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samedi 27 avril 2013

10 bonnes raisons d'être célibataire de Lindsey Kelk


10 bonnes raisons d'être célibataire
de Lindsey Kelk

Éditions Milady
Collection Grand Format

Sortie le 18 janvier 2013
Grand Format / 15,20 €


Présentation de l'éditeur :

Un de perdu, dix de retrouvés !

Depuis que Simon m’a larguée, rien ne va plus. Moi, Rachel Summers, je suis de nouveau célibataire – ce qui ne m’était pas arrivé depuis belle lurette. La déprime, quoi. Heureusement, après une bonne cuite, Emelie et Matthew, mes deux meilleurs amis, ont concocté pour moi une liste sur-mesure : celle qui me fera découvrir les joies du célibat.

Sur les murs de mon appartement, j’ai écrit : « Simon est un connard ». C’est un bon début. Il me reste quinze jours pour changer de look, partir à l’étranger, me faire tatouer, enfreindre la loi et dégoter l’homme de ma vie. Alors, pari tenu ?

« Les inconditionnelles de chick-lit ne manqueront pas de décerner une médaille d’or à ce roman haut en couleurs. » Daily Record

Avis de Chani

Premier titre lu de la collection Grande Romande de chez Milady, Dix bonnes raisons d’être célibataire est une bonne pioche, pour mon plus grand plaisir.

Rachel Summers, maquilleuse professionnelle, s’est vue imposer une « pause » par Simon, son compagnon depuis cinq ans, avec qui elle a acheté une maison, devait se marier, avoir des enfants, bref, avec qui elle comptait bien finir ses jours. Mais la pause tourne à la rupture, et Rachel va devoir apprendre à être célibataire, situation qu’elle n’a jamais connue. La douce et paisible Rachel va se transformer en tornade prête à tout pour assumer son célibat, et en profiter !

Selon moi on est plus dans la chick lit que dans la romance. Le lecteur sourit, voire glousse, à la lecture des aventures de la pétillante héroïne et de ses amis. La romance, elle, ne tient qu’une petite place, à la fin, ce qui me conforte dans mon avis que ce livre est de la chick lit. Et ça tombe bien parce que j’adore ça, quand c’est bien écrit, ce qui est le cas ici.
Alors, bien sûr, on n’échappe pas aux clichés, la cuite suite au largage, le meilleur ami homosexuel beau comme un dieu et malheureux en amour, ou la meilleure amie complètement délurée, mais ça fonctionne bien, et le lecteur passe outre, se concentrant sur les déboires de son héroïne principale.
Le rythme est soutenu d’un bout à l’autre du roman, il y a de l’humour, un soupçon de romance, le style est enlevé, il y a dans Dix bonnes raisons d’être célibataire tous les ingrédients pour un excellent moment de lecture rafraîchissant et sans prise de tête, et je vous le recommande vivement.

Orchid Blue



Orchid Blue

d'Eoin McNamee



Éditions Le Masque

collection Grands formats


Sortie le 23 janvier 2013

Grand Format / 450 pages / 21,50 €



Présentation de l'éditeur :


Hiver 1961. L’inspecteur Eddie McCrink revient de Londres à Newry, une petite ville étriquée d’Irlande du Nord, pour enquêter sur le meurtre sauvage de Pearl Gamble, jeune fille de 19 ans retrouvée étranglée et poignardée au lendemain d’un bal à la salle paroissiale. Il faut que justice soit faite !
L’unique suspect, Robert McGladdery, un dur à cuire un peu limité, est confondu par une série de preuves indirectes et peu convaincantes ; quant au juge qui préside, il a lui-même perdu sa fille unique neuf ans auparavant, poignardée par un forcené. Dès lors, il est clair que McGladdery aura du mal à avoir un procès équitable.
Eoin McNamee retrace les événements, les interrogatoires, analyse les relations entre le suspect, la victime, le juge et révèle avec une force bouleversante comment les approximations, les préjugés et la haine bien pensante des « petites gens » ont conduit à une reconstitution factice de cette tragique soirée.

Avis de Chani

S’inspirant de faits réels, Eoin McNamee retrace dans Ochid Blue l’instruction du dossier de Robert McGladdery, coupable tout désigné du meurtre de Pearl Gamble, ainsi que son procès.

Ici pas de suspense dans l’enquête quant à l’identité du coupable (oui, on ne parle pas de suspect dans le cas présent, mais bien de coupable), l’intérêt est ailleurs, dans la façon dont les différents intervenants vont monter un dossier à charge contre un homme dont la culpabilité arrangerait nombre de personnes. Du juge hanté par la mort de sa fille dans des circonstances similaires aux témoins bizarrement précis et aux témoignages parfaitement concordants, en passant par le suspect lui-même qui s’enterre avec application, tout est en œuvre pour une enquête rapidement bouclée débouchant sur un procès dont la conclusion ne fait aucun doute. Eddie McCrink, l’inspecteur londonien va vite se transformer en spectateur impuissant du drame qui se joue sous ses yeux plutôt qu’en véritable acteur de cette enquête, dans une ville où il n’a pas sa place, où il ne pourra faire son travail en toute indépendance.

De la révolte, de l’incrédulité ou de la colère, c’est par ces émotions que passera le lecteur face à cette parodie de justice. Sentiments exacerbés par le fait que ce roman relate une histoire qui s’est réellement déroulée. La haine de la personne en marge, l’envie de vengeance, l’effet de meute, tous les travers humains sont réunis pour mettre à genoux un homme et décider de son sort, se débarrasser de lui quelle que soit la vérité. Orchid Blue est un roman comme on en croise peu souvent, qui vous remue et ne vous laisse pas indifférent.

L'Homme des Morts


L'Homme des morts
de V.M. Zito

Éditions Orbit

Sortie le 27 mars 2013
Grand format / 400 pages / Prix 20,90 €


Présentation de l'éditeur :

La civilisation a disparu. Un homme est resté. Pour tuer les morts.

Depuis le début de l’infection zombie, il y a quatre ans, le fleuve Mississippi sépare les États-Unis en deux zones. À l’Est, la zone saine est sous le joug d’une dictature féroce ; l’Ouest, des contrées interdites et infectées, est le territoire des morts-vivants et de quelques groupes de survivants incontrôlables.

Henry Marco, un ancien neurochirurgien, est resté dans le Nevada. Mercenaire au service des familles de l’Est, il traque et tue les zombies qu’on lui désigne, permettant aux proches de faire leur deuil. Mais Marco, qui a compris que les zombies reviennent toujours sur les lieux qu’ils ont aimés, espère surtout retrouver sa femme, disparue après la catastrophe.

Un jour le Ministère de l’Intérieur engage Marco pour une mission particulière : retourner en Californie, où tout a commencé, et retrouver un scientifique aperçu avant l’épidémie dans une prison de haute sécurité. Cet homme pourrait détenir, peut-être, un remède à l’infection.

Avis de Chani

L’Amérique est ravagée par une infection zombie. Le pays est divisé en deux, à l’est du Mississipi la zone libre, où les survivant vivent sous le joug d’un président dictateur. À l’ouest du fleuve, les restes d’une civilisation hantés par des morts-vivants. Au milieu de ce spectacle de désolation, un homme est resté vivre dans sa maison au fin fond du Nevada. Il retrouve les cadavres ambulants pour le compte des familles à l’est et met un terme définitif à leur non-vie. Jusqu’au jour où les services secrets lui imposent une mission bien particulière…

Ouch, voilà un zombie book particulièrement dur et efficace. Le début du roman nous dépeint les conditions extrêmes dans lesquelles survit Henry Marco, et l’extrême dangerosité de son métier. Les zombies sont agressifs, écœurants, l’auteur n’épargne aucune description au lecteur, en restant très juste, sans donner dans la surenchère.
Et puis intervient la mission confiée, ce retour en Californie qui va permettre à V.M. Zito, en parallèle de la quête de son personnage principal et de l’action qui en découle, de rendre ce dernier plus humain en levant le voile peu à peu sur son passé et ses véritables motivations, apportant de l’émotion au milieu de cette débauche d’horreur et de faux-semblants qu’est la mission qu’effectue Henry Marco. Car c’est un véritable jeu de dupes auquel le lecteur assiste, l’auteur a réussi à insérer plusieurs intrigues dans son histoire, faisant de L’Homme des Morts bien plus qu’un simple livre de zombies. 
L’écriture de V.M. Zito est efficace et percutante, l’action est menée tambour battant et pourtant l’émotion est présente, par petites touches, j’ai beaucoup aimé le procédé.

Vous l’aurez compris, j’ai été conquise par ce roman qui aborde des thématiques intéressantes habituellement peu mises en scène dans ce genre de livre.