Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

mercredi 9 novembre 2011

Eternels, tome 4 : La Flamme des ténèbres de Alyson Noël

Eternels, 
Tome 4 : La Flamme des ténèbres
de Alyson Noël

Editions Michel Lafon 

Sortie le 10 mars 2011
Broché / 329 pages


Présentation de l'éditeur : 

Dès qu’Ever révèle à son amie Haven les pouvoirs de sa nouvelle condition d’immortelle, celle-ci devient incontrôlable… Obsédée par ses capacités extraordinaires, elle expose leurs secrets aux yeux de tous, mettant en péril leur monde, l’Été perpétuel.
Au même moment, Ever se plonge dans la magie pour libérer son âme-sœur Damen du sort dont il est prisonnier. Mais une erreur de formule la lie à son ennemi de toujours : Roman. Elle éprouve alors une irrésistible attirance envers lui. Ce dernier en profite pour mettre en œuvre ses stratégies les plus cruelles pour la détruire.
À deux doigts de baisser la garde, Ever puise dans ses dernières ressources pour se libérer de la malédiction qui la sépare de Damen.

L'avis de Dementia:

Nous voici de retour avec Ever, notre jeune immortelle. Nous l’avions laissée en fâcheuse posture avec Roman, elle a dû faire le choix entre délivrer Damen du sort qui les empêche d’être complètement ensemble et la vie de sa meilleure amie Heaven. C’est cette dernière qu’elle choisit de sauver, en lui administrant de l’élixir de longue vie ou plutôt d’immortalité. Une fois son amie sauvée de la Belladone, Ever sait que son âme ne trouvera jamais le repos et qu’il en sera de même pour celle d’Heaven. Elle ne peut s’empêcher de s’en vouloir, en même temps, aurait-elle pu vivre tout en sachant qu’elle a laissé mourir son amie alors qu’elle pouvait la sauver... ? Mais Heaven n’est pas le seul problème d’Ever ! Roman continue de la « malmener » et Jude fait bel et bien partie intégrante de sa vie, sans compter les deux pestes de jumelles ^^.

Alyson Noël frappe encore et elle n’a pas fini de nous faire souffrir. Si j’ai dévoré le tome 1 en deux jours, les tomes suivants sont plus durs à lire. Ce n’est qu’une suite de frustrations qui nous poussent à acheter le prochain livre. Que va-t-elle encore trouver ? Plus on avance dans les livres, plus on se dit que les personnages ne peuvent pas tomber plus bas et qu’ils ne s’en relèveront pas ! Et pourtant… elle trouve toujours le rebondissement qui vous fera dire : à quand la suite ?

Alyson Noël aime les triangles amoureux, elle instille dans son roman un polyamours digne de L.J. Smith et on se demande si un jour elle arrêtera de nous faire douter sur l’identité du bon partenaire pour Ever. Mais en y réfléchissant d’un peu plus près, on finit par se rendre compte qu’à un moment donné de notre vie, Ever c’était nous… Alors seulement on commence à comprendre ses doutes, ses peurs et ses pétages de câbles (vous me passerez l’expression). Oui, Ever a un caractère qui nous horripile et souvent on aurait envie de lui donner une bonne claque, mais il faut bien avouer que sa situation est particulière. Ever doute et cela lui fait faire de grosses bourdes, à peine la 50ème page passée, elle se retrouve dans un bourbier incommensurable et s’en sort in extremis encore une fois… Merci Jude.

Un autre personnage prend de l’ampleur dans ce tome, Heaven. Nous découvrons une vraie peste névrosée, sourde et aveugle. Elle aussi mériterait un bon coup de pied au derrière, histoire de lui remettre les idées en place. Mais ce faisant, nous n’aurions pas de tome 5…

Bizarrement, j’aime ces livres… allez comprendre. J’ai toujours envie de connaître la suite. La plume d’Alyson Noël, bien que simpliste, est toujours aussi agréable et fluide et je dois l’avouer, les couvertures me font toujours craquer. À tous ceux qui ont aimé les premiers tomes, jetez vous dessus ! La fin vous laissera frustrée comme d’habitude et bien sur, vous irez acheter les prochains les yeux fermés, car sincèrement… Ah vous croyez peut-être que je vais vous dévoiler la fin ? Certainement pas !


L'épreuve de l'Ange de Anne Rice

L'épreuve de l'Ange
de Anne Rice

Editions Michel Lafon 

Sortie le 17 février 2011
Broché / 260 pages / 18,95 


Présentation de l'éditeur : 

"J'ai rêvé d'anges. Je les contemplais, les entendais dans l'étendue galactique de la nuit. Je sentais l'amour dont ils m'entouraient. Je sentais aussi une sorte de tristesse me dévaster, m'emportant vers ces voix célestes qui chantaient pour moi."


Rome, XVIe siècle. La ville éternelle, la ville de Michel-Ange, de Raphaël. Mais aussi la ville où est né l'inquisition, où s'affrontent les Médicis et les papes avides de pouvoir... C'est là qu'est propulsé Toby O'Dare, ancien tueur à gages. Son ange gardien, Malchiah, lui propose divers missions qui lui permettront de racheter ses crimes. Cette fois-ci, Toby doit enquêter sur un médecin juif accusé d'empoisonnement et de sorcellerie. Saura-t-il vaincre les terribles rumeurs et sauver ce jeune noble qu'on soupçonne d'être maudit?

L'avis de Dementia:


Toby O’Dare est l’ancien tueur à gages Lucky Le Renard. À 18 ans, après que sa mère eut tué toute sa famille, Toby a fuit la Nouvelle-Orléans qui l’a vu grandir, sans un mot, sans un au-revoir, ni même une adresse. Officiellement joueur de Luth, il fut engagé par « l’Homme Bon » pour accomplir des missions très spéciales.

Le jour où Toby fait vœux de se repentir, son ange gardien Malchiah apparaît à ses yeux. Pour se racheter auprès de Dieu, Toby va devoir accomplir un nouveau type de missions. À travers les époques, il va venir en aide à ceux qui en font la demande à Dieu. Cette fois-ci, c’est Vitale De Leone qui en appelle aux Cieux.

Voici un livre difficile à chroniquer… Je ne me voile pas la face, Anne Rice ne tiendra pas compte de mon avis ! Mais la lecture de ce roman me laisse perplexe et partagée.
Dès le début, beaucoup de questions se sont posées à moi. J’ai eu du mal à m’imaginer dans l’esprit de cet homme, je me demandais où j’étais et pourquoi ?

Jusqu’à la cinquantième page, je ne comprenais pas le rôle de Toby et sur un livre de 200 pages cela représente tout de même un quart de la lecture ! J’aime comprendre les points importants dès le début. Mais ce qui paraissait inutile au commencement du livre s’est avéré crucial à la fin.
Ce qui m’a le plus gênée c’est que le personnage principal exprime ses sentiments à la manière d’une femme et cela le rend un peu efféminé. Les personnages pleurent sans arrêt et puis mince ! Ce sont des hommes quand même ! L’auteure les transforme en lavettes ! Elle a tout de même des goûts spéciaux, parce que pour moi, un tailleur rouge avec des chaussures et un sac rose, sont loin d’apporter de la prestance et quand en plus cette pensée devient celle d’un homme, ça déstabilise un peu.
Je ne comprends pas le comportement de Toby. C’était un tueur à gage, un homme de l’ombre, froid, calculateur, professionnel, mais après sa demande de repentance on se retrouve avec des pleurs, des faiblesses…
Parlons des anges. Je sais qu’ils sont normalement asexués et possèdent des émotions fortes, mais lorsqu’ils sont placés comme des anges masculins et qu’ils ont des émotions de femmes, ça me gène. Alors oui, j’ai certainement l’esprit perverti par d’autres lectures, mais je trouve ces anges-ci faibles, fuyants et trop secrets envers ceux qui les servent.

Pour toutes ces raisons, j’ai eu du mal à me mettre dans l’histoire, mais comme c’est Anne Rice, j’ai tenu le coup, j’ai continué, et j’ai bien fait ! Bien que j’aie trouvé ce livre trop liturgique, j’ai réussi à me plonger dans l’esprit de Toby et à suivre sa réflexion.

Un point important toutefois : la fin vous laissera sur votre faim, c’est promis !

Petite aparté sur le prix... 19€ pour un livre de cette taille, c’est quand même exagéré : certes, la qualité du papier est optimale, la correction est parfaite et l’auteure est connue, mais aux vues du contenu, c’est cher !

Plaisir et déchéance

Plaisir et déchéance
de Erin McCarthy

Rouge Éditions

Sortie le 4 avril 2011
Format Broché / Pages 312 / Prix 12,95€



Présentation de l'éditeur :

Nouvelle-Orléans, 1840. Envoyé sur terre pour protéger la ville, l'ange Gabriel se perd dans le plaisir de l'absinthe. Alors, quand sa maîtresse Anne est assassinée, et que toutes les preuves pointent vers lui, Gabriel ne peut pas être sûr de son innocence. Sa pénitence : être pour toujours privé d'amour. Doit-il chercher le plaisir avec une femme, elle tombera à jamais dans les profondeurs du désespoir... Nouvelle-Orléans, aujourd'hui. Dans l'espoir de résoudre cet assassinat, la scientifique légale Sara Michaels, l'arrière-arrière-petite-fille d'Anne, rencontre l'homme sans âge, le tourmenté Gabriel. Travailler ensemble signifie la suppression de leur attraction mutuelle, il ne peut toucher Sara, pour son bien à elle. Ce désir brûlant entre eux se transformera-t-il en leur salut, ou les mènera-t-il à leur destruction ?

L'avis de Lila :

Erin Mccarthy explore dans ce nouvel opus les dérives du plus séduisant des péchés : la gourmandise. Cette gourmandise qui entraîne l'addiction, fait perdre la tête et pousse à s'adonner sans modération à ses envies, jusqu'à se perdre.

Dans Luxure et rédemption, nous avons découvert Damien, jeune planteur tombé sous le joug des démons Grigori par l'entremise de Rosa. Ici, c'est un ange, Gabriel, qui, après avoir cédé au péché, devient le jouet de ces mêmes démons.
Envoyé à La Nouvelle-Orléans pour veiller sur ses habitants, Gabriel se perd dans l'absinthe et les plaisirs de la chair, jusqu'à être déchu. Il est alors maudit : en punition pour son addiction, chaque femme qu'il touchera deviendra à son tour dépendante... de lui. Gabriel constate rapidement que, privées de ses attentions, certaines femmes deviennent folles de désespoir et de chagrin et n'hésitent pas à se suicider pour en finir.
Lorsque Sara entre dans sa vie, il n'a pas touché une femme ou bu depuis 75 ans.

Sara a perdu sa mère, Jessie, un an plus tôt, dans des circonstances traumatisantes. Celle-ci a été sauvagement assassinée, tout comme sa mère avant elle et ainsi de suite jusqu'à Anne Donovan, en 1840. Gabriel est lui-même impliqué dans le meurtre d'Anne, qui était sa maitresse à l'époque. Sara ignore évidemment cette relation et Damien, lui, ne sait pas qu'Anne a eu des enfants et que Sara est sa descendante. Ils se rencontrent pour travailler ensemble, dans le but d'écrire un livre mettant en parallèle le meurtre d'Anne et celui de Jessie, qui se sont déroulés de manière identique et qui n'ont jamais été résolus.

L'attirance entre Sara et Gabriel va grandissant, rien d'immédiat ou de précipité dans leur relation, ce qui réussit à la rendre crédible et intéressante. Cela a le mérite de changer de ces héros qui s'aiment au premier regard et luttent pendant tout un roman contre leurs désirs. Ici, on assiste à la naissance d'une histoire d'amour, puis à son épanouissement, tout en douceur et en tendresse. Évidemment, si Gabriel se laisse trop aller avec Sara, celle-ci deviendra dépendante de lui, jusqu'à la folie, ce qui va contrarier leurs sentiments, d'autant plus que Sara est encore fragilisée par la perte de sa mère et qu'elle ignore tout de la véritable nature de Gabriel.

L'enquête visant à résoudre les meurtres tient une place importante dans le récit et il faudra attendre les toutes dernières pages pour en connaitre le dénouement complet. Erin McCarthy met son histoire en place tranquillement, prenant son temps pour nous la raconter, avec parfois quelques longueurs dans le récit. Autour de Gabriel, on découvre d'autres anges déchus et l'on retrouve Alex Grigori, le démon manipulateur et taquin du premier tome. Ici, c'est son autre fille, Marguerite, qui s'occupe de semer la zizanie. Cette famille de démons se révèle de plus en plus intrigante et on a hâte que l'auteure nous en révèle plus à leur sujet.

Les personnages sont attachants, l'histoire se suit avec plaisir et le suspense est présent jusqu'aux dernières pages. Ce roman est très agréable à lire et Erin McCarthy nous prouve ici qu'elle est capable d'écrire des romans légers ou plus profonds avec la même habileté.