Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

jeudi 29 mars 2018

Meg Corbyn, Tome 5 : Cartes ivoire d'Anne Bishop


Meg Corbyn,
Tome 5 : Cartes ivoire
de Anne Bishop

Éditions Milady

Sortie le 21 mars 2018
Format broché / 480 pages / 22 €


Présentation de l'éditeur :

L’insurrection humaine a été brutalement réprimé par les Aînés, ces terra indigene plus sauvages et dangereux encore que leurs congénères des Enclos. Les humains qui ont survécu savent à présent qu’il faut craindre ce qui rôde dans les territoires interdits au-delà de leurs frontières. Heureusement, l’Enclos de Lakeside n’a subi que peu de dégâts grâce aux efforts de Simon, Meg et de la meute humaine. Mais l’arrivée du frère du lieutenant Montgomery, un vaurien prêt à tout pour s’enrichir aux dépens des autres, menace tout ce qu’ils ont accompli. Car si les Aînés, curieux face à ce nouveau type de prédateur, sont prêts à attendre qu’il commette de lui-même une erreur fatale, Meg a vu dans ses cartes l’ombre de la mort qui plane...

ATTENTION SPOILER si vous n'avez pas lu le tome 4

Avis de Jm-les-Livres : 

Sortez les mouchoirs car voici venu le dernier tome de la série Meg Corbyn. Alors certes, l'auteure s'est lancée dans un spin-off, mais on ne reverra plus les personnages de l'Enclos de Lakeside et ça, ça fait mal au cœur.

On avait laissé nos personnages un peu hébétés suite à la réplique des Aînés envers les humains. Comment réagir par rapport aux Autres ? Comment préserver la paix ? C'est ce que l'auteur nous fait découvrir dans ce cinquième livre. Du côté de l'intrigue, une nouvelle menace pèse sur les habitants de l'Enclos. Même si celle-ci est connue et semble moins dangereuse que celles vécues par le passé, le pire est à craindre. Le lecteur sait que cette menace va provoquer des problèmes parmi les habitants et la fragile paix qu'ils tentent tous de maintenir, mais il assiste impuissant à l'enchaînement d'actions jusqu'au dénouement final. Comme dans les opus précédents, cette partie de l'histoire est bien maîtrisée et pousse le lecteur à tourner les pages rapidement. On aurait envie de faire durer ce livre indéfiniment, mais on ne peut s'empêcher de faire défiler les pages pour connaître la suite.

Anne Bishop réussit à décortiquer les relations entre les personnages et les situations qu'ils vivent d'une façon remarquable. En utilisant l'innocence ou l'absence de connaissance de certains protagonistes, elle réussit à pointer du doigt ce qui ne va pas, et par la même occasion, permet au lecteur d'analyser notre société et ses dérives. En refermant ce cinquième tome, c'est vraiment cette impression qui ressort de la série : une volonté de l'auteur de montrer les travers d'une société corrompue par le sentiment de supériorité de certains. Contrairement à la réalité, quand les humains tentent d'imposer leur volonté par la force, les Autres sont là pour répliquer et leur prouver qui a vraiment le pouvoir. Le lecteur ressent bien la puissance de ces Autres qui ne répliquent pas pour détruire mais pour garantir un équilibre.

En parallèle à la trame du récit, et depuis le premier tome, l'auteur avait développé la relation entre Meg Corbyn et Simon Wolfgard. Au fil des tomes, leurs interactions se sont peu à peu effacées au profit de l'intrigue principale, laissant parfois le lecteur sur sa faim. Dans ce dernier livre, le lecteur risque d'être déçu. Les passages entre nos deux héros sont encore moins présents et prennent alors une importance énorme. On se surprend même à chercher des sous-entendus qui n'existent pas. D'une certaine façon, le développement choisi par l'auteur est logique, évident même. Meg n'est pas une héroïne d'urban fantasy traditionnelle, et Simon ne répond pas aux standards habituels non plus. Tous les deux démarraient avec des handicaps importants par rapport aux relations sentimentales. Ils avaient beaucoup à apprendre pour aller l'un vers l'autre, dépassant la différence inter-espèces. Certains pourraient être déçus de ne pas avoir la fin qu'ils espéraient, mais on referme ce livre en se disant que Meg et Simon nous ont bien fait rire et rêver depuis quatre ans et que nous serions passé à côté d'une histoire fantastique si on ne les avait pas rencontrés. 


dimanche 25 mars 2018

Nos réceptions de la semaine #57



Nous vous proposons de nous retrouver toutes les semaines pour vous présenter nos réceptions de la semaine passée.

Semaine du 19 au 25 mars 2018 :


Achats perso :

L’image contient peut-être : 1 personne

Aucun texte alternatif disponible.

Masse critique Babelio :

Aucun texte alternatif disponible.



Craquages de la semaine :

L’image contient peut-être : 1 personne



Achats de la semaine :



Voici nos réceptions de la semaine. Et vous, qu'avez-vous reçu ?

Les Dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell



Les Dossiers Cthulhu : Sherlock Holmes et les ombres de Shadwell
de James Lovegrove

Éditions Bragelonne

Sortie le 14 février 2018
Format broché / 358 pages / Prix 25,00 €



Présentation de l'éditeur :

Automne 1880. Le Dr John Watson rentre tout juste d’Afghanistan. Blessé et prêt à tout pour oublier une expédition cauchemardesque qui l’a conduit à douter de sa santé mentale, Watson voit sa vie changer lorsqu’il fait la connaissance de l’extraordinaire Sherlock Holmes. Le détective enquête sur une série de décès survenus dans le quartier londonien de Shadwell. Plusieurs victimes qui semblent mortes d’avoir été affamées pendant des semaines ont été retrouvées, alors que des témoins les ont vues vivantes et en bonne santé à peine quelques jours plus tôt... De plus, d’inquiétants témoignages évoquent des ombres furtives qui inspireraient l’effroi à quiconque les approcherait.
Holmes établit un lien entre les morts et un sinistre baron de la drogue qui cherche à étendre son empire criminel. Cependant, Watson et lui sont bientôt obligés d’admettre que des forces sont à l’œuvre dont la puissance dépasse l’imagination. Des forces que l’on peut invoquer, à condition d’être assez audacieux ou assez fou...

L'avis d'Elaura :

La collection Steampunk de Bragelonne s’enrichit à nouveau d'une œuvre directement inspirée du canon Holmésien, et c'est encore une fois une très grande réussite.
Parlons déjà de l'objet livre lui-même : un magnifique visuel de couverture, une couverture souple et une tranche dorée. Décidément, cette collection steampunk est un véritable bonheur pour les amoureux des livres (et pour nos bibliothèques).
Le roman ? Un régal, tant sur le fond que sur la forme. En effet, James Lovegrove reste fidèle aux auteurs classiques et nous offre un récit enchâssé d'une très grande qualité, parfaitement maîtrisé, flirtant avec plaisir du côté du style horrifique si cher à Lovecraft.
En bref, ce fut une lecture passionnante, riche et intelligente. Des romans de cette qualité, on en souhaiterait bien plus souvent.



Le droit de t'aimer


Le droit de t'aimer
de Beverly Jenkins

Éditions J'ai lu

Sortie le 31 janvier 2018
Format poche / 370 pages / Prix 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Eddy Carmichael doit la vie à Rhine Fontaine, pour autant elle ne renoncera pas à ses rêves pour lui. Dès qu’elle aura économisé assez d’argent, elle quittera cette ville du Nevada pour la Californie. Même si Rhine est beau comme un dieu, même si l’attirance qu’ils éprouvent est irrésistible, il n’y a pas d’avenir pour eux. Une nuit, une seule, passée dans ses bras suffira-t-elle à éteindre le désir d’une passion interdite et dangereuse, ou unira-t-elle à jamais les deux amants ?

L'avis d'Elaura :

Voici une romance historique peu commune qui met en scène un couple mixte. Et c’est ce qui fait le principal atout du livre. Si l’intrigue est des plus classiques et la relation entre Eddy et Rhine belle, émouvante, parfois poignante, l’ensemble manque un peu de rythme et nous avons le sentiment de trop peu en fin de lecture. Cependant, les références historiques sont légion et nous apprennent beaucoup sur la réalité historique américaine de l’époque, notamment dans les États du Sud.
Une lecture agréable donc, mais qui manque d’un petit « je ne sais quoi » pour nous satisfaire pleinement.



Tentations Tome 2 : Coup d'enfer d'Ella Frank


Tentations 
Tome 2 : Coup d'enfer
de Ella Frank

Éditions J'ai lu

Sortie inédite le 7 mars 2018
Format poche / 374 pages / 7,95 €


Présentation de l'éditeur :

Entre Logan Mitchell et Tate Morrison, ce n’est plus une simple attirance physique. À mesure que les deux hommes passent du temps ensemble, l’évidence s’impose. Au-delà de l’attraction des corps et de la fougue qui les anime en présence l’un de l’autre s’éveille en eux un amour sans limite. Un amour qui les effraie et les confronte à leurs propres peurs. Et lorsqu’il s’agit d’officialiser leur relation, la situation se complique. Parviendront-ils à prendre le risque de dévoiler leur passion au grand jour? Une chose est sûre : le feu qui les lie ne leur laisse pas le choix...


Avis de Jm-les-Livres :

Après un premier tome qui présentait les personnages et mettait en place leur histoire, ce second livre reprend le fil là où il s'était arrêté et fait monter la romance un cran au-dessus.

Dans Coup d'essai, le lecteur assistait au lâcher prise de Tate, un hétéro qui craque pour un bisexuel. Après avoir lutté, il choisit de tomber dans le lit de Logan. Avec Coup d'enfer, on passe une nouvelle étape dans leur relation puisque les deux héros vont être malmenés sur le plan des sentiments, mais chacun à leur niveau. Tate va devoir assumer son choix d'être avec un homme, surtout face à sa famille, tandis que Logan va devoir accepter de déposer les armes pour garder Tate dans sa vie. J'ai beaucoup aimé que les deux personnages ne tournent pas cent sept ans autour du pot. Ils prennent le temps de la réflexion, mais une fois la décision prise, ils s'y tiennent et ne reviennent pas en arrière. C'est très rafraîchissant d'avoir des personnages matures de ce point de vue-là.

On a connu la tentation dans le premier opus, ici, on vit la révélation des sentiments pour nos héros. Même si on est dans une romance érotique, et qu'on a donc des scènes coquines nombreuses et détaillées, on a surtout le développement de la relation amoureuse, qui est d'ailleurs très bien traitée. Le déroulement est cohérent et juste, avec quelques belles émotions pour le lecteur. D'ailleurs, la plume de l'auteur sert merveilleusement bien l'histoire, même si à certains moments on craint qu'elle ne dérape dans le gnangnan. Au final, on se retrouve pris dans le récit et on tourne rapidement les pages pour connaître la suite. 

Malheureusement, on a quand même la sensation que l'auteur a voulu faire traîner son histoire M/M (il y a quand même 6 tomes au total) et cela m'a un peu dérangée parce qu'à un moment, j'ai pensé qu'elle aurait pu raconter ce qui se passe ici dans celui d'avant. Si on était dans une romance avec un homme et une femme, les trois premiers tomes auraient été rassemblés en un seul (même s'il arrive que l'auteur fasse traîner l'intrigue). À voir si ce sentiment perdure dans le troisième livre ou pas.

En refermant le livre, on a très envie de découvrir la suite même si on s'interroge sur l'utilité de faire autant de tomes pour traiter de cette romance. L'histoire entre nos deux héros s'intensifie mais reste juste dans les sentiments que l'auteur veut nous transmettre. Le sujet est maîtrisé et c'est avec plaisir qu'on se laisse porter par la romance entre Logan et Tate.



7,95 EUR
J'ai Lu

Les sorties J'ai lu d'Avril 2018


Voici les sorties des éditions J'ai Lu pour le mois d'avril.
Le staff RCS - Bit-lit.com vous présente sa sélection et vous souhaite de belles heures de lecture !




Captifs du désir
de Johanna Lindsey


Réédition le 4 avril 2018
Format poche / 320 pages / 6,95 €


Présentation de l'éditeur :

Le redoutable seigneur de Fulkhurst a été violé par la jeune et belle Rowena. Ignorant qu'elle obéit au cruel Gilbert d'Ambray, il n'a qu'une seule obsession : se venger d'elle.




Les Roskeby 
Tome 2 : Un petit mensonge
de Julia Quinn


Sortie inédite le 4 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Cecilia est partie aux Etats-Unis pour se porter au secours de son frère Thomas, blessé à la guerre. Thomas reste introuvable mais elle découvre qu'Edward Rokesby, le meilleur ami de ce dernier, est plongé dans le coma. Elle décide de rester à ses côtés.





Les Frères Turner 
Tome 2 : L'incorruptible
de Courtney Milan


Sortie inédite le 4 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Dépassé par le succès de son traité sur la vertu des hommes, sir Mark part se réfugier à la campagne. Il y rencontre Jessica, une ancienne courtisane, qui décide de faire sa conquête.





Chroniques à l'encre rouge
Tome 2 : Le cœur du scandale
de Eva Leigh

Sortie inédite le 25 avril 2018
Format poche / . pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Maggie Delamere, dramaturge en panne d'inspiration, accepte avec réticence l'invitation de Cameron, aristocrate séducteur, qu'elle s'était promis d'éviter.




Farouches Highlanders 
Tome 2 : Susana et l’Écossais 
de Sabrina York

Sortie inédite le 25 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Bien qu'ayant déjà embrassé quatre-vingt-dix-neuf femmes, pour réussir le défi de son ami, Andrew Lochlannach va devoir déployer tous ses talents pour séduire la femme la plus envoûtante qu'il ait rencontrée.




Les célibataires 
Tome 1 : Passage secret
de Charis
 Michaels


Sortie inédite le 25 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Piety Grey a fui un mariage arrangé par sa mère à New York. A Londres alors qu'elle se consacre à la rénovation d'une vieille demeure, elle rencontre son nouveau voisin, le séduisant comte Trevor Rheeve.




La rançon du désir
de Penelope Williamson


Réédition le 25 avril 2018
Format poche / . pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

La vie d'Angie est un enfer : son père alcoolique la bat et lui confisque le maigre salaire de son travail de servante dans une auberge du port de Boston. Sa chance lui apparaît sous la forme d'une petite annonce : dans le Maine, un veuf recherche une épouse.





Magie Irlandaise
Tome 1 : Les joyaux du soleil
de Nora Roberts


Réédition le 4 avril 2018
Format poche / 345 pages / 7,10 €


Présentation de l'éditeur :

Jude Murray, en proie à une dépression, trouve refuge dans le cottage irlandais d'une tante récemment décédée. Elle fera la rencontre d'Aidan, dont elle tombe amoureuse. En même temps, elle s'aperçoit que la maison est hantée par le fantôme d'une femme qui a refusé l'amour que lui donnait le prince des fées. Pour annuler le sortilège, Jude et Aidan doivent eux aller jusqu'au bout de leur amour.




Meurtres au Montana
de Nora Roberts

Réédition le 25 avril 2018
Format poche / 509 pages / 8,10 €


Présentation de l'éditeur :

Pour avoir leur part d'héritage, les trois filles de Jack, issues de trois mariages différents, doivent cohabiter un an dans le ranch familial. Une épreuve qui tourne bientôt au cauchemar.





Investigations
Tome 1 : L'homme de l'ombre
de Helenkay 
Dimon


Sortie inédite le 4 avril 2018
Format poche / . pages / 7,95 €


Présentation de l'éditeur :

Alors qu'elle est à la recherche de sa cousine Tiffany, disparue depuis dix ans, Emery rencontre Wren, collaborateur d'hommes politiques, qui semble pouvoir l'aider.




Premier Round
Tome 4 : Saving Beauty
de Gina L. 
Maxwell 

Sortie inédite le 25 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,95 €


Présentation de l'éditeur :

Sophie a repris la pâtisserie familiale. Selon les voeux de sa grand-mère elle ne pourra en hériter qu'en se mariant ou en attendant ses trente ans. Mais son oncle décide de vendre l'immeuble où elle vit et travaille et où se trouve la salle de musculation tenue par le séduisant Xander James.






Parties à deux
Tome 1 : Tandem sensuel
de Elia 
Winters

Sortie inédite le 4 avril 2018
Format poche / 320 pages / 7,40 €


Présentation de l'éditeur :

Responsable de PI games, une entreprise de jeux vidéo, Isabel succombe au charme d'un inconnu lors d'une convention. Mais elle découvre bientôt que Caleb vient d'être embauché comme directeur artistique.





Sublimes vertiges
Tome 1 : L'expertise
de Vanessa
 Fewings


Sortie inédite le 25 avril 2018
Format poche / 384 pages / 7,95 €


Présentation de l'éditeur :

Zara, 23 ans, a été embauchée pour retrouver un voleur d’œuvres d'art, mais l'un de ses clients, le milliardaire Tobias Wilder, ne la laisse pas indifférente.



Covenant Sang-pur  Jennifer L. Armentrout
Covenant
Tome 2 : Sang-Pur
de Jennifer L.
 Armentrout

Sortie inédite le 11 avril 2018
Format broché / 352 pages / 13,00 €


Présentation de l'éditeur :

Les liens entre Alexandria et Aiden s'intensifient malgré le risque de transformation en démon de la métisse. Et il semble que les démons ayant infiltré les Covenants aient pour objectif de pousser Alex à la faute.






À ne pas manquer...



Les Sœurs d'Irlande : Passion Irlandaise
Eliza, la rebelle - Anna, la bohème
de Laurel Mckee


Réédition le 4 avril 2018
Format poche / . pages / 6,50 €


Présentation de l'éditeur :

Les amours de deux sœurs, sur fond d'histoire de l'Irlande.




Sauvage
de S.C Stephens 

Réédition le 18 avril 2018
Format poche / 608 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur :

Griffin Hancock, bassiste des D-Bags, a une grande maison, une belle voiture et une famille unie. Mais son ego l'empêche d'être complètement heureux : il est frustré d'être dans l'ombre de Kellan Kyle. Du jour au lendemain, il quitte Seattle et le groupe pour faire carrière en solo à Los Angeles. Mais le succès tarde à arriver.

samedi 24 mars 2018

Rencontre avec Diana Gabaldon - Jeudi 15 mars 2018


Jeudi 15 mars, les éditions J'ai lu ont invité plusieurs blogueuses à rencontrer Diana Gabaldon, l'auteur de la série Outlander. À cette occasion, nous avons pu lui poser quelques questions et faire dédicacer nos livres, DVD et autres goodies.


Outlander, les livres

Diana est revenue sur les origines de sa série et notamment sur ce qui lui a donné l'idée et l'envie d'écrire un roman qui se déroulerait en Écosse. 
Elle n'avait jamais écrit de livre et elle ne savait pas comment faire. Dans le cadre de son travail de scientifique, elle avait souvent dû écrire des articles scientifiques ou éducatifs sans forcément savoir comment le faire. Elle prenait un article en exemple et copiait la même technique que celle utilisée. Si ça ne correspondait pas, elle corrigeait son texte. Elle s'est donc dit qu'elle allait faire de même pour écrire son livre puisque pour elle, « la seule façon pour savoir écrire un livre, c'est d'écrire un livre ». 

Une fois sa décision prise, il lui fallait trouver son sujet, qui lui est venu en visionnant un épisode de Doctor Who où l'un des personnages portait un kilt. Elle aurait pu écrire un roman de suspense, parce qu'elle en lisait beaucoup, mais elle a rejeté cette idée parce que ce genre demande d'avoir un plan détaillé et elle n'était pas sûre de savoir faire cela. Elle s'est dit qu'un roman historique serait le plus simple pour elle grâce à son expérience en tant que professeur de recherches. Ainsi, cela serait plus facile d'aller chercher des faits historiques sur lesquels s'appuyer en cas de manque d'inspiration. Elle a donc choisi le 18ème siècle et l'Écosse. Elle avait donc une base, mais pas de plan, pas de sujet et aucune idée de ce qu'elle allait raconter. Elle s'est rendue dans une bibliothèque et a cherché des informations sur l'Écosse au 18ème siècle.


Elle nous a également parlé de sa technique d'écriture. Elle n'écrit pas à partir d'un fil conducteur mais par petits bouts. Elle sait juste ce qu'il se passe dans les tomes précédents, ce qui lui permet de comprendre qui sont les personnages à l'instant T et ce qu'ils ont vécu. 
Elle se lance ensuite dans des recherches historiques sur la période sur laquelle elle écrit dans ce tome précis. Elle pioche alors des faits réels pour nourrir son intrigue. Si pendant ses recherches un détail semble intéressant, elle va approfondir le sujet. Et elle commence à écrire sur ce qu'elle a trouvé. Un certain plan commence à se créer, même si elle ne sait pas encore où cela va la mener. Elle fait ensuite des allers-retours entre ses recherches et ses écrits jusqu'à avoir une scène complète. Elle alterne entre les deux pour obtenir plusieurs scènes distinctes qu'il faut ensuite relier entre elles. Les scènes lui donnent la forme générale de son histoire et c'est à ce moment-là qu'elle sait où le livre commence et où il se termine.
Une fois arrivée à ce point, elle commence à écrire plus vite car elle sait ce qu'il manque à son histoire. Elle entre alors en « frénésie finale », période où elle travaille 12 heures par jour et qui dure environ deux ou trois mois. Pas plus longtemps parce qu'elle en mourrait probablement étant donné que c'est très intense. C'est comme d'être relié par les deux mains au courant électrique.

En ce qui concerne les informations médicales qu'elle utilise dans ses livres, c'est le résultat de ses recherches, qu'elle fait elle-même parce que cela lui permet d'approfondir un sujet ou de rebondir sur une chose qu'elle aurait lu en cherchant une information. À l'époque où elle a commencé à écrire, elle avait accès à la bibliothèque de l'université où elle travaillait (pas d'Internet ni de Google il y a trente ans) et elle avait donc accès à un large choix de livres pour ses recherches.

Une petite pause pour manger et boire et on reprend les questions

Des questions ont été posées sur le personnage de Lord John Grey et sur la série spin-off. Diana Gabaldon nous a expliqué que c'était un accident. Un membre d'une maison d'édition anglaise lui a demandé d'écrire une nouvelle pour une anthologie policière historique. Elle a voulu tenter l'expérience pour voir si elle pouvait produire quelque chose de plus court. La nouvelle ne pouvait pas traiter de Claire et Jamie parce qu'il aurait fallu la situer en dehors de l'intrigue principale alors que tout était déjà relié ensemble. Cela aurait pu créer un problème dans la ligne temporelle parce que ce qu'il se serait passé dans la nouvelle devrait être repris dans les romans. 
Et il y avait le personnage de Lord John Grey, qui lui n'apparaissait pas tout le temps dans la série. Donc il était possible de lui faire vivre d'autres aventures lorsqu'il n’était pas dans la série. Et c'est surtout un personnage très intéressant à cause de ce qu'il est et des conflits avec lesquels il vit. Il accepte totalement qui il est mais il évolue à une époque où cela pourrait le faire tuer. Donc il vit avec la peur d’être découvert et il ne peut pas parler ouvertement de qui il est et de qui il aime. Elle a donc choisi de le mettre en avant dans cette courte nouvelle, et tout le monde a aimé et lui en a demandé plus.

Il y a beaucoup de gens qui seraient intéressés pour adapter la série à l'écran, mais il n'y a rien de concret pour le moment. Ce serait sûrement plus facile à adapter car c'est moins complexe que la série Outlander

On lui a demandé si elle avait un autre personnage secondaire qu'elle aimerait développer dans un spin-off. Pour elle, chaque personnage est intéressant. Si on concentre son attention sur l'un des personnages, on peut voir ce qui lui est arrivé dans sa vie et parfois ça créé une étincelle qui donne envie d'en savoir plus.


Nous sommes revenus sur le personnage de Claire et sur le fait que certaines personnes la qualifiaient de femme forte. Pour Diana Gabaldon, cela ne signifie rien. « Aujourd'hui, cela semble important de parler de femmes fortes. Les gens m'ont souvent dit vous avez écrit sur une femme forte et je réponds non, je ne suis pas intéressée par ce genre de personne. Il y a une différence entre une Super Femme (Wonder Woman) qui se bat contre tout et une femme qui a confiance en elle, qui sait ce qu'elle fait. C'est le genre de personne qui m'intéresse. Elle a été infirmière de guerre, elle a acquis une expérience avec ce genre de situation. Elle n'a pas besoin d'être forte tout le temps, elle peut être vulnérable, elle peut dépendre d'autres personnes parce que c'est la réalité, nous dépendons tous des autres. Et on a besoin d'un partenaire (mari ou femme) pour nous soutenir. Ce serait réducteur pour l'histoire et pour les personnages de la voir comme cela. »


Outlander, la série télé

Cela faisait une vingtaine d'années que des gens essayaient de faire un film de sa série. Mais c'est impossible de faire un film de deux heures avec tout ce qui se passe dans le premier tome. 
Jusqu'à ce que le producteur Ron Moore, qui venait de terminer sa série Battlestar Galactica, recherche un nouveau projet et se penche sur la série, encouragé par sa co-productrice Maril Davis. Plus tard, il a dit à Diana qu'en général, les histoires qu'on lit sont plus ou moins prévisibles. On s'attend à ce qu'il se passe telle chose et elle se passe. Mais dans Outlander ce n'est pas le cas. Il s'attendait à ce que le récit parte dans une direction et, au final, il partait dans une autre. Il n'avait jamais lu quelque chose de semblable, c'était totalement unique. 
Il a donc été voir le détenteur des droits vidéos, Jim Colbert, pour lui parler de son projet de faire d'Outlander une série et il a dit oui. Un contrat a donc été mis en place entre Sony, la chaîne TV Starz, Ron Moore, Jim Colbert et Diana Gabaldon.
Ce contrat fait de Diana une consultante sur la série. Quand elle a demandé à son agent ce que cela voulait dire il lui a répondu que cela pouvait tout dire comme rien du tout. En général, les producteurs ne veulent pas des auteurs dans le processus de production. Ils les payent pour rester loin de tout ça. Dans le cas d'Outlander, Starz voulait impliquer les fans originaux de la série dans ce projet, leur donner envie de regarder la série télé. Ils ont demandé à Diana et à Ron d'aller à des événements ensemble et ils se sont rendus compte tous les deux qu'ils avaient les mêmes idées sur la série. 
Quand ils ont commencé à tourner, les producteurs ont montré à Diana ce qu'ils avaient fait et elle a dit que c'était génial. Ils étaient donc plus à l'aise avec elle au point de lui montrer des scripts pour qu'elle fasse des remarques. Et elle leur a signalé la pertinence de mettre ou pas en avant certaines parties pour garder une cohérence avec la saison deux. Ils ont donc commencé à lui présenter de plus en plus de choses, notamment les premiers scripts, les révisions des scripts et même les tournages du jour. Ils l'ont invitée à des événements. 

Elle a toujours essayé de ne pas faire trop de remarques sur ce qui est choisi d'être montré à l'écran parce qu'elle sait que le format est différent et qu'on ne peut pas tout représenter exactement comme dans les livres. Elle nous a d'ailleurs dit qu'elle trouvait qu'ils avaient fait un travail remarquable. Elle nous a démontré ce point en parlant d'un passage dans le tome quatre où Jamie doit conduire une certaine personne chez sa tante à plus de trois semaines de voyage pour ensuite aller rejoindre les indiens dans la direction opposée. Elle a commenté le passage en disant « Si j'étais Jamie Fraser, et je le suis, je confierais la personne à conduire chez sa tante à un homme de confiance et je partirais directement voir les indiens, plutôt que de perdre 6 semaines de voyage. »


Une personne lui a demandé quel acteur elle avait imaginé à l'époque dans le rôle de Jamie. Selon elle, Sam est très attirant et c'est un bon acteur. Elle nous a d'ailleurs expliqué que c'est très intéressant de le voir changer en un instant, de passer de Sam à Jamie une fois que la caméra tourne. C'est magique.
Mais il n'est pas le Jamie qu'elle a en tête puisque pour elle, il ne ressemble à personne de réel. Après, elle n'est pas capable de dire que tel ou tel acteur serait capable de l'incarner à l'écran, elle ne sait pas juger du talent de quelqu'un pour se prononcer sur qui serait le plus qualifié pour incarner Jamie.

Certaines personnes trouvent qu'il y a trop de violence dans la série, de violence gratuite, ce à quoi elle rappelle que c'est le 18ème siècle ! C'était une époque violente. Les cultures en générale étaient différentes de celles de maintenant. La façon dont les gens vivaient était différente. Il n'y avait pas la communication instantanée comme aujourd'hui et il n'y avait donc pas cette uniformité des points de vue. De nos jours, tout le monde parle entre eux de ce qui arrive au moment même. Et si une personne dit que ce n'est pas bien, tout le monde reprend la même chose. 
Au 18ème siècle, si un événement violent se déroulait, seules les personnes concernées étaient au courant. On ne racontait pas à tout le village ce qu'il venait de se passer, mais seulement à la famille ou aux proches. D'ailleurs, aujourd'hui il y a toujours énormément de violence dans notre monde, parfois plus horrible que celle de l'époque, c'est juste qu'elle ne se passe pas proche de nous. Les gens utilisent leur propre expérience pour appréhender ce qu'ils lisent. Quelqu'un de plus vieux et qui aurait connu la Seconde Guerre mondiale aurait une vision différente de ce qu'il lit dans le livre.


Une petite surprise pour les invitées

Vers la fin de la soirée, Romann Berrux (qui incarne Fergus jeune à l'écran) nous a fait la surprise de nous rejoindre et a répondu à quelques questions, notamment sur sa sélection pour son rôle ou sa rencontre avec un des réalisateurs et il nous a régalé de quelques anecdotes de tournage. Il nous a expliqué que certains acteurs lui avaient fait une blague en lui faisant croire que l'un d'entre eux, qu'ils appelaient « Fire Man », était en fait pompier et avait sauvé plusieurs personnes d'un immeuble en feu. Et Romann y a crû jusqu'à ce qu'on le détrompe.


Grâce aux éditions J'ai lu, nous avons eu la chance de passer un moment privilégié avec Diana Gabaldon, de lui poser nos questions et d'en découvrir un peu plus sur son univers fantastique. Un grand merci aux éditions J'ai lu pour cette soirée exceptionnelle et également à Diana Gabaldon pour avoir répondu avec gentillesse.


On vous propose un petit concours pour tenter de gagner un exemplaire du Prisonnier écossais dédicacé par l'auteur et cacheté avec le cachet Outlander et une affiche du tome 2 dédicacée par l'auteur et par Romann Berrux. Rendez-vous sur notre page Facebook pour participer !

lundi 19 mars 2018

The Dark Duet : Epilogue, de CJ Roberts


The Dark Duet : Epilogue
de CJ Roberts

Éditions J'ai lu

Sortie le 24 janvier 2018
Format poche / 318 pages / Prix 7,60 €

Présentation de l'éditeur :

Jamais je n'aurais cru qu'elle me ferait autant d'effet. Mais je dois bien l'avouer, un an après l'avoir laissée à la frontière mexicaine, je n'ai qu'une envie : la revoir. Il m'aura fallu du temps avant de faire le tri dans mes pensées et mon passé. Douze mois pour changer, évoluer, écouter ce que me dictait mon coeur. Que s'est-il réellement passé en cette chaude nuit d'été de septembre ? Livvie l'a déjà raconté, mais sa version diffère quelque peu de la réalité. Aussi vais-je révéler la suite de notre histoire, une histoire d'amour sulfureuse et interdite.




7,60 EUR
J'ai Lu

L'avis de Lila :

Après avoir suivi les déboires de Livvie pendant 2 tomes, nous voici avec un épilogue raconté entièrement du point de vue de Caleb. D'après Caleb (oui, il nous parle dans le roman, mais j'y reviendrai plus loin), cet épilogue a vu le jour uniquement pour répondre à nos supplications. C'est précisément à ce point de l'intrigue que j'ai senti que ça n'allait pas le faire. Mais pas du tout. Et nous n'en étions qu'au premier paragraphe du chapitre 1. Ambiance.


Nous avions laissé à la fin du tome 2 Livvie et Caleb à leurs retrouvailles et c'était très bien ainsi. Leur histoire, qu'on l'ait appréciée ou non, était vraiment trop malsaine pour en faire un couple dont on voudrait suivre l'évolution sur plusieurs tomes. En ce sens, la fin proposée par l'auteur à ce stade était suffisante et satisfaisante. J'avoue que j'ai pris ce roman sans savoir de quoi il s'agissait. Ayant lu le premier (que j'avais beaucoup aimé) et le second (que j'ai finalement détesté) m'attendant dans ma PAL, j'ai naïvement pensé que c'était le tome 3 de la trilogie. J'avoue mon erreur, la prochaine fois, je serai plus attentive...

 

Je n'ai pas détesté cet épilogue pour autant. Du moins, dans l'ensemble. Et j'en fus la première surprise.

 

Commençons par les bons points.
Le premier est particulièrement subjectif : j'avais adoré le tome 1 que je trouvais très bon niveau psychologie des personnages. J'ai détesté le second parce qu'il était moins bon sur ce point et qu'il nous infligeait une avalanche de scènes perverses très dérangeantes, sans parler des viols (oui, c'est de la Dark Romance, je sais). Dans cet épilogue, l'auteur a totalement changé son fusil d'épaule. C'est presque une romance érotique classique. Forcément, j'y ai mieux trouvé mon compte. Mais j'imagine que ce sera beaucoup trop soft pour les adeptes de la Dark Romance, même si Livvie prend quand même quelques fessées pour la forme. 


J'ai trouvé ce tome meilleur que le 2 du point de vue de la psychologie des personnages. Même si ce n'était pas parfait : tout avait déjà été dit dans les deux précédents tomes et ici l'auteur tourne beaucoup en rond. Ça se répète à n'en plus finir, les mêmes réflexions encore et encore. Mais c'est cohérent (en partie seulement, on y reviendra plus tard).

Autre point positif, ça permet aux fans du couple (je suppose qu'il y en a) d'avoir une dose supplémentaire et de suivre ces deux personnages dans leur nouveau quotidien.
Et pour finir, ça reste très bien écrit et ça se lit vite.

Passons maintenant aux points qui m'ont vraiment agacée pendant la lecture.


Commençons par l'histoire. Il n'y en a pas.
Enfin, tout dépend de ce qu'on appelle histoire. Caleb et Livvie couchent ensemble, vont voir un film, couchent ensemble, vont dîner avec des amis de Livvie, couchent ensemble, mangent de la dinde, couchent ensemble, etc. Voilà, c'est tout. OK, des fois ils se disputent un peu aussi, parce que quand même, il faut bien qu'on voit que tout n'est pas si facile avec le passé qu'ils traînent. L'histoire tient sur un timbre poste, c'est juste une succession de scènes sans grande saveur entrecoupées de sexe.

 
Livvie et Caleb - Allégorie

Niveau psychologie, il faut admettre que l'auteur avait fort à faire pour garder son couple sur les rails. Avec leur passé et le profil de Caleb, tourner ça en histoire d'amour était compliqué. Elle ne s'en sort pas mal sur la forme. Sur le fond, ça reste problématique. D'autant plus que pour y parvenir, elle transforme Caleb (une ordure) en mec adorable. Oh oui, il aime toujours distribuer des fessées et taper des gens pour passer le temps, mais ici, on le verra plutôt se plier en quatre par amour et couvrir sa chérie de mille attentions. C'est même parfois franchement niais. J'apprécie le fait de proposer des personnages qui évoluent et changent, et c'est toujours positif de voir quelqu'un comme Caleb s'améliorer. Mais là, on n'est pas loin du prince charmant, ce qui m'a paru dur à avaler.


Pour illustrer ça, l'auteur n'hésite pas à l'envoyer jouer à Guitar Hero avec les amis de Livvie. Et même qu'il apprécie. Et pour couronner le tout, il s'attache aux dits-amis. Un couple à peine sorti de l'adolescence, insupportable et à la maturité proche du néant. J'aurais trouvé ça plus crédible (et validé des deux pouces) que Caleb les supprime entre deux parties de Mario Bros, parce qu'ils sont horripilants au possible, mais au lieu de ça il finit par devenir amis avec eux. 


Les amis de Livvie reflètent d'ailleurs bien le climat général du livre. J'ai cru plusieurs fois être en train de lire du Young Adult. En dehors de Caleb, les personnages principaux sont très jeunes et immatures, les blagues ne dépassent pas le niveau Carambar et je n'ai vraiment pas compris ce que faisait l'auteur. Nous rappeler la jeunesse de Livvie, d'accord. Son envie de retrouver une vie normale avec des gens normaux, d'accord. Mais cet épilogue n'a absolument plus rien à voir avec ce qu'on a lu jusque-là. Et personnellement, ça ne l'a pas fait du tout.

Et enfin, dernier point qui m'a agacée, la narration du point de vue de Caleb. Ou plus précisément, sa manière de s'adresser "à ses fans". Chaque fois qu'il m'interpellait en tant que lectrice, j'avais l'impression d'être prise pour une ado hystérique et en chaleur incapable de résister à son charme. 


Je ne sais pas si des lectrices ont trouvé ça sexy, probablement que oui. Moi j'ai vraiment peu goûté ses réflexions sur sa certitude que j'étais excitée et ses commentaires me sortaient systématiquement de la lecture (et par les yeux, aussi).

Pour résumer mon opinion, je dirais que cet épilogue est largement dispensable (l'auteur aurait d'ailleurs pu s'abstenir de l'écrire). Il n'apporte rien à l'histoire en elle-même, c'est vraiment du fan service. Les fans de la saga devraient donc l'apprécier. Pour ma part, je n'étais pas assez fan pour ne pas voir les éléphants au milieu des souris, ses défauts m'ont sauté aux yeux et ses qualités (car il en a) n'ont jamais réussi à compenser ça. Je ne l'ai pas détesté dans l'ensemble, mais j'ai levé les yeux au ciel des dizaines de fois, ce qui dans un sens était toujours mieux à prendre que les haut-le-cœur provoqués par le tome 2.

Si vous avez adoré les tomes 1 et 2, foncez ! Les autres, passez votre chemin sans regrets.