Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

dimanche 27 octobre 2013

Le Démon des brumes



Le Démon des brumes
de Luc Blanvillain


Éditions Seuil Jeunesse
Collection Roman

Sortie le 26 septembre 2013
Format broché / 324 pages / 14,50€



Présentation de l'éditeur :

Quand un démon, sous les traits d'un jeune homme au charme ravageur, fait son apparition au lycée, les filles perdent la tête et les garçons se retrouvent confrontés à leurs peurs les plus vives.

Selon une très ancienne légende, un démon vieux de plusieurs siècles, condamné à vieillir pour l’éternité, retrouvera sa jeunesse le jour où il séduira une Fille de la Brume. Laura, lycéenne sans histoire, est-elle cette fille ? En tout cas, elle a été séduite par un nouveau lycéen au charme inquiétant et quasiment irrésistible…
Raphaël, son copain, et ses amis, prendront-il conscience à temps du danger qu'elle encourt ? L'arracheront-ils aux griffes vénéneuses du démon avant que son amour pour lui ne devienne trop fort ? Car alors, celui-ci aura recouvré toute sa puissance nuisible et plus rien ne pourra l'arrêter…

L’avis de Chani

Raphaël et Laura forment un couple très soudé, tellement amoureux que le jeune homme souhaite offrir une bague à sa belle pour sceller leur amour. Il ne se doutait pas qu’en accomplissant cette action, plutôt positive de prime abord, il allait précipiter la fin de leur histoire. Lorsque Melvil arrive au lycée, Laura va tomber sous son charme pour le moins diabolique…
Un trio amoureux déséquilibré, puisqu’un des protagonistes est un démon, envoûtement, possession, malédiction, tout était réuni pour faire du Démon des brumes un roman agréable. Hélas, ça n’a pas été le cas. L’intrigue est cousue de fil blanc, L’Orfèvre est plutôt ridicule, Raphaël pénible à force de se débattre vainement pour sauver celle qu’il aime. L’auteur a voulu mêler suspense et terreur, je n’ai ressenti ni l’un ni l’autre. Heureusement que son style est fluide et se lit facilement car, pour tout dire, l’ennui qui m’a envahie aurait été difficile à supporter autrement.

Magies secrètes Tome 2 : Le tournoi des ombres

Magies secrètes
Tome 2 : Le tournoi des ombres
d'Hervé Jubert

Éditions Le Pré aux Clercs 
Collection Pandore

Sortie le 17 octobre 2013
Format broché / 336 pages / 16 €


Présentation de l'éditeur :

La suite des aventures de Beauregard, l’ingénieur-mage de Magies secrètes.

Novembre à New London. Georges Beauregard, l'ingénieur mage, y est envoyé en compagnie de Jeanne, son assistante, pour sécuriser la venue d'Obéron III et de l'impératrice Titania. Au terme d'une semaine de festivités, le tunnel sous le détroit sera inauguré. Beauregard travaillera avec John Dee, le psychomancien de la reine Victoria.
Alors que les souverains respectent le programme, le smog s'abat sur la ville. Trois entités insaisissables en profitent pour massacrer des innocents par centaines que l'on retrouve dans des cocons de soie. Dee et Beauregard parviennent à identifier les Parques, évadées du Mont Tombe et à les neutraliser.
Mais les soeurs du Temps n'étaient qu'un leurre. Le véritable ennemi s'apprête à frapper l'Empire. Il s'agit d'un enfant. Et il est porté par la colère.

L'avis de Chani

Tout lecteur ayant aimé le premier tome de Magies Secrètes ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de retrouver Sequana. Et, dès les premières pages du Tournoi des ombres, le charme opère de nouveau. Quel plaisir de retrouver Beauregard et Jeanne pour une nouvelle aventure qui va très rapidement prendre la perfide Albion, pardon, New London pour décor. C’est dans le smog de cette ville que Beauregard va cette fois devoir enquêter, et il faut souligner que la quatrième de couverture en dévoile déjà trop, ne l’ayant lue qu’après coup cela ne m’a pas gênée, mais c’est dommage pour ceux qui y jettent un œil systématiquement.
La plume d’Hervé Jubert est jubilatoire, l’auteur a un vrai talent de conteur, il sait construire un univers, le rendre tangible et y immerger le lecteur. La narration est fluide et ponctuée de références, parsemée de notes d’humour, comment ne pas être séduit par Hervé Jubert ?! Je ne sais pas si cette courte chronique vous aura convaincu de vous plonger dans son univers, mais, pour ma part, j’ai hâte d’y retourner !

Cœurs de Rouille de Justine Niogret


Cœurs de rouille
de Justine Niogret

Éditions Le Pré aux Clercs
Collection Pandore

Sortie le 12 septembre 2013
Format broché / 272 pages / 16 €


Présentation de l'éditeur :

La cité du ciel est en plein déclin. Les robots, jadis fidèles serviteurs, régressent jusqu’à devenir des machines stupides ou de terrifiants prédateurs. Saxe est un artiste qui survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une jolie automate qui n’a connu que le luxe avant que son maître l’abandonne. Tout les sépare, et pourtant ils vont partager un rêve commun : s’enfuir de la forteresse volante. Traqués par un tueur mécanique qui écorche les humains pour voler leur peau, ils se lancent dans une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté. Un roman de Steam Fantasy, inspiré par le meilleur du manga (Fullmetal Alchemist) aussi bien que par les chefs-d’oeuvre classiques (Metropolis), où l’action et la poésie font la part belle à l’angoisse…

Avis de Cassiopée :

C'est la deuxième fois que je lis un roman de la collection Pandore des éditions Le pré aux clercs et, une fois de plus, le résumé du livre est du n'importe quoi... J'ai été extrêmement déçue, entre les spoilers et les informations erronées, on ne sait plus où donner de la tête. J'ai eu de la chance, ayant lu le résumé en diagonale, j'ai eu les informations au cours de ma lecture et ça a donné tout le charme au livre. Je vais donc prendre le parti de refaire un résumé et partir de celui-ci pour développer ma chronique.

Autrefois fleurissante de technologie, la cité est sur son déclin. La faune et la flore sont du passé, elles ont été remplacées par des machines, si identiques aux vraies mais aussi terriblement dissemblables. Rien n'est naturel, rien n'est réel, même le vent et le soleil sont artificiels. Les agolems, des robots "domestiques", sans esprits et simplets, côtoient les humains, les aident dans leur vie quotidienne.
C'est ainsi que Saxe, apprenti dans la dernière et usine d'agolems, témoin de ce déclin, fatigué de cette vie et voyant qu'aucun avenir ne se dessine devant lui, décide de tout abandonner. Cette fuite va l'entraîner dans l'ancien quartier des artistes, un quartier totalement abandonné où vivaient jadis les plus grands créateurs de golems (ancêtres des agolems) de sa cité. C'est dans cet endroit qu'il va faire plusieurs rencontres qui vont changer sa vie à jamais.

C'est le deuxième livre de Justine Niogret que je lis et j'ai une fois de plus été charmée par son écriture et son style. L'auteur nous plonge dans un monde où les humains sont les derniers êtres vivants existants et loin d'être une apogée, cet univers est plutôt l'apothéose de l'étiolement de tout un peuple. Par le biais de bribes d’histoires et de souvenirs racontés par Saxe et par Dresde, la golem dont il va faire la connaissance, on découvrira l'âge d'or de cette civilisation, une époque où l'ensemble des êtres vivants côtoyaient les machines dans une bonne harmonie.
Saxe et Dresde vont se mettre en quête de cette ancienne civilisation ensemble, humain et golem, liés tous deux par cette envie de liberté, cette envie d'autre chose. Ce désir va les pousser dans les étages inférieurs de la cité, des étages abandonnés ; au dernier palier, dit-on, se trouverait la sortie vers l'extérieur, cette porte scellée et abandonnée.
C'est cette aspiration profonde de retrouver ce qui a été perdu qui est la cause de cet enchaînement d'événements et qui va mener nos héros dans les tréfonds de la cité.

Les protagonistes ont cette envie de chercher dans le passé, dans ces étages inférieurs, une vie peut-être pas meilleure mais en tout cas différente de celle qu'ils ont actuellement et pour cela, ils doivent descendre dans le temps. Chaque étage porte les stigmates de ce peuple, qui à chaque fois qu'il est passé au niveau supérieur a abandonné un peu plus de son humanité et de sa vie. Et dans le même temps, qui tiennent le discours qu'il ne faut pas s'attacher au passé, que les choses déjà vécues ne sont pas meilleures que celles que l'on vit aujourd'hui, elles sont simplement différentes. Le passé est révolu, le présent est à nous et le futur se construit.
Ce livre fait énormément réfléchir, il traite de nombreux sujets mais surtout des conséquences de l'évolution du monde et de tout ce que, paradoxalement, on perd en obtenant de nouvelles choses...

Les personnages sont très intéressants et très bien construits. On se sentira très mal à l'aise au début où apparaît Pue-la-viande. Et on s'attachera énormément à Dresde, la golem qui perd petit à petit sa mémoire. Cette golem qui est humanisée au travers de Saxe qui la voit plus comme une compagne que comme un robot. Il recherche désespérément à travers ses gestes et ses réactions une preuve d'humanité, une preuve qu'elle n'est pas qu'un amas de fils et de circuits, mais bien quelque chose de plus. Le lecteur s’identifiera à Saxe, le seul être humain présent et témoin de cette cité, et c'est avec lui et ses réactions que nous allons plonger dans cet univers futuriste.

La fin (pourvu que l'on ait pas lu le résumé...) est terrible et très prenante. Les dernières pages défilent. Le lecteur est happé par tous les événements qui se précipitent mais sera aussi poussé par la volonté de connaître la réponse à la question de cette fameuse porte qui mènerait vers cet extérieur.

En conclusion, Cœurs de rouille est une dystopie très intéressante autant par son histoire que par ses axes de réflexion. L'écriture est très agréable, l'auteur nous entraîne dans monde terrible qui ne suscite qu'une envie : fuir !



15,20 EUR
Achat Fnac