Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 23 juin 2014

Alice Crane, Tome 1 : Les Corbusards de Naïma M. Zimmermann



Alice Crane
Tome 1 : Les Corbusards
de Naïma M. Zimmermann

Éditions Seuil Jeunesse
Collection Fiction

Sortie le 27 mars 2014
Broché / 396 pages / 14,90 €

Présentation de l'éditeur :

Alice Crane, une génie de la génétique de 22 ans, a tout abandonné pour devenir médecin légiste. Elle travaille à la morgue de l’Hopital d’Edencity depuis quelques temps quand l’un de ses patients disparaît. Elle le retrouve marchant dans les rues de la ville et se lance à sa poursuite sans se douter qu’elle vient de franchir la ligne qui sépare le monde des humains de celui des corbusards... et qu’il ne lui sera plus jamais possible de faire marche arrière.
Vampires, djinns, gargouilles... la ville d’Eden city est pleine de surprises !


Avis de Jm-les-livres :


Attention, Alice Crane et les corbusards est le premier tome spin-off de la série Edencity et si vous ne connaissez pas cette série (ce qui est mon cas) vous risquez d'être un peu perdu sur certains points. 
Alice Crane est une jeune (très jeune) médecin légiste qui se retrouve avec un problème de taille : elle a perdu un cadavre. Ce qu'elle ne s'imaginait pas en se levant le matin, c'est à quel point sa vision de son monde allait changer d'ici la fin de la journée.

L’idée de départ est excellente, et la façon dont l'auteur a choisi de traiter les créatures fantastiques (que l'on a déjà vues et revues) est plutôt bien trouvée. Les deux héros principaux sont globalement bien écrits (plus monsieur que mademoiselle). Mais alors qu'est-ce qui coince ? La construction générale de l'intrigue : il se passe beaucoup de choses en 400 pages (trop) et on a un peu la sensation d'avoir un livre et le début du suivant dans le même ouvrage. L'héroïne fait un choix sur la vie qu'elle veut mener après avoir découvert les créatures qui l'entourent, mais l'auteur continue le récit 100 pages de trop. Ça casse un peu le rythme du livre et de l'intrigue. De plus, si on n'a pas lu l'autre série de l'auteur, on a la sensation de manquer d'éclaircissements sur certains points, notamment sur l'Organisation (le camp des humains) ou sur les différents groupes de surnaturels, et on ne comprend pas bien comment tout ça fonctionne. On a la sensation de sauter dans un train en marche et de devoir s'adapter à des personnages qu'on n'a jamais rencontré (contrairement à ceux qui ont lu la trilogie Edencity).
Certains passages sont aussi un peu long et on ressent bien à quel point l'héroïne est jeune dans sa façon de penser et d'agir. Elle s'émerveille sur des choses pas vraiment importantes et manque de personnalité et de caractère à d'autres moments. En face d'elle, James est vraiment intéressant, et on brûle d'en découvrir plus sur lui. Il fait un peu penser à un jeune Indiana Jones (sans le fouet) pour son côté baroudeur et gros dur. Le déséquilibre entre les deux personnages est gênant et on se demande comment tout ceci va pouvoir fonctionner sur le long terme.

Il est vraiment dommage qu'on ne nous ait pas indiqué qu'il y avait une autre série qui se déroule dans cet univers (publiée chez un autre éditeur), cela nous aurait permis d'avoir un peu plus d'informations qui auraient facilité notre lecture et notre compréhension. Malgré tout, ce livre est intrigant et on a envie de découvrir ce qui va arriver aux personnages. Il ne reste plus qu'à trouver les trois tomes de la série originelle pour enfin avoir quelques réponses à nos interrogations et espérer pouvoir apprécier le prochain tome, prévu en 2015.



14,16 EUR
Achat Fnac

Blade Runner

Blade Runner : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
de Philip K. Dick

Editions : J'ai lu
Sortie : 10 juin 2014
Format poche / 6€


Présentation de l'éditeur : 

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
Le mouton n'était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n'y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l'illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n'est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu'il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c'est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c'est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n'a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s'est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu'a-t-il à perdre ?


Avis de Chani

Dans un futur post-apocalyptique très sombre où l’illusion de vie est donnée par des ersatz mécaniques, Rick Deckard est un Blade Runner, un agent chargé de réformer (comprenez éliminer) les androïdes venus sur Terre pour échapper à l’esclavage dans les colonies. Le lecteur va le suivre dans son quotidien et découvrir les questionnements et les rêves qui l’assaillent.

Blade Runner est un roman d’anticipation qui pose de nombreuses questions d’éthique et religieuses dans une ambiance très pessimiste. Ami dépressif passe ton chemin, même avec une pêche d’enfer boostée au Prozac, je suis ressortie de cette lecture le moral en berne. Ce futur lointain et pourtant si proche est loin d’être enthousiasmant. Ayant tout détruit, l’homme a essayé de recréer un semblant de sa vie « d’avant », notamment grâce à la robotique (d’où les fameux moutons électriques). Mais en même temps, il condamne la machine si elle ressemble trop à l’homme. Mais un robot capable d’émotions est-il toujours une machine, doit-on détruire ce que nous souhaitions finalement ? Ce court roman pose un certain nombre de questions sans apporter de réponse, mais fait réfléchir, d’autant que ce futur est loin d’être improbable.

Les Maris des Autres de Judy Astley




Les Maris des Autres

de Judy Astley

Éditions Milady
Collection Vendôme

Sortie le 23 novembre 2012
Poche / 360 pages / Prix 7,60 €

Présentation de l'éditeur :

Sara n'est qu'une jeune étudiante lorsqu'elle épouse Conrad, peintre renommé et sensiblement plus âgé qu'elle. Des années plus tard, les mises en garde de sa mère semblent justifiées. Dans l'intérêt de sa femme, Conrad décide qu'il mettra fin à ses jours avant de devenir sénile, et adopte une attitude pour le moins étrange. Devenue professeure d'art, Sara est entourée d'hommes plus jeunes. Ce sont les maris des autres, des amis, rien de plus... à moins que l'avenir n'en décide autrement.


Avis de Molina

Le thème de ce livre est très simple : une jeune femme épouse un homme de 25 ans son ainé et nous les retrouvons 25 ans plus tard pour voir où ils en sont.
Alors tout cela part d'une assez bonne idée : voir comment évolue un couple dans le temps avec une telle différence d'âge. Passé les premiers émois est-ce que les problèmes ne vont pas avoir raison du couple? La jeune femme franchira-t-elle le pas de l'infidélité quand son mari arrivera à un âge avancé ? Des questions bien naturelles que tout un chacun se pose dans de telles circonstances. L'auteure a, semble-t-il, voulu y répondre à sa manière, et ce n'est malheureusement pas une réussite...

Le ton est morne et les différents personnages tombent dans le cliché et le pitoyable. Il y a la jeune mère encore étudiante qui se plaint de son copain un peu immature, l'artiste incomprise en mal d'amour, la vieille hippie qui ne connait pas le sens du mot fidélité, la bonne copine quadra qui prend un amant juste pour le moral et bien sûr le vieux peintre qui préfère le suicide à la déchéance (même s'il est encore très en forme).
Et au milieu de tout cela, il y a Sara, personnage sans envergure qui se retrouve face à la tentation. Enfin, tentation est un bien grand mot pour la si petite aventure qui va lui arriver.
Tout cela est au mieux sans intérêt, au pire passablement déprimant pour le lecteur. Chacun des personnages nous offre tour à tour ses états d'âme et ses séquences d'auto-apitoiement, et se laisse aller à la solution de facilité : la fuite.
Les retournements de situation pour donner un happy end à l'histoire relèvent du miracle et sonnent faux. Tout cela ne fait que sonner le glas d'un livre qui donne l'impression d'être interminable.

Au final, les personnages sont fades et pathétiques, et l'ambiance du livre est terne et plutôt triste. Quant aux émotions décrites par Judy Astley, elles laissent de marbre le pauvre lecteur. Bref, Les maris des autres est un livre à éviter au possible sauf si vous avez des envies de déprime !