Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 22 décembre 2015

Shannara : La trilogie originale

Shannara : La trilogie originale
de Terry Brooks

Éditions J'ai Lu 
Collection Semi poche imaginaire

Sortie le 16 septembre 2015 
Semi Poche / 1440 pages / 16,90€


Présentation de l'éditeur : 

Une prophétie affirme que seul un descendant de Jerle Shannara. Portant la légendaire épée. Pourra vaincre les armées des ténèbres qui déferleront un jour sur le monde. Le jeune Shea Ohmsford était loin de se douter que ce moment approchait à grands pas et que l'élu n'était autre que lui... Le présent volume contient les romans initialement parus sous les titres : L'épée de Shannara, Les pierres elfiques de Shannara et L'enchantement de Shannara.

L'avis de Chani

Cette intégrale de la trilogie originale reprend les tomes L'épée de ShannaraLes pierres elfiques de Shannara et L'enchantement de Shannara dans un beau pavé de près d’un kilo, à la couverture sobre et attrayante. Contrairement aux apparences, Shannara n’est pas une série fantasy mais de science-fiction, dystopique pour être précise puisque l’action se situe dans un futur dans lequel notre civilisation s’est effondrée. Cette précision étant apportée, revenons à notre pavé.

Quand on lit cette intégrale d’une traite, le premier constat est la qualité inégale des intrigues proposées.
Celle du premier tome est furieusement inspirée du Seigneur des Anneaux de Tolkien (avec un peu de légende de la Table Ronde pour le coup de l’épée dans le rocher). Jerle et Shea y représenteraient les Hobbits, Allanon est le Gandalf de service, Balinor ressemble à Aragorn, etc. Cette petite troupe, pour ne pas l’appeler communauté, va partir dans une quête ayant pour but de détruire le Roi Sorcier (Sauron) et ses porteurs de Crâne (les Nazgûls). Et les ressemblances se retrouvent jusque dans les péripéties de Jerle et ses compagnons. Le premier tiers du livre est ainsi une déception, bien que l’histoire n’est pas désagréable à lire, mais trop proche de la série inspiratrice pour que le lecteur arrive à l’envisager autrement que comme un plagiat.
Enfin, arrive le second tome, et Terry Brooks prend ses distances vis-à-vis de l’œuvre de Tolkien. Dans Le druide de Shannara, le lecteur peut enfin se concentrer sur l’univers qu’a voulu créer l’auteur. L’intrigue gagne en profondeur et devient plus sombre, avec des accents fantasy de plus en plus marqués.
Dans le troisième opus, c’est Brin, la petite fille de Jerle qui va devoir reprendre le flambeau. La série gagne encore en noirceur et en complexité, avec un Allanon plus ambigu que jamais. Ce personnage est sans doute le plus travaillé, ni bon ni mauvais mais à coup sûr manipulateur, il reste une constante au fil du livre. Terry Brooks prouve, avec L’enchantement de Shannara, qu’il est lui aussi un grand conteur. La narration est fluide, les 1435 pages se lisent plus rapidement qu’on l’imagine de prime abord et, même si le premier tome est indigeste et agaçant, le reste de la trilogie vaut le coup de s’y intéresser.

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur de Harper Lee

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
de Harper Lee

Éditions Grasset

Sortie le 7 octobre 2015
Format broché / 480 pages / Prix 22,90 €


Présentation de l'éditeur :

Maycomb, petite ville de l’Alabama, pendant la Grande Dépression. Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il décide, envers et contre les préjugés moraux et politiques de son époque, de défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
Dénonciation audacieuse de l’Amérique de la ségrégation, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur est aussi l’un des plus grands romans jamais écrits sur l’enfance, et le regard de la jeune Scout, plein de tendresse et de drôlerie, a su attraper le cœur de plusieurs générations de lecteurs au fil des années.
Plus qu’un « grand classique » ou un « livre culte », ce roman, couronné par le prix Pulitzer en 1961 et adapté au cinéma avec Gregory Peck, est devenu un véritable mythe – d’autant qu’il sera resté pendant longtemps la seule œuvre de son auteur. Jusqu’à aujourd’hui : en 2015, l’oiseau moqueur se transforme en phénix, et Scout revient sous la plume de Harper Lee qui publie, après plus d’un demi siècle de silence, Va et poste une sentinelle.



22,90 EUR
Achat Fnac

L'avis de Sophia :

Impossible de passer à côté de ce roman culte ! On y suit le quotidien de la jeune Scout dans sa petite ville de l'Alabama à l’époque de la Grande Dépression. Les thèmes de l'enfance sont traités dans cette histoire, ainsi que d'autres, plus graves, notamment à cause du contexte dans lequel s'inscrit ce roman. Élevée par un père aimant aux côtés de son frère aîné, Scout dresse un portrait tantôt tendre ou plus dur de la société dans laquelle elle évolue : la vie d'une petite ville du Sud où tout le monde se connait, le racisme parfaitement intégré, les injustices sociales, etc. La jeune fille profite d'une grande liberté qui dénote beaucoup avec ce que l'on attend d'une future dame, et ce n'est pas sans créer des problèmes, surtout aux yeux de sa tante. Esprit libre, rêveuse, courageuse et mature, Scout est une héroïne attachante et qui ne manque pas de répartie. 

En toile de fond, on suit également un procès pour viol qui secoue toute la ville, notamment parce que l'accusé est noir, et que c'est le père de Scout, Atticus Finch, qui va assurer sa défense, alors qu'il est déjà condamné aux yeux de tous. C'est un portrait sans concession des mœurs de l'époque, bien que l'on sourit presque tout du long et que le roman soit empreint d'une certaine candeur très appréciable. On en oublierait parfois les enjeux plus graves qui se jouent en arrière-plan. 


C'est une histoire simple, mais racontée avec beaucoup de talent. Du début à la fin, on se sent immergé dans la vie pas si tranquille de Scout et l'on partage son quotidien comme si on était à ses côtés. On passe par diverses émotions, positives ou non, et on prend un grand plaisir à suivre les jeux que Scout invente et qui nous ramènent à notre propre enfance. Un très beau livre, fort, émouvant et amusant, qui mérite largement d'être devenu aussi populaire.