Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mardi 27 août 2013

La fiancée offerte de Julie Garwood

La fiancée offerte
de Julie Garwood

Édition J'ai Lu
Collection Aventures et Passions

Réédition le 3 avril 2013
Poche / 378 pages / 6,95€


Présentation de l'éditeur :

La cour de  Guillaume Le Conquérant. 
Une femme s'avance, entièrement vêtue de blanc, ses cheveux dénoués ondoyant sur ses épaules. C'est lady Nicholaa, la fière captive saxonne. Le roi a promis sa main au vainqueur du tournoi. Soudain, un cri perçant déchire le silence. Nicholaa se retourne. Une petite fille hurle de terreur : le bas de sa robe vient de prendre feu ! La belle Saxonne se précipite, prend l'enfant dans ses bras, éteignant les flammes de ses mains nues. Devant l'assemblée pétrifiée, le roi annonce : " - J'avais autorisé mes chevaliers à combattre pour votre main. Votre courage m'a fait changer d'avis : c'est vous qui aurez le choix. " Royce ! Voilà l'occasion idéale de se venger de ses humiliations... et de ses caresses un peu trop osées.

 L'avis de Lila :

Sur le papier, cette romance historique possède de nombreux atouts pour séduire : une héroïne au caractère bien trempé, un héros ténébreux et des joutes verbales passionnantes. Mais ce qui promettait des heures de lecture agréables ne fonctionne finalement pas vraiment.

Nicholaa avait tout du personnage féminin fort, piquant et insolent, mais elle se montre assez vite inconstante, immature et capricieuse. Quant à la force de caractère, elle passe trop de temps à paniquer, s’évanouir ou pleurer pour être longtemps crédible dans ce rôle. Elle manque malheureusement de profondeur et de psychologie, et quand elle tente de se comporter intelligemment, ça tombe un peu à plat.
Même problème pour Royce : on devine dès les premières pages qu’il est en fait très gentil et fou amoureux de Nicholaa. Il est cependant plus sympathique que celle-ci et il a bien du courage de la supporter comme il le fait, surtout quand elle s’enferre dans ses mensonges. Leur couple fonctionne bien cela dit, et on a droit à des scènes tendres et romantiques à souhait.

Dès les premières pages, il n'y a pas vraiment de suspense concernant ces deux-là, ce qui n’est pas inhabituel, certes. Mais on s’attache difficilement à eux, ce qui finit par conduire à l’ennui là où d’autres romances pourtant prévisibles réussissent à captiver le lecteur d’un bout à l’autre.

L’histoire n’est pas dénuée d’intérêt, mais alors que de nombreux événements se succèdent, on a finalement l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose. La moitié des scènes pourraient être supprimée sans que ça n’enlève rien à l’histoire. De plus, les chapitres sont curieusement très longs et quasiment pas découpés. On change de scène et de décor d'une ligne à l'autre sans que ce soit marqué ne serait-ce que par un saut de ligne. On lit donc des blocs de textes qui font parfois une vingtaine de pages et où plusieurs scènes se succèdent, sans aucune coupure pour souffler. Le rythme s’en trouve alourdi, chaque nouveau chapitre ou paragraphe semblant sans fin. Et vu leur longueur, on ne risque pas le « dernier paragraphe avant de dormir » sachant que celui-ci pourrait prendre un (trop) long moment à lire.

Malgré ces défauts, le livre n’est pas complètement mauvais. Les plus romantiques apprécieront certainement cette histoire au rythme lent et aux personnages un peu vieillots, où les sentiments et la noblesse de cœur sont bien représentés.
 



6,61 EUR
Achat Fnac


Mon rêve d'Amérique : Journal de Reïzel, 1914-1915

Mon rêve d'Amérique : 
Journal de Reïzel, 1914-1915
de Yaël Hassan

Éditions Gallimard Jeunesse
Série : Mon Histoire

Sortie le 26 avril 2013
Broché / 144 pages / 9,50 €


Présentation de l'éditeur :

1914. Reïzel est tout excitée : enfin, le départ pour l'Amérique ! Avec sa mère, elle quitte leur petit village russe pour rejoindre son père et ses deux frères, installés à New York. Après les préparatifs du voyage et un long périple en bateau, elles doivent encore subir l'examen d'entrée à Ellis Island avant d'être admise sur le territoire américain.

L'avis de Lila :

Ce journal fictif est tenu par Reïzel, jeune fille juive qui, à la veille de la Première Guerre Mondiale, s’apprête à embarquer sur un bateau pour aller vivre en Amérique. À travers son récit, la jeune fille raconte ses peurs, ses espoirs, ses attentes et les événements qui font son quotidien.
De l’arrivée à Ellis Island jusqu’à son changement de prénom, en passant par les retrouvailles avec sa famille déjà installée en Amérique, on s’attache à Reïzel et on suit avec intérêt son histoire.
Comme beaucoup d’autres personnes à cette époque, Reïzel et sa mère rejoignent l’Amérique dans l’espoir d’une nouvelle vie qui saura les combler de nombreuses façons : travail, argent, réussite sociale, avenir. Malgré les désillusions et la dureté de la réalité, la jeune fille ne perd pas courage ni espoir et se donne les moyens de réussir dans ce nouveau pays prometteur.

Un livre très agréable à lire, qui offre un aperçu juste et réaliste de la situation décrite, notamment grâce aux nombreux personnages qui entourent Reïzel et qui vivent chacun ce changement de vie d’une façon différente. L’héroïne est attachante et parfois même touchante, elle rend la lecture très plaisante.



9,03 EUR
Achat Fnac

Pisteur, Livre 1, Partie 1 d'Orson Scott Card


Pisteur
Livre 1, Partie 1
d'Orson Scott Card

Éditions J'ai Lu
Collection imaginaire

Sortie le 24 août 2013
Broché / 314 pages / 14 €



Présentation de l'éditeur :

Rigg sait garder les secrets, le sien en particulier : il est un pisteur, capable de traquer n’importe qui en suivant des traces que lui seul perçoit.

À la disparition de son père, le garçon est stupéfié de découvrir que ce dernier lui cachait bon nombre de choses : des informations sur son passé, son identité, son destin. Alors qu’il mesure toutes les perspectives qu’offre son étrange talent, son existence tout entière va prendre une nouvelle tournure…

Avis de Lauryn :

Le moins que l'on puisse dire, c'est que la quatrième de couverture ne rend pas vraiment justice au contenu du livre. Un peu trop abrégée, elle aurait méritée d'être plus explicite pour donner au lecteur une meilleure vision de l'histoire, sans pour autant la spoiler.

Sur une planète inconnue, Rigg vit une existence bien réglée aux côtés de son père, un individu singulier qui s'échine à lui enseigner de nombreuses choses que le jeune garçon ne trouve pas forcément utiles. Ce père énigmatique tient aussi à ce qu'il cache un étrange pouvoir : celui de voir les traces laissées par les êtres vivants sur les routes qu'ils empruntent et, ce, quelle que soit l'époque. Ce don de pisteur, Rigg l'utilise volontiers pour son métier de chasseur de peaux, mais pas plus. Le jour où son père meurt dans un accident, le jeune garçon voit son univers s'écrouler. Il se croit seul au monde, jusqu'à ce qu'il découvre le testament de son père, une simple lettre lui demandant de rejoindre sa sœur à la capitale, le tout accompagné de pierres précieuses. Rigg obéit et prend la route avec Umbo, un ami d'enfance, lui aussi doté d'un pouvoir particulier. Mais les jeunes garçons, qui n'ont jamais quitté les environs de leur village, se heurtent rapidement à de nombreuses difficultés. Lorsque Rigg est capturé, accusé d'un crime passible de la peine de mort, la situation échappe définitivement à leur contrôle.
L'histoire des deux jeunes gens est entrecoupée de courts passages, en début de chapitre, racontant le voyage interstellaire de Ram Odin, pilote chargé de sauver l'humanité grâce à un vaisseau de colonisation.
Si les aventures des garçons sont agréables à lire, les pérégrinations de Ram le sont moins. Racontées sous forme de dialogue avec un sacrifiable, elles peuvent vite donner mal au crâne. En effet, elles exposent avant tout des problèmes de physique fondamentale sur le voyage dans le temps et, malheureusement, les propos de l'auteur ne sont pas toujours très clairs. On a parfois du mal à suivre sa logique et à comprendre son raisonnement. Du coup, on ressort de ces passages avec le sentiment d'avoir raté une information importante puisqu'il est évident que la planète où vivent les héros à un rapport direct avec la mission du pilote. À côté de cela, les ennuis de Rigg, qui se découvre un passé et un destin, sont beaucoup plus dynamiques et plaisants. Ils suffisent heureusement à donner un véritable intérêt à l'histoire, mais le fait est que l'on aurait bien aimé mieux comprendre la problématique qui s'impose à Ram. À cause de cela, je ne pense pas que ce roman soit une lecture adaptée à un jeune public qui passerait à côté de toute une partie de l'intrigue.

Fidèle à son habitude, Orson Scott Card dépeint des personnages aux caractères différents sans se lancer dans des descriptions à rallonge. Son truc, ce sont les dialogues. Il passe par eux pour donner vie aux héros, ce qui peut paraître parfois insuffisant pour se faire une idée précise de chacun (au niveau du physique, par exemple). Ici, j'ai d'ailleurs trouvé que Miche, le tavernier qui va aider les deux garçons, est mieux décrit que ces derniers. Tout dépend du goût des lecteurs, bien sûr, mais ceux qui apprécient de bien visualiser les personnages pourraient être un peu déçus.

Le style de l'auteur est toujours aussi précis, tourné vers le fond du récit plutôt que vers les descriptions. S'il est agréable à lire, il manque parfois de dynamisme, surtout dans les scènes d'action, justement parce qu'il raconte tout de la même manière. Les passages scientifiques souffrent aussi de ce manque de tonicité, les propos n'étant pas écrits de façon très claire. On finit par s'embrouiller.

Pisteur est un roman de science-fiction sympathique, teinté d'une petite touche de fantastique, qui se laisse lire avec plaisir. À l'origine, il a été publié en un seul volume mais J'ai Lu a décidé de le scinder en deux parties. La suivante devrait sortir au mois d'octobre.