Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 30 octobre 2018

Meg Corbyn, Tome 5 : Cartes ivoire d'Anne Bishop



Meg Corbyn, 
Tome 5 : Cartes ivoire
de Anne Bishop

Éditions Milady

Sortie le 19 septembre 2018
Format poche / 572 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

L’insurrection humaine a été brutalement réprimé par les Aînés, ces terra indigene plus sauvages et dangereux encore que leurs congénères des Enclos. Les humains qui ont survécu savent à présent qu’il faut craindre ce qui rôde dans les territoires interdits au-delà de leurs frontières. Heureusement, l’Enclos de Lakeside n’a subi que peu de dégâts grâce aux efforts de Simon, Meg et de la meute humaine. Mais l’arrivée du frère du lieutenant Montgomery, un vaurien prêt à tout pour s’enrichir aux dépens des autres, menace tout ce qu’ils ont accompli. Car si les Aînés, curieux face à ce nouveau type de prédateur, sont prêts à attendre qu’il commette de lui-même une erreur fatale, Meg a vu dans ses cartes l’ombre de la mort qui plane...

« Par moments brutalement réaliste, ce roman centré sur le combat d’une jeune femme en quête de liberté dégage aussi une certaine mélancolie. À ne surtout pas manquer ! » Romantic Times
« L’un des meilleurs romans de bit-lit de tous les temps. » All Things Urban Fantasy

L'avis d'Elaura :

C'est toujours avec une certaine tristesse que l'on débute la lecture d'un dernier tome. Dire adieu aux personnages que nous avons aimés, que nous avons portés pendant un certain nombre de tomes est toujours difficile. Même si, avouons-le, l'envie de connaître l'épilogue de l'histoire est toujours plus fort.
Que dire de ce dernier opus ? À part qu'il est encore une fois merveilleusement bien écrit et que l'univers créé par l'auteure est d'une incroyable richesse ? Que l'intrigue est passionnante à suivre et qu'elle nous offre son lot d'émotions et de rebondissements ? Voilà, c'est dit.
Mais il reste aussi une certaine frustration face à des interrogations non résolues et cette fin douce-amère n'est peut-être pas aussi idyllique que nous l'aurions souhaité. Mais qu'importe au final, puisqu'une nouvelle série a vu le jour, dans le même univers, nous permettant de nous y abreuver encore un peu et qu'en arrivant à la dernière page, nous avons réellement l'impression d'avoir vécu une très belle aventure.


L'Héritage de la dague noire, tome 3 : Rage de sang



L'Héritage de la dague noire, T3 : Rage de sang
de J. R. Ward

Éditions Milady

Sortie le 22 août 2018
Format poche / 504 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

En tant qu’aristocrate, Peyton connaît son devoir : s’unir à une femme de son rang pour préserver les traditions de sa famille. Mais celle qu’il pensait lui être destinée en a choisi un autre. Et c’est au cœur d’une bataille contre l’ennemi qu’il trouvera celle qui sera sa compagne. Novo est déterminée à prouver qu’elle a sa place au sein du programme d’entraînement de la Confrérie, et pas question de se laisser distraire par une éventuelle histoire d’amour. Et même si Peyton se révèle être bien plus qu’il n’y paraît, Novo devra faire face à la tragédie qui la hante avant de se laisser séduire...

L'avis d'Elaura :

Voici le troisième tome du spin-off de La Confrérie de la dague noire, cette fois centrée sur le couple Peyton et Novo dont nous suivons le jeu du chat et la souris depuis le tout début de l'aventure des nouvelles recrues. Deux personnages hauts en couleur, torturés, mais ô combien intéressants. Cet opus promettait donc de l'émotion, mais avait également un potentiel élevé de sensualité et de chaleur. Le pari est gagné, soyez-en certains, faisant de ce troisième tome probablement le meilleur à mes yeux.

En parallèle, comme à son habitude, l'auteure développe une nouvelle idylle assez surprenante, mais extrêmement touchante entre Saxton et Ruhn, l'avocat du roi et l'oncle de Betty. Une histoire d'amour particulièrement bien amenée qui offre son lot d'émotions et de rebondissements.

En bref, un opus réussi, encore une fois, pour une série qui n'a vraiment pas à rougir de son aînée.



lundi 29 octobre 2018

La muse, de Rita Cameron



La Muse
de Rita Cameron

Éditions Milady

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 544 pages / 18,20 €


Présentation de l'éditeur :

« — Miss Siddal, ne vous a-t-on jamais dit que vous aviez incontestablement été créée par les dieux pour être peinte ? Quoi qu’il en soit, si vous ne croyez pas que votre beauté transcende les époques, vous vous sous-estimez. »
Avec son teint diaphane et sa longue chevelure cuivrée, Lizzie Siddal n’a rien de l’idéal victorien aux joues roses. À l’atelier de chapellerie où elle travaille, Lizzie assemble des coiffes somptueuses destinées à de jeunes élégantes fortunées. Un jour, elle attire l’attention du peintre et poète préraphaélite Dante Gabriel Rossetti. Envoûté à la fois par sa beauté sublime et ses dons artistiques, celui-ci l’entraîne dans l’univers scintillant des salons et des soirées bohèmes. Mais incarner la muse que tous les artistes rêvent d’immortaliser se révélera bien plus cruel que tout ce que la jeune femme pouvait imaginer.

Mot de l’éditeur : Rita Cameron brosse le portrait vivant de personnages historiques plongés dans une trouble histoire d’amour non conformiste qu’elle tisse avec de nombreux détails saisissants. Ce faisant, elle donne voix au chapitre à l’une des femmes les plus influentes et les plus oubliées de cette période fascinante qu’est la deuxième moitié du xixe siècle. À la fois artiste et muse, Elizabeth Siddal avait jusque-là captivé tous les regards sans être réellement appréciée pour elle-même. Grâce à ce roman, ce sera désormais chose faite.

L'avis de Vi :

Dans le Londres victorien, Lizzie Siddal est une jeune fille à la vie modeste, forcée de travailler sans répit comme chapelière pour rapporter de l’argent à sa famille. Un travail et des revenus ingrats, et un avenir plus qu’incertain, c’est la situation dans laquelle se situe notre héroïne qui pourtant ne peut s’empêcher de rêver à un beau mariage pour s’extraire de sa condition.
C’est là que le proverbe "Méfie-toi de tes rêves" prend tout son sens. Parce qu’elle est dotée d’une beauté sans égale, Lizzie est un jour repérée par un artiste étudiant à l’Académie royale qui se met en tête de la peindre contre rémunération. D’abord réticente à cause des rumeurs que cela pourrait engendrer, l’argent ainsi que l’espoir d’une vie plus exaltante la poussent à accepter.
De là, elle va pénétrer dans un tout autre cercle : celui des artistes, des bohèmes et des libertins. L’image peut certes apporter une aura d’exotisme et d’aventure, mais le lecteur va vite se rendre compte dans quel monde cruel Lizzie va se retrouver piégée. Je précise bien que c’est le lecteur qui s’en rend compte car, à ma grande exaspération, Lizzie ne voit rien, n’entend rien, ne comprend rien. Pour elle, il n’y a que cet amour totalement démesuré qu’elle voue à l’un de ces artistes : Dante Rossetti.
J’en suis même à me demander si, au lieu de La Muse, le livre n’aurait pas mieux fait de s’intituler La Naïve. J’ai toujours détesté ce genre d’héroïne sans cervelle qui se fixe sur un amour malsain et qui se fait mener par le bout du nez sans jamais s’imposer, malgré les remarques de son entourage. Quant à Dante, on peut dire qu’il l’aime aussi, mais à sa façon toute particulière. C’est un peintre totalement dévoué à sa cause, il a une vision de la vie complètement atypique, mais ici le trait dépasse tout ce que j’ai pu lire sur le sujet. Dante frôle l’obsession dans tout ce qu’il entreprend et, même s’il s’extasie sans cesse devant Lizzie et sa beauté, il n’en reste pas moins un libertin dans toute sa splendeur. Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler, mais il faut savoir qu’il s’agit là d’un drame historique et non pas d’une romance historique. En tout cas, pas à mes yeux, tant j’ai détesté les deux personnages principaux.

Il y a toutefois une réelle recherche au niveau des peintures, de l’histoire de l’art et de la vie de ces marginaux, et la merveilleuse plume de l’auteur parvient à nous entraîner dans le Londres victorien avec beaucoup d’aisance et maints détails qui m’ont charmée. Il y a également une évidente comparaison entre l’histoire des deux héros, Dante et Lizzie, avec celle, tragique, de Dante Aliegheri et sa Béatrice, très souvent citée dans le récit.

En conclusion, j’ai apprécié le style de l’auteur, j’ai aimé voyager dans ce Londres vibrant, découvrir quelques coutumes bohèmes de l’époque, mais l’intrigue m’a déplu, et bien que les personnages soient recherchés, ils m’ont sincèrement agacée, ce qui a gâché le plaisir de la lecture.


Ivy Wilde, Tome 1: Quand fainéantise rime avec magie, de Helen Harper



Ivy Wilde, 
Tome 1: Quand fainéantise rime avec magie
de Helen Harper

Éditions Mxm Bookmark

Sortie le 24 octobre 2018

Format epub / 278 pages / Prix 5,99 €
Sortie le 26 novembre 2018
Format broché / 344 pages / Prix 18,00 €


Présentation de l'éditeur :

Bon, soyons clairs : Ivy Wilde n'est pas une héroïne. C’est même la dernière personne que vous contacteriez si vous aviez besoin d'une aide magique, malgré ses talents.
Si ça ne tenait qu'à elle, Ivy passerait ses journées affalée dans le canapé, devant la télé, paquets de chips en main, à papoter avec son familier félin jusqu'à ce que mort s'en suive.
Mais quand elle se retrouve victime d'une erreur d'identité, elle est embarquée malgré elle à la Branche Arcane, le département d'investigation de l'Ordre Hermétique du Crépuscule d'Or.
Les problèmes se multiplient quand un objet de valeur est volé au nez et à la barbe des représentants de l'Ordre ; et le fait d'être liée magiquement à l'Adeptus Exemptus Raphaël Winter ne fait qu'empirer la situation. Il a peut-être un regard couleur saphir et le corps d'un mannequin maillot de bain, mais pour Ivy, il représente tout ce qu'il y a de soporifique dans le boulot de sorcier.
Et s'il l'oblige à retourner à la salle de sport, juré, elle le transforme en crapaud.

L'avis de Lila :

En tant que fans d'Urban Fantasy, on a de moins en moins de choix de lecture en VF. Alors quand un éditeur propose un premier tome d'une saga jamais parue en France, qui est auréolée de critiques enthousiastes et plébiscitée par des auteurs comme Ilona Andrews, la curiosité est des plus fortes. Quand on découvre que l'héroïne est une petite blonde aux rondeurs assumées, d'une fainéantise à peine imaginable et qui préfère regarder des séries télé que sauver le monde, on est encore plus intrigué. Je n'ai donc pas beaucoup hésité avant de lire ce roman que j'ai lu très rapidement et avec plaisir. Le bilan est cependant mitigé.

Pour commencer, et d'un point de vue très personnel, je trouve la couverture VF bien plus jolie que l'originale, mais elle pose quand même quelques soucis. Dans le roman, l'héroïne, Ivy, est une petite blonde assez ronde de presque 30 ans. Pourtant, sur la couverture VF et au contraire de l'originale, on nous présente une jeune fille presque adolescente et vraiment toute mince, ce qui est franchement dommage...
Le côté jeune fille ressort d'ailleurs dans la traduction qui amène beaucoup d'immaturité au personnage. En anglais, Ivy s'exprime "normalement", de manière ni trop soutenue ni trop familière, comme n'importe quelle femme de 27 ans, en fait. Malheureusement, en VF, elle a bien du mal à faire des phrases sans massacrer la langue française : entre les ellipses systématiques ("Je crois pas", "T'es sûre"), certains choix de vocabulaire ("Ouais" pour "Oui", "Nan" pour "Non", "Comme d'hab" au lieu de "Comme d'habitude") et j'en oublie, j'avais l'impression de lire une adolescente, au point que je suis restée bloquée quelques instants quand l'héroïne a annoncé, assez loin dans la lecture, avoir 27 ans. J'avoue ne pas avoir compris ces choix personnels de traduction qui n'apportent rien et parasitent la lecture plus qu'autre chose.

C'est d'ailleurs un souci qui m'a gênée plus généralement pendant la lecture. J'avais beau savoir que j'étais face à des personnages adultes, voire âgés pour certains, de temps en temps j'avais le sentiment de suivre des adolescents ou jeunes adultes, ce qui me sortait alors de ma lecture. Il y a une espèce d'immaturité ambiante qui m'a perturbée, sans que je ne puisse dire si elle vient uniquement de la traduction, ou bien si cet aspect est naturellement présent dans le récit, mais ressort plus encore en français à cause de la traduction qui use d'un phrasé plus immature que dans la version originale. Mystère.

Malgré tout, comme je le disais plus haut, j'ai lu ce premier tome rapidement et avec plaisir. Sans aller jusqu'au coup de cœur, c'est un bon roman et un bon premier tome de saga UF.

L'héroïne est clairement originale et sa paresse est totalement assumée d'un bout à l'autre du récit. Sa vie est un immense désordre où rien n'est anticipé ou même simplement rangé. Ivy n'hésite pas à sortir dehors en pyjama, par exemple, par flemme de s'habiller. C'est rafraîchissant et cela donne des scènes drôles, même si, à force, sa paresse et sa mollesse peuvent agacer tellement Ivy exagère. Elle possède un solide esprit pratique et pas mal de pouvoirs pour se défendre. J'ai simplement été un peu surprise par son manque de réflexion dans l'enquête. C'est à dire que lorsqu'il s'agit de désigner un coupable, elle accuse n'importe qui en se basant sur n'importe quoi et recommence au suspect suivant, ce qui lui donne parfois l'air idiote et superficielle. C'est assumé, je crois, donc je ne sais pas du tout quoi en penser, d'autant plus qu'a contrario, elle fait parfois preuve de beaucoup de finesse.

En face d'elle, on retrouve Raphaël Winter. Organisé, sportif, pragmatique, intelligent et patient, il se présente comme l'antithèse d'Ivy et il est beau comme un Dieu. Avec des personnalités aussi éloignées, leur collaboration fait des étincelles et c'est très amusant à suivre. Leur relation fonctionne bien, l'auteur a plutôt bien dosé la manière dont les choses évoluent entre eux. Mais là encore, un petit bémol : la première réaction de Raphaël en voyant Ivy est de lui conseiller de maigrir. Quelle classe ! Après ça, j'ai eu bien du mal à lui trouver du charme, et c'est dommage parce que le reste était parfait.

Les personnages secondaires sont bien, j'avoue ne pas avoir grand-chose à en dire. Le familier d'Ivy m'a laissée mitigée lui aussi (décidément !). J'ai adoré l'idée de l'auteur à ce sujet, mais parfois moins sa réalisation (ou plutôt les choix de traduction, notamment pour le "bitch" traduit en "connasse", quand un "garce" aurait été pas si mal et moins agressif).

Et, enfin, l'intrigue est plutôt bien ficelée, originale et rythmée, on ne s'ennuie pas une seconde. L'auteur cède parfois à la facilité pour faire avancer les choses, mais ça passe.

Pour résumer cette longue chronique mitigée, je dirais que ce premier tome n'est pas sans défaut, dont une partie vient d'ailleurs de la traduction. Mais c'est original, drôle et plaisant à lire, j'ai tourné les pages rapidement et j'avais vraiment envie de connaître la fin, donc j'aurais plutôt tendance à recommander cette lecture et je suis même très contente que l'éditeur nous la propose, et pas seulement parce que le choix de sagas UF en France fond plus vite que la banquise. C'est vraiment une belle découverte. Je lirai la suite sans hésiter, mais plutôt en VO cette fois.

dimanche 28 octobre 2018

Arcadia, de Fabrice Colin



Arcadia 
L'intégrale
de Fabrice Colin

Éditions Bragelonne

Sortie le 12 septembre 2018
Format poche / 420 pages / 9,90 €


Présentation de l'éditeur :

« Votre âme s’est étourdie aux lumières de Londres, et vous avez oublié que Camelot était le coeur d’Arcadia… »
Londres, 1872. Dans le monde d’Arcadia, la réalité a les couleurs du rêve : un royaume idéal, baigné de féerie arthurienne, dans lequel les ministres sont poètes et les artistes sont rois, où le futur est tabou et la mort improbable. Un jour pourtant, d’étranges présages viennent troubler la sérénité de la belle capitale. Neige bleutée, vaisseau fantôme… Le peintre Rossetti et ses amis se sentent mystérieusement concernés. Cent quarante ans plus tard, dans un Paris agonisant plongé sous les eaux, quatre jeunes gens férus d’art victorien entendent le même appel, et s’apprêtent à déchirer le voile qui sépare les deux mondes.

Avis de Lauryn :

Je ne connaissais pas cette œuvre de Fabrice Colin et j'ai été attirée par l'étiquette Steampunk. Malheureusement, le côté Steampunk est très peu marqué dans ce roman où se côtoient deux mondes. Pour chacun, l'auteur distille quelques informations, quelques descriptions qui sont insuffisantes pour véritablement leur donner corps et les faire vivre dans notre imaginaire. Il en va de même pour beaucoup de choses : ainsi, il place le nom des Sidhe rapidement, mais le lecteur n'a d'indices sur leur nature que vers la page 80. Et encore, c'est léger. Vu le style de l'ensemble, je pense que c'est voulu, mais après, il faut réussir à accrocher. L'auteur écrit dans un style très poétique avec des personnages sur lesquels, finalement, on n'apprend pas grand-chose (encore), comme si le seul objectif était de concentrer l'attention du lecteur sur l'histoire, où il est question de sauver ces mondes en danger. L'auteur mélange une Londres proche de notre réalité, et Arcadia, incarnation des légendes arthuriennes.
Le début démarre donc lentement, avec peu d'événements, et j'ai trouvé cela laborieux. À force d'entendre parler de ces Sidhe dont on ne connaissait que le nom, j'ai même failli abandonner ma lecture, lassée par le style lourd et cette impression de ne même pas savoir où je me trouvais. Je me suis accrochée, pour avoir un petit espoir lorsque l'action commence à se mettre ne place avec l'apparition de l'Ennemi et sa volonté de détruire les deux mondes. Et pourtant, ça n'a pas suffi. J'ai même sauté un chapitre entier, planté au beau milieu de ce moment de tension où je ne voyais vraiment pas où l'auteur voulait en venir, si ce n'était ajouter encore plus de poésie à l'ensemble. Cela m'a agacée. La fin, que j'espérais flamboyante, vu les risques et les enjeux décrits, m'a déçue par sa platitude. J'imaginais tout autre chose. Peut-être que cette fin aurait mérité, tout simplement, d'être écrite dans un style moins alambiqué, avec plus de punch, pour passer comme il se doit. J'ai lu sur plusieurs sites que ce livre était un OVNI et je veux bien le croire. C'est un roman qui met sur un piédestal l'ambiance, au détriment des personnages et des lieux où ils vivent, et la poésie semble presque primordiale aux yeux de l'auteur. Personnellement, je ne lis pas un roman, surtout d'imaginaire, et encore davantage de Steampunk, pour cela. Je ressors donc totalement dépitée de ma lecture.


Nos réceptions de la semaine #81



Nous vous proposons de nous retrouver toutes les semaines pour vous présenter nos réceptions de la semaine passée.

Semaine du 22 au 28 octobre 2018 :



Réception de trois services presse de chez J'ai lu

L’image contient peut-être : 1 personne, texte



Balade en Normandie et plus particulièrement à Arromanches où j'ai complètement débloqué car j'ignorais tout de cette histoire de port artificiel.

Aucun texte alternatif disponible.





Petit tour chez les bouquinistes vers St Michel à Paris.
Je trouve que j'ai été raisonnable, pas vous ?

L’image contient peut-être : 3 personnes



Des achats perso pour moi cette semaine

Aucun texte alternatif disponible.


Voici nos réceptions de la semaine. Et vous, qu'avez-vous reçu ?

samedi 27 octobre 2018

Parutions Bragelonne Octobre 2018








Soleri, 
Tome 1 : L'Empire des Soleri
de Michael Johnston

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 480 pages / 25 €


Présentation de l'éditeur :

Depuis la cité de Solus, les Soleri, dieux vivants, règnent sur un formidable empire sans jamais laisser voir leurs visages, sous peine de mort. Pour communiquer avec leurs sujets, ils ont choisi un intermédiaire : le Premier Rayon, mortel le plus puissant au monde.
Mais la réalité est plus sombre encore. Dans les entrailles de Solus, les fils de nobles des quatre royaumes inférieurs sont retenus en otages. La meilleure manière d’étouffer dans l’œuf les velléités d’indépendance...
Incarcéré depuis plus de dix ans, le jeune Ren, fils du roi Arko d’Harkana, rêve de voir un jour le soleil et de retrouver les siens. Mais pour cela, il faudra d’abord que son père meure...





Les Rois déchus,
Tome 2 : Les Effroyables
de Gail Z. Martin

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 504 pages / 22 €


Présentation de l'éditeur :

Les Royaumes de l’Hiver sont en guerre. À l’éveil des Effroyables, des dynasties disparaîtront...
Le Roi-Invocateur Martis Drayke mène ce qui reste de son armée au nord livrer une guerre qui pourrait être perdue d’avance. Les rapports de ses espions confirment ce qu’il redoute le plus : une nouvelle menace se profile, venue de l’autre côté de la mer. Un Invocateur noir, qui compte bien profiter de l’état de faiblesse des Royaumes de l’Hiver. Martis saura-t-il gagner le soutien des Effroyables, ces mystérieux gardiens aux redoutables pouvoirs ?
En Isencroft, le père de Kiara est assassiné. La jeune femme n’a d’autre choix que de rentrer réclamer la couronne. Pour affronter les pouvoirs maléfiques qui mettent son règne en péril, elle devra quitter les siens et affronter son destin...
Voici la conclusion épique du cycle des Rois déchus.





Les Elfes, 
Tome 3 : Pierres d'Albes
de Bernhard Hennen

Réédition le 17 octobre 2018
Format poche / 384 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

Farodin et Nuramon ont découvert le lieu où est emprisonnée Noroelle, mais pas le moyen de la libérer.
Ils rebroussent donc chemin dans l’espoir de trouver une Pierre d’Albes, seul artefact capable de sauver Noroelle. Mais une quête plus immédiate s’impose à eux. Après des centaines d’années d’exil, les deux elfes sont contraints de regagner leur royaume pour prévenir leur reine du terrible danger qui les guette : les prêtres de Tjured ont juré la perte des enfants d’Albes et leur puissance est telle que rien ne saurait les dissuader. Une guerre sans merci s’engage alors entre ces fanatiques et les peuples libres.
« Ce troisième et dernier tome clôt en beauté la trilogie Les Elfes. » - Les Chroniques de l’Imaginaire





La Main de l'empereur, 
Tome 2
de Olivier Gay

Sortie le 17 octobre 2018
Format poche / 456 pages / 7,90 €

Présentation de l'éditeur :

Dans la main d’un empereur, les mortels ne sont que des pions. Les guerres koushites sont finies mais l’Empire ne connaît toujours pas la paix. Les barons profitent de la situation pour se rebeller, et la corruption règne au sein de la capitale. Aux côtés du jeune duc Gundron, Rekk reprend du service. Il peut toujours compter sur les femmes de sa vie, Bishia et Dareen, pour le guider dans la bonne direction. Mais est-ce vraiment la bonne ? Pour protéger ceux qu’il aime, le Boucher est prêt à tout.





La Roue du Temps, 
Tome 1.1 : L’œil du monde 
Première partie
de Robert Jordan

Réédition le 17 octobre 2018
Format broché / 864 pages / 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.

C’est la Nuit de l’Hiver dans la contrée de Deux-Rivières et, en ce soir de fête, l’excitation des villageois est à son comble. C’est alors qu’arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d’enfance Mat et Perrin n’en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un trouvère.De quoi leur faire oublier ce cavalier sombre et sinistre aperçu dans les bois, dont la cape ne bougeait pas en plein vent…Mais, quand une horde de monstres sanguinaires déferle et met le village à feu et à sang, la mystérieuse Moiraine devine qu’ils recherchaient quelqu’un : pour les trois amis l’heure est venue de partir. Car la Roue du Temps interdit aux jeunes gens de flâner trop longtemps sur les routes du destin...

Ce volume comprend la première moitié du roman L’Œil du monde, premier tome de La Roue du Temps.





La Roue du Temps, 
Tome 1.2 : L’œil du monde
Deuxième partie
de Robert Jordan

Réédition le 17 octobre 2018
Format broché / 672 pages / 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.

C’est la Nuit de l’Hiver dans la contrée de Deux-Rivières et, en ce soir de fête, l’excitation des villageois est à son comble. C’est alors qu’arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d’enfance Mat et Perrin n’en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un trouvère.De quoi leur faire oublier ce cavalier sombre et sinistre aperçu dans les bois, dont la cape ne bougeait pas en plein vent…Mais, quand une horde de monstres sanguinaires déferle et met le village à feu et à sang, la mystérieuse Moiraine devine qu’ils recherchaient quelqu’un : pour les trois amis l’heure est venue de partir. Car la Roue du Temps interdit aux jeunes gens de flâner trop longtemps sur les routes du destin...

Ce volume comprend la deuxième moitié du roman L’Œil du monde, premier tome de la saga La Roue du Temps.





Orcs, 
Tome 1 : La Compagnie de la foudre
de Stan Nicholls


Réédition le 17 octobre 2018
Format poche / 384 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur :

Regardez-moi ! Regardez l’orc ! Je lis dans vos yeux de la peur et de la haine. Vous me considérez comme un monstre, un prédateur des ténèbres, un démon dont vous parlez pour effrayer vos enfants. Une créature à traquer et à abattre comme une bête. Mais le moment est venu de prêter l’oreille à la bête, et de savoir qu’elle vit aussi en vous. Vous me craignez, mais je mérite votre respect. Ecoutez mon histoire. Regardez couler mon sang et remerciez les dieux. Remerciez les orcs nés pour se battre et destinés à ramener la paix !





Sorceleur,
Tome 0,5 : La Route d'où l'on ne revient pas
de Andrzej Sapkowski

Sortie le 17 octobre 2018
Format numérique / 56 pages / 1,99 €


Présentation de l'éditeur :

Au cœur des monts Amell, dans la passe de Klamat, vit une monstruosité qui terrorise les villages alentours : le Kotchei. Visenna, druidesse du Cercle de Mayen et magicienne, est la seule à pouvoir vaincre cette effroyable créature. En chemin, elle porte secours à Korin, un guerrier intrépide qui finit par l’accompagner dans sa mission. Ensemble, ils s’aventurent sur une route périlleuse, une route d’où personne ne revient jamais.
Dans cette nouvelle inédite, découvrez la rencontre entre Visenna, la mère de Geralt, et Korin, que certains estiment être le père du sorceleur.

Andrzej Sapkowski est né en Pologne en 1948. Il a remporté un succès spectaculaire avec le cycle consacré au sorceleur. Dans son pays, ses ventes dépassent celles de Stephen King et Michael Crichton. Best-seller mondial, traduit en plus de trente-quatre langues, il a vendu près de cinq millions d’exemplaires.








Une aventure d'Eddie Flynn,
Tome 3 : Treize
de Steve Cavanagh

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 432 pages / 20 €


Présentation de l'éditeur :

Par l’auteur de Un coupable idéal, prix Polar International du festival de Cognac 2017
Eddie Flynn doit défendre un célèbre acteur accusé du meurtre de sa femme. Mais ce qui ressemble à un crime passionnel pourrait bien être l’énième meurtre d’un des tueurs en série les plus intelligents qui aient jamais existé.
Le tueur se cache parmi les jurés
Rachel et Bobby Solomon étaient le couple le plus glamour d’Hollywood. Ils avaient le monde à leurs pieds. Mais Rachel est morte, l’arrière du crâne fracassé, et Robert se tient aujourd’hui dans le box des accusés.
C’est le procès médiatique du siècle et la défense exige qu’Eddie Flynn se charge du dossier. Tout indique de Robert est coupable et pourtant. Dès le début du procès, une série d’événements inquiétants fait germer le doute dans l’esprit de l’ancien escroc reconverti au barreau.
Et si Robert Solomon n’était pas le seul acteur de ce procès ? Le tueur peut-il assister à l’audience ? Pire, se peut-il qu’il fasse partie du jury ?





River Falls - Saison 1, 
Tome 1 : 7 Jours à River Falls
de Alexis Aubenque

Réédition le 17 octobre 2018
Format poche / 408 pages / 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

Découvrez le premier épisode d’une série devenue culte, couronnée par le prestigieux prix Polar du Festival de Cognac.

Une semaine à couper le souffle !
Issue d'une famille modeste, Sarah Kent est une étudiante modèle qui mène une vie paisible parmi l’élite de l'université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours plus tôt, Sarah avait reçu une étrange lettre de leur part… Le monde de Sarah bascule dans l'horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, une profileuse réputée, est chargé de l'enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité...






Black Man
de Richard Morgan

Sortie le 17 octobre 2018
Format poche / 790 pages / 9,20 €


Présentation de l'éditeur :

Dans un siècle à peine, l’humanité sera débarrassée de la guerre. Mais des vestiges embarrassants subsistent encore, comme les variantes, des humains génétiquement modifiés. Parmi eux, les plus inquiétants sont les variantes treize. Carl Marsalis est l’un de ces ex-soldats. Il pourchasse désormais ses anciens frères d’armes pour le compte des Nations unies. Ce n’est pas un boulot facile… surtout quand il se retrouve dans une prison de Floride. Lorsqu’il reçoit la visite d’une ancienne détective aux prises avec les variantes treize, Carl est alors plus que disposé à conclure un accord…








Sorceleur Collector 
Tome 2 : Le Lionceau de Cintra
de Andrzej Sapkowski

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 880 pages / 40 €


Présentation de l'éditeur :

Alors que la guerre sévit de tous côtés, Ciri, jeune princesse et unique survivante du royaume de Cintra, semble avoir un rôle décisif à jouer dans la destinée de ce monde. C'est ce que pressent Geralt, le chasseur de monstres, lorsqu'il la recueille et la conduit dans l'antre des sorceleurs, Kaer Morhen. La fillette, initiée aux arts magiques par Triss puis Yennefer, devient rapidement l'objet de toutes les convoitises et court un grave danger.

Retrouvez dans cette édition collector magnifiquement illustrée la suite des aventures de Geralt : Le Sang des Elfes, Le Temps du Mépris, Le Baptême du Feu et une nouvelle traduite pour la première fois en français, La route sans retour.

Andrzej Sapkowski est né en Pologne en 1948. Il a remporté un succès spectaculaire avec le cycle consacré au sorceleur. Dans son pays, ses ventes dépassent celles de Stephen King et Michael Crichton. Best-seller mondial, traduit en plus de trente-quatre langues, il a vendu près de cinq millions d'exemplaires. Les aventures de Geralt de Riv ont été adaptées au cinéma, en série télé, en BD, en jeu de rôle et en jeu vidéo sous le titre The Witcher.





Troie - édition collector
de David Gemmell

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 1224 pages / 50 €



Présentation de l'éditeur :

L'ULTIME FRESQUE DE GEMMELL EN EDITION COLLECTOR ILLUSTRÉE !

LA CITE MYTHIQUE est déchirée par les intrigues et la traîtrise. Des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute.

TROIS MORTELS VONT CHANGER LA DESTINÉE DES NATIONS. Hélicon, le jeune prince de Dardanie, la prêtresse Andromaque à la volonté d'acier et le légendaire guerrier Argurios, solitaire et uniquement motivé par la vengeance.

C'est une époque de bravoure, de trahison et de terreur. Une époque pour les héros !

L'intégrale de la trilogie Troie dans une édition exceptionnelle à tirage limité, comprenant une mise en page décorée et une trentaine d'illustrations du célèbre artiste de bande-dessinée Thimothée Montaigne. Ouvrage relié cuir avec dorure.



vendredi 26 octobre 2018

Dynasties, Tome 2 : L'étincelle sous la glace de Ilona Andrews



Dynasties
Tome 2 : L'étincelle sous la glace

de Ilona Andrews

Éditions J'ai lu

Sortie le 25 octobre 2017
Format poche / 503 pages / Prix 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Après une longue cavale, le tueur Jeff Caldwell a enfin été arrêté. Or les policiers l’interrogent en vain car l’une de ses victimes manque toujours à l’appel : Amy Madrid, une fillette de sept ans. Déterminée à lever le voile sur ce mystère, Nevada, détective professionnelle, décide de mener sa propre enquête. Car elle a le pouvoir de détecter les mensonges et d’obtenir la vérité, y compris quand on cherche à la lui cacher... Cependant, lorsqu’un client la sollicite, espérant lui confier une nouvelle mission, elle reconnaît qu’un peu d’aide serait bienvenue. Le puissant et séduisant Mad Rogan accepterait-il d’unir ses forces aux siennes ?

L'avis de Lila :

Quel plaisir que de retrouver Nevada et Mad Rogan ! Ce second tome séduit autant que le premier, si ce n'est plus. On profite du même cocktail explosif entre humour, tension et sensualité. 

Le schéma est similaire à celui du premier opus : Nevada est embarquée à contre-cœur dans une affaire épineuse qui semble cacher bien des (mauvaises) surprises. Elle se sent dépassée par les événements et pas sûre de mener à bien son enquête ou d'en sortir vivante. Mad Rogan est évidemment de la partie, fidèle à lui-même, prêt à tout régenter et à user de la force pour obtenir ce qu'il veut.

Mais les similarités entre les deux tomes n'ont rien de gênant, car les auteurs parviennent à y insuffler du renouveau. Déjà, l'affaire sur laquelle enquête Nevada trouve rapidement des liens avec le vaste complot qui avait été révélé dans le premier tome et sur lequel beaucoup de zones d'ombre subsistent. On sent vraiment que les auteurs savent précisément où ils veulent nous emmener et qu'ils ont un plan précis en tête pour boucler la saga. Tout fait sens, cette histoire est le prolongement direct de la précédente et annonce de grandes choses pour la suite.

Il en va de même pour Nevada qui continue son apprentissage et démontre bien plus de pouvoir qu'elle-même soupçonnait en avoir. On en apprend plus sur elle et sa famille, tout comme on découvre de nouveaux éléments sur le passé de Mad Rogan. Leur relation se développe encore, non sans heurts, nous faisant passer de moments sensuels à d'autres hilarants. De manière générale, la galerie de personnages s'étoffe encore avec des nouveaux venus, mais aussi en amenant au premier plan des personnages secondaires déjà croisés brièvement. Aucun de ces personnages ne semble être là pour la décoration, ils sont tous bien construits et utiles dans l'intrigue.

Cette saga renoue avec les grandes heures de l'Urban Fantasy, reprenant tout ce qu'il y a de génial dans ce genre tout en trouvant sa propre voie. C'est un pur régal, comme on voudrait en lire plus souvent.




7,40 EUR
J'ai Lu


Vous avez aimé, retrouvez notre avis sur les autres tomes :

jeudi 25 octobre 2018

Par omission, de Kelly Erin



Par omission
de Kelly Erin

Éditions Bragelonne

Sortie le 12 septembre 2018
Format broché / 480 pages / Prix 19,50 €


Présentation de l'éditeur :
 
Ne restez pas dans le noir
Au cours d’une éclipse totale de soleil, un jeune couple voit sa vie bouleversée : témoins d’un viol, Laura et Kit ont décidé de témoigner. Quitte à mentir par omission pour être sûrs que l’agresseur de Beth finira en prison. Mais Beth, rejetée par tous, s’est peu à peu immiscée dans leur existence. Et son agresseur, depuis quinze ans, crie vengeance.
Terrifiés, Laura et Kit ont déménagé, changé de nom. Aujourd’hui, Laura est enceinte de jumeaux. Quand Kit, en bon chasseur d’éclipse, s’absente pour les îles Féroé, elle sombre dans l’angoisse. Elle sait qu’elle a eu raison de témoigner au procès. Mais elle n’est pas la seule à avoir menti. Quelque chose lui a échappé. Une chose qu’elle n’aurait jamais pu deviner et qui, aujourd’hui, menace de tout faire s’effondrer.

L'avis de Lila :

Lors d'un festival, des années plus tôt, Kit et Laura interrompent un viol, témoignent lors du procès, puis fuient la victime, trop intrusive et dérangeante. Aujourd'hui, le couple vit caché et semble complètement traumatisé par cette histoire. Ce résumé m'a aussitôt séduite, car il promettait du suspense, des faux-semblants, des révélations explosives et une tension psychologique incroyable. Malheureusement, ça n'a pas du tout fonctionné pour moi, même si ce roman ne manque pas de qualités...

Commençons par les personnages : ils sont bien décrits, leur psychologie est fouillée et leur comportement est cohérent. Mais à aucun moment je ne me suis attachée à eux. Beth, la victime, est présentée comme un personnage trouble d'entrée de jeu, ce qui bloque immédiatement l'empathie pour elle, puisque tout laisse entendre qu'elle n'est peut-être pas une victime, en fait. Laura a peiné à éveiller en moi autre chose qu'un vague intérêt. Quant à Kit... bouarf, ses passages sont ennuyeux à mourir. Reste Jamie, le présumé violeur, qui est beaucoup trop caricatural pour en penser quoi que ce soit.

Les idées sont bonnes et bien amenées, mais tellement distillées dans des pages et des pages de vide que j'avais juste hâte d'en voir le bout. La lenteur ne me gêne pas en règle générale, mais tout dépend de ce qui est raconté. Ici, nous avons droit, par exemple, à des dizaines de chapitres du point de vue de Kit où il ne fait que raconter son amour pour les éclipses de Soleil. L'auteur bricole une référence à Beth ici et là pour raccrocher les wagons, mais pour moi ça n'avait absolument aucun intérêt. On peut retirer tous ces chapitres et ne rien perdre. De même pour Laura qui nous raconte chaque seconde de son quotidien. Là encore, ça n'apporte rien du tout : savoir que sa soupe est froide ne dit rien sur elle, sa personnalité ou sur l'intrigue.

L'intrigue ne m'a pas beaucoup emballée. Les idées, oui, mais leur exécution, non. En fait, l'auteur fait tellement monter le suspense qu'on s'attend à quelque chose de terrible et à découvrir des réponses qui nous laisseront le souffle coupé. Finalement, les éléments perturbateurs sont peu nombreux et pas si terribles au vu de ce qu'on imaginait. Quant aux révélations finales, elles sont certes bien trouvées et difficiles à anticiper, mais les lenteurs du récit m'ont plongée dans un tel état de léthargie qu'à ce stade plus rien n'aurait pu me réveiller.

L'écriture est cependant maîtrisée et fluide. L'alternance entre différents points de vue et époques est également bien gérée, pas de fausses notes de ce côté-là.

Pendant que je lisais ce roman, quelque chose m'embêtait, sans que je ne réussisse à mettre le doigt dessus. Puis dans le dernier quart du récit, j'ai eu le sentiment étrange d'avoir déjà lu ce livre, tant mes impressions avaient un air de déjà vu tenace. J'ai finalement compris pourquoi. J'avais déjà lu un roman d'Erin Kelly, il y a près de 7 ans de cela, L'Arbre au poison, et non seulement la construction est proche, mais en plus mes impressions à l'époque sur cet autre titre étaient exactement les mêmes que pour celui-ci : une jolie écriture, de bonnes idées, mais des lenteurs à n'en plus finir, des personnages qui laissent de marbre et une intrigue finalement beaucoup moins surprenante que prévu.
Erin Kelly ne manque pas de talent et trouvera sans aucun doute son public, mais de toute évidence, ce n'est pas pour moi.


mercredi 24 octobre 2018

Magie irlandaise, Tome 3 : Le cœur de la mer de Nora Roberts



Magie irlandaise
Tome 3 : Le cœur de la mer

de Nora Roberts

Éditions J'ai lu

Sortie le 29 août 2018
Format poche / 348 pages / 7,10 €


Présentation de l'éditeur :

Brillant homme d’affaires new-yorkais, Trevor est venu superviser une construction à Ardmore, village irlandais authentique au charme incontestable. En parallèle, il mène une quête toute personnelle, celle de ses origines… Sa rencontre avec la jolie Darcy Gallagher va le bouleverser à jamais. Il a collectionné les conquêtes sans jamais s’engager, tandis que Darcy n’a toujours fait qu’éconduire ses admirateurs. Trevor, séduit, aura-t-il une chance de conquérir son cœur ? Si l’on en croit la légende qui règne en ces terres, cela se pourrait...


Avis d'Idril Irith :

Et voici le dernier tome de cette trilogie. J'ai envie de dire « ouf ». Je ne pensais pas que ça m’arriverait avec un Nora Roberts et pourtant c'est le cas.

Darcy Gallagher est le personnage que j'aime le moins. Je n'ai pas réussi à m'attacher à elle dans les deux précédents tomes. Je dois dire qu'elle m'agace. Elle est belle, intelligente, bosseuse, fidèle à sa famille et ses amis. Mais voilà, elle est irritable et vénale. Et elle le dit haut et fort. Elle cherche un mec riche qui pourra lui payer vêtements, chaussures, sacs à main, maquillage de luxe et des voyages.

Trevor est le chef de la multinationale qui construit la salle de spectacle à côté du pub. Il est très riche, mais met la main à la pâte et aide à monter les murs, couler le béton et supervise tout le chantier avec Brenna et le père de celle-ci. Je me pose juste une question : Dans quel univers un grand patron dirigeant plusieurs multinationales vient poser des parpaings sur un chantier lambda ? 

Forcément, les deux se rencontrent et ils sont le dernier couple à se former pour que Gwen et Carrick soient enfin libres de s'aimer.
D'ailleurs ces deux-là sont quasiment absents. Gwen est très ancrée dans son rôle de fantôme et on ne la voit que deux fois. Carrick n'est guère plus présent. Mais pourquoi ? C'est leur malédiction, leur libération, ils devraient être sur le devant de la scène. 

Cet opus clôt l'histoire principale, celle de Gwen et Carrick, et je reste sur ma faim. J'ai l'impression de n'avoir fait qu'un tour de montagnes russes en partant de très haut pour le tome 1 et, comme un soufflet, cela se ramollit au tome 2 pour retomber totalement avec celui-ci.

lundi 22 octobre 2018

J'aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur cette terre, de Stephanie Butland



J'aime tout ce qui me rappelle que je ne suis pas seule à souffrir sur cette terre
de Stephanie Butland

Éditions Milady

Sortie le 17 octobre 2018
Format broché / 384 pages / Prix 18,20 €



Présentation de l'éditeur :

« Loveday est un personnage attachant en dépit de son caractère rebelle et parfois cassant. Ce livre original et intelligent se lit d’une traite. J’ai passé un excellent moment. » - Katie Fforde
Cette librairie cache bien des secrets...
Loveday préfère la compagnie des livres à celle de ses semblables. Alors qu’elle s’efforce d’oublier son enfance difficile, elle reçoit un jour trois mystérieuses livraisons de livres qui ravivent ses souvenirs. Quelqu’un dans son entourage connaît le secret de sa vie. Est-ce Archie, le patron de la librairie dans laquelle elle travaille ? Rob, l’amoureux éconduit qui ne cesse de la harceler ? Nathan, le poète-magicien qu’elle vient de rencontrer, celui qui pourrait l’aider à trouver les mots pour raconter son histoire ? Le moment semble venu pour elle d’affronter son passé et d’enfin tourner la page.
« Intense, vibrant d’amour et de souffrance. Un très beau roman original et décalé, le genre de livre que l’on est ravi de dénicher dans une librairie. Loveday Cardew est un personnage qui vous va droit au cœur. » - Linda Green
« Loveday est une merveilleuse héroïne qui a conquis mon cœur dès la première page... Quant à sa librairie, c’est celle dont rêvent tous les amoureux de la lecture. » - Julie Cohen
« Une belle lecture que la voix de Loveday rend totalement envoûtante... Un magnifique récit qui se lit d’une traite. » - Liz Fenwick
« Très bien écrit, avec une atmosphère particulière. Loveday est une héroïne attachante, fragile et dotée d’une forte personnalité. La troublante histoire de son passé est racontée avec brio. » - Tracy Rees
« Les demandes de livres pourraient être classées en quatre catégories. La première est celle des titres erronés ou déformés :
— Je voudrais un exemplaire de Toute une histoire pour pas grand-chose de William Shakespeare, s’il vous plaît.
— Vous ne voulez pas plutôt dire Beaucoup de bruit pour rien ?
— Non, je ne crois pas, c’est une pièce. Vous pourriez regarder dans la section « Théâtre » ?
La deuxième est celle des requêtes fantaisistes :
— Je cherche un livre que j’ai lu en 1974, ou en 1975. C’était une histoire d’amour, en Amérique, je crois, ou en Australie. Est-ce que vous l’auriez ?
La troisième se limite au grand succès de la semaine :
— J’écoutais une émission sur Radio 4 et ils parlaient d’un livre sur Pythagore ou Prométhée...
Enfin, dans la quatrième, il y a les demandes sérieuses, celles pour lesquelles on a vraiment envie de s’investir, car il s’agit de mettre la main sur un ouvrage rare...


L'avis de Vi :

Loveday est une jeune fille introvertie, asociale, qui n’aime rien d’autre que son petit cocon et son travail à la librairie. Dès le départ, on sent qu’elle s’est forgée une carapace à la façon dont elle tient tout le monde à l’écart. Elle est parfois cassante, parfois touchante, toujours franche, mais elle souffre, c’est une évidence.
C’est un roman classé feelgood, mais il y a plusieurs éléments dans le récit qui nous touchent au cœur, qui nous rendent tristes.
L’atmosphère feelgood se ressent essentiellement dans l’ambiance livresque présente tout au long du livre. On se sent bien dans cette librairie, on apprécie Archie, le patron, un homme âgé qui aime la vie, on apprend à aimer Nathan, un jeune poète positif de nature, on comprend l’amour que Loveday a pour les livres...
C’est justement cette passion commune, cette compréhension, qui nous permet de nous attacher à cette jeune héroïne dès les premières pages. Ensuite, tout va tout seul. L’écriture est limpide, l’histoire très bien menée et on suit le parcours de Loveday avec un intérêt grandissant : son passé, son présent, ses blessures, son combat pour tout dépasser…

C’est un livre qui se lit d’une traite, avec facilité et plaisir. Je ne peux que le recommander.



dimanche 21 octobre 2018

Nos réceptions de la semaine #80



Nous vous proposons de nous retrouver toutes les semaines pour vous présenter nos réceptions de la semaine passée.

Semaine du 15 au 21 octobre 2018 :


Reçu en cadeau 




Que du manga, mais deux chouchous dans le lot. Le livre à couverture brillante en bas est le carnet de l'édition collector de L'Atelier des sorciers 3.





Réception d'une Service Presse Milady et des achats personnels





Un livre reçu dans la box Mille et un livre




Réception du service presse et deux achats personnels





Voici nos réceptions de la semaine. Et vous, qu'avez-vous reçu ?