Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

dimanche 24 juin 2018

Nos réceptions de la semaine #70



Nous vous proposons de nous retrouver toutes les semaines pour vous présenter nos réceptions de la semaine passée.

Semaine du 18 au 24 juin 2018 :



Deux Services presse que j'ai vraiment hâte de lire




Petits achats


Et achats à la braderie



L’image contient peut-être : 1 personne



Achat de saison





Achats de la semaine





Voici nos réceptions de la semaine. Et vous, qu'avez-vous reçu ?

Dévoreur et Le roi cornu de Stefan Platteau



Dévoreur
Le roi cornu
de Stefan Platteau


Éditions J'ai lu 


Sortie le 2 mai 2018 
Format poche / 281 pages / Prix 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

Vidal Silarius, brave éleveur d'ânes des monts de soufre, est un bon père et un camarade fidèle. Mais lorsqu'un astre s'embrase au-dessus de sa demeure, l'homme se met peu à peu à changer, sous les yeux horrifiés de ses enfants et de son amie Aube. La lumière néfaste du Dévoreur est en train d'accoucher d'un monstre... Jusqu'où Aube est-elle prête à aller pour le ramener parmi les humains ? Conte sanglant dont la puissance d'évocation symbolique n'a d'égal que la justesse stylistique, Dévoreur, ici précédé du Roi cornu, nous conduit vers des lieux inexplorés de l'univers des Sentiers des astres.

Avis de Cassiopée :

Ce livre se divise en deux parties. La première : Le roi cornu est une nouvelle sur le peuple des Firwanes et leur roi. L'histoire se déroule 1000 ans avant Manesh. Nous découvrons comment les Firwanes ont quitté le continent pour aller s'établir sur l'île d'Evassë. Fuyant le Râpeux, un nendou, terrible démon qui souhaite conquérir leurs terres, le nouveau roi des Firwanes va devoir affronter plusieurs épreuves afin de mettre en sécurité son peuple.

La seconde : Dévoreur nous raconte une histoire d'ogre ou comment une étoile néfaste a pu influencer le cœur d'un homme, au point de le transformer complètement.

Dans ces deux histoires, nous retrouvons la plume de l'auteur, Stefan Platteau, et son talent pour conter des histoires et des légendes. Le lecteur se retrouve entraîné dans un monde où le surnaturel côtoie les simples mortels et nous découvrons comment ces entités divines influencent la vie des hommes.

C'est captivant, nous avons l'impression de lire une légende, quelque événement qui aurait marqué l'Histoire du monde, qui pourrait être narré dans plusieurs années par un ancien au coin du feu, légende qui se transmet de génération en génération. Cependant, le lecteur étant aux premières loges, le rythme est aussi soutenu et l'action est au rendez-vous. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Il y a du mystère, de la tension, de l'action, des morts, des péripéties surnaturelles, etc.

Le seconde histoire nous donne notamment l'occasion d'en découvrir davantage sur les mages, leur magie et aussi les planètes qui influencent les âmes des hommes. Le monde créé par l'auteur est passionnant et bien travaillé. On souhaite toujours en apprendre plus sur ce monde extraordinaire régi par des lois et des Dieux différents des nôtres.
C'est une lecture intéressante pour compléter la trilogie : Les sentiers des astres.


L'évangile cannibale de Fabien Clavel

L'évangile cannibale

de Fabien Clavel


Éditions Hélios

Format broché/288 pages/8 €

Présentation de l'éditeur :
Aux Mûriers, l'ennui tue tout aussi sûrement que la vieillesse, jusqu'à ce que Maglia, la doyenne de la maison de retraite, ne voit en rêve le fléau s'abattre sur le monde. Après quarante jours et quarante nuits de réclusion, les pensionnaires décident de sortir et entrent en chaises roulantes dans un Paris dévasté, devenant les proies de créatures encore moins vivantes qu'eux. Qui se déplace le plus vite... un zombie ou un petit vieux en déambulateur ?

Avis de Lauryn :
Fabien Clavel signe ici un roman de zombies truculent, original et centré sur la psychologie du genre humain. 

Après une lecture difficile où l'auteur mettait 150 pages à planter son décor, j'ai apprécié avec d'autant plus de force le fait qu'ici, en une trentaine de pages, vous savez où vous êtes, qui est le personnage principal (un vieux con aigri et pétri de haine) avec, déjà, les prémices de l'aventure qui l'attend, lui et ses compagnons d'infortune. Quelques pages suffisent à l'auteur pour installer son apocalypse et la rébellion de ce petit groupe de vieux, enfermés dans un étage de leur maison de retraite, prêts à tenir un siège. Quand ils sortent, ils découvrent un Paris dévasté et occupé par des zombies. Très vite, Matt, le vieux con, décide de prendre les choses en main. C'est lui qui raconte l'histoire en enregistrant toutes ses pensées et ses mésaventures sur un enregistreur dernier cri. Ainsi, le lecteur assiste aux différentes tentatives du petit groupe de vieux pour survivre, puis pour se trouver un nouvel objectif, une raison de vivre : repeupler le monde. Rien que ça. À ce moment, il est clair que, depuis plusieurs chapitres, Matt file un mauvais coton. Paranoïaque, narcissique, instable et envieux de tous, il rumine toujours des pensées empreintes de violence, persuadé qu'une force invisible, "eux", agit contre lui.

Sans jamais plonger le lecteur dans l'ennui de cet aspect psychologique de l'histoire, l'auteur réussit à dévoiler les différentes facettes de Matt, tour à tour sauveur de "son groupe de vieux" ou véritable salaud. Le lecteur tourne les pages, suit avec angoisse les pérégrinations de ces anciens qui ne peuvent rien espérer d'une ville envahie par les zombies, si ce n'est une mort violente et particulièrement douloureuse. Le lecteur s'accroche au récit, attend avec un brin d'anxiété que survienne l'inévitable. Et lorsqu'on arrive à la fin, c'est la claque. Si elle semble évidente et parfaitement logique, vu tout ce qui s'est produit, elle amène pourtant un grand nombre de questions, qui ne trouvent pas forcément de réponses évidentes. Cette absence de réponses risque peut-être de gêner certains lecteurs, ceux qui aiment un final sans équivoque. Moi, cette fin m'a plu, justement par son côté ouvert, et j'ai apprécié d'imaginer nombre de ramifications possibles car ce n'est pas seulement le futur de Paris ou de l'humanité qui reste mal défini, mais aussi certaines composantes même de l'histoire, grâce - ou à cause - de ce personnage proche de l'insupportable qu'est Matt. Je n'en dirai pas davantage, mais ce côté-là aussi est pour moi une des réussites de ce roman. Je ne suis pourtant pas une fan des romans de zombies, mais celui-là m'a vraiment convaincue.

À noter un petit détail typographique : l'absence de majuscules pour les noms de villes, lieux ou personnages. Un choix plutôt étrange.

Les suicidées, de Val McDermid

Les Suicidées
de Val McDermid

Éditions J'ai Lu

Sortie le 8 mai 2018
Format Poche / 512 pages / Prix 8,00 €


Présentation de l'éditeur :

Une série de suicides attire l’attention du profiler Tony Hill : les défuntes sont toutes des femmes ayant revendiqué leur engagement féministe sur Internet, et elles ont toutes été victimes de cyberharcèlement. Mais ces suicides en sont-ils vraiment? Quel genre de tueur en série chercherait à camoufler ainsi ses crimes? Et que signifient les livres de Sylvia Plath et de Virginia Woolf retrouvés à leurs côtés?
L’enquête s’avère vertigineuse et Tony Hill est amené à refaire équipe avec Carol Jordan, encore fragilisée par ses propres démons. Avec l’aide d’une hackeuse de génie et d’une brigade d’élite, ils se lancent à la poursuite d’un tueur obsessionnel.
Dans Les Suicidées, Val McDermid reforme son duo de choc et signe un polar à vous glacer le sang, aux enjeux plus contemporains que jamais.



L'avis de Lila :

Les suicidées part sur une idée aussi intrigante qu'actuelle : des féministes harcelées sur les réseaux sociaux se suicident les unes après les autres. On apprend dès les premières pages qu'il s'agit en fait de meurtres, puisque l'auteur intercale régulièrement des chapitres du point de vue du tueur.

Ce roman est la suite directe d'une série mettant en scène Toni Hill, psychiatre profileur, et Carol Jordan, inspectrice. Si avoir lu les précédents opus ajoute de l'intérêt à la lecture et permet de mieux situer chaque personnage, ce roman reste parfaitement compréhensible indépendamment, notamment parce que l'auteur fait des rappels réguliers des histoires passées. Mais très clairement, comme l'intrigue tourne plus autour des relations et de l'évolution des personnages, au détriment de l'enquête, cela conviendra mieux aux fans du duo qu'aux nouveaux lecteurs.

Ce roman avait en théorie tout pour me plaire : étant une grande adepte de romans policiers et thrillers, et le thème de celui-ci m'ayant particulièrement plu, j'étais impatiente de me plonger dedans. Mais la déception n'a pas tardé à pointer le bout de son nez. L'auteur se concentre presque exclusivement sur ses personnages et leur vie privée, de quoi ravir les fans mais ennuyer ceux qui étaient là pour l'intrigue. Il n'y a ni tension, ni suspense dans ce livre, on suit quelques suicides et les états d'âme du tueur (insipide) entre deux incursions dans la vie privée des enquêteurs. Il faut bien compter la moitié du (long) roman avant que l'enquête ne démarre enfin. Et celle-ci est résolue en quelques pages vers la fin, sans avoir d'ailleurs vraiment stagné ou avoir été un défi pour l'équipe. Une fois qu'ils se décident à fouiller un peu, pif pouf, ils trouvent le nom du coupable et l'arrêtent dans la foulée. Plutôt décevant.

En résumé, un roman plus axé sur les personnages que l'enquête, et qui devrait donc plaire essentiellement aux fans de la série, d'autant plus que cet opus a des airs de tome de transition. Pour les autres, il n'y a ici rien à se mettre sous la dent...