Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

dimanche 11 octobre 2015

Focus On...Les Halliennales 2015

Retour sur notre samedi aux Halliennales.


Pour la première fois, Rory et moi nous sommes rendues au salon qui se déroulait ce samedi 10 octobre dans le nord de la France, Les Halliennales. Pour la quatrième édition, auteurs et créateurs en tout genre étaient présents pour une journée très sympathique près de Lille.

Arrivées très tôt à l'une des gares de la ville, nous avons été récupérées par une autre membre du staff RCS - Bit-Lit.Com originaire de la région et bénévole sur le salon, Cassiopée. Nous avons pu voir la mise en place de certains stands avant l'ouverture et nous familiariser avec le lieu.
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Le salon est découpé en trois parties : celle dédiée aux auteurs et aux maisons d'édition présentes, celle prévue pour le pôle jeu ; juste à coté de celle pour le Marché Fantastique.




Ce salon était pour nous l'occasion de croiser des amis "blogosphériques" mais aussi de rencontrer (pour la première fois ou non) des auteurs intéressants, drôles et souriants. Il faut dire que ce genre de "petits salons" permet aux lecteurs et aux auteurs de vraiment échanger, malgré la file d'attente pour obtenir une signature de certains d'entre eux. L'atmosphère conviviale est renforcée ici par la troupe de bénévoles sillonnant les allées, notamment pour offrir café, thé et jus de pomme aux romanciers.

Nous avons pu échanger avec les auteurs Rebelle/J'ai Lu J. Arden, Christy Saubesty et Stéphane Soutoul, et bien sûr faire dédicacer nos livres.


Nous avons pu rigoler avec Gabriel Katz, qui a eu beaucoup de mal à nous faire une dédicace. En effet, pour ma première demande de dédicace, le livre n'était pas à vendre, pour la deuxième, qui était un cadeau pour une amie, le livre avait déjà été demandé par elle, et pour la mienne... je vous laisse juger la photo plus bas. Me demander de vous sortir un mot comme source d'inspiration est plutôt dangereux  

   
Mot d'excuse pour mon amie qui n'aura pas la dernière parution de Gabriel Katz

J'ai également beaucoup ri face au duo Benjamin Loirat et Dobbs, ou de la façon qu'ils ont de passer d'une simple information à une idée délirante. Nous avons pu également échanger avec Manon Fargetton et repartir avec une petite dédicace et une promesse un peu étrange : de ne surtout pas laisser notre amie Marion acheter son livre. Qui a dit que ce n'était pas difficile de faire un cadeau à une grande lectrice ?


De mon côté, j'ai bien dépensé (comment ça trop ?!) tandis que Rory a été beaucoup trop raisonnable. Il faut dire que je lis 10 fois moins de livres que Jm-les-livres (qui adore les livres, au cas où ça ne serait pas clair )

Voici nos achats et dédicaces :

Jm-les-livres :

  





Rory :


Après avoir bien fait flamber la carte bleue du côté des livres, vous pouviez découvrir les créations des divers exposants du Marché Fantastique : bijoux, couvres-chef, poterie, décoration... De quoi ravir les yeux !

 

Vous pouvez retrouver la liste des exposants ici ainsi qu'un lien vers leur site : http://www.halliennales.com/le-marche-fantastique-2015/


À 14h30, nous avons assisté à la table ronde autour de Pierre Bottero en présence de Agnès Guerin, éditrice chez Rageot ayant suivi la publication de ses deux trilogies sur Ewilan ; Krystel, illustratrice des nouvelles éditions de la série et Camille Brissot, auteur qui a eu la chance d'être conseillée au début de sa jeune carrière (elle avait alors 13-14 ans) par Pierre Bottero. Toutes les trois ont évoqué l'homme derrière la plume et la vision qu'elles ont de son œuvre. Un débat intéressant qui m'a permis d'en apprendre plus sur lui et à Rory de découvrir la saga. Un moment très intéressant.



Puis vers 18h, fin du salon et départ pour un petit restaurant sur Lille avant de reprendre le train vers 21h30 direction la capitale.

Une excellente journée faite de belles rencontres et de beaux achats. Mais en rentrant chez soi, l'appel du lit est plus fort que tout, donc on attend le lendemain pour redécouvrir nos dépenses et le montant total déboursé.

"Bonjour monsieur mon banquier. Vous avez passé un bon week-end ? Parce que le mien..."

7 Secondes de Tom Easton

Sept secondes
de Tom Easton

Éditions Lumen

Sortie le 16 septembre 2015
Format broché / 370 pages / Prix 15,00 €


Présentation de l'éditeur :

Partie chercher une vie meilleure dans ce qu'on appelle désormais les Îles, au Nord d'une Europe ravagée par la guerre, Mila est capturée par des agents du gouvernement qui implantent dans sa tête, comme à tous les citoyens du pays, un téléphone destiné à leur transmettre quasiment en temps réel le moindre de ses mouvements. Le hic ? Au cours de l'opération, ils découvrent un autre appareil suspect dans son crâne, un objet qui ressemble beaucoup à une bombe. Qui a placé cet engin là et pourquoi ? Elle-même l'ignore. Mila n'a plus le choix... Elle doit fuir. Et pour sauver sa vie, c'est peu de dire que le temps lui manque. Afin d'échapper aux soldats d'élite lancés à ses trousses, elle ne dispose que d'un seul minuscule avantage : 7 petites secondes d'avance sur ses poursuivants, pas une de plus ! C'est le temps que mettent les informations saisies par le téléphone à parvenir aux autorités. Une impitoyable course contre la montre commence, qui pousse peu à peu Mila dans ses retranchements... Contrainte de faire preuve d'une inventivité permanente, elle doit exploiter toutes les failles du système et rivaliser de sang-froid, de réactivité et de ruse pour survivre !



15,00 EUR
Achat Fnac

L'avis de Sophia :

L'histoire racontée par ce roman se passe dans un futur sombre. Le monde a changé, les règles du jeu aussi. L'Europe n'est plus qu'un souvenir et le seul endroit au monde où la vie s'écoule paisiblement, c'est dans les Îles (qui désignent ici l'Angleterre). Partout ailleurs, c'est la guerre, la famine, la survie à tout prix. Là-bas, c'est l'inverse : une société où tout est disponible en abondance, où les habitants ne travaillent que s'ils en ont envie, où le crime est quasi inexistant et où personne ne manque de rien. Ce déséquilibre fait évidemment naître une grande convoitise, et les immigrés sont nombreux à essayer de se rendre dans ce paradis terrestre (ce qu'on comprend aisément). C'est le cas de Mila, qu'on découvre au début du roman alors qu'elle est interrogée dans un centre. Si tous les immigrés font l'objet d'interrogatoires serrés avant que leur sort ne soit décidé, Mila a droit à un traitement particulier en raison de la personne qui lui a permis d'atteindre les Îles. Julian, son mentor, décédé tragiquement au bout de leur périple. Les ambitions de ce dernier et ce qu'il a pu transmettre à Mila inquiètent beaucoup le gouvernement. La jeune femme est donc questionnée sans relâche par Adam et Rebecca, deux agents. Ces derniers décident de lui implanter un téléphone dans la tête. Cette technologie est courante et tous les habitants des Îles sont porteurs de l'implant, qui leur permet d'être connectés les uns aux autres en permanence. Dans le cas de Mila, cela servira surtout à suivre chacun de ses faits et gestes à distance. Mais après avoir implanté le composant dans son cerveau, les agents font la découverte d'une masse étrange déjà présente, et qui semble être une bombe.

À partir de là (et cet événement arrive très rapidement dans le récit) une véritable course-poursuite s'engage et va durer jusqu'aux toutes dernières pages. Mila s'enfuit pour sauver sa vie, traquée par des agents et des soldats surentraînés qui sont prêts à tout pour l’attraper, même à tuer des innocents dans la manœuvre. La jeune femme dispose de deux armes pour survivre : ses multiples talents tant dans les combats que pour se sortir de toutes les situations, et surtout, 7 secondes d'avance, entre ce qu'elle vit et ce que voit Adam, l'agent qui la surveille à distance. 7 secondes qu'elle utilise de manière ingénieuse pour tromper l'adversaire et rester en vie.

C'est un roman ingénieux et inventif, au rythme effréné. Du début jusqu'à la fin, les péripéties s'enchainent et voir Mila se sortir de chaque situation est un véritable régal. On s'attache rapidement à elle et on admire sa force et son courage, même dans les moments les plus périlleux. Le personnage d'Adam se révèle très intéressant aussi et c'est passionnant de voir leur relation évoluer au fur et à mesure.
L'auteur nous présente un monde terrifiant, tant il découle directement de ce que l'on connaît aujourd'hui et présente ainsi un futur pas si improbable. C'est intelligent, bien trouvé, et rondement mené.
On ne s'ennuie pas une seconde, on se prend de passion pour les personnages et on tremble de la première à la dernière page. C'est un mélange parfait entre thriller, anticipation et Young Adult, un roman addictif et haletant. L'auteur gère son récit avec brio.
Encore un coup de cœur pour un roman des éditions Lumen, un éditeur à découvrir absolument tant les romans proposés ne déçoivent jamais.


Hunger Games - Tome 1


Hunger Games 
Tome 1
de Suzanne Collins

Éditions Pocket Jeunesse

Sortie le 4 juin 2015
Format poche / 420 pages / Prix 7,70 €


Présentation de l'éditeur :

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur. Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène : survivre, à tout prix. Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...



7,70 EUR
Achat Fnac

L'avis de Lila :

Le succès de cette saga est tel qu'il n'est pas nécessaire de revenir sur l'histoire, que tout le monde (ou presque) connaît désormais. Le problème avec des romans aussi populaires et déjà adaptés au cinéma, c'est qu'on a toujours un peu peur d'être déçu quand on se décide enfin à les découvrir, longtemps après les autres. Hé bien ici, point de déception, Hunger Games mérite largement ses éloges !

Dès les premières pages, on est happé par le récit. Katniss est une héroïne forte, courageuse et profondément humaine. Ses capacités à la chasse, qui lui sauveront la vie régulièrement pendant les Hunger Games, ne doivent rien à la magie ou la chance. Elle a elle-même développé ses dons par nécessité, puisque dans le monde dans lequel elle évolue, savoir chasser est une question de survie. C'est plaisant d'être face à une héroïne aussi badass, mais qui s'est faite elle-même, à force d'entraînement et de volonté.

Elle possède une véritable voix, ce n'est pas une héroïne de plus parmi des milliers, c'est un personnage exceptionnel, qui inspire des sentiments forts. On suit son parcours, de son quotidien au secteur 12, jusqu'à son retour chez elle après les Hunger Games. Ce roman est impossible à lâcher. Le suspense est haletant, les rebondissements nombreux et les enjeux stressants. Les épreuves qui s'enchaînent sont difficiles, cruelles, et leur issue toujours incertaine. On sait que Katniss va survivre, puisque d'autres romans suivent, mais on ne découvre comment qu'une page après l'autre, sans cesser de s’inquiéter pour elle malgré tout. On tombe amoureux d'elle dès la première page. Elle fait preuve d'une détermination farouche et d'une ingéniosité incroyable. Ce qui ne l'empêche pas de commettre parfois des erreurs, d'être régulièrement en mauvaise posture et de devoir aussi, à l'occasion, compter sur d'autres personnes pour l'aider à survivre. Les autres personnages sont tout aussi réussis : inquiétants, détestables ou attachants, ils sont crédibles et cohérents.

Durant la lecture, on passe par de nombreuses émotions. Fascination, hilarité, tristesse, découragement... Tout ce que ressent Katniss est merveilleusement retranscrit par la plume de l'auteur, tantôt incisive et presque cynique, tantôt poétique et teintée d'espoir. L'empathie pour cette jeune femme est totale, on s'y attache et on ne veut plus la lâcher.

Ce roman est passionnant de bout en bout, intelligent et touchant. Une histoire forte et inoubliable, au succès largement mérité.

Wonder Woman : Hiketeia

Wonder Woman : Hiketeia
de J-G Jones

Éditions Semic

Sortie le 24 septembre 2003
Format broché / 81 pages / 9,90 €


Présentation de l'éditeur :

"Hiketeia" est une cérémonie d'allégeance durant laquelle l'on se met sous la protection d'un dieu ou d'une déesse. Une délinquante poursuivie par Batman, mais également par des divinités maléfiques. frappe à la porte de Diana, en qui elle reconnait Wonder Woman, et se place, suppliante, sous la tutelle de la princesse amazone. Ce qui n'est guère du goût du protecteur de Gotham. La rencontre entre Diana et Batman s'avère des plus musclees ! Wonder Woman fait partie. avec Superman et Batman. des trois personnages essentiels de l'univers de DC Comics. Wonder-Woman : Hiketeia explore le monde complexe de cette héroïne légendaire, entre super-héros et dieux grecs. entre mythologie et drame urbain.



24,00 EUR
Achat Fnac


L'avis de Lila : 

Dans ce comics qui peut se lire indépendamment et qui reste abordable même pour les non-initiés, on découvre une Wonder Woman attachante. L'histoire mêle habilement polar et mythologie. L'ambiance est sombre, loin des combats épiques que l'on peut lire ailleurs, car l'intrigue est avant tout psychologique. Mais l'action ne manque pas, au contraire, car ici ce n'est pas contre des ennemis que Diana doit se dresser, mais contre Batman. Ils se disputent une jeune femme, Danielle. Celle-ci s'est placée sous la protection de la princesse Amazone grâce à un rite d'allégeance. Mais c'est une délinquante, accusée de plusieurs meurtres, que Batman a la ferme intention d'arrêter.
Wonder Woman se montre douce et humaine, et sa volonté de sauver Danielle est touchante. Harcelée par les Furies, elle a fort à faire pour garder la jeune femme en vie. Batman, lui, ne lâche rien, et entend bien achever sa mission, peu importe les raisons qui ont poussé Danielle à commettre ces meurtres.
L'histoire est dense et intéressante, on passe un excellent moment de lecture durant cette presque centaine de pages. Les dessins sont excellents également et participent à merveille au côté sombre et mature du récit.
Une jolie découverte, qui devrait plaire tout autant aux fans de l'Amazone qu'aux curieux.

Burned de Karen Marie Moning

Burned
de Karen Marie Moning

Aux éditions Delacorte Press

Sortie le 20 janvier 2015
Format Broché / 512 pages / 25,41 €


Présentation de l'éditeur :

It’s easy to walk away from lies. Power is another thing.

MacKayla Lane would do anything to save the home she loves. A gifted sidhe-seer, she’s already fought and defeated the deadly Sinsar Dubh—an ancient book of terrible evil—yet its hold on her has never been stronger.

When the wall that protected humans from the seductive, insatiable Fae was destroyed on Halloween, long-imprisoned immortals ravaged the planet. Now Dublin is a war zone with factions battling for control. As the city heats up and the ice left by the Hoar Frost King melts, tempers flare, passions run red-hot, and dangerous lines get crossed. Seelie and Unseelie vie for power against nine ancient immortals who have governed Dublin for millennia; a rival band of sidhe-seers invades the city, determined to claim it for their own; Mac’s former protégé and best friend, Dani “Mega” O’Malley, is now her fierce enemy; and even more urgent, Highland druid Christian MacKeltar has been captured by the Crimson Hag and is being driven deeper into Unseelie madness with each passing day. The only one Mac can depend on is the powerful, dangerous immortal Jericho Barrons, but even their fiery bond is tested by betrayal.

It’s a world where staying alive is a constant struggle, the line between good and evil is blurred, and every alliance comes at a price. In an epic battle against dark forces, Mac must decide who she can trust, and what her survival is ultimately worth.

L'avis de Lila :

Burned est déjà le 7ème tome des aventures de Mac, et autant le dire tout de suite, plus encore que de se situer sur un pied d'égalité avec les opus précédents, ce nouveau roman réussit l'exploit d'être encore meilleur. Aucune lassitude ne s'installe, bien au contraire.

L'auteur poursuit habilement son histoire, non pas en recyclant ce qu'on a déjà vu auparavant, mais en déplaçant à nouveau tous ses pions sur un échiquier passionnant. Nouveaux ennemis, nouvelles alliances, et surtout des personnages qu'on découvre sous un jour nouveau. Ainsi Mac, puisqu'ici c'est elle qui prend la parole le plus souvent, se retrouve en bien mauvaise posture. Dans les tomes précédents, elle avait plusieurs missions qui étaient somme toute assez claires, et pour lesquelles elle disposait de dons bien pratiques. Sans parler de Barrons qui la guidait à travers toutes les épreuves telle une boussole infaillible indiquant toujours la bonne direction. Mais à présent, ses précieux dons, ceux qui faisaient d'elle une arme que tout le monde s'arrachait, se révèlent plus ou moins inutiles, sans parler de ce qui se trame dans sa tête et qu'elle gère difficilement. La Rainbow Girl n'est plus qu'un lointain souvenir depuis longtemps, mais la nouvelle Mac doit à présent faire face à d'autres défis, bien plus dangereux encore. Entre ceux qu'elle a peur d'affronter et ceux pour lesquels elle se sent démunie, on la découvre perdue, parfois presque apathique, alors qu'elle essaie de gérer au mieux ce qu'elle est devenue, dans un monde qui ne lui fait aucun cadeau.

Autre personnage qui connait une évolution fascinante : Dani. Cette gamine incroyable qu'on avait appris à apprécier dans Iced voit sa destinée bouleversée, et pas qu'un peu. On en apprend beaucoup plus sur elle, mais à la façon de Karen Marie Moning. C'est-à-dire que pour chaque réponse apportée, de nouvelles questions se posent, toujours plus nombreuses.

L'autre grosse surprise ici est le traitement accordé à Barrons, Lor et Ryodan. L'auteur nous avait habitués à la frustration, à voir ces hommes apparaitre et disparaitre au fil des pages, nimbés de leurs secrets impossibles à cerner. Dans Burned, ils sont présents du début à la fin. Et le roman porte merveilleusement bien son titre, puisqu'ils sont plus chauds-bouillants que jamais. Grâce à une astuce ô combien jouissive, on en découvre bien plus sur eux, sur leurs pensées et leur fonctionnement. Pour une fois, on ne reste pas qu'en surface, et ce qu'on découvre se révèle aussi fascinant que ce que l'on pouvait espérer. Barrons demeure fidèle à lui-même, et les moments qu'il passe avec Mac sont savoureux, comme toujours. Ryodan apparait bien plus complexe qu'on ne le supposait. Inquiétant parfois, mais finalement capable d'une certaine empathie (à sa manière bien sûr) et tellement addictif. Quant à Lor, c'est clairement le plus attachant des trois (rien à voir avec sa passion pour le bondage, encore que). Bien plus humain que ses frères d'armes, il est drôle, touchant et sexy en diable. Entre ces trois hommes, on ne sait clairement plus où donner de la tête, d'autant plus que KMM nous gâte en leur offrant tour à tour des scènes exceptionnelles.
Et c'est sans parler des autres, alliés ou ennemis, qui sont tous parfaitement traités.

L'histoire est dense, complexe et maîtrisée d'un bout à l'autre. L'auteur navigue entre moments stressants, sensuels, émotionnels avec un talent qui ne cesse de surprendre. Pendant la lecture, on rit, on s'inquiète, on glousse, on est parfois peiné, puis de nouveau hilare, avant que la situation ne tourne mal et qu'on soit de nouveau tendu à l'extrême. Impossible de le lâcher !

On peut clairement affirmer que le seul roman qui puisse être meilleur que le dernier KMM, c'est sans aucun doute le KMM suivant.
Burned est un chef d'oeuvre qui ravira les fans à n'en pas douter. C'est à regret que l'on termine ce roman, avec un immense sentiment de frustration tant on en voudrait toujours plus. Une saga addictive qui nous plonge dans un Dublin qu'on n'a aucune envie de quitter un jour.

Délicieuse dépendance de Eve Borelli

Délicieuse dépendance

de Eve Borelli

Éditions HQN

Sortie le 18 septembre 2015
Format numérique / 64 pages / 1,99 €


Présentation de l'éditeur :

Amour, rugby et erreur de plaquage Un mot griffonné à la va-vite sur un morceau de sopalin. Voilà le type de rupture à laquelle Agathe a eu droit après plusieurs mois d'une relation passionnée avec celui qu'elle croyait être l'homme de sa vie. Elle aurait dû s'en douter : Nico, talentueux rugbyman, était bien trop sexy pour rester avec un médecin de campagne comme elle. Mais, aujourd'hui, après des semaines passées à lutter contre les souvenirs, elle doit affronter le retour de son ex en ville à l'occasion d'un match. Si jamais elle le croise, elle s'est juré de rester distante. Oui, elle sera digne, imperturbable, invulnérable… une vraie reine des glaces ! Alors pourquoi son cœur s'emballe dès qu'une ombre passe devant sa fenêtre ? 
A propos de l'auteur :

Eve Borelli habite dans le sud de la France (soleil, plage, mojitos et compagnie…), entourée de sa famille, ainsi que d'un chat extrêmement capricieux. Elle est enseignante en lettres – mais ne martyrise pas trop les élèves, à moins qu'eux-mêmes ne martyrisent la conjugaison – et aime autant écrire que, dans le désordre : les Curly, les fous-rires, le shopping, le bavardage, les amis, les trucs qui pétillent, les bons repas, les apéros précédant les bons repas et la légèreté. L'essentiel est là !


Avis de Jm-les-livres :

Agathe, médecin de campagne, a du mal à se remettre de la rupture brutale (et pleine de goujaterie) de son ex. Le monsieur l'a quittée par l'intermédiaire d'un mot sur un bout de Sopalin. Classe ! Alors quand elle apprend que le traître revient dans son village pour un week-end d'entraînement avec l'équipe de France de rugby, Agathe est terrifiée.

Eve Borelli propose au lecteur de raviver une ancienne flamme avec beaucoup d"humour et de dérision. Agathe ressemble un peu à miss catastrophe et cela la rend très attachante. Malheureusement, Nico, le rugbyman briseur de cœurs à coup de feuille de Sopalin n'est pas suffisamment présent pour nous livrer assez de sa personnalité. Il est plus là en tant que personnage secondaire, ce qui gâche un peu l'effet romantique de la chose. On voit plus son ancien coach et son rat que Nico. Dommage pour nous. Mais l'ensemble reste plaisant et vous risquez de glousser à certains moments (avertissez votre entourage à l'avance). Une bonne petite lecture détente.

Les Profondeurs de James Grippando

Les Profondeurs
de James Grippando

Éditions Mosaïc

Sortie le 30 septembre 2015
Format broché / 400 pages / 18,90€


Résumé de l'éditeur :

Les marais des Everglades sont troubles, ce matin. On vient de trouver le corps d’une femme. Une femme noire. Abe est procureur, réputé irréprochable et sans tache et, pour lui, cette scène de crime n’est pas différente d’une autre. Mais quand on identifie le corps, et que l’agent Victoria Santos lui demande s’il connaît cette femme, Abe hésite à répondre… Une seconde d’hésitation qui le propulse du côté des suspects. Et l’entraîne dans les profondeurs d’une spirale infernale le jour où sa propre femme, Angelina, disparaît à son tour. 


L'avis de Chani :

Le cadavre sans tête d’une femme est retrouvé dans les Everglades. Le meurtre fait penser à la signature de Cutter, un tueur en série recherché par la police, si ce n’est que Cutter n’avait jusque-là tué que des femmes blanches et que cette nouvelle victime est noire. Changement de mode opératoire, œuvre d’un copieur, ou tout à fait autre chose ? Abe est procureur et se voit confier l’enquête mais, bien vite, un lien est établi entre lui et la victime et il se voit propulsé au rang de suspect. 

D’un abord plutôt simple, l’enquête menée dans Les profondeurs s’avère assez complexe. Entre drame familial, jalousie, passé trouble, mensonges et manipulation, l’auteur brouille les pistes et fait avancer son intrigue à petits pas, tirant plusieurs fils à la fois. Le lecteur se fait mener par le bout du nez et change de suspect suivant les révélations qui lui sont faites. Plusieurs pistes sont proposées, le perdant encore davantage, à se demander où l’auteur veut en venir. Par contre, le soin apporté au tissage de la toile de l’histoire est terni par les personnages qui manquent de charisme, ou sont juste insupportables. Abe apparaît comme faible, perdu dans sa propre vie. Sa femme Angelina fait figure de conjoint gorgé de jalousie, soufflant le chaud et le froid au gré de son humeur. JT, le beau-frère bipolaire est agaçant, apparaissant égoïste et destructeur. L’agent Santos manque de crédibilité au vu de ses changements de direction et de comportement face aux personnages au cours de l’enquête. Le lecteur n’arrive pas à avoir la moindre empathie pour eux et les suit de loin, ce qui est assez dommage. C’est donc un bilan en demi-teinte que je dresse de ce roman, certes surprenant sur le fond, mais porté par des personnages qui ne donnent pas vraiment envie que l’on s’intéresse à eux.