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mardi 30 avril 2013

Une enquête de Flavia de Luce Tome 3 : La mort dans une boule de cristal


Une enquête de Flavia de Luce
Tome 3 : La mort dans une boule de cristal
d'Alan Bradley

Édition Le Masque
Collection MsK

Sortie le 10 octobre 2012
Broché / 406 pages / 17,60 €


Présentation de l'éditeur :

Toujours aussi curieuse et téméraire, la jeune détective Flavia de Luce reprend du service. Fenella Faa, une gitane de passage dans le Sud de l’Angleterre, a été agressée dans sa roulotte non loin du manoir de Buckshaw. La diseuse de bonne aventure en savait-elle trop ? Quand on retrouve un cadavre pendu à la fontaine de Poseidon, Flavia n’a pas besoin d’une boule de cristal pour comprendre que les deux affaires sont liées. Décidée à éclaircir le mystère, elle se lance dans l’enquête, sans savoir ce que l’avenir lui réserve…


Avis de Chani

Voici le troisième tome des aventures de Flavia de Luce, plus dense et plus complexe que le précèdent opus. Entre une tentative de meurtre sur une gitane, un cadavre retrouvé, une affaire de kidnapping qui refait surface, sans compter les soucis du quotidien, la jeune fille n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

C’est un sentiment en demi-teinte qui m’habite à la fin de ce livre. D’un côté j’ai beaucoup aimé Flavia, ses talents, son caractère bien trempé et son cynisme, la manière dont elle avance dans son enquête, autant la multiplicité des intrigues m’a un peu perdue, et la famille de la jeune fille me sort désormais par les yeux.
Heureusement, le style de l’auteur est très agréable et donne vie aux aventures de Flavia avec beaucoup de réalisme. C’est peut-être d’ailleurs la faute de ce même réalisme si j’ai des envies de meurtre quand on me parle des sœurs de la jeune fille maintenant que j’y pense… L’écriture est vive et dynamique, à l’image de sa jeune héroïne, et l’intrigue est bien menée.
Si j’ai passé un agréable moment, La mort dans une boule de cristal ne m’a pas totalement emportée, dommage.

40 jours de nuit


40 jours de nuit
de Michelle Paver

Editions Black Moon

Sortie le 26 septembre 2012
Format Broché / 288 pages / 16,90 €


Présentation de l'éditeur

Janvier 1937. Jack Millet vit dans la solitude. Il est pauvre.
Son unique espoir : participer à une expédition scientifique. Destination : le pôle Nord.
Jack embarque avec quatre hommes et huit chiens sous le soleil de minuit. Rien ne se déroule comme prévu. Une malédiction semble s'être abattue sur les chercheurs. Un à un, les compagnons de Jack sont contraints d'abandonner la mission. Maintenant, Jack est seul. Une angoisse sourde s'empare de lui. Bientôt, une nuit sans fin engloutira le campement. Bientôt, les glaces se refermeront. Bientôt, Jack sera pris au piège. Il faut prendre une décision. Rejoindre les autres. Ou bien rester, et affronter cette chose qui rode dans les ténèbres. Mais Jack a-t-il vraiment le choix ?

Avis de Chani

En 1937, Jack, qui vit en marge de la société, est contacté pour participer à une expédition scientifique en Arctique. Bien que mal à l’aise au départ avec ses futurs compagnons de voyage, Jack finit par accepter et embarque pour Gruhuken. Durant le voyage, il se rend compte que l’évocation de ce simple lieu effraye le capitaine du bateau qui les y conduit. Et, sur place, il va rapidement voir et entendre des « choses », une menace sans nom qui va s’accentuer quand il sera seul après le rapatriement sanitaire de ses compagnons.

La force de ce livre, c’est ce huis clos angoissant où, seul face à lui-même, Jack laisse sa paranoïa prendre le dessus. La terreur qui le gagne peu à peu déteint sur le lecteur qui se laisse engluer dans cette ambiance étouffante au fil des pages. Quelle est la vérité ? Quelle est la part d’imagination due aux conditions extrêmes que subit le jeune homme ?
40 jours de nuit est un de ces livres qui capture le lecteur et lui fait vivre l’histoire, le mettant dans la peau du personnage. L’auteur déploie un large éventail d’émotions, et joue parfaitement sur l’ambiguïté entre fantastique et paranoïa, fantasme et réalité. La narration sous forme de journal intime accroît encore la proximité du lecteur avec Jack, et l’écriture de Michelle Paver fait prendre corps au décor, avec des descriptions d’une extrême justesse.

Si vous n’avez pas trop peur du noir et de la solitude, venez donc vous immerger dans 40 jours de nuit, vous ne regretterez pas le voyage…