héroïnes de ce genre de romance. En face, Oz est lui aussi assez original : il est suédois, d’origine musulmane (raison pour laquelle on le menace) et pacifiste. Il est loin de l’athlète que l’on a l’habitude de trouver en romance. Comme je l’ai dit, la suite de leur histoire est un peu plus traditionnelle même si, une fois encore, l’auteure a choisi de faire de l’héroïne le personnage qui recule face à l’idée d’une relation avec le héros. Ça fait du bien quand les codes changent, et c’est ce que Rebecca Crowley aime faire dans ses romances. Son écriture est fluide et nous offre des personnages originaux. Mais il manque quand même un petit quelque chose en plus pour vraiment nous emballer complètement, une petite étincelle qui transforme une romance en une histoire qui nous marquera vraiment.

Au final, Carton rouge est une jolie romance originale sur certains points mais à laquelle il a manqué un petit truc en plus pour en faire une belle histoire. C’est parfait pour passer un bon moment.

Série TV Normal People

Normal People




Normal People est une série télévisée dramatique irlandaise créée par Lenny Abrahamson et Hettie Macdonald, produite par Element Pictures pour Hulu et BBC Three en association avec Screen Ireland. Série de 12 épisodes de 30 minutes.

Avec en acteurs principaux :
Daisy Edgar-Jones : Marianne Sheridan
Paul Mescal : Connell Waldron


Le synopsis de la série :

Dans un lycée d’une petite ville de l’ouest de l’Irlande, Connell est un joueur de football apprécié, beau et athlétique. Marianne est une lycéenne fière, intimidante et solitaire qui évite activement ses camarades de classe et remet en question l’autorité de ses enseignants. La mère de Connell (Sarah Greene), femme de ménage, travaille pour la mère de Marianne. Mais lorsque ce dernier vient chercher sa mère sur son lieu de travail, une connexion étrange et indélébile se développe entre les deux adolescents — une relation qu’ils sont déterminés à cacher.




L'avis de Jm-les-Livres :

Il y a quelque temps, j’ai vu des articles qui parlaient de cette série TV qu’on qualifiait d’innovante dans sa façon de présenter cette génération qu’on appelle les « millenials » et de traiter la relation entre les deux personnages principaux : de la douceur, du respect de l’autre et des scènes de sexe qui servent vraiment à faire avancer l’histoire. Et la série se déroule en Irlande ! Que demander de plus ?


De quoi ça parle ? 

Nous suivons la relation de Marianne et Connell. Lorsque la série débute, ils sont en dernière année au lycée de leur ville de province. Tous les deux sont des ados à part : à cause de leur intelligence, mais aussi à cause de leur capacité à s’intégrer. Si Marianne est totalement hautaine et fière, à tout faire ou presque pour repousser les gens, Connell est, lui, plus sociable et intégré à un groupe d’amis. Enfin plus ou moins.


Chacun va attirer l’attention de l’autre et ils vont se rapprocher, avant de se quitter. On va suivre les changements dans leur relation, leurs doutes, leurs peurs, leurs passions et tout ce qui va venir rythmer leur vie durant cette période universitaire.


Ce que j'en ai pensé

J’ai beaucoup aimé cette série. Certains passages m’ont un peu déçue, mais cela fait partie de l’histoire et, globalement, j’ai été séduite. Ce qui m’a plu le plus, c’est le traitement de l’image par les réalisateurs (ils sont deux : Lenny Abrahamson pour les 6 premiers épisodes et Hettie Macdonald pour les 6 suivants). J’ai trouvé que cette façon de filmer, avec des gros plans sur les acteurs par moments ou d’autres où les images étaient floues, était très douce, comme pour mieux mettre en avant les émotions que vivaient les personnages. Je suis totalement sous le charme des deux acteurs principaux. Daisy Edgar-Jones et Paul Mescal (dont c’est le premier rôle) sont magnifiques, subtiles et ils servent merveilleusement bien l’histoire. Ils donnent vie aux personnages d’une façon touchante, bouleversante parfois, mais aussi honnête (les personnages ne sont pas toujours sympas). Vous ne pourrez pas rester insensible face aux émotions qu’ils nous offrent.


L’histoire entre Marianne et Connell n’est pas simple. C’est même tout le contraire. Il y a de la passion, de l’affection mais aussi beaucoup de non-dits qui viennent brouiller leur compréhension de leur relation et leur faire perdre beaucoup de temps. Ou pas. Peut-être que leur histoire n’aurait pas été aussi riche sans tout cela. 

C’est là où on se rend compte qu’une série ou un film, ce n’est pas que l’histoire, c’est aussi les images, l’interprétation, la musique (vraiment top ici). C’est un ensemble de détails qui font la beauté du résultat que l’on regarde. Et c’est exactement ce qui se passe ici : je n’ai pas adhéré à tous les éléments de l’intrigue, mais j’ai dévoré cette série et j’ai été emportée par tout ce que j’ai vu. 


Il faut savoir que la série a été adaptée du roman homonyme de Sally Rooney, non traduit en français, dont c’est le deuxième livre. L’auteure est présentée comme la « voix » des « Millennials ».

En ce qui concerne la série, les gens s’interrogent sur une saison 2 mais pour moi, les 12 épisodes d’une trentaine de minutes suffisent. L’histoire de Marianne et Connell a été racontée et elle est magnifique, pas besoin de rajouter une suite, pas besoin de savoir « s’Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants ». Nous n'avons là que les débuts de leur vie, nous ne suivons qu'un bout du chemin, et c'est bien suffisant.


Si vous voulez en savoir plus sur le phénomène Normal people et sur son auteure : https://cheekmagazine.fr/culture/sally-rooney-autrice-preferee-millennials/

Si vous voulez avoir une étude plus poussée de la série (après l’avoir vue sinon vous risquez d’être spoiler : https://biiinge.konbini.com/critique/normal-people-sublime-une-histoire-damour-et-damitie-tout-sauf-ordinaire