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lundi 30 juin 2014

Stalker : Pique-nique au bord du chemin

Stalker : 
Pique-nique au bord du chemin

de Boris et Arkadi Strougatski

Éditions Folio SF

Sortie le 26 septembre 2013
Format poche / 320 pages / 7,40 €




Présentation de l'éditeur :

Des Visiteurs sont venus sur Terre. Sortis d'on ne sait où, ils sont repartis sans crier gare. Dans la Zone qu'ils ont occupée sans jamais interagir avec les hommes, ils ont abandonné des objets de toutes sortes. Objets-pièges. Objets-bombes. Objets-miracles. Objets que les stalkers viennent piller au péril de leur vie, comme une bande de fourmis coloniserait, sans rien y comprendre, les détritus abandonnés par des pique-niqueurs au bord d'un chemin.


L'avis de Chani

Les extra-terrestres sont venus sur Terre, mais de leur visite il ne reste que six zones disséminées sur la surface du globe pour preuves de leur passage. Dans ces zones, ils ont laissés divers objets et aussi beaucoup de pièges. Ces zones sont convoitées par les scientifiques, à des fins de recherche, mais aussi par les Stalkers, dans un but plus mercantile puisque ces hommes font la contrebande des artefacts laissés derrière eux par les visiteurs. Aussi dangereux qu’il soit d’entrer dans les zones, que ce soit à cause des pièges présents ou des militaires qui les surveillent, les Stalkers n’hésitent pas à prendre le risque de les arpenter, certains objets ayant des particularités très convoitées, comme la « Boule d’or », censée exaucer tous les vœux. Stouhart vit à côté de la zone de Hartmont. Scientifique et Stalker à ses heures, il parcourt la zone par appât du gain bien sûr, mais aussi à cause de motivations personnelles…

J’attendais beaucoup de ce roman de SF, mais, au final, je suis déçue. L’univers des frères Strougatski est très sombre et plombé, et le récit n’est guère plus optimiste. Ici ce n’est pas la visite des extra-terrestres qui est le centre de l’intrigue, mais les interactions entre les humains et les objets oubliés (à dessein ou pas ?) par nos visiteurs, prétexte à une exploration de l’âme humaine. Alors, oui, c’est intéressant, mais aussi (et surtout ?) très déroutant. Je n’ai pas vraiment accroché, le thème étant sans doute trop philosophique pour moi…

Une planète dans la tête

Une planète dans la tête
de Sally Gardner

Éditions Gallimard Jeunesse
Collection Grand format littérature
Séries Romans Ado

Sortie le 26 septembre 2013
Format broché / 256 pages / 14,90 €



Présentation de l'éditeur :

Standish vit avec son grand-père dans la "zone 7", celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence... Dyslexique, il subit à l'école brimades et humiliations jusqu'au jour où il se lie d'amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble ils rêvent de s'évader sur Juniper, la planète qu'ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace... Ont-ils été supprimés ?

Le récit coup de poing d'un jeune garçon atypique face au totalitarisme. 

Un héros inoubliable, un roman bouleversant.


L'avis de Chani

Depuis la disparition de ses parents, Standish vit avec son grand-père dans la Zone 7, celle des moins que rien, ou presque. Dyslexique, il est raillé à l’école, méprisé par ses professeurs qui ne jurent que par la perfection. Le jour où Hector et sa famille emménagent dans la maison voisine, c’est une vraie bulle d’air pour le jeune garçon, le début d’une amitié, mais aussi la fin de l’insouciance.

Une planète dans la tête est un roman très particulier de par sa construction. Composé de chapitres très courts, la narration oscille entre passé et présent sans avertissement. Une fois ceci intégré, le lecteur peut se concentrer sur l’histoire en elle-même. Au départ, le régime autoritaire, la ségrégation, le délabrement de la Zone 7 nous font penser à une dystopie, mais une fois la date à laquelle se situe l’intrigue dévoilée, le lecteur comprend qu’il est face à une uchronie, les longs manteaux noirs et les bras levés prenant une toute autre signification. Dans ce monde où la Seconde Guerre mondiale n’aurait pas connu la même issue que celle que nous connaissons, c’est le règne de la terreur, de la pureté de la race et la chasse aux opposants. Mais c'est aussi, comme dans notre Histoire, la course à la conquête spatiale, et c’est ici que se noue l’intrigue du roman, mais je n’en dirai pas plus sur le sujet.

Une planète dans la tête est un livre différent, déroutant, une ode à la liberté et un réquisitoire contre la pensée unique, un livre qui dérange autant qu’il fascine, un OVNI à côté duquel il serait dommage de passer.

Qui a peur des dragons ?

Qui a peur des dragons ?
de Philip Reeve

Éditions Folio Junior
Collection Folio Junior

Sortie le 22 août 2013
Format poche / 224 pages / 6,90 €



Présentation de l'éditeur :

Quelle est cette créature mangeuse d'hommes qui a établi sa tanière en haut de la montagne et terrorise les villageois ? Le maître d'Ansel, le petit écuyer muet, est le seul à oser s'aventurer sur les sommets enneigés pour affronter la bête. Car ce chevalier est chasseur de dragons. Son armure rutilante, ses histoires à dormir debout et sa cicatrice le prouvent. Pourtant, les dragons n'existent pas.


L'avis de Chani

Quand on a des secrets à garder, quoi de mieux que de choisir un écuyer muet ? C’est ainsi qu’Ansel, vendu sans état d’âme par son père, se retrouve au service de Brock, auto-proclamé chasseur de dragons. Mais, rapidement, le jeune garçon va se rendre compte que son nouveau maître n’est pas aussi honnête et chevaleresque qu’il veut bien le dire. Un peu d’esbroufe, beaucoup de bla bla, des fausses preuves, c’est ainsi que Brock gagne sa vie, misant sur la crédulité des villageois qu’il rencontre. Mais le mensonge et l’escroquerie ne vont pas longtemps rester impunis, car la bête moult fois imaginée va s’avérer pour une fois plus tangible…

Qui a peur des dragons ? est un roman fantastico-médiéval à destination des enfants de neuf ans et plus. Bien écrit, le récit est vif et dynamique, ne manquant ni d’action ni d’humour. Les personnages sont attachants, bien sûr le petit Ansel vendu par son père, mais aussi Brock, chez qui on devine, malgré ses entourloupes, une bravoure en sommeil. Ce petit roman est très divertissant, met les valeurs positives en exergue, j’ai passé un bon moment. Mais surtout, chose la plus importante pour donner un avis plus en accord avec le public visé, Nimbus, ma progéniture mâle de dix ans, s’est jeté dessus et l’a dévoré d’une traite !