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lundi 25 juin 2018

Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête, de Olivia Zeitline



Et j'ai dansé pieds nus dans ma tête
de Olivia Zeitline

Éditions Solar

Sortie le 1er juin 2017
Format broché / 208 pages / Prix 16,90 €


Présentation de l'éditeur :

Une belle histoire qui donne envie de suivre son intuition : une histoire inspirante, des clés pour s'initier à la magie de l'intuition, une invitation à vivre en accord avec soi.

Un soir, une phrase étrange au ton mélodique, comme un air de musique, résonne dans la tête de Charlotte. Peur ou prémonition ?

Après un burn-out, Charlotte, une jeune trentenaire, quitte son job dans le marketing et tire un trait sur son ancienne vie. Elle retourne à ce qui la fait vibrer depuis toujours, la danse. Mais rien ne se passe comme elle le voudrait : les factures s'accumulent, sa relation amoureuse s'étiole, son rêve s'éloigne. Stella, une amie musicienne, lui conseille alors d'écouter sa voix intérieure et lui ouvre le chemin de l'intuition. De rencontre en rencontre, pas à pas, Charlotte apprendra à apprivoiser cette voix mystérieuse, à se fier aux signes du hasard et à suivre les mouvements de son corps.

Cette belle histoire vous entraîne dans son sillage magique et vous donne envie de suivre votre intuition. Vous ne lirez pas ce livre par hasard.

Comprendre les mécanismes de l'intuition, savoir l'accueillir, développer cette énergie du coeur pour s'accepter et faire les meilleurs choix de vie, c'est ce que nous apprend ce roman, à travers les nombreux conseils pratiques et pistes de réflexion distillés dans le récit.


L'avis de Vi :

En premier lieu, je dois dire que c’est le titre qui m’a interpellée, j’ai aimé son originalité.
Donc l’histoire commence avec un burn out assez particulier de notre héroïne, lors d’une réunion professionnelle. C’est un peu le prologue, car on la retrouve ensuite trois ans plus tard, dans un contexte totalement différent ; elle a quitté son travail et tente de refaire sa vie en tant que professeur de danse contemporaine. À ce stade donc, au deuxième chapitre, et si on a bien saisi le sens du titre, on sait que ce qui fait réellement vibrer notre héroïne, c’est la danse. Elle est douée, elle est pleine d’idéaux, de doutes et de projets. Elle essaie d’être heureuse. En tout cas, elle fait tout pour. Bon, en prenant ce livre, en lisant le résumé, on comprend rapidement qu’il s’agit d’un roman de développement personnel, et j’en ai déjà lu beaucoup. Vraiment beaucoup. Alors, je ne sais pas trop ce qui s’est passé avec celui-là, mais ça ne m’a pas touchée.
Pour commencer, c’est un livre très court, qui se lit en quelques heures. Le danger avec ce genre de roman, c’est qu’on n’a pas le temps de s’attacher aux personnages. Ça a été mon cas. L’héroïne sautille d’un endroit à un autre, d’une tentative de projet à une autre, parfois en seulement trois pages, et emballé c’est pesé. C’est trop rapide, trop survolé, donc on s’y perd. Moi en tout cas, j’ai perdu le fil. Les thèmes évoqués sont intéressants et certains innovants : interroger littéralement son intuition, par exemple. Mais au final, peut-être que c’était pour moi le livre de développement personnel de trop. Par rapport à certains qui m’ont vraiment marquée, celui-ci n’a malheureusement pas réussi à tenir la route. Dommage.

Rendez-vous au Cupcake Café, de Jenny Colgan



Rendez-vous au cupcake café
de Jenny Colgan

Editions Prisma

Sortie le 2 février 2017
Format broché / 499 pages / Prix 19,95 €


Présentation de l'éditeur :

Issy est indéniablement douée pour la pâtisserie ! Ses collègues de la City se régalent chaque semaine des délicieux gâteaux qu'elle apporte au bureau. Elle tient ce talent de son grand-père qui a consacré sa vie entière à sa boulangerie. C'est à ses côtés, dans la chaleur des fournils, qu'Issy a grandi et appris les secrets des cupcakes moelleux.

Quand elle est brutalement licenciée, Issy décide de suivre son cœur et de se consacrer à sa passion pâtissière. C'est aussi pour elle une façon de rendre hommage à son grand-père dont la santé décline peu à peu... Mais ouvrir une boutique à Londres n'est pas de tout repos. La jeune femme découvre rapidement que de nombreuses personnes sont prêtes à lui mettre des bâtons dans les roues pour faire capoter son projet de Cupcake Café.

Avec pour seules armes sa volonté sans faille et ses précieuses recettes, Issy décide de se battre pour concrétiser son rêve.

Le Style
Une prose simple et délicate, qui illustre avec justesse les sentiments des personnages, leurs doutes, leurs craintes et leurs joies. Des chapitres qui s'enchaînent sans temps mort grâce aux différentes péripéties rythmant le récit, sans oublier des dialogues enlevés, tour à tour drôles et émouvants.



L'avis de Vi :


Après avoir lu La petite boulangerie du bout du monde, que j’avais beaucoup apprécié grâce à son petit côté feelgood, j’ai eu envie de replonger dans l’univers de Jenny Colgan, en espérant retrouver la légèreté qu’elle arrive à distiller dans ses romans, pas seulement à travers les petites douceurs qu’elle y concocte et qui nous mettent l’eau à la bouche, mais aussi grâce à ses personnages excentriques et parfois loufoques. Cette fois, la magie a réussi à opérer de nouveau, mais un peu moins qu’avec La petite boulangerie, même si ça reste une jolie lecture détente, ce qui est l’objectif.
Ici, on suit Izzy qui, après avoir perdu son travail, virée par son propre petit ami et patron, tente de reprendre sa vie en main. On suit ses pas, avec toutes les phases qui accompagnent ce genre de situation : désespoir, déni, chômage, questionnements. Puis elle va redresser la tête et ouvrir un salon de thé dans lequel elle proposera toutes les délicieuses recettes de son grand-père, dont les cupcakes, sa spécialité.
Le point positif de ce roman, c’est que l’histoire décrit parfaitement le chemin et les difficultés que l’on rencontre dans la mise en place d’une telle affaire, avec un ton léger pour adoucir la situation. Le point négatif, pour moi en tout cas, c’est la naïveté d’Izzy. Bien qu’elle soit attachante et d’une gentillesse sans égal, elle se fait plusieurs fois mener en bateau par la même personne, n’apprend pas la leçon et retombe dans les mêmes pièges. C’est un travers chez les héroïnes qui a souvent tendance à m’agacer. Au bout d’un moment, je trouve que la naïveté devient plus de la stupidité qu’autre chose. Pour les héroïnes jeunes, adolescentes, sans expérience, ça pourrait passer, mais à trente-deux ans, c’est vraiment fatiguant, surtout quand l’évidence est sous leur nez.

À part ça, c’est fluide, agréable et c’est le genre de roman qu’on lit pour se détendre. Et ça marche.