Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

samedi 29 juin 2013

Les Sorcières de North Hampton, Tome 1 : Les Beauchamps

Les Sorcières de North Hampton
Tome 1 : Les Beauchamps

de Melissa de la Cruz

Éditions Orbit

Sortie le 9 janvier 2013
Grand format / 374 pages / 16,00 €


Présentation de l'éditeur :


Ingrid, l’aînée, aidée d’un mystérieux aide, découvre des secrets restés enfouis dans la bibliothèque où elle travaille.
Joanna Beauchamp et ses filles Ingrid et Freya vivent à North Hampton, à la pointe de l’île de Long Island. La ville, belle et brumeuse, semble comme figée dans le temps, et les trois femmes y mènent une vie en apparence paisible.
En réalité elles sont de puissantes sorcières. Joanna peut ressusciter les morts et guérir les blessures graves. Ingrid, passionnée de livres, prédit le futur et tisse des fils qui résolvent les problèmes d’infertilité et d’infidélité. Enfin Freya, la fille rebelle, possède les charmes et potions capables de guérir les peines de cœur.
Mais depuis des centaines d’années, les trois femmes n’ont pas le droit d’utiliser leurs pouvoirs. Jusqu’au jour où Freya, partagée entre deux frères séduisants, et prise dans un dangereux jeu de désir, met son secret en péril. Ingrid et Joanna connaissent le même dilemme, et les femmes de la famille Beauchamp comprennent qu’elles ne peuvent plus dissimuler leur nature profonde. Elles récupèrent leur baguette magique au grenier, nettoient leur balaie et commencent à lancer des sorts sur les gens de la ville. Au départ plutôt des petits sorts simples et bienveillants. Mais des attaques violentes troublent bientôt North Hampton, et quand une jeune fille disparaît le week-end du 4 juillet, Joanna, Ingrid et Freya décident de découvrir qui et quelles forces maléfiques œuvrent contre elles.

L'avis de Lila :

North Hampton est une jolie petite ville aux allures balnéaires et où il fait bon vivre. C'est là qu'ont élu domicile Joanna et ses filles : Ingrid et Freya. Cette dernière est fiancée depuis peu à Bran Gardiner, un jeune homme qui semble parfait en tous points. Toutes les trois sont sorcières et leur présence sur Terre date des origines du monde, mais elles n'ont plus le droit de faire usage de leurs pouvoirs depuis quelques siècles, les forçant à vivre comme de parfaites humaines, ce qui ne cesse de les frustrer.

Les personnages sont intéressants et l'auteur évite les clichés. Freya est une jeune serveuse fiancée à Bran, qui est sans cesse absent, et qu'elle trompe avec son frère Killian, vers qui elle est inexorablement attirée. Ingrid, de son côté, est une vierge de près de trente ans, qui travaille à la bibliothèque. Joanna, la maman, passe tout son temps avec le jeune fils des voisins, qu'elle apprécie tout particulièrement.

Un détail qui peut sembler étonnant : les trois sorcières n'ont pas le droit d'utiliser la magie, ce point est l'un des plus importants du roman. Et pourtant, il est balayé d'un claquement de doigt quasiment dès le début. Freya décide de tenter un petit tour pour voir, puis Ingrid, puis la mère, et en quelques pages, c'est toute la ville qui profite ouvertement de leurs pouvoirs, sans la moindre discrétion ou prudence, jusqu'à faire la queue tous les jours devant le travail d'Ingrid, ou encore Freya qui vend directement ses cocktails magiques dans son bar. Après des siècles de frustration et de privation, terrifiées de ce qu'il se passerait si elles pratiquaient à nouveau la magie, on pourrait s'attendre à ce qu'elles fassent attention, mais non, à se demander pourquoi elles ne l'ont pas fait plus tôt (ou pourquoi l'auteur a inventé cette règle, si c'était pour la briser d'entrée de jeu, sans conséquence sur l'histoire). On passera donc l'intégralité du roman à se demander si un jour ou l'autre, quelqu'un va venir leur faire un reproche, vu qu'elles ont théoriquement commis une faute grave aux conséquences dramatiques.

Malgré tout, le roman se lit bien, l'auteur possède une plume agréable et l'ambiance de North Hampton est assez addictive. L'écriture ne manque d'ailleurs pas de charme, d'impertinence et de sensualité. On appréciera également que les personnages ne soient pas parfaits et puissent très facilement penser ou faire des choses un peu immorales, sans que ça ne tourne ensuite à la leçon mièvre ou à la culpabilité excessive. Cela les rend crédibles et sympathiques. Melissa de la Cruz a créé des sorcières qui sont à la fois modernes et traditionnelles. Modernes dans leur caractère, mais qui utilisent des balais pour se déplacer dans les airs ou des chaudrons pour préparer leurs potions.

Ce premier tome prend son temps pour nous présenter la ville, les différents personnages et les liens qui les unissent. Trop peut-être, puisqu'il faut atteindre quasiment le dernier quart du roman pour que l'intrigue décolle enfin et qu'on assiste à un peu d'action. Et, alors que l'auteur nous offre une succession de rebondissements et de révélations et qu'on profite enfin de la lecture à 100 %, le livre se termine ! C'est donc un sentiment assez mitigé qui demeure lorsque se tourne la dernière page : la fin sauve le roman et donne très envie de lire la suite, mais bon sang, il faut s'accrocher pour l'atteindre !

Non pas que le reste du l'histoire soit inintéressant, mais il ne se passe rien de très excitant, c'est une succession de scènes de la vie quotidienne des sorcières, qui certes permet de les connaître et de comprendre leurs pouvoirs, mais qui s'éternise et se répète chapitre après chapitre. Assez rapidement, on se rend compte que quelque chose ne va pas à North Hampton, qu'il se trame des événements négatifs. Et effectivement, tout au long du roman le mystère s'épaissit. Mais ça traîne en longueur.

Si ce tome pose les bases de la série, de façon certes un peu lente, il se termine sur les chapeaux de roues et laisse présager une suite dense et passionnante. Si ça manque parfois de pep's et que l'intrigue s'étire en longueur de façon pas forcément justifiée, le style de l'auteur et la richesse des personnages et de l'ambiance sauvent l'ensemble. Lorsque se tourne la dernière page, on a clairement envie de connaître la suite !



13,21 EUR
Achat Fnac


Living Dead Love Story, Tome 1 : Zombies don't cry

Zombies don't cry
Living Dead Love Story, Tome 1
de Rusty Fischer

Éditions J'ai Lu
Collection SEMI-POCHE IMAGINAIRE

Sortie le 13 février 2013
Broché / 317 pages / 14,50 €


Présentation de l'éditeur :


« Je m’appelle Maddy et je suis une jeune fille comme les autres (si l’on oublie le fait que j’aime bien zoner dans les cimetières) : je vais au lycée comme tout le monde, j’ai une meilleure amie comme tout le monde, et oui, comme la plupart des filles j’aimerais beaucoup que Stamp – le nouveau – m’invite à sortir. Notre premier rencard a comme qui dirait été "électrique” puisque j’ai été frappée par la foudre.
À mon réveil, plus de battements de coeur, plus de respiration. On dirait bien que je suis devenue… un zombie ! »


L'avis de Lila :

Maddy est une adolescente comme les autres qui vit seule avec son père dans une petite ville plutôt tranquille. Artiste dans l’âme, elle passe des heures au cimetière à décalquer des tombes, du moins, quand elle n’est pas avec sa meilleure amie, Hazel. Après un accident pour le moins original, elle se retrouve transformée en zombie.

Ce roman sympathique est assez drôle et plaisant à lire. Les personnages sont hauts en couleur et le mythe du zombie s’offre ici un joli coup de neuf. Rien de transcendant ou d’inoubliable, mais Rusty Fischer a au moins le mérite de proposer quelque chose d’original qui assure un bon moment de lecture.

Les zombies présentés ici ne feront peut-être pas l’unanimité, tant il est difficile d’oublier l’image qui leur colle à la peau depuis la naissance du mythe. En effet, à part leur teint cireux et leur appétit pour les cerveaux, les zombies de Rusty Fischer se comportent très normalement. Cela pourra cependant séduire ainsi un public plus large.

Tout est parfaitement expliqué et amené, mais on sent bien que le roman s’adresse à des adolescents et jeunes adultes. On a des gentils zombies et des méchants zombies et ce petit monde s’affronte en secret. Ce roman, quoi qu’un peu léger, n’est pourtant pas dépourvu d’intérêt, loin de là. Il y a beaucoup d’action, d’humour, de suspense et une vraie intrigue.

Maddy est un personnage intéressant, une adolescente pas vraiment populaire qui vit dans l’ombre de sa copine Hazel. Celle-ci est aussi peste qu'égocentrique, à tel point qu'on peut s’interroger sur leur amitié. Le personnage d'Hazel suit une évolution qui laisse un brin sceptique, tant son changement d'attitude semble motivé par des raisons bancales et manque donc de crédibilité. Les autres personnages peuvent être caricaturaux et se comporter de façon prévisible, mais le tout fonctionne très bien et les relations qui se font et se défont ne manquent pas d’intérêt et de surprises.

Pour résumer, Zombies don’t cry est un roman fun dont l’action est menée tambour battant. Si tout n’est pas parfait et que l'ensemble paraît parfois un peu trop simple, on passe quand même un bon moment et on ne s’ennuie pas une minute.



13,78 EUR
Achat Fnac