Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

lundi 9 janvier 2012

Le septième templier

Le septième templier
de Eric Giacometti & Jacques Ravenne

Éditions Fleuve Noir
Collection Thriller

Sortie le 9 avril 2011
Grand Format / 576 Pages / 19,90€


Présentation de l'éditeur :

Sept templiers, Trois portes, Une seule vérité. 1307. Le roi Philippe le Bel et le pape Clément V ordonnent l'anéantissement total de l'Ordre du Temple. Mais dans l'ombre des commanderies, sept templiers vont organiser sa survivance par-delà les siècles. De nos jours, le commissaire franc-maçon Antoine Marcas reçoit l'appel désespéré d'un mystérieux frère, sur le point d'être assassiné, qui lui transmet la piste d'un secret fabuleux : le trésor des templiers. Au même moment à Saint-Pierre de Rome, le pape s'apprête à bénir la foule quand il est abattu par un tireur d'élite... Du Paris initiatique aux arcanes occultes du Vatican, découvrez dans le nouveau Giacometti et Ravenne les étapes codées d'un parcours ésotérique, placé sous le signe de la croix du Temple... Les enquêtes d'Antoine Marcas ont été traduites dans 15 langues. Avec déjà 800 000 exemplaires vendus en France, Giacometti et Ravenne ont donné ses lettres de noblesse au thriller ésotérique français.

L'avis de Lila :

Nouvel opus des aventures du commissaire Marcas, ce roman de Giacometti et Ravenne était très attendu des fans du duo. Cocktail détonnant d’aventures, d’action, de mystère et de suspense, ce thriller sur fond de franc-maçonnerie est une véritable réussite.

Marcas est un commissaire brillant, intelligent et profondément humain. Loin des héros habituels, il lui arrive de douter, de se remettre en question ou de commettre des erreurs, sans se départir pour autant de son charme et de son humour. Les personnages qui gravitent autour de lui, bons ou mauvais, sont intéressants et attisent également notre curiosité.

Le roman alterne avec brio les moments passés (début du XIVe) et notre époque, le tout formant une histoire cohérente et passionnante. Les auteurs réussissent à incorporer au texte de nombreux éléments historiques, culturels ou liés à la franc-maçonnerie et aux templiers, sans jamais alourdir le récit. Chaque détail donné est intéressant, amené avec intelligence et apporte à l’histoire une profondeur appréciable. L’enquête est passionnante et tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Ce roman se dévore plus qu’il ne se lit, c’est un excellent thriller qui ravira sans aucun doute les habitués de Giacometti et Ravenne, mais qui séduira également ceux qui n’ont pas encore rencontré le désormais célèbre commissaire Marcas.

Un thriller passionnant et qui tient ses promesses !

Vivants d'Isaac Marion

Vivants
d'Isaac Marion

Éditions Bragelonne
Collection Fantasy

Sortie le 21 octobre 2011
Grand Format / 318 Pages / 17€

Présentation de l'éditeur :

R est un zombie. Il n’a pas de nom, pas de souvenirs, pas de pouls. Mais il rêve.
Dans les ruines d’une ville dévastée, R rencontre Julie. Elle est vivante, palpitante. C’est un jaillissement de couleurs dans un camaïeu de gris. Et sans vraiment savoir pourquoi, R choisit de ne pas la tuer. C’est le début d’une étrange relation, à la fois tendre et dangereuse.
Ce n’était jamais arrivé. R bafoue les règles des Vivants et des Morts.
Il veut respirer de nouveau, il veut vivre, et Julie va l’aider. Mais leur monde ne se laissera pas transformer sans combattre.

L'avis de Lila :

Ce roman original est narré par R., qui a la particularité pour le moins inhabituelle d’être un zombie. Errant sans but dans un aéroport avec ses congénères, il ne s’anime réellement que lorsque la faim se fait sentir. Bien que mort, il n’est pourtant pas dénué de sensibilité ni d’une capacité certaine à l’introspection. Il porte sur son entourage et sa « vie » un regard intéressant et bien souvent poétique.

L’auteur revisite le mythe du zombie sans en trahir les codes. Tout comme dans un film de Romero, on observe un comportement type chez les zombies, qui reproduisent inlassablement dans une danse macabre les habitudes qu’ils avaient vivants. S’essayant sans succès à la sexualité, se réunissant lors de messes étranges ou tentant maladroitement de s’occuper des plus jeunes, les voir simuler leur vie d’antan par automatisme ravira tous les adeptes de Romero. Pour autant, il peut être un peu troublant d’observer R. qui, malgré son état de zombie mangeur de vivants, semble bien éveillé, intelligent et doté d’une conscience et d’un sens critique bien affûté. Si son corps est lent, maladroit et en décomposition, ses réflexions internes sont, elles, pleines de vie. Mais R. étant le personnage principal du roman, cet état de fait semblait inévitable. Heureusement, les réflexions de R. sont suffisamment passionnantes et intéressantes pour laisser ce détail de côté.

L’auteur réussi à nous faire oublier un contexte sombre et propice à l’angoisse pour nous transporter dans une histoire bouleversante et originale. Le monde touche à sa fin, tombé aux mains des morts, les rares vivants sont reclus dans des stades où ils survivent tant bien que mal. Et pourtant, malgré ce décor pesant et horrible, l’histoire semble légère, toute en finesse et poésie. Suivre l’évolution de R. et le voir s’éveiller aux côtés de Julie, jeune fille optimiste et pleine d’humour, est passionnant et parfois émouvant. Leur relation, entre fascination et répulsion, se suit avec plaisir et curiosité, jusqu’à donner lieu à des sentiments bien plus profonds qui changeront tout.

Plus qu’un roman sur les zombies, il s’agit d’une histoire sur l’être humain, sur ce qui fait de nous ce que nous sommes et sur le sens profond de la vie. Un livre plaisant, intelligent, original et qui se lit avec avidité.


Avis de notre partenaire Evenusia Les Chroniques d'Evenusia.

Le Protectorat de l'ombrelle Tome 1 : Sans âme de Gail Carriger





Le Protectorat de l'ombrelle
Tome 1 : Sans âme
de Gail Carriger

Éditions Orbit

Sortie le 12 janvier 2011
Format broché / 324 pages / 16,50 €




Présentation de l'éditeur :

Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

Avis de Scende

Alexia Tarabotti n’a que peu d’atouts pour plaire : issue d’un père italien, elle tient de lui sa longue chevelure noire, son nez proéminent et une propension à l’indépendance particulièrement développée. Décrétée vieille fille par sa mère remariée, mademoiselle Tarabotti n’assiste aux bals qu’en temps que chaperon de ses deux jeunes sœurs, toutes deux fort jolies. Lors d’un de ces bals, Alexia Tarabotti fut vivement insatisfaite et battit en retraite dans la bibliothèque. Pensant s’y retrouver seule, elle eut la désagréable surprise de se retrouver nez à nez avec un vampire. Il s’approcha d’elle, et à l’instant où il la toucha, ses dons vampiriques disparurent et il redevint humain. En effet, mademoiselle Tarabotti était née sans âme, ce qui faisait d’elle une paranaturelle : une jeune femme dont le seul contact ôtait temporairement l’aspect surnaturel de tout un chacun. Alors qu’il se jetait violemment sur elle, Alexia parvint à se défendre en tuant ledit vampire. Hélas, il n’était que le premier d’une sombre machination… Si mademoiselle Tarabotti veut déjouer ces terribles plans, elle va alors devoir s’allier à l’infernal Lord Woosley, loup-garou de son état et doté d’un caractère incroyablement ronchon…

L’histoire mêle la haute société mondaine et les bals du 19ème siècle avec une touche de surnaturel : vampires et loup-garous peuplent les rues de Londres et s’avèrent être aussi civilisés que les personnes diurnes — ou pas !
Alexia est un personnage très indépendant et à la répartie facile. Ses piques envers l’impossible Lord Maccon de Woosley parsèment le récit et il est certain que ce trait de caractère exaspère le loup-garou tout en le stimulant. Les interactions entre les personnages sont le trait fort de ce roman qui se lit au cours d'un tea-time : un thé, quelques biscuits et le plongeon vers l’époque victorienne est garanti !

Un peu longuet au début, le livre présente trois parties : la première nous invite à découvrir l’univers de mademoiselle Tarabotti, la seconde relate les débuts amoureux de la demoiselle avec Lord Maccon et la dernière, pleine d’action, apporte la solution à une intrigue des plus étonnantes ! L’histoire est alors largement rythmée : entre bals, visites officielles et quelques scènes doucement sulfureuses, Alexia mène l’enquête afin de faire cesser les disparitions et les attaques de créatures surnaturels.

Le style de Gail Carriger est tout à fait étonnant, très agréable et très prenant : l’utilisation de la troisième personne et du vocabulaire soutenu de cette période historique est particulièrement rare dans ce type de récit. L’auteur présente ici une combinaison tout à fait réussie entre romans à la Jane Austen et la fantaisie urbaine contemporaine. Elle manie sa plume avec brio, mêlant action, romance et humour afin de pimenter un roman déjà haut en couleurs.

Highlander Tome 1 : La Malédiction de l'Elfe Noir de Karen Marie Moning

Highlander Tome 1
La Malédiction de l'Elfe Noir

de Karen Marie Moning

Éditions J'ai Lu
Collection Crépuscule

Sortie le 2 novembre 2011
Format poche / Prix 7,40 €




Présentation de l'Editeur

Après la conclusion du Pacte, le peuple des faës s’est réfugié sur la mythique île de Morar, au large des côtes d’Écosse. A la cour de Faërie, la reine Aoibheal, fâchée contre son époux, s’extasie avec malice sur le charme d’un mortel du nom de Hawk, qui a le don de séduire toutes les femmes. Aucune ne lui résiste, affirme-t-elle. pas même elle. Ivre de jalousie, le roi Finnbheara convoque son bouffon, Adam Black et lui ordonne de trouver une femme d’une beauté parfaite, mais indépendante, qui refusera de se laisser séduire par Hawk. Et c’est ainsi qu’Adrienne de Simone est précipitée du XXème siècle en 1513...


Avis de Molina

Après des années d'attente, J'ai lu nous offre enfin le premier tome de la série des Highlanders de l'une des auteures les plus connues dans le monde. C'est donc avec un bonheur immense que les fans de la série ou de l'écrivaine vont plonger dans cette nouvelle histoire.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore Karen Marie Moning, ce livre sera une éblouissante découverte et, pour les autres, la fin d'une attente insupportable!

Voici Hawk, laird écossais, célibataire et torturé par son roi. Un homme comme on semble en connaître beaucoup : célibataire, beau, sûr de lui et de ses capacités (notamment amoureuses). Mais la surface ne ressemble pas toujours à ce qu'elle cache et cet homme nous réservera de nombreuses surprises! Adrienne, quant à elle, est une jeune femme du 20ème siècle, indépendante avec un caractère explosif et surtout dépitée par les hommes. Elle ne leur fait plus confiance et les rejette comme le fléau qu'elle voit en eux, sa réaction étant proportionnelle à la beauté du mâle en question. Vous l'aurez donc compris, la rencontre entre ces deux là sera explosive et exacerbée par les circonstances.

L'excellente surprise de ce roman est la présence nombreuses des faës. En effet, le couple royal de la Faërie aura un immense rôle à jouer dans la rencontre de notre petit couple et dans les nombreuses épreuves qu'ils auront à affronter. C'est un véritable bonheur de découvrir un peu plus de ce petit monde qui parsème l'univers de Karen. Mon coup de cœur revient incontestablement à Adam Black, qui se montre ici sous un aspect des plus tentant et des plus machiavélique!

Comme toujours, nous sommes happés par l'histoire d'amour qui reste un pur chef d'œuvre : rien n'est facile, rien n'arrive sans raison. Les sentiments sont exacerbés et jouent aux montagnes russes. Amis lecteurs, préparez-vous car votre cœur va vivre les plus grands bouleversements que vous ayez connus. Il est tout bonnement impossible de rester de marbre tant le talent de l'auteure nous implique émotionnellement dans l'histoire.

La cerise sur le gâteau est incontestablement le mélange parfaitement exécuté d'une romance inoubliable avec un univers riche et plein de magie. Aucune faute, aucune erreur, tout est parfait.

Vous l'aurez donc deviné, lire La malédiction de l'elfe noir est un véritable moment de bonheur. Les fans de la série reconnaîtrons la patte de l'auteure et seront enchantés par cette nouvelle aventure, pour les autres, ils découvriront une série à ne manquer sous aucun prétexte qui les plongera dans l'univers fascinant de la très connue KMM! Vivement la suite!


Avis de notre partenaire Evenusia Les Chroniques d'Evenusia.

Entropia, Autre-Monde tome 4 de Maxime Chattam

Autre-Monde
Tome 4 : Entropia
de Maxime Chattam
Éditions Albin Michel
Collection Littérature Générale
Sortie le 2 novembre 2011
Format broché / 387 pages / Prix 20 €



Présentation de l'éditeur :

Une muraille opaque de brouillard et ses cohortes de monstres avancent inexorablement vers Eden. La Grande Tempête qui a balayé l'Amérique reviendrait-elle détruire la nouvelle civilisation que les Pans, les enfants étrangement épargnés par le cataclysme, tentent de créer ? Sauront-ils déjouer les complots du Buveur d'Innocence ? L'Alliance des Trois pourra-t-elle s'opposer à la menace d'Entropia, royaume du chaos et de la mort ? Autre-Monde est loin d'avoir livré tous ses secrets...

Avis d'Aerin :

Matt, Tobias et Ambre sont confrontés à d’étranges phénomènes au sein d’Eden. Des éclairs apparaissent, identiques à ceux du Raupéroden. Les souvenirs assaillissent Matt qui pense alors que ces êtres sont à ses trousses. Il décide donc de quitter Eden avec ses amis et quelques autres Pans (enfants dotés d’une altération). Prenant la direction du nord afin d’enquêter sur la mort des Pans se trouvant dans un des Postes Avancés, nos amis vont bien vite remarquer que les éclairs semblent les suivre et avec eux, de curieuses créatures sans vie. Parallèlement, Zélie et Maylis découvrent que le Buveur d’Innocence complote contre les Pans alors que la paix est censée régner entre les peuples. Vont-elles réussir à déjouer les plans de ce machiavélique Matur (adulte ayant survécu à la tempête) ? L’Alliance des Trois arrivera-t-elle à revenir vivante de l’expédition hors frontière ? Est-ce vraiment après Matt que ces créatures en ont ? Qu’y a-t-il au nord, le Canada existe-t-il toujours derrière ce mur de brume qui avance toujours un peu plus chaque jour ?

Premier tome du deuxième cycle de la série Autre-Monde, cet opus réserve d’agréables surprises. En effet, la psychologie des personnages est affinée. La relation Matt/Ambre prend une nouvelle tournure. En effet, au début du livre, les deux tourtereaux ont mis de la distance entre eux. Notamment Ambre qui doit assumer le Cœur de la Terre qui est en elle ainsi que les émotions et les réactions qu’il déclenche. Matt, quant à lui, ne comprend pas pourquoi Ambre se détache de lui. De cette raison prendra naissance l’envie de partir au nord pour découvrir ce qu’il se trame. Or, Ambre se décide à lui parler avant la mission. Elle lui explique que son désir d’enfanter lui fait peur car elle n’a pas envie de devenir Matur. À chaque fois qu’ils sont ensemble et qu’ils s’embrassent, elle souhaite aller plus loin. Matt, troublé par ses aveux, finit par se rendre compte que lui aussi y pense. Après cette discussion, ils décident de partir ensemble vers le nord. Leur relation prend forme et le lecteur constate alors que les enfants des premiers tomes grandissent. La Grande Tempête n’aura tout compte fait pas tout balayé sur son passage.

La plume de Maxime Chattam fait son œuvre. Du début à la fin, le suspense est présent. On se demande ce qu’il se passe et si les Pans vont s’en sortir. A chaque fois qu’on essaie de tirer des conclusions, Monsieur Chattam s’empresse de nous prouver que nous avons tort. C’est vraiment agréable d’être surpris par la tournure des évènements. Même si ce tome n’est pas très épais, il regorge de rebondissements, de sentiments et d’action. Les chapitres courts et les phrases seules dans un paragraphe sont la marque de fabrique de l’écrivain ce qui n'est pas dérangeant. À noter, la petite attention de l’auteur en fin de livre qui propose aux lecteurs de lui écrire un petit mail pour lui soumettre l’idée d’un Pan qui nous correspondrait et qui pourrait prendre vie dans les futurs tomes. Je cite : « Faisons en sorte que la littérature, soit, quand c’est possible, plus interactive ! ».

Pour ma part, Maxime Chattam n’a plus à me prouver qu’il sait écrire dans plusieurs styles. Même si son domaine de prédilection est le thriller, je vous assure qu’il se débrouille très bien dans ce genre-là. Je suis conquise, comme d’habitude et j’attends de pied ferme la suite.