Webzine Hors Série de Bit-Lit.com : Harry Potter

vendredi 12 août 2011

La septième fille d'Adèle Kemp



La septième fille d'Adèle Kemp

Julie Johnston


Éditions Bayard Jeunesse

Février 2011
261 pages / 11.9€








Présentation de l'éditeur

Juliette Kemp, qui vit avec sa mère Adèle et ses cinq soeurs dans une petite ville du Canada, s'aperçoit un jour qu'elle peut prédire l'avenir.
A l'occasion d'un séjour chez ses grands-tantes à la campagne, elle en apprend davantage sur ce don de clairvoyance, transmis à la septième fille de chaque génération. Pour Juliette, ce don est une malédiction ! Pour le perdre, elle décide de nier sa féminité, et se transforme en garçon. Désormais elle s'appellera Jules. Le destin d'une jeune héroïne singulière et vaillante qui va apprendre à accepter sa différence.



Avis de Molina

Amateur de fantasy ou de surnaturel, passez votre chemin. Si vous pensiez plonger dans un univers peuplé de magie ou de dons métaphysiques, vous serez déçus. La possibilité d’un don de voyance n’est ici qu’un prétexte au thème central : le passage de l’enfance à l’adolescence. Si l’idée de départ est bonne et peut intéresser tant les jeunes adolescents qui sont à ce stade de la vie, que leurs parents qui sont parfois un peu désemparés face à ce phénomène, le résultat n’est malheureusement pas concluant.

L’auteure a incontestablement fait l’impasse sur les descriptions et ça manque énormément à la lecture. Impossible de ne pas se sentir perdu dans ce monde, somme toute contemporain et réaliste, tant l’auteur distille au compte-goutte les informations sur le contexte et sur l’époque.
Une fois ce constat fait, on pourrait espérer se consoler en supposant que l’attention portée aux personnages et aux émotions sera très importante. Mais là encore, la désillusion est totale. Tout est traité superficiellement, aussi bien les caractères, que les sentiments et les relations. Même les passages qui auraient dû être très émouvants nous laissent de marbre, c’est dommage !
L’auteure a essayé d’enrichir son livre à travers de nombreuses péripéties qui s’enchaînent sans beaucoup de lien et même s’il faut saluer l’effort dans ce domaine, la déception est une fois encore au rendez-vous.

Au final, ce petit livre se lit rapidement mais sans grand intérêt. Que le lecteur soit adulte ou adolescent, il aura des difficultés à trouver une motivation suffisante pour terminer cette histoire.

L'Amant Délivré

La Confrérie de la Dague Noire, tome 5 : L'amant Délivré
de J.R. WARD

Editions : Milady
Sorti le 18 février 2011

Poche / 9 euros



Résumé (Trad de Tan) :

Sans pitié et intelligent, Viszs, fils de "la lettre de sang", est affligé d'une malédiction destructrice et de l'habilité terrifiante de voir le futur. Avant sa transition, il a grandi sur les champs de bataille avec son père où il a été tourmenté et violé. En tant que membre de la confrérie, il ne porte aucun intérêt à l'amour et aux sentiments, seule la bataille contre la société des Lessers le motive. Mais une blessure mortelle le place dans les mains d'une femme chirurgienne. Le Dr Jane Whitcomb le convainc de révéler sa souffrance profonde et de ressentir pour la première fois le vrai plaisir... avant que la destinée qu'il n'a pas choisie le conduise vers un futur où elle n'a pas sa place.

Avis d'Elaura :

Cinquième opus de notre très chère Confrérie de la Dague Noire, L’Amant Délivré est consacré à l’histoire de Viszs, le plus énigmatique des frères.

Nous l’avions laissé, dans le tome précédent, dans la plus grande confusion quant à ses sentiments pour son meilleur ami Butch et la détresse qui en découlait était plus que palpable. Anéanti par ses perversions et ses pulsions Visz est persuadé d’être un monstre, du moins, autant que l’a été son père.

Sa famille, justement parlons-en. Ce tome révèle nombres d’informations qui nous permettent de mieux cerner le personnage et surtout de comprendre sa malédiction. Fils d’un guerrier sanguinaire il n’a pas eu d’autres choix que de faire souffrir pour survivre. Seule sa rencontre avec un guerrier de la Confrérie le sauvera de lui-même et scellera son destin de manière inextricable.

Cependant, il y a des blessures qui ne guérissent pas. Les fêlures de l’âme ne se referment jamais totalement. Elles vous laissent en paix un moment pour mieux vous torturer par la suite, suintant leur néfaste liquide, répandant peur, confusion et violence au point que nous sommes obligés de les laisser sortir par n’importe quel moyen.

La douleur ? Oui, pour Visz c’est le seul moyen. Pourtant, il n’y trouve aucune satisfaction. Juste le plaisir de maîtriser le corps de l’autre et de lui imposer sa volonté.

Sa rencontre avec Jane dans des conditions dramatiques sera sa rédemption. Pourtant, partagé entre son désir pour elle et ses pulsions sadiques, Visz aura du mal à trouver le bon équilibre nous offrant des scènes très touchantes mais aussi extrêmement sensuelles, où le sexe se fait langage et exprime bien des mots. Mention spéciale pour la scène de la salle de bain (celles qui l’ont lu pourront le confirmer) qui est certainement la plus érotique des cinq premiers tomes !

La fin douce amère ne fait que rajouter à l’émotion intense que l’on ressent à la lecture de ce roman. Une grande réussite donc pour JR Ward qui nous offre un tome bouleversant, à la hauteur du personnage.