Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 15 février 2012

Mortelle signature d'Erica Spindler

Mortelle signature
d'Erica Spindler

Éditions Harlequin
Collection Best Sellers

Sortie le 1er juin 2011
Format  Poche / 501 Pages / 6,99€


Présentation de l’éditeur :

Ancienne inspectrice, Stacy Killian s’est installée à La Nouvelle-Orléans dans l’espoir d’y oublier les horreurs dont elle a été témoin et d’enfouir sa douleur au plus profond d’elle-même. Mais lorsqu’elle découvre sa voisine Cassie assassinée, son instinct de flic reprend le dessus : déterminée à venger son amie, elle se lance dans sa propre enquête du côté des jeux de rôles dont Cassie était adepte. Très vite, la piste se confirme, car deux autres personnes sont retrouvées mortes. Les meurtres, de plus en plus rapprochés et signés de lettres écarlates, visent tous des hommes et des femmes ayant eu affaire à Leo Noble, inventeur d’un jeu de rôles très prisé des initiés. Un jeu noir dont les participants s’affrontent tour à tour jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un en lice… Saisie d’effroi, Stacy comprend alors que l’assassin a engagé une partie bien réelle avec la police. Dans l’esprit de ce psychopathe, une seule règle : tuer. Tuer jusqu’à son dernier adversaire, afin de rester seul maître du jeu…

L'avis de Lila :

Le Lapin Blanc est un jeu de rôle tiré du roman de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles. Particulièrement violent, ce jeu exige des participants qu’ils éliminent tous leurs adversaires, seul l'unique survivant pouvant gagner la partie. Ce qui apparaît comme un simple loisir inoffensif pour initiés prend une autre tournure lorsque les joueurs sont assassinés réellement, les uns après les autres.

Stacy Killian se retrouve impliquée bien malgré elle dans la partie après avoir découvert le corps sans vie de Cassie, sa voisine et amie, participante du jeu. Cette ancienne inspectrice espérait prendre un nouveau départ dans la vie après un drame personnel, mais son instinct d’enquêtrice reprenant le dessus, elle décide de mener sa propre enquête pour découvrir la vérité. Les personnages disposent d’une psychologie fouillée et l’on s’attache progressivement à eux. La relation entre Stacy et Spencer, l’inspecteur chargé de l’enquête, est très sympathique et l’on apprécie les scènes entre eux, dénuées de mièvrerie et de sentimentalisme au rabais.

Chapitre après chapitre, l’histoire prend forme et l’on découvre ce jeu étrange auquel s’adonne un tueur sadique et cruel. Très bien menée, l’enquête ne laisse rien au hasard et l’on suit avec intérêt ce roman au suspens savamment distillé. Si l’on découvre des indices au fur et à mesure de l’histoire et que l’on soupçonne rapidement certaines choses, il faudra attendre les dernières pages pour découvrir le nom du tueur et ses motivations profondes.

Sans être une lecture indispensable, Mortelle Signature est un bon roman très bien écrit qui ravira les amateurs du genre.


Zombie Thérapie tome 1 : Un cerveau pour deux de Jesse Petersen


Zombie Thérapie 
tome 1 : Un cerveau pour deux
de Jesse Petersen

Éditions Milady

Sortie le 24 juin 2011
Format Poche / 256 Pages / 6€


Présentation de l'éditeur :

Sarah et David sont au bord du divorce et tentent une thérapie de couple. Mais en arrivant à leur rendez-vous, ils trouvent leur conseillère conjugale en train de dévorer les clients précédents. Certes, ces gens sont morts, mais ils pourraient avoir la décence de se comporter comme tels !
Sarah et David voulaient sauver leur mariage, maintenant ils doivent sauver leur peau. Avant, elle faisait des listes, maintenant elle laisse des morceaux de cervelle partout. Avant, il passait son temps à jouer à Resident Evil, maintenant ça lui sert !

L'avis de Lila : 

La bit-lit est un genre littéraire qui commence à être très fourni et l’on peut se sentir dépassé par le nombre de sagas présentes en rayon, tant les titres, les couvertures et les histoires se confondent les unes aux autres. Zombie Thérapie réussit l’exploit de se détacher du lot et d’apporter un peu de fraîcheur et de nouveauté à un genre qui commence à tourner en rond.
Laissant de côté les vampires, loups-garous et autres bêtes fantastiques chères aux auteurs de bit-lit, Jesse Petersen propose une histoire de zombies toute en finesse et en humour. Exit également les super héros qui tombent passionnément amoureux au premier regard, ici, c’est un couple normal et au bord du divorce qui occupe le devant de la scène.

Dans un monde dévasté et envahi par les zombies, le danger rôde partout et Sarah et David auront fort à faire entre deux disputes. L’histoire repose en grande partie sur la découverte de ce nouveau fléau et l’apprentissage de la survie pour nos deux héros, sans occulter leur relation de couple pour autant. Attachants, drôles et sympathiques, on suit avec plaisir les péripéties et les états d’âme de Sarah et David. L’histoire est prenante, le rythme effréné et l’auteur alterne avec brio les scènes d’action et les moments plus calmes, propices à la remise en question pour ce couple qui accumule tensions et non-dits depuis longtemps.

Véritable cocktail d’humour, d’amour et d’action, ce roman jubilatoire apparaît comme une bouffée d’air frais dans le monde de la bit-lit. De ce fait, il séduira sans le moindre doute les lecteurs à la recherche de nouveauté, mais pourra laisser perplexes ceux qui ne se sont pas encore lassés des schémas classiques que l’on retrouve dans l’essentiel des romans du genre.



Real TV



Real TV
de Hieronymus Donnovan
hd Corp
Sortie le 25 février 2012
Format semi-poche / 210 pages / Prix 13€



Résumé :

Juin 1993, Machin-les-Mines, Pas-de-Calais

Rémi et Arnaud, deux potes, sont excités à l'idée de se lancer dans un week-end sans parents. Tout est prévu : télévision grand écran, Super Nintendo et VHS du vidéo-club (pornos inclus). Leur première partie de Super Mario-Kart commence, avec en fond sonore un peu de Nirvana,quand un évènement troublant va venir perturber leur petit week-end tranquille.
Les deux ados vont alors devoir faire face, chacun à leur façon, à des évènements violents et dérangeants. Ils seront entourés de personnages hauts en couleur : Willy, le black de deux mètres (crête de punk non comprise). Estelle, l'idéale féminin de Rémi et employée du vidéo-club. Mais aussi de Steven Spielberg.

Et bien sûr, il y a une fille sexy dans l'histoire.
Malheureusement pour elle, il y a aussi un grand méchant.


Avis de Chani :
Des parents partis en week-end, et deux ados geeks qui se préparent à passer les 48 prochaines heures à regarder des VHS et à jouer sur leur Super Nintendo, le tout sur fond de musique grunge, voilà le postulat de base de Real Tv. Sauf que la télévision va imploser, et que les choses iront de mal en pis…

Véritable concentré de culture nineties, Real Tv vous ramène vingt ans en arrière, quand Kurt Cobain était sur toutes les ondes, que Zelda et Mario étaient les jeux vidéo incontournables, et que pour regarder un film on utilisait encore des VHS. Si vous êtes nostalgiques de cette époque, vous allez être ravis par cet aspect du livre. Hieronymus Donnovan émaille son récit de références musicales, cinématographiques, ou de certains faits d’actualité comme la prise d’otage dans la maternelle de Neuilly. De la même manière, vous trouverez de nombreux clins d’œil disséminés dans le texte, comme par exemple le nom du voisin, monsieur Maillerse (cf. Mike Meyers de Wayne’s world), de Rémy (cf. C’est arrivé près de chez vous) ou encore Sarah (cf. Terminator et Sarah Connor). Bref, de ce côté-là c’est très réussi, nostalgie quand tu nous tiens !

Outre l’immersion dans les années 90, Real Tv c’est aussi, et surtout, un thriller plutôt bien ficelé, mêlant SF, gore et humour. Une fois l’intrigue en place, le lecteur se prend au jeu et veut absolument connaître le dénouement Le récit est dynamique, le style simple et fluide, et l’ensemble très visuel, le but recherché est donc atteint.
Alors bien sûr, il y a quelques défauts, avec des passages qui n’ont d’intérêt que pour l’aspect « ambiance des années 90 » mais qui n’apportent rien à l’histoire. Le chapitre complet dédié à la partie de Super Mario Kart est à mon sens superflu par exemple. Idem, l’intrigue en elle-même commence un peu tard, et on se demande au départ où l’auteur veut en venir, à part dépeindre une période révolue.

Real Tv est un roman à part, concentré de culture de la fin du siècle dernier qui ravira les nostalgiques comme les amateurs de thrillers délirants.