Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 1 février 2016

Charley Davidson, tome 7 : Sept tombes et pas de corps de Darynda Jones

Charley Davidson
Tome 7 : Sept tombes et pas de corps
de Darynda Jones

Éditions Milady

Sortie le 28 août 2015
Format poche / 432 pages / 8.20€

Présentation de l'éditeur :


Douze chiens de l'enfer se sont échappés. Leur but : tuer Charley Davidson, faucheuse hors du commun et détective privée à ses heures, et rapporter son cadavre à Satan. Mais la jeune femme a d'autres problèmes, comme son père disparu alors qu'il menait une enquête des plus étranges. Ou encore une ex-meilleure amie qui la hante nuit et jour, une épidémie de suicides qui laisse les autorités perplexe et un fiancé sexy à mourir qui s'est attiré les faveurs d'une célébrité locale... Le moins qu'on puisse dire c'est que Charley ne passe pas la meilleure semaine de sa vie.

Avis de Cassiopée :

Une fois de plus Darynda Jones ne déçoit pas. Ce tome est encore un page-turner.

Comme d'habitude, Charley a beaucoup à faire. Toutefois, pour mettre un peu de piment à tout cela, elle a 12 chiens de l'enfer aux fesses, ce qui n'est pas pour plaire à Reyes qui aimerait la garder enfermée quelque part pour sa sécurité. Il est vrai qu'elle est plutôt inconsciente parfois et se met dans des situations plus que périlleuses. Alors si en plus 12 chiens monstrueux immortels et invisibles essaient de la tuer...

La situation évolue bien, plusieurs éléments se mettent en place et on sent que quelque chose d'énorme arrive. Pas sûr que ce soit pour le prochain tome, mais ça devrait dépoter !

Osh, le daeva, est bien plus présent dans ce tome. On apprend à le connaître et ce n'est pas pour nous déplaire. Charley en apprend toujours plus sur ses pouvoirs et se découvre de nouvelles capacités.

Bref, l'histoire avance et est toujours aussi passionnante ! La suite promet, on en veut encore !




8,20 EUR
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Comment trouver la femme idéale ou le théorème du homard de Graeme Simsion

Comment trouver la femme idéale
ou le Théorème du homard
de Graeme Simsion


Éditions Pocket

Sortie le 2 avril 2015
Format poche / 405 pages / 7.30€


Présentation de l'éditeur :

Don Tillman a un gros problème. Ce n'est pas son incapacité à vivre en société. Ni ses idées arrêtées sur à peu près tout (à commencer par le homard au dîner, le mardi). Non, le vrai souci de Don, brillant professeur de génétique, c'est le " Problème Épouse ". Sur 100 individus de sexe féminin, 100 ne répondent absolument pas à la liste de critères scrupuleusement établie par lui – et Rosie, étudiante le jour, serveuse la nuit, encore moins que les autres... Et c'est bien là que le théorème se complique... 

Avis de Cassiopée :

Voici une petite romance légère et sympathique qui suit la nouvelle tendance du "smart is the new sexy".

Don pourrait être assimilé à Sheldon Cooper de la série The Big Bang Theory. Une personne socialement incompétente, mais aux capacités intellectuelles élevées. Toutefois, il est nettement plus agréable à vivre et plus "flexible" que Sheldon.
Don s'est mis dans en tête de trouver une épouse et la meilleure idée qu'il ait eue, c'est de faire un questionnaire afin de trouver la personne idéale.
Vous vous en doutez bien, cela va entraîner des situations cocasses et des réflexions (c'est lui le narrateur) assez originales.

Comme dans la plupart des romances, on devine aisément comment cela va se terminer. On voit certaines ficelles de loin. De même que pour leur "petite enquête", il est assez facile de déterminer qu'elle en sera la conclusion.
L'écriture est sympa et assez amusante pour coller au personnage original. Par exemple, à chaque fois que Don rencontre une personne, quand d'autres détaillent l'allure et la taille, lui évalue l'IMC de son interlocuteur.

Plus on avancera dans l'histoire et plus on en apprend sur Don. Il se révéle un personnage très attachant, avec des raisonnements très touchants et percutants qui le rendent d'autant plus compréhensif. De plus, une scène au début, lorsqu'il rencontre un groupe d'enfants atteints du syndrome d'Asperger, est particulièrement amusante et intelligente.

C'est donc une romance sympathique, mais pas non plus exceptionnelle. Parfaite pour passer un moment de détente agréable et amusant.



7,30 EUR
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Dagon de H.P. Lovecraft

Dagon
de H.P. Lovecraft


Éditions J'ai Lu
Collection Science-Fiction

Sortie le 31 mars 2003
Format poche / 431 pages / 6.80€

Présentation de l'éditeur :

Indicible et innommable, l'horreur est partout. Une menace universelle, aux dimensions démesurées du cosmos : dans la brume entourant les falaises de Kingsport, dans une vieille maison solitaire qui entre en résonance avec l'au-delà, dans le cadre rassurant de l'université Miskatonic d'Arkham, où le docteur Herbert West réanime les morts... Mais aussi en d'autres temps, d'autres lieux : au plus profond des abysses marines, antre du terrible dieu Dagon ; à Ulthar, où règnent en maîtres les chats ; au grand temple d'Ilarnek, dans lequel les hideux servants de Bokrug, destructeurs de la ville de Sarnath, adorent encore aujourd'hui leur idole impie...
Trente nouvelles d'effroi et de poésie ténébreuse, trente terribles révélations sur les secrets que dissimule la réalité. 

Avis de Cassiopée : 

Dagon est un recueil de nouvelles du grand maître de l'horreur H.P. Lovecraft. Toutes les nouvelles, une trentaine en tout, ne sont pas des récits horrifiques : certaines sont oniriques, d'autres fantastiques et l'une d'entre elles est même du domaine de la SF.

Grâce à ce bel éventail de nouvelles, le lecteur découvre un auteur extraordinaire. Ses idées et ses réflexions sont brillantes ! Si en plus, on replace les nouvelles dans leur contexte historique, on peut dire que la plupart sont extraordinaires.
Ajoutons à cela le talent d'écriture de H.P. Lovecraft : en seulement quelques pages, il réussit à nous faire rêver ou frissonner. Certaines nouvelles sont même carrément angoissantes.

Sur une trentaine d'histoires, il faut le dire, toutes ne sont pas extraordinaires. Certaines ne laissent pas un souvenir impérissable. Néanmoins dans ces cas-là, on peut généralement noter un travail d'écriture particulier.
Concernant les nouvelles oniriques, on peut aussi noter un schéma récurrent. Bien que les mondes imaginés peuvent varier, l'idée de base est assez commune. On relève principalement parce que ces nouvelles sont plus ou moins regroupées et cela peut donc devenir un peu lassant.

Dans l'ensemble, c'est un bon recueil pour découvrir cet auteur si célèbre. On a même des clins d’œil au Nécronomicon, ce qui nous donne envie d'en savoir plus et de découvrir l'ensemble de l'univers imaginé par H.P. Lovecraft.


6,80 EUR
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Le lecteur de cadavres de Antonio Garrido

Le Lecteur de Cadavres
de Antonio Garrido


Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 3 juin 2015
Format poche / 768 pages / 8.60€

Présentation de l'éditeur :

Ci Song est un jeune garçon d’origine modeste qui vit dans la Chine du XIIIe siècle. Après la mort de ses parents, l’incendie de leur maison et l’arrestation de son frère, il quitte son village avec sa petite sœur malade. C’est à Lin’an, capitale de l’empire, qu’il devient fossoyeur des « champs de la mort » avant d’accéder à la prestigieuse Académie Ming. Son talent pour expliquer les causes d’un décès le rend célèbre. Lorsque l'écho de ses exploits parvient aux oreilles de l'empereur, celui-ci le convoque pour enquêter sur une série d'assassinats. S'il réussit, il entrera au sein du Conseil des Châtiments ; s'il échoue, c'est la mort. C'est ainsi que Cí Song, le lecteur de cadavres, devient le premier médecin légiste de tous les temps. Un roman, inspiré par la vie d’un personnage réel, captivant et richement documenté où, dans la Chine exotique de l'époque médiévale, la haine côtoie l'ambition, comme l'amour, la mort.

Avis de Cassiopée : 

Le lecteur de cadavres est un peu décevant. En effet, rien que la quatrième de couverture raconte plus de la moitié du roman. Si vous espérez de nombreuses autopsies, des enquêtes, des détails sur comment le personnage principal a développé la médecine légale et les méthodes qu'il a découvertes, passez votre chemin.

Ce roman raconte la vie de Cí, ou plutôt tous ses malheurs. Il y a très peu de lectures de cadavres par rapport à la taille du livre, mais beaucoup de drames en tout genre. Drames qui deviennent lassants à force. On se croirait dans Les malheurs de Sophie ou dans Rémi sans famille... C'est lourd, c'est trop... Au milieu de tous ces malheurs, on espère des autopsies, des recherches médico-légales qui ne viennent pas ou sont trop brèves et sans intérêt.
Cela concerne les trois quarts de l'ouvrage. Une suite d'événements de la vie du malheureux Cí. Heureusement, la dernière partie est prenante, avec quelques corps et une enquête. Ce dernier volet permet de terminer l'ouvrage avec un peu de satisfaction.

Malgré une grande partie de l'ouvrage assez frustrante, nous pouvons noter que l'auteur a fait un très bon travail de recherche sur la Chine du Moyen-Âge. Il utilise le vocabulaire propre à l'époque et au pays. De plus, il a ajouté un lexique à la fin de l'ouvrage dans le but d'expliquer la signification de ces mots nouveaux pour le lecteur. On y retrouve aussi une bibliographie, ce qui est très intéressant.

Le style d'écriture permet une lecture rapide, heureusement car au milieu de tout cela, certains événements posent quelques questions : il arrive à Cí deux fois de plonger dans de l'eau pas propre du tout en ayant des plaies assez sérieuses (rappelez-vous j'ai parlé de nombreux malheurs...), et à aucun moment dans cette Chine moyenâgeuse, ce jeune garçon n'a une infection. Il ne se soigne même pas. C'est un surhomme... Je veux bien croire que sa "condition" (je ne vais pas tout vous dire non plus, la quatrième de couverture est déjà trop développée) lui permet de supporter certaines choses, mais pas de lui éviter les maladies et infections liées à une plaie non soignée et contaminée. Il y a du non-sens à certains moments.

Enfin, dans certains passages, les ficelles sont un peu grosses et laissent deviner les événements qui vont arriver. Des répétitions et des questionnements récurrents laissent comprendre aisément comment va se dérouler la suite.

Ce roman est donc un roman de détente, peut-être parfait pour l'été pour se changer les idées à la plage. Un roman dont il ne faut pas attendre d'enquêtes, ni de recherches médico-légales, mais simplement une histoire d'un homme qui a beaucoup de malheurs.




8,60 EUR
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Focus on... L'exécutrice de Jennifer Estep

L'exécutrice 
de Jennifer Estep



L'exécutrice est une saga outre-Atlantique et qui comptera prochainement 16 tomes, peut-être plus car elle est toujours en cours. Toutefois en France, il n'y a et il n'y aura que 5 tomes édités. Vous allez me dire, pourquoi alors vous faire découvrir une saga dont jamais la fin ne sortira jamais en France. Tout simplement car elle est géniale et que l'on peut s'arrêter au cinquième tome; il peut être considéré comme une sorte de "fin".

Voici une introduction à la saga sans spoiler pour vous donner envie de la découvrir :

Il existe des élémentaux, qui sont capables de générer, contrôler et manipuler l'un des quatre éléments : Glace, Pierre, Air, Feu. Certains peuvent aussi maîtriser un des dérivés : Eau, Métal et Électricité, mais les vrais élémentaux, sont ceux qui maîtrisent les éléments principaux.

Dans la ville d'Ashland, Gin, tueuse à gages, maîtrise la Pierre et la Glace, ce qui fait d'elle un être assez exceptionnel, bien que le contrôle de son élément Glace est soit des plus ténus. Lorsqu'elle avait 13 ans, des tueurs sont venus chez elle et ont tué toute sa famille. Après avoir été torturée et laissée pour morte, elle a vécu quelques temps dans la rue avant d'être recueillie par Fletcher Lane, propriétaire du restaurant le Pork Pit, mais aussi tueur à gages.
Celui-ci apprendra tout à Gin, qui prendra sa succession et deviendra réputée dans le métier sous le pseudonyme de l'Araignée.
Fletcher et Gin se font un devoir de ne "s'occuper" des gens que si le contrat est justifié. De plus, ils ne touchent jamais aux enfants et aux animaux de compagnie (<- c'est une de leurs règles). En gros, ils éliminent des gens dangereux ou malhonnêtes contre salaire.
Et on peut dire qu'il y a du boulot à Ashland ! Mab Monroe, élémentale de Feu, puissante et dangereuse, dirige la ville et ses activités mafieuses. Elle est mêlée à la plupart des malversations se produisant en ville : meurtres, enlèvements, pots de vin... Toute la ville est sous sa coupe, notamment la justice et la police. Aidée de ses deux lieutenants : son avocat Jonah McAllister et son homme de main Elliot Slater, elle met la ville à genoux sous sa vitrine de respectable femme d'affaires.
C'est une très bonne saga, qui sait allier action, enquête et magie. On est dans un univers d'urban fantasy : il existe des vampires, des géants, des nains etc., mais les êtres les plus puissants sont les élémentaux. Et c'est en cela que se distingue cette série. Cela fait son charme et sa force.
L'histoire est bien menée, des informations nous sont données tout au long des tomes, le tout tissant une toile pour lier tous les événements ensemble. Il est donc nécessaire de lire les livres dans l'ordre ; on peut dire que l'histoire s'étend sur l'ensemble de la saga, il est donc difficile de s'arrêter au bout de quelques tomes. 

Ashland

Les personnages ont leur caractère, et sont bien présentés. Bien qu'elle soit tueuse à gages, on se rend vite compte que Gin n'élimine que les crapules ou les personnes dangereuses. Cela nous amène à nous poser la même question que Donnavan Cain, l'inspecteur : où est la limite entre le bien et le mal ? Gin est-elle est mauvaise parce qu'elle tue des gens, ou bonne car elle aide des personnes dans le besoin et qui ne peuvent se défendre toutes seules face à des malfrats ?
On découvre ses forces et ses faiblesses. Sa relation avec Donnavan Cain est des plus houleuses, car il la considère comme mauvaise à cause de sa profession et cela le minera parce qu'il est fortement attiré par elle. Cela donne un personnage tiraillé et pris entre ses convictions et son attirance pour Gin.
Les autres personnages : Fletcher, Finn, Jo-Jo et Sophia sont en quelque sorte la famille adoptive de Gin. Ils sont très proches les uns des autres tout en sachant rester professionnels et concentrés sur leur mission. Ce sont les petites attentions, les mots ou les regards qui nous conforteront dans la force de leurs relations.
On s'attache aux personnages qui sont tous différents les uns des autres.

Le tout est bien écrit, bien rythmé et une fois commencé on a du mal à lâcher le livre. Les enquêtes sont bonnes et l'auteure arrive à garder du mystère et du suspense.
On se rend vite compte qu'il ne faut pas juger les choses sur leurs apparences et que souvent un acte peut en cacher un autre : Mab qui est chérie par la population pour ses actions humanitaires ou Gin qui s'occupe de ses contrats par exemple.

En somme une excellente série qui sort des sentiers battus, avec beaucoup d'action et des personnages qui ont du tempérament et sont attachants.

Cassiopée

D'un mauvais oeil


D'un mauvais oeil
de Jessica Treadway

Éditions Préludes

Sortie le 6 mai 2015
Format broché / 448 pages / Prix 14,60 €


Présentation de l'éditeur :

Au milieu de la nuit, Hanna Schutt et son mari Joe sont attaqués sauvagement dans leur lit. Joe ne survit pas aux coups ; quant à Hanna, elle est défigurée et ne conservera aucun souvenir de cet épisode tragique. Tous les soupçons se portent sur le seul intrus présent dans la maison ce soir-là : Rud, le petit ami de Dawn, la cadette, qui dormait avec elle. Une liberté permise par les Schutt, si heureux de voir leur fille, martyrisée depuis toujours à cause d’un strabisme, enfin amoureuse. Trois ans plus tard, Rud, emprisonné, fait appel. Un nouveau procès va s’ouvrir. Alors que Hanna tente désespérément de se rappeler les événements du drame, Dawn revient vivre chez sa mère.
Un huis clos mère-fille des plus intenses, une plongée troublante au cæur d’une terrible vengeance familiale, pour un suspense psychologique remarquable.




14,60 EUR
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L'avis de Sophia :

Hanna vit seule dans la maison familiale depuis que son mari est mort, assassiné sous ses yeux dans le lit conjugal par un homme. Hanna n'en est d'ailleurs pas vraiment sortie indemne, puisqu'elle a été grièvement blessée cette nuit-là, laissée pour morte, et qu'elle garde depuis des cicatrices sur le visage et de profonds traumatismes. C'est Rud, le fiancé de leur fille cadette Dawn, qui a été arrêté et jugé coupable. Hanna, elle, est incapable de se souvenir de ce qu'il s'est réellement passé dans cette chambre. 
Tout le suspense du roman consiste à découvrir pourquoi Rud, s'il est effectivement coupable, a voulu assassiner ses futurs beaux-parents. Si ce n'est pas lui, alors qui d'autre et pourquoi ? Et, pire encore, est-ce que oui ou non, comme tout le monde le pense, Dawn a joué un rôle dans ce drame ?
Hanna est convaincue de l'innocence de sa fille et la défend bec et ongles. Lorsque Rud décide de faire appel, clamant son innocence, Dawn revient s'installer chez sa mère pour la soutenir dans ce nouveau procès à venir. La situation entre elles se trouble progressivement, à mesure que des souvenirs refont surface.

Le roman est avant tout psychologique. On suit les pensées d'Hanna, et celles-ci s'égarent continuellement vers tous les sujets possibles et imaginables. Autant dire que l'intrigue avance très lentement. L'auteur s'attache autant que possible à dresser le portrait de cette famille apparemment sans problèmes. Le passé et le présent d'Hanna, la structure familiale, la vie de couple, les relations mère-fille, rien n'est épargné. D'un côté, c'est une excellente chose, car cela permet de bien comprendre la psychologie des personnages et le chemin qui a conduit jusqu'à cette nuit fatale. De l'autre, c'est franchement long, et lire Hanna nous parler de son jardin pendant des pages entières, alors qu'on attend avec impatience que l'intrigue avance, se révèle frustrant et parfois même désespérant. C'est clairement volontaire de la part de l'auteur, c'est la manière dont elle a choisi de raconter son histoire, et, quelque part, ça fait sens. Mais ça ne plaira pas à tous les lecteurs. Il faut d'ailleurs atteindre les derniers chapitres pour que l'intrigue avance concrètement.

En suivant les pensées d'Hanna, on comprend assez vite qu'elle se voile la face sur beaucoup de sujets. Elle préfère éviter les discussions gênantes et ignore bien volontiers les indices sous son nez. Ça empêche un peu de s'attacher à elle, tant elle semble se complaire dans l'obscurité, là où il lui suffirait de se secouer un peu pour que tout s'éclaire. C'est sa personnalité, mais comme on suit l'histoire à travers ses yeux, on peut facilement être exaspéré par son attitude, même en ayant en tête le drame qu'elle a vécu.
Dawn est un personnage plutôt original et trouble. Il est difficile de cerner cette fille un peu gauche et solitaire, limitée intellectuellement et qui a subi des railleries toute sa vie. 

Le suspense n'est pas vraiment là, la faute à la narration longue et fouillis qui nous éloigne sans cesse de l'intrigue principale. Il n'y a pas vraiment d'action non plus et les grandes révélations n'arrivent qu'en bout de course. Pourtant, on a envie de connaître le dénouement, et pour peu qu'on passe par-dessus des longueurs et de l'ennui qui menace de s'installer régulièrement, on va au bout de cette lecture avec un réel intérêt. Ce n'est pas un mauvais roman, mais son style s'adresse plutôt aux lecteurs qui aiment les drames psychologiques et les histoires familiales complexes.