Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 26 février 2014

Cornes de Joe Hill



Cornes
de Joe Hill

Éditions J'ai lu


Réédition le 8 janvier 2014
Format poche / 608 pages / 8,40€



Présentation de l’éditeur :


Ignatius Martin Perrish passa la nuit ivre, à faire des choses terribles. Il se réveilla le lendemain matin avec une terrible gueule de bois et… une paire de cornes qui lui sortait des tempes. 

Au début, Ig croit que les cornes sont une hallucination, celle d’un esprit malade, rongé par la colère et le chagrin. Cela fait un an que Merrin Williams, sa bien-aimée, a été violée et tuée dans des circonstances inexplicables. Depuis, reclus dans sa solitude, il vit un enfer, et il a plus de raisons qu’il n’en faut pour sombrer dans la dépression. Pourtant les cornes sont on ne peut plus réelles.
Jadis, Ig le vertueux faisait partie des privilégiés : né dans une famille riche, second fils d’un musicien renommé et frère cadet d’une star montante de la télé, il avait la sécurité, l’aisance, une place reconnue au sein de sa communauté. Ig avait tout pour être heureux, plus encore il avait Merrin et un amour réciproque, auréolé de magie, fondé sur les mêmes rêves. Mais la mort de Merrin a tout détruit. Seul véritable suspect, Ig n’a pourtant jamais été accusé ni jugé. Et donc jamais innocenté. Pour le tribunal que constitue l’opinion publique de Gideon, sa ville natale du New Hampshire, Ig aura beau dire ou faire, il est et restera toujours coupable, car ses parents riches et influents ont exercé des pressions pour faire boucler l’enquête. Il est abandonné de tous, Dieu y compris. De tous, sauf de son démon intérieur… Et voilà qu’Ig se retrouve soudain doué d’un nouveau pouvoir, assorti à son nouvel aspect et tout aussi terrible, un macabre talent qu’il compte bien utiliser pour retrouver le monstre qui a tué Merrin et détruit sa vie. Être bon, prier… tout ça ne l’a mené nulle part. Il est temps de prendre sa revanche… Il est temps de donner sa part au diable…


Avis de Chani

Je ne reviendrai pas sur l’histoire, le résumé de l’éditeur est, je pense, suffisamment clair et étoffé.
Cornes est un roman à la croisée des chemins entre thriller et fantastique. Enfin, non, il est plus que ça, car on y trouve aussi de l’humour et de la tendresse. En fait, impossible de classifier Cornes, même après avoir pensé et repensé la chose, je n’ai pas réussi à trouver un terme convenable. À vrai dire, j’ai juste envie de vous crier de lire ce roman, car je ne pourrai jamais exprimer à travers mes pauvres mots ce que j’ai ressenti à la lecture, entre l’attachement au personnage de Ig, si naïf et touchant qu’on se demande comment il ira au bout de sa vengeance, le spectre du Diable qui rôde dès les premières pages et prend plus de place au fil du récit et surtout la façon dont Joe Hill conduit son intrigue, empruntant des chemins de traverse pour mieux égarer le lecteur sans jamais perdre de vue son objectif… Bon sang ne saurait mentir, car Joe Hill est le fils de Stephen King, un héritier que le maître du fantastique ne peut renier tant il nous rappelle les premières œuvres du père. C’est peut-être là le seul reproche qu’on puisse faire à Cornes, la filiation trop évidente, mais c’est vraiment histoire de chipoter car Joe Hill a sa propre patte et je pense poursuivre la découverte des autres titres de l’auteur tant j’ai été charmée.

Du sang sur l'histoire de Franck Ferrand

Du sang sur l'histoire
de Franck Ferrand

Éditions J'ai lu


Réédition le 6 novembre 2013
Format poche / 8 €



Présentation de l'éditeur :

Historien et conteur hors pair, sur Europe 1 chaque jour, Franck Ferrand captive les auditeurs et parvient à leur faire pleinement partager les espoirs, les peurs, les peines ou les joies d'un autre temps. Un don qu'il possède aussi (les succès de ses romans et documents l'attestent) à l'écrit. Après Au coeur de l'histoire sorti en octobre 2011, voici d'autres moments phares et forts de ce programme très écouté. Avec un thème qui fait vibrer chacun : les petits et grands faits sanglants du passé. Au programme : Attila, fléau de Dieu ; Les crimes de Frédégonde ; Gilles de Rais, premier serial killer ; Gaston Phébus, meurtrier de son fils ; Le vrai Dracula ; Terribles Borgia ; La nuit de la Saint-Barthélémy ; Elisabeth Bathory, comtesse de Sang ; La bête du Gévaudan ; Les tombes profanées de Saint-Denis ; Mortelle virée de Galerne ; La mort étrange de Léon Gambetta ; Le massacre de Wounded Knee ; La fin wagnérienne de Louis II de Bavière ; L'assassinat d'Emile Zola ; Les blessés de la Grande Guerre ; La Nuit des Longs Couteaux ; Al Capone et la Saint-Valentin sanglante ; Le suicide de Stavisky ; La ratonnade du 17 octobre 1961... Un recueil passionné et passionnant qui n'empiète jamais sur l'imaginaire.


L'avis de Chani

Franck Ferrand anime depuis 2011 Au cœur de l’histoire sur Europe 1. De ses émissions, il a gardé les plus populaires, et a compilé celles ayant pour thématiques communes le sang et le meurtre, dans Du sang sur l’histoire, aujourd’hui réédité chez J’ai lu. Ce livre est typiquement un ouvrage de vulgarisation à l’usage des férus d’Histoire, mais surtout à ceux qui ne l’aiment pas, la craignent ou en ont gardé un mauvais souvenir dû à des cours soporifiques au lycée. Ils pourront ainsi picorer çà et là des faits historiques tenant sur une dizaine de pages, libre à eux d’approfondir, ou pas. Très bien écrit, allant à l’essentiel sans s’embarrasser de détails et surtout passionnant, ce livre est vraiment à la portée de tous et en réconciliera certains avec l’Histoire de France et d’ailleurs. Il est une porte ouverte, invitant le lecteur à poursuivre la découverte à travers d’autres ouvrages plus complets.


W.A.R.P., Tome 1 : L'assassin malgré lui



W.A.R.P.
Tome 1 : L'assassin malgré lui

d'Eoin Colfer


Éditions Gallimard Jeunesse



Sortie le 9 janvier 2014
Format broché / 400 pages / Prix 18,00 €



Présentation de l'éditeur :


WARP : nom de code d'un programme de protection ultra secret du FBI. Londres, 1898… Riley, un orphelin de 14 ans, vient de commettre son premier crime, poussé par son mentor, Albert Garrick, un ancien illusionniste devenu tueur à gages. L’apprenti assassin et sa victime se dissolvent soudainement et se retrouvent catapultés au XXI e siècle. Ils reprennent forme humaine dans une capsule métallique, située au sous-sol d’une maison de Bedford Square, Q.G du programme WARP. Chevie Savano, une jeune agente du FBI, a justement pour mission de surveiller cette capsule. Mais elle n’était pas précisément préparée à recevoir un jeune garçon au look anachronique accompagné d’un cadavre… qui n'est autre que l'inventeur du programme WARP.
Une hallucinante course-poursuite dans le temps s’engage, Riley et Chevie Savano tentant d’échapper au plus redoutable des meurtriers, Albert Garrick, mais aussi de l’empêcher de retourner dans son époque, investi d’un pouvoir qui pourrait à jamais changer le monde.


L'avis de Chani


Le livre s’ouvre sur Riley, un gosse des rues du XIXème siècle, apprenti malgré lui d’un psychopathe tueur en série. Ce dernier impose à son « protégé » de tuer de ses mains un homme, en échange de sa propre vie. La victime sacrificielle est en fait un voyageur dans le temps et Riley va se retrouver projeté à notre époque, où il fera la connaissance de Chevie, un agent « junior » du F.B.I. Je vous laisse imaginer les aventures que cette situation va engendrer, d’autant que Garrick, le psychopathe, ne va pas vouloir en rester là.
Excellent. Il n’y a rien de plus à dire, tout est bon dans ce livre, dont le public visé, je le rappelle, est quand même plutôt jeunesse. Les personnages sont attachants bien qu’un peu stéréotypés, mention spéciale à Garrick, le vrai méchant de l’histoire, qui est vraiment antipathique et effrayant. L’intrigue est menée tambour battant, alternant épisodes dans le passé et le présent, pas de temps mort et l’ensemble reste cohérent, ce qui n’est pas toujours le cas avec les histoires de ce type. L’écriture d’Eoin Colfer est nerveuse et fluide, emportant le lecteur dans cette folle course qu’est L’assassin malgré lui. Mon seul regret est qu’Eoin Colfer n’écrive que des romans jeunesse, je suis sûre qu’il ferait merveille dans un registre plus adulte.

L'inconnue du Mississippi

L'inconnue du Mississippi
de Kathleen E. Woodiwiss

Éditions J'ai lu 
Collection Aventures et passions


Réédition le 22 janvier 2014
Format poche / 6,60 €


Présentation de l'éditeur :

Ce roman, c'est le monde riche et luxuriant du Sud américain, Mississippi et Louisiane, à la veille de la guerre de Sécession. Monde de torpeur, de luxe, de volupté. Sur cette toile de fond, un foisonnement de péripéties, de rebondissements, de violences et de scènes d'amour. L'héroïne, cette belle inconnue terrifiée, amnésique, qui est-elle ? Lierin ou sa sœur jumelle Lenore, ou encore une pauvre folle échappée d'un asile ? Est-elle mariée à Ashton ou à Malcolm, victime ou simulatrice ? Kathleen E Woodiwiss campe ici une de ces figures dont elle a le secret et ne lèvera le voile que dans les toutes dernières pages.


L'avis de Chani

Tout juste mariés, Ashton et Lierin embarquent sur un bateau qui sera attaqué par des pirates. La jeune femme passe par-dessus bord et est présumée morte noyée. Toujours fou de douleur, Ashton n’a pas oublié son aimée trois ans après le drame. Quand une jeune femme amnésique se présente sur sa plantation, Ashton voit en elle son épouse et va faire tout ce qui est en son pouvoir pour la reconquérir. C’est sans compter sur Malcolm, le mari de la sœur jumelle de Lierin, qui vient revendiquer la belle inconnue comme sa femme. Qui est vraiment cette jeune femme ?
Sur le papier, L’inconnue du Mississippi a tout pour séduire les lectrices. La langueur du sud des États-Unis à la veille de la guerre de Sécession, la passion des sentiments et une pointe de mystère. À l’arrivée, le résultat est plutôt assez décevant. Les personnages sont trop lisses et manquent de charisme. Ashton aurait dû être un personnage flamboyant, séducteur et protecteur, mais au final il est trop effacé pour qu’on voie en lui l’étoffe du héros. Lierin est, quant à elle, profondément agaçante, si bien qu’il est impossible de s’identifier à elle. Pour ne rien arranger, l’intrigue est fade, on s’ennuie franchement, et seul le décor arrive encore à faire rêver la lectrice, ce qui est d’autant plus frustrant puisque le lieu et la période sont plus que propices aux belles romances… Une grosse déception.