Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 30 mars 2016

Meg Corbyn Tome 3 : Gris présages de Anne Bishop




Meg Corbyn Tome 3 : Gris présages
de Anne Bishop

Éditions Bragelonne

Sortie le 16 mars 2016
Format broché / 474 pages / 22 €


Présentation de l'éditeur :

Les Autres ont libéré les cassandra sangue de l’esclavage. Mais à présent, les fragiles prophétesses du sang courent un encore plus grave danger. Simon Wolfgard, le chef des terra indigene de l’Enclos de Lakeside, n’a d’autre choix que de demander l’aide de Meg Corbyn. Chaque entaille la rapproche de la mort mais Autres comme humains ont besoin de réponses, et ses visions représentent le seul espoir qu’a Simon de mettre un terme au conflit. Car l’ombre de la guerre s’étend de l’autre côté de l’Atlantik, et les conspirations d’un groupuscule extrémiste menacent de la propager à Thaisia...

Avis de Jm-les-livres :

L'attente n'a pas semblé trop longue entre le tome précédent et celui-ci, mais les personnages et l'univers créés par Anne Bishop nous avaient quand même beaucoup manqué. Enfin, le Graal est entre nos mains.

Nous retrouvons tout le monde là où nous les avions laissés ou presque. Les Cassandra sont en sécurité et Meg continue sa vie dans l'Enclos. Mais il est évident que, dans ce tome, Meg et les autres Cassandra Sangue vont devoir faire face à de grands défis. Les débuts de Meg en dehors de l'institution avaient été drôles et touchants, mais avaient surtout eu l'air presque faciles. Pour les autres filles, l'acclimatation est brutale, pour ne pas dire insupportable. Comme l'avait prédit Jane, Meg devient la guide pour ses sœurs Cassandra et transmet ses réussites et ses habitudes aux personnes qui s'occupent d'elles, pour éviter au maximum d'être perturbées par ce qu'elles découvrent. Mais Meg n'est pas à l'abri de déraper et son addiction aux coupures risque de lui causer du tort. Elle semble donc enfin rencontrer quelques limites à son adaptation et c'est intéressant de voir comment elle les affronte. Si elle était proche d'une enfant naïve dans les deux premiers tomes, ici elle doit faire face aux conséquences de ses actes par rapport à son entourage.

Dans un autre arc, l'auteur intègre plusieurs nouveaux personnages qui vont venir enrichir l'intrigue, que ce soit par rapport au conflit qui gronde avec les humains ou par rapport à de nouveaux alliés pour les Autres. Cette partie de l'histoire est tout aussi prenante et les pages se dévorent beaucoup trop rapidement. Encore une fois, Anne Bishop utilise le rythme qui lui plaît (lent au début et un grand final avec un événement majeur pour l'intrigue dévoilé). Cela permet au lecteur de renforcer son attachement pour les personnages et de trembler pour eux dans les dernières pages. C'est très enthousiasmant et légèrement addictif (très légèrement). Impossible de lâcher le livre avant de l'avoir fini.

En clair, Meg Corbyn mangez-en, buvez-en, respirez-en. Ça ne fait pas grossir et c'est sûrement l'une des meilleures séries d'urban fantasy du moment. Alors pourquoi se priver ? Au fait, je vous ai dit que j'aimais cette série ?



22,00 EUR
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Let the Storm Break



Let the Storm Break
de Shannon Messenger

Éditions Lumen

Sortie le 3 mars 2016
Format broché / 436 pages / Prix 15,00 €



Présentation de l'éditeur :

Vane Weston est hanté. Par le lien brûlant qui l'enchaîne à Audra. Par les mensonges qu'il a racontés pour cacher sa disparition. Par les vents traîtres qui se glissent dans son esprit pour tenter de le prendre au piège dans ses pires cauchemars. Et à mesure que ses ennemis gagnent en force, il se demande combien de temps il parviendra à tenir bon. Mais Audra est toujours en fuite. Elle cherche désespérément à échapper à son passé, aux Veilleurs... et même à Vane, destiné à une autre. Mais plus elle s'éloigne, et plus le piège se referme sur elle. Grâce au lien qui l'unit à Vane, elle détient désormais le pouvoir secret que l'ennemi désire plus que tout. Qui sait si elle est de taille à le protéger ? Avec leurs alliés affaiblis par les assauts de Raiden, Vane et Audra sont contraint de faire un choix : se fier aux vents dont le pouvoir s'étiole, ou se tourner vers ceux qui les ont trahis autrefois. Mais s'ils parviennent à survivre à l'orage venu les détruire, restera-t-il quoi que ce soit auquel se raccrocher ensuite ?


L'avis de Chani

Si Vane a survécu à son premier combat, il est aussi maintenant uni à Audra par le lien créé par le baiser qu’ils ont échangé. Les voilà pourtant séparés dans ce deuxième tome. Audra a besoin de se recentrer sur elle et d’échapper à son passé, tandis que Vane va poursuivre son apprentissage.


Ce deuxième tome est un peu décevant. D’abord parce qu’on ne sait pas bien pourquoi Audra décide de partir, alors que la menace se rapproche et qu’elle devrait rester avec Vane pour l’aider à faire face. Enfin, on comprend bien sûr, mais il est difficile de valider son choix. Ensuite, on s’ennuie parfois un peu, le déroulé rentre dans les chemins classiques du roman d’apprentissage, avec quelques variantes, mais dans l’ensemble le lecteur sait où l’auteur va arriver. Pourtant Audra gagne en maturité, elle prend enfin de l’ampleur, même si on retrouve parfois son tempérament un peu mou. Vane est heureusement toujours aussi charmant, il est vraiment l’élément qui m’a poussée à poursuivre ma lecture. Un autre point m’a chiffonnée, je n’en parlerai pas pour ne pas spoiler, mais j’ai trouvé un personnage de trop, qui arrive dans l’histoire comme un cheveu sur la soupe. À côté de ça, l’écriture de Shannon Messenger est fluide et nerveuse, le roman se lit facilement malgré ses défauts. Ce deuxième tome appelle bien sûr une suite, je suis à la fois curieuse de connaître le dénouement, mais j’ai aussi peur d’être encore déçue. 





15,00 EUR
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Chroniques de Meryton de Elizabeth Aston



Chroniques de Meryton
de Elizabeth Aston

Éditions MILADY

Sortie le 26 février 2016
Format poche / 384 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Dans Orgueil & Préjugés, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, est souvent présentée comme une jeune fille timide et écervelée. Pourtant, elle n’est pas ce qu’elle semble être...
Alors qu’elle est en voyage à Londres, elle rencontre Henry Fletcher, un capitaine de la Royal Navy, et en tombe amoureuse. Ils se fiancent secrètement avant que le jeune homme ne parte en mer. De retour à Meryton, elle entretient avec lui une correspondance enflammée tout en lui décrivant sa vie dans le Hertfordshire où s’installe un certain Mr Bingley accompagné de son meilleur ami : Mr Darcy.
« Telle une Jane Austen ou une Georgette Heyer, Elizabeth Aston décrit la régence anglaise avec affection, respect et esprit. » Good Book Guide
« Jane Austen serait fière d’elle. » Historical Novels Review
« L’œuvre d’Elizabeth Aston séduira autant les inconditionnels de Jane Austen que les lecteurs de romans historiques en quête d’intrigues passionnantes. » Library Journal


L'avis d'Elaura :

Elizabeth Aston nous a quittés il y a peu, ce n'est donc pas sans une certaine émotion que l'on commence la lecture de son dernier roman. Mme Aston aimait l’œuvre de Jane Austen, en particulier Pride and Prejudice et nous a laissé un certain nombre d'Austeneries, toutes publiées par Milady. Chroniques de Meryton est certainement la plus aboutie et la plus belle d'entre elles. Déjà parce qu'elle nous parle d'un personnage peu exploité jusqu’alors, Maria Lucas, la petite sœur de Charlotte Lucas, mais aussi parce que le principe narratif utilisé est particulièrement agréable, car Chroniques de Meryton est un roman épistolaire.

C'est un véritable plaisir de lire les différentes correspondances de la jeune Maria, avec sa meilleure amie Lucy, mais également avec son fiancé secret. Témoin silencieuse et discrète de la vie tumultueuse de Meryton, Maria dépeint avec malice la vie de son entourage, en particulier les histoires de cœurs de la famille Bennet qui, de Jane à Elizabeth, en passant par Lydia, ne manque pas de piquant. Maria est loin d'être la jeune fille sans cervelle qu'elle essaie de paraître, elle est vive, sarcastique et intelligente et a une vision assez juste des événements qui touchent ses proches.
Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, l'épilogue nous émeut, et c'est avec beaucoup de regret que nous lisons les dernières pages.

Mme Aston doit, à cette heure-ci, prendre le thé en bonne compagnie. Gageons qu'elle doit être en grande conversation, là-haut, sur son nuage, avec Mme Austen, au sujet d'un certain Mr Darcy...





7,90 EUR
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Les évangiles écarlates



Les évangiles écarlates
de Clive Barker

Éditions Bragelonne

Sortie le 20 janvier 2016
Format relié / 384 pages / Prix 25,00 €



Présentation de l'éditeur :

« Le talent de Clive Barker me laisse sans voix. Il donne l’impression que le reste d’entre nous n’a fait que dormir ces dix dernières années. » Stephen King
Cela fait des années que Harry D’Amour, détective de l’étrange et du surnaturel, habitué à affronter créatures magiques et malveillantes, lutte contre ses propres démons. Lorsqu’il met la main sur un artefact ancien – un cube-puzzle capable d’ouvrir un portail sur l’Enfer lui-même –, des démons, véritables ceux-là, ne tardent pas à s’ajouter aux siens. Harry se retrouve bientôt entraîné dans un terrifiant jeu du chat et de la souris, à la fois sanglant, troublant et brillamment sophistiqué...

L'avis d'Elaura :

Quel plaisir de retrouver la plume de Clive Barker et surtout, une joie immense de se frotter de nouveau à Pinhead, dont tous les fans de films d'horreur connaissent l'élégance subtile qui le caractérise. Élégance, oui, oui, je maintiens mes mots, car au-delà du monstre figure de proue d'Hellraiser, le prêtre des enfers a la classe des grands méchants de cinéma et le charisme que l'on attend d'eux.
Se le réapproprier après neuf films dont le premier, devenu culte, est sorti en 1987, n'a pas du être chose aisée pour l'auteur. Mais force est de constater qu'après le court roman publié en 1986 (et qui a donc inspiré le premier Hellraiser, Le Pacte, mis en scène par le maître lui-même), Pinhead n'a pas perdu de sa superbe et inflige ses nombreux sévices avec virtuosité. Oui, nous le retrouvons enfin, car Hollywood l'avait un peu abîmé.
L'auteur nous offre ici des scènes d'anthologie complètement hallucinées, d'une cruauté extrême, mais jamais sans style ni beauté. Car oui, il y a de la beauté dans les horreurs que met en scène Pinhead et ses suppliciés ne meurent jamais simplement (c'est aussi pour cela que nous l'aimons).

Ces évangiles écarlates se veulent être un épilogue à cette fameuse saga qu'est Hellraiser. Nous l'attendions depuis longtemps et il était fort intelligent de la part de l'auteur d'opposer à Pinhead un autre de ses personnages phare : Harry d'Amour, détective spécialiste de l'occulte qui apparaît pour la première fois dans le dernier volume des Livres de sang.
Leur confrontation est très bien amenée et nous offre une fin à la hauteur de nos attentes. Et même si Les évangiles écarlates n'est pas le meilleur livre de l'auteur, il reste tout de même un grand roman d'horreur.
En bref, un bon moment de lecture, intense et délicieusement cruel.





25,00 EUR
Achat Fnac