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mercredi 9 avril 2014

Drew & Fable, Tome 1 : Une semaine avec lui de Monica Murphy

Drew & Fable
Tome 1 : Une semaine avec lui

de Monica Murphy 

Éditions Milady
Collection Romans

Sortie le 18 avril 2014
Grand format / 288 pages / 16,20 €



Présentation de l'éditeur :


Fable travaille d'arrache-pied pour gagner son indépendance, tout en élevant son petit frère. Sa réputation de fille facile lui vaut d'enchaîner les aventures sans lendemain, ce qui arrange bien les affaires de Drew, le meilleur joueur de l'équipe de football de la fac. Alors qu'il s'apprête à passer une semaine dans sa famille au passé tourmenté, il lui propose, moyennant finance, d'incarner sa petite amie. Fable ne demande pas mieux que d'entrer dans la peau du personnage. Si seulement cette parenthèse pouvait s'éterniser…

L'avis de Chani

Le pitch d’Une semaine avec lui a un petit air de Pretty Woman, clin d’œil assumé par l’auteur dans le roman d’ailleurs. Fable (Fable, vraiment ?) est serveuse dans un bar et traîne une réputation sulfureuse. Elle peine à joindre les deux bouts, contrainte d’arrêter ses études prématurément pour pallier les défaillances de sa mère irresponsable et alcoolique et, de fait, s’occuper de son adolescent de petit frère qui semble mal tourner. Drew est, lui, fils de bonne famille, quarterback de l’équipe de la fac et, évidemment, beau comme David Gandy un dieu, fantasme vivant de la gent féminine, mais il mène pourtant une vie d’ascète. Obligé de retourner dans sa famille pour les vacances de Thanksgiving, il va proposer à la jeune fille de l’accompagner et de faire semblant d’être sa petite amie, moyennant rémunération. Fable (sérieux, d’où sort ce prénom quand même ?!) va accepter et, je vous le donne en mille, leur relation prendra un tour bien moins formel que le contrat passé entre eux.

Alors, ok, je vous l’accorde, on sent arriver les choses vingt kilomètres à l’avance, mais la relation entre Drew et Fable (je m’y fais pas) est tellement mignonne et pleine d’émotions que le lecteur plonge à pieds joints dedans. Pour une fois, ce n’est pas la belle en détresse qui a besoin d’être sauvée, mais le personnage masculin. On peut peut-être déplorer le manque de subtilité de l’auteur dans les indices qu’elle donne au fil des pages pour percer le secret du jeune homme, mais qu’importe, ça fonctionne. C’est sucré avec une pointe acidulée, ce vrai faux couple qui se cherche et s’espère est attachant et le lecteur attend avec impatience que chacun fasse le premier pas. Et la fin arrive trop vite, très surprenante, laissant le lecteur en manque et horriblement curieux de connaître la suite.

Le demi-monde : Printemps


Le demi-monde : Printemps
de Rod Rees

Éditions J'ai lu
Collection Imaginaire

Sortie le 13 Novembre 2013
Format broché / 21 €


Présentation de l'éditeur :

Entrez dans le monde virtuel le plus perfectionné jamais conçu… et le plus mortel ! Les ombres étendent leur emprise sur le Demi-Monde. Les soldats de Heydrich défilent au pas de l’oie dans les rues de Paris, Lilith, déesse maléfique venue du fond des âges, s’est réveillée, et Norma Williams n’a d’autre choix que de prendre la tête de la résistance. Perdue dans ce cauchemar virtuel, écrasée par les terribles responsabilités qui pèsent sur ses frêles épaules, elle ne peut même pas compter sur ceux qu’elle croyait être ses amis, mais qui l’ont trahi. Pour triompher de la folie du Demi-Monde, elle doit se dépasser… ou périr.

L'avis de Chani

Le Demi-Monde est un univers virtuel destiné à entraîner les forces US. Créé pour que les tensions entre les habitants soient à leur paroxysme (surpopulation, conditions de vie insupportables, dictatures…), des personnages historiques aussi terrifiants ou dangereux que Staline ou Robespierre ont été intégrés à la simulation pour pimenter le tout. Dans le premier opus, Norma Williams, la fille du Président des États-Unis, avait été kidnappée et envoyée dans le Demi-Monde, et Ella Thomas avait été envoyée pour la sauver. Mission accomplie, avant que Norma ne soit de nouveau capturée, et remplacée dans le monde réel par la fille d’un dictateur du monde virtuel.

Si le premier tome avait été palpitant et addictif grâce à l’univers créé par l’auteur et son imagination débordante (et machiavélique), Printemps prend une tournure assez déconcertante. Dès le départ, le lecteur est appâté par la révélation des créateurs du Demi-Monde : les Grigoris. Leur but ? Mettre en place la « solution finale » dans l’ensemble du monde virtuel. Ce qui paraît prometteur de prime abord va s’avérer en fait très obscur et brouillon. D’ailleurs, brouillon est l’adjectif qui résume le mieux ce second opus. Le lecteur est déboussolé par les changements de cap pris dans l’intrigue. Si le premier tome semblait pointer vers un objectif clairement identifié, Printemps donne l’impression de partir dans tous les sens, avec une grosse part mystique, sortie de nulle part, qui est bien compliquée et peu passionnante en réalité. Le personnage d’Ella Thomas se perd aussi, son évolution est trop brusque et pas vraiment justifiée. Et c’est tout le problème, au fil de la lecture se succèderont des passages trop longs et peu intéressants, alors que l’auteur va passer en mode « hyper vitesse » pour d’autres et prendre des raccourcis là où on aurait aimé plus de développements.

Ce deuxième tome de Demi-Monde s’est avéré un poil décevant, surtout au regard de mon engouement à la lecture du premier, mais j’espère que l’auteur a juste voulu poser (assez maladroitement) ses pions pour la partie suivante, qui, elle, saura retrouver un réel intérêt et une certaine continuité dans l’intrigue.

Les insoumis, Tome 2 : Le Chemin de la liberté

Les insoumis
Tome 2 : Le Chemin de la liberté

de Alexandra Bracken

Éditions de La Martinière 
Collection Jeunesse

Sortie le 20 mars 2014
Broché / 512 pages / 14,90€



Présentation de l'éditeur :

Ruby n’a pas choisi d’être une Orange. Elle n’a jamais voulu contrôler l’esprit des gens. Mais elle n’a pas non plus demandé à être parquée dans un camp de « réhabilitation » à cause de son pouvoir.
Pour contrer le gouvernement, responsable des camps d’enfermement pour adolescents touchés par le virus NIAA, Ruby a rejoint la Ligue des enfants. Chargée de récupérer une clé USB renfermant des informations prouvant l’implication du gouvernement dans la contamination de milliers d’enfants, Ruby se lance à la poursuite de Liam, le garçon qu’elle aimait et dont elle a effacé la mémoire pour lui sauver la vie…
Grâce à ses immenses pouvoirs Psi qu’elle contrôle enfin, Ruby va pourtant découvrir que ses atouts sont ailleurs, dans son humanité. Car les choix qu’elle devra faire pour sauver ceux
qu’elle aime pourraient bien la conduire à sa propre perte…

L'avis de Chani

Les événements du Chemin de la vérité se situent six mois après le premier tome des Insoumis. Ruby a été, malgré elle, enrôlée dans la Ligue des enfants. Loin de la jeune fille naïve rencontrée dans l’opus précédent, c’est maintenant une combattante aguerrie au danger, lucide sur son monde, que ce soit le gouvernement ou La ligue des enfants. Mais, malgré la pression qu’elle subit, elle arrive à garder la tête froide. Son but est toujours de voir les camps fermés, mais elle semble un peu seule dans sa quête. Pour l’instant, elle doit récupérer une clé USB contenant des informations de la plus haute importance sur le virus à l’origine de tous leurs maux.

Il aura fallu au lecteur français attendre un an avant d’avoir la suite de la saga. Le petit reproche que l’on peut faire à Alexandra Bracken, c’est d’avoir commencé son deuxième tome comme si le lecteur venait de refermer le premier. Aucun rappel pour resituer les personnages et l’action, le début du livre est donc un peu déstabilisant, j’ai eu l’impression d’être en terre inconnue. Et puis, petit à petit, les choses se mettent en place et le lecteur arrive à s’immerger dans l’intrigue. Intrigue menée tambour battant, pas le temps de souffler, la quête de Ruby n’attend pas. C’est aussi et surtout l’occasion de mieux découvrir les objectifs de La ligue des enfants, de Cole et Cate, et surtout d’en savoir davantage sur le mystérieux virus qui a provoqué l’apparition des pouvoirs psi. L’auteur n’a pas ménagé ses efforts, entre révélations et retournements de situations, les surprises sont nombreuses et, pour une fois, vraiment efficaces. Souvent on voit les choses arriver de loin, ici ce n’est pas le cas du tout. Les cinq cents et quelques pages se lisent d’une traite, Le chemin de la vérité est bien plus réussi que le premier tome, et j’ai hâte d’avoir la suite !